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L'économie mondiale va bien, selon les participants au Forum de Davos. Cette bonne nouvelle pour 2018 ne devrait être gâchée que par une seule chose: le côté addictif et incontrôlé des nouvelles technologies.

Les plus importants dirigeants économiques et politiques au monde sont en ce moment au Forum de Davos et si le climat y est très froid, les propos y sont plutôt très optimistes. Le fondateur de Blackstone, l'un des plus grands fonds en actions du monde, estime que 2018 sera un grand cru, parce que tout le monde veut participer à la fête. La reprise économique est là, plus forte qu'au cours des dernières années, et cette reprise est synchrone, c'est-à-dire que toutes les parties du monde sont en hausse, aucune n'est délaissée par ce retour de la croissance.

Évidemment, quand tout le monde dit que tout va bien, il y a forcément quelqu'un qui doit dire quel facteur mettra fin à cette belle histoire. Mais là encore, à Davos, c'est l'optimisme total: le patron de la banque Crédit Suisse a prévenu, ça ne viendra pas de l'Europe car ses deux locomotives, la France et l'Allemagne, se portent bien. La France a même accepté de se faire réformer car, il y a 20 ans encore, tous les Français seraient sortis en rue pour manifester contre la récente modification du droit du travail! Mais comme le dit le patron du Crédit Suisse, "cette fois, c'est passé car tout le monde a compris qu'il fallait évoluer".

Quant aux États-Unis, on a beau ne pas aimer Donald Trump, tous les patrons sont unanimes pour dire que sa réforme fiscale est excellente pour le business. L'argent va donc à nouveau se diriger vers les États-Unis, et même si cette réforme fiscale plombe les comptes et provoque des déficits, les patrons sur place restent confiant car ils savent que le monde entier adore financer le déficit des Américains. C'est l'avantage d'avoir le dollar comme monnaie...

La menace de déraillement ne viendra pas non plus des banques, nous dit-on à Davos, car celles-ci sont mieux capitalisées et surtout mieux contrôlées qu'avant la crise. La menace ne viendra pas non plus de la Chine, car son gouvernement est conscient de la situation et est prêt à agir rapidement s'il le faut.

Mais alors, si tout va bien sur le plan économique, et qu'il n'y a pas de danger économique, d'où viendra le danger? Réponse quasi unanime des patrons de Davos: des nouvelles technologies. C'est assez étonnant, mais plusieurs grands patrons estiment que ces géants du numérique doivent être davantage contrôlés. Pour Martin Sorrel, le patron de la plus grande entreprise de publicité au monde dont les propos ont été épinglés par Le Temps, "c'est aux constructeurs de smartphones de prendre leur responsabilités quand ils s'aperçoivent que leurs outils créent de l'addiction". Il va même plus loin, estimant qu'il est normal que la Commission européenne tire en quelque sorte les oreilles des dirigeants de Google.

Également épinglée par Le Temps, une chercheuse spécialiste de la confiance a expliqué comment sa petite fille a abandonné sa capacité de discernement en trois jours seulement au profit d'Alexa, cette enceinte connectée, sorte d'assistant personnel qui trône au milieu du salon et qui répond à vos questions ou à vos ordres. Cette spécialiste de la confiance s'est vite débarrassée de cet objet addictif.

À côté du réchauffement climatique, à côté du terrorisme et du repli sur soi, l'autre grand danger, selon les participants de Davos, ce sont les nouvelles technologies et leur côté addictif et incontrôlé.

Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta

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