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Le président français veut peser lors du mini-sommet sur la question migratoire qui se déroule ce dimanche à Bruxelles avant le Conseil européen des 28 et 29 juin.

La question de l’immigration en Europe est un poison lent autant qu’un objet de fantasmes. Un comble politique même : alors que le nombre de demandeurs d’asile au sein de l’Union est en baisse (-15 % au premier trimestre 2018 par rapport au dernier trimestre 2017), le sujet divise plus que jamais les Européens. Avec d’un côté les populistes et de l’autre, les ardents défenseurs d’une solution européenne. Et au milieu, des éclats de voix peu habituels entre Etats membres de l’Union.

Jeudi, Emmanuel Macron a dénoncé la « lèpre » nationaliste qui monte sur le Vieux continent alors que le gouvernement populiste italien reste sur une ligne très dure vis-à-vis des ONG venant en aide aux migrants en Méditerranée.

A Rome, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini s’est senti visé. « Nous sommes peut-être des populistes lépreux, mais moi, les leçons, je les prends de qui ouvre ses ports. Accueillez les milliers de migrants et après on en reparlera », a répondu le leader de la Ligue (extrême droite) au président français. Ambiance…

Cela risque donc d’être houleux, ce dimanche lors du mini-sommet européen qui va se tenir à Bruxelles sur la question des migrants. Au moins 16 pays devraient finalement participer à cette réunion de crise.

Bras de fer avec les nationalistes
« Personne n’est exclu, tout le monde est invité, personne n’est obligé de venir non plus », a précisé hier le porte-parole de la commission européenne, Alexander Winterstein. « Une réunion d’étape » selon les termes d’un diplomate de haut rang pour tenter de trouver des solutions avant le Conseil européen prévu jeudi et vendredi prochain. Emmanuel Macron sera présent autour de la table. Pour avancer des propositions et jouer le bras de fer avec les nationalistes.

« On doit poser les bases d’un combat que l’on ne peut pas perdre. Il y a des règles et des valeurs en Europe que l’on se doit de défendre », explique-t-on à l’Elysée. « On ne peut pas dire aux Italiens ou aux Hongrois, quand vous jetez les migrants, on s’en occupe. Ça ne marche pas comme ça, nous ne pouvons pas céder », traduit un proche du président.

Pas de solution miracle
Dans la besace d’Emmanuel Macron, pas de solution miracle, mais la volonté d’amplifier des mesures qui, depuis les temps forts de la crise migratoire, en 2015, ont porté leurs fruits et contribué à faire baisser le nombre de demandeurs d’asile au sein de l’Union.

D’abord, renforcer ce que les diplomates appellent le « volet extérieur », c’est-à-dire empêcher les candidats au départ de quitter leurs pays. « Il ne faut pas qu’ils viennent. Ce sont des migrants économiques qui n’auront pas l’asile », explique un conseiller du président.

Augmenter les moyens de Frontex
Pour y parvenir, l’Elysée veut intensifier l’action des centres d’information qui officient déjà dans les pays de passage comme le Niger pour expliquer les risques encourus en tentant la traversée et la perspective de rejet de leurs demandes d’asile.

Autre souhait de Paris : augmenter les moyens de Frontex, l’agence européenne des gardes-frontières, pour que les bateaux des passeurs ne quittent pas les eaux libyennes. « C’est la solution la plus efficace », assure-t-on à l’Elysée où l’on plaide pour que cette force passe de 1 500 à 10 000 personnes. Manière d’enrayer le phénomène, autant que d’étouffer un problème politique sur lequel surfent les populistes en Europe.

leParisien.fr

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