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Le G7 va se tenir vendredi et samedi au Canada sur fond de guerre commerciale entre Washington et ses partenaires, et de remise en cause de l’accord sur le nucléaire iranien. SIPA/Ting Shen

Le sommet, qui se tiendra ce week-end au Canada, risque d’être très chaud après les décisions protectionnistes du président américain contre ses alliés.
Ce ne sont pas les sujets de discussion qui manqueront vendredi et samedi lors de la réunion du G7 à La Malbaie, au Canada (où Emmanuel Macron arrivera dès ce mercredi soir pour une visite bilatérale). Non plus que les motifs de fâcherie, au premier rang desquels le nucléaire iranien.

En accord avec ses hôtes (Japon, Allemagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie), le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait concocté un menu copieux : croissance, sécurité, égalité femmes-hommes, climat, énergie propre, commerce et travail.

Mais l’actualité récente va faire passer au premier plan d’autres thèmes. Lundi, faisant suite à la décision américaine, appuyée par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, de déchirer l’accord de juillet 2015 sur la limitation et la surveillance du programme nucléaire iranien, Téhéran a fait savoir qu’il s’apprêtait à augmenter sa capacité d’enrichissement de l’uranium en multipliant le nombre de ses centrifugeuses.



Les Iraniens qui, face au retour des sanctions économiques lourdes brandies par les États-Unis, veulent obtenir des assurances des Européens, placent ainsi l’Union européenne entre le marteau américain et l’enclume de la république des mollahs.

Un clash possible ?
Nul doute que Donald Trump va se servir du dossier iranien, ainsi que de sa rencontre prévue le 12 juin à Singapour avec le nord-coréen Kim Jong-un, pour tenter de détourner les critiques de ses alliés. En décidant unilatéralement de surtaxer l’acier et l’aluminium importés aux États-Unis, le président américain a en effet déclenché une vague de protestations accompagnée de mesures de rétorsions. Y compris du Canada, son plus proche et historique allié, qui accueille le G7. « Ce sera un sommet six plus Trump », résument déjà plusieurs participants.

« Les négociations seront compliquées par la position américaine, reconnaît-on avec diplomatie à l’Élysée. Le défi est d’essayer de préserver une forme d’unité à l’intérieur du G7 et vis-à-vis de l’extérieur. Mais il ne faut pas hésiter à exprimer de manière ferme et forte les intérêts de la France et de l’Europe. »

Pour les observateurs, le sommet de La Malbaie pourrait néanmoins se terminer, comme beaucoup d’autres, en refermant temporairement le couvercle sur la marmite. Mais vu le climat électrique de ces derniers temps, certains n’écartent pas néanmoins l’hypothèse d’un grave clash.

Avec Macron, la lune de miel est terminée
À la veille de ce grand rendez-vous, Trump ne semble en tout cas pas disposé à calmer le jeu. Il aura notamment un entretien bilatéral avec Emmanuel Macron avec qui la lune de miel semble bel et bien terminée.

Mardi, le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, a indiqué qu’il avait informé Ottawa de la volonté du président américain de négocier un accord séparé avec le Canada et le Mexique pour remplacer le traité de libre-échange nord américain (Aléna).

Cela n’augure rien de bon pour Justin Trudeau qui, après avoir fait preuve pendant des mois d’une patience d’ange envers son turbulent voisin américain, s’est rebiffé en décidant de taxer à son tour des importations américaines.

leParisien

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