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Quand Bill Gates teste une machine qui transforme les excréments en eau potable


Dans une vidéo, le milliardaire américain Bill Gates fait la promotion d’une machine capable de transformer les excréments en eau potable. Une trouvaille actuellement en expérimentation au Sénégal.

De renommée mondiale, la Fondation Bill & Melinda Gates se mesure depuis 15 ans à des défis de taille pour un monde meilleur. L’association soutient ainsi l’innovation et le progrès en matière de santé afin de lutter contre les mauvaises conditions sanitaires dans les pays en développement.

De renommée mondiale, la Fondation Bill & Melinda Gates se mesure depuis 15 ans à des défis de taille pour un monde meilleur. L’association soutient ainsi l’innovation et le progrès en matière de santé afin de lutter contre les mauvaises conditions sanitaires dans les pays en développement.

Parmi les nobles causes qu’elle soutient, on compte notamment la lutte contre l’infection au VIH, contre la poliomyélite et pour l’accès à l’eau potable. Cette dernière bataille s’est récemment retrouvée sous le feu des projecteurs grâce à une campagne du milliardaire américain dvéoilant une nouvelle invention : l’Omniprocessor.

Cette machine, développée par l’entreprise d'ingénierie environnementale Janicki Bioenergy, tire les avantages des excréments humains en les transformant en quelques minutes en eau potable, en électricité et en cendres. Il fallait y penser.

Une qualité d’eau approuvée


Si la plupart pourrait être rebuté par le principe même du dispositif, ce n’est pas le cas de Bill Gates. Dans la vidéo promotionnelle visible ci-dessus, le célèbre entrepreneur s’est glissé dans la peau du testeur pour gouter l’eau sortant de l’Omniprocessor.


Il explique sur son blog Gates Notes : "J’ai regardé le tas d'excréments se faire acheminer vers une grande cuve. Ils ont fait leur chemin à travers la machine, ont été bouillis et traités. Quelques minutes plus tard, j'ai pu goûter le résultat : un verre d'une délicieuse eau potable". Pour en arriver là, le procédé est relativement simple.

Les excréments sont extraits d’un égout et introduits dans la machine via un tapis roulant. Au cœur du dispositif, les déchets sont brulés afin de dessécher la boue et obtenir des matières solides. Les vapeurs qui se dégagent de cette opération sont ainsi récupérées pour en faire de l’eau.
Cette dernière passe ensuite dans un système de nettoyage permettant d'obtenir "l'eau la plus claire et la plus propre que nous puissions imaginer".

Un dispositif prometteur
La réaction de combustion génère également de l’énergie convertie sous la forme d’électricité. Celle-ci sert, d’une part, pour faire fonctionner l’Omniprocessor, mais peut être également redistribuée sur le réseau local en cas d’excédents. Quant aux excréments, ils sont finalement récupérés sous la forme de cendres sèches pouvant servir de fertilisant.

Parce qu’il fonctionne de manière autonome, l’Omniprocessor peut être utilisé n’importe où à condition d’avoir un système d'égouts approprié. Le dernier modèle développé est capable de produire jusqu'à 86.000 litres d'eau chaque jour, et 250 kilowatts d’électricité à partir des déjections de 100.000 personnes. Il devrait être testé prochainement à Dakar au Sénégal.

A l’heure actuelle, 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, explique Bill Gates. Un manque qui a des conséquences catastrophiques, notamment sur la mortalité infantile. "Cela prendra peut-être des années avant que ce procédé soit utilisé mondialement. Mais j'ai été vraiment impressionné par la technologie".

"L’usine ne se contente pas d'enlever les excréments humains de l'eau, elle transforme les excréments en un bien avec une véritable valeur pour le marché. C'est l'illustration ultime de cette vieille expression : les ordures d'un homme font le trésor d'un autre", conclut Bill Gates.

Emmanuel Perrin | Gentside

Sexe et durabilité du couple


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Rapport Oxfam : 90% des nouveaux milliardaires sont … des hommes


Ne devient pas milliardaire qui veut, enfin surtout pour celle qui le voudrait. Selon le rapport de l'ONG britannique OXFAM, un nouveau milliardaire apparait tous les deux jours. Sur les 2 043 milliardaires recensés aujourd’hui dans le monde, neuf sur dix sont des hommes.

Les riches sont de plus en plus riches, mais les pauvres un peu moins pauvres ? Un constat aux allures de vraie fausse bonne nouvelle en tout cas du côté des femmes, car ce sont elles que l'on trouve toujours et encore au bas de l'échelle.

Pour le dénoncer, l’ONG britannique OXFAM sait manier l’art des chiffres et des comparaisons. Tout aussi choquantes les unes que les autres avec pour objectif celui de nous interpeller, nous et surtout ceux qui font partie de la minorité la plus riche de la planète, celle qui se retrouve cette semaine au sommet annuel mondial économique de Davos en Suisse.

Dans ce rapport intitulé "Récompenser le travail, pas la richesse", on apprend que 62 personnes (53 hommes, 8 femmes) sont aussi riches que la moitié des habitants de la planète, leur fortune a augmenté de 44% depuis 2010, celle des autres a chuté de 41%.

Ce boom incroyable équivaut à sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées dans le monde en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

L’enquête publiée quelques jours avant la tenue du World Economic Forum (WEF), l’ONG nous explique qu’il ne faut que quatre jours au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales de textile pour empocher ce qu’une ouvrière du secteur au Bangladesh mettra une vie entière à gagner.

« Les travailleuses et travailleurs pauvres s'échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l'extrême richesse d'une minorité. Les femmes occupent les postes les plus difficiles tandis que la quasi-totalité des grandes fortunes sont entre les mains d'hommes », peut-on lire.

La directrice exécutive d'Oxfam International, l’Ougandaise Winnie Byanyima s'est rendue cette semaine à Davos pour interpeller le ghota des plus riches de la planète, et pour leur dire que selon elle, « Le boom des milliardaires n'est pas le signe d'une économie prospère, mais un symptôme de l'échec du système économique ».

"On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs", a-t-elle aussi déclaré pour commenter les résultats de l'enquête menée par Oxfam.

En décembre 2017, en marge d'une conférence du FMI, la directrice lançait un appel, emprunt d'émotion et de colère, "Huit hommes, et pas une femme, détiennent à eux seuls autant de richesses que 8,6 milliards de personnes. Chaque soir une personne sur neuf s'endort la faim au ventre. Je suis en colère. Je ne peux pas accepter ces contradictions, que chacun se contente de dire il y a des vainqueurs et des perdants".
Les grandes marques de la confection mondiale pointées du doigt
Au Myanmar, où Oxfam œuvre auprès des jeunes ouvrières du textile qui confectionnent des vêtements pour les grands noms de la mode. Celles-ci sont rémunérées 4 dollars par jour, soit deux fois plus que le seuil d'extrême pauvreté. Pour cela, elles travaillent six ou sept jours par semaine, à raison de 11 heures par jour. Malgré tout ce temps passé au travail, elles peinent à répondre à leurs besoins élémentaires (nourriture, médicaments) et se retrouvent fréquemment endettées.

Pour le plus grand bénéfice des grandes marques. Comme le montre le dividende annuel versé par la société mère de la chaîne de magasins de vêtements Zara à Amancio Ortega (la quatrième plus grande fortune privée au monde), qui s'élève à environ 1,3 milliard d'euros. Même chose du côté de Stefan Persson, dont le père a fondé H&M, classé 43e rang du classement Forbes des personnes les plus riches du monde, il a récolté l’année dernière un dividende de 658 millions d’euros.

Le rapport cite le cas d’Anju au Bangladesh. Rencontrée par OXFAM Australie, la jeune femme coud des vêtements destinés à l'exportation. Elle travaille jusqu'à 12 heures par jour, jusque tard dans la nuit. Il lui arrive souvent de sauter des repas par manque d'argent. Elle gagne un peu plus de 900 dollars par an.

Autre témoignage, celui de Lan, couturière au Vietnam : « Lorsque je suis tombée enceinte, la direction m'a transférée dans l'entrepôt. Il y avait plein de boîtes de chaussures, que je devais étiqueter. Avec dedans de très belles chaussures idéales pour mon fils.J'aimerais les voir à ses pieds un jour, mais c'est impossible. Je sais qu'il en voudrait, je suis triste pour lui. Ce sont des chaussures vraiment belles. Mais mon salaire mensuel ne couvre même pas le prix d'une paire. »

Selon les experts consultés par l’ONG, « La revalorisation des salaires des 2,5 millions d'ouvrières et d'ouvriers de la confection vietnamien.ne.s à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars chaque année. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grandes entrepises du secteur de la confection ».

"Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes" souligne le rapport Oxfam.

Le rapport pointe aussi les inégalités économiques  entre les femmes et les hommes, qui restent étroitement liées : « Alors que, dans la plupart des pays, l'écart salarial entre les femmes et les hommes a fait l'objet d'une plus grande attention, les écarts de richesses entre les femmes et les hommes sont généralement encore plus importants. Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes; à travail égal, les hommes gagnent davantage que les femmes, et les hommes sont plus nombreux dans les emplois plus prestigieux et mieux rémunérés. »

Des inégalités encore plus frappantes quand il s'agit de travail temporaire ou précaire, la norme dans bien des pays en développement, phénomène qui s'intensifie dans les nations riches. Les employé.e.s temporaires ont des salaires plus bas, moins de droits et bénéficient d'un accès réduit à la protection sociale. Ces emplois sont le plus souvent occupés par des femmes et des jeunes.

D'après l'OIT, plus de 2,78 millions de travailleuses et de travailleurs meurent chaque année des suites d'un accident du travail ou de maladies professionnelles, soit 1 personne toutes les 11 secondes.

Partout dans le monde, les femmes au travail sont souvent victimes de graves blessures, mettent en péril leur santé ou sont exposées à des violences sexuelles sur leur lieu de travail, nous dit aussi le rapport. « Le personnel hôtelier interrogé par Oxfam en République dominicaine, au Canada et en Thaïlande a signalé des cas réguliers d'agressions ou de harcèlement sexuels perpétrés par des clients masculins. Il est également sujet à des problèmes de santé liés à la manipulation de substances chimiques contenues dans les produits de nettoyage. »

"Le harcèlement sexuel est monnaie courante dans ce type de travail. Au moins 90 % des employées sont harcelées par des clients ou par les propriétaires. La justice est du côté des entreprises", relève le rapport Oxfam.

Les enquêteurs d’OXFAM rapportent ce témoignage, celui de Myint, femme de ménage immigrée. Elle travaille dans un hôtel en Thaïlande, victime de harcèlement sexuel par des clients, ses patrons l’incitent à accepter la situation au risque de perdre son emploi.
"Pause pipi" interdite
Autre exemple de violence subie au travail par les femmes, « Au Bangladesh, de nombreuses jeunes femmes travaillant dans des usines de confection souffrent d'infections urinaires à répétition parce qu'elles ne sont pas autorisées à se rendre aux toilettes. »
Une enquête menée aux Etats-Unis en 2016 par Oxfam auprès du personnel travaillant dans la transformation des volailles aux États-Unis avait déjà révélé qu'une partie de la main-d'oeuvre portait des couches, pour pallier à l'interdiction de "pause pipi".

Dolores, ancienne employée dans une usine de transformation de volailles dans l'Arkansas, témoigne aujourd'hui : « C'était totalement dévalorisant. Nous arrivions à 5 heures du matin et travaillions jusqu'à 11 ou 12 heures sans aller aux toilettes. J'avais honte de leur dire que je devais changer ma couche ».

Pour Oxfam, les ouvrières se retrouvent "tout en bas de la pyramide". « Dans le monde entier, les femmes gagnent moins que les hommes et elles sont sur-représentées dans les emplois les moins bien payés et les plus précaires », constate Winnie Byanyima .

« 9 milliardaires sur 10 sont des hommes. Les femmes ont fourni 10 billions (mille milliards) de dollars en soins non rémunérés tandis que les fortunes des milliardaires ont augmenté de 762 milliards de dollars l'an dernier. 1% possède plus de richesse que tout le reste de l'humanité » , pointe cette internaute.

Sur cette question des soins non rémunérés, nous avons joint Erik Van Mele, chargé de plaidoyer politique sur les inégalités chez Oxfam Belgique. Il estime que « Nous, les hommes, devrions partager à part égale ces tâches, cela rééquilibrerait la répartition du travail non rémunéré. Ce sont 10 mille milliards de dollars de soins, en quasi totalité effectués par les femmes, pour les enfants ou les personnes âgées, non rétribués qui ne sont pas comptabilisés dans le produit intérieur brut des pays. Ce n'est pas valorisé !  »

L'ONG lance un appel aux dirigeants réunis à Davos pour que « l'économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ». Elle préconise la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d'entreprises, la fin de "la brèche salariale" entre hommes et femmes, ainsi que la lutte contre l'évasion fiscale.

Ce sondage a été réalisé pour Oxfam auprès de 70.000 personnes représentatives d'un quart de la population mondiale, dans dix pays : en Inde, au Nigeria, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Mexique, en Afrique du Sud, en Espagne, au Maroc, aux Pays-Bas et au Danemark.

Source : information tv5 monde

Découverte fortuite du secret de la construction des pyramides

Des égyptologues sont tombés sur une rampe qui pourrait expliquer comment d’immenses blocs de pierre ont été empilés.

Le secret de la construction des pyramides est l’un des mieux gardé par l’Histoire. Mais en septembre, des égyptologues ont reçu un petit coup de pouce du destin. Alors qu’ils étudiaient des inscriptions anciennes sur le site de Hatnoub, une ancienne carrière dans le désert égyptien, ces derniers sont par hasard tombés sur une rampe datant de la même époque que la Pyramide de Gizeh (il y a 4 500 ans).

Longue de 30 mètres, sur trois mètres de large, encadrée par deux escaliers parallèles comportant des trous de poteaux, elle représente le haut d’une rampe de plus de 100 mètres de long. Cette découverte suggère qu’il existait à l’époque une technique plus développée que ce que l’on pensait jusqu’ici, qui aurait permis de construire les merveilles du monde plus rapidement.


Si la théorie de la rampe pour porter les blocs de pierre n’est en réalité pas entièrement inédite, la rampe découverte par l’équipe de chercheurs franco-anglaise contient des caractéristiques inattendues : elle est tout d’abord beaucoup plus inclinée que ce qui était imaginé jusqu’ici, ce qui est révolutionnaire : « La théorie de la rampe droite retrouve un intérêt car elle n’a plus besoin d’être si longue !

C’est une avancée extrêmement importante dans la pyramidologie ! », s’est exclamé Yannis Gourdon, le fondateur et codirecteur de la mission archéologique d’Hatnoub, interrogé par Ouest France. De plus, la présence de poteaux et de trous des deux côtés de la rampe suggère que les constructeurs parvenaient à hisser les blocs de pierre des deux côtés de la rampe (au lieu de les tirer derrière eux).

Enfin, elle permet d’imaginer un système selon lequel les personnes situées en-dessous du bloc utilisaient les poteaux pour créer un système de poulies tandis que celles situées au-dessus de celui-ci tiraient simultanément, l’empêchant de retomber.
Lire aussi > Un tombeau du dieu Amon découvert en Égypte

La construction des merveilles du monde pourrait donc avoir été beaucoup plus rapide que ce qu’on croyait jusqu’ici, même si le travail et le nombre de personnes impliquées sont conséquents : « Le système que nous avons découvert permettrait à plus de personnes d’exercer leur force en même temps.

Cela signifie donc que vous seriez en mesure d’exercer plus de force et de déplacer les blocs plus rapidement », a déclaré le Dr Roland Enmarch, maître de conférences en égyptologie à l’université de Londres, Liverpool et codirecteur du projet qui a fait la découverte (appelé le Hatnub Survey).

Bien sûr, plus de recherche sera nécessaire pour confirmer que cette rampe trouvée dans une carrière était bel et bien utilisée pour construire les pyramides. Mais des inscriptions ont révélé que la rampe datait de la même époque que le pharaon Khéops, qui avait construit la grande pyramide d’Égypte.

Et si la technique était utilisée dans le pays à l’époque, il y a fort à parier qu’elle a été utilisée par les constructeurs des pyramides. Une découverte de taille !

Source : Paris Match

60% des cadres envisagent de démissionner, selon une étude de Cadremploi

Selon Cadremploi, les 3 millions de cadres du secteur privé français évoluent sur un marché de plein emploi, ce qui expliquerait d'une part leur appétit de changement retrouvé et d'autre part la difficulté qu'affrontent les entreprises pour les recruter et à les fidéliser.

Les employeurs et leurs DRH risquent de tomber de leur chaise en lisant ce sondage réalisé par l'Ifop pour le compte de Cadremploi : six cadres sur dix envisagent de démissionner de leur poste actuel, principalement pour améliorer leurs perspectives professionnelles et leur salaire, selon une étude Ifop pour Cadremploi publiée mardi. 20% des cadres pensent même "souvent" à démissionner et "plus d'un cadre sur trois" va jusqu'à envisager une reconversion, d'après cette enquête.

Pour 80% des cadres, démissionner a été positif sur le bien-être général
Mais quatre cadres sur dix perçoivent la démission "comme risquée". Pourtant, parmi les cadres qui ont déjà démissionné, plus de 80% "constatent un impact positif sur leur niveau de bien-être général", notamment sur leur vie privée, relève Cadremploi dans un communiqué.

Pour ceux qui pourraient franchir le pas, "le manque de perspectives professionnelles et la rémunération" seraient "les principaux déclencheurs de démission", devant les "relations avec le management", "l'intérêt des missions" et "des raisons relevant de la vie personnelle", précise Cadremploi.

"Les cadres - qui sont plus de 3 millions en France dans le secteur privé - évoluent sur un marché de plein emploi où les entreprises ont des difficultés à les recruter et à les fidéliser. Les cadres ont donc la chance de pouvoir envisager de quitter leur entreprise pour tenter d'être plus heureux ailleurs si cette dernière ne répond pas à leurs attentes", souligne Julien Breuilh, directeur des études de Cadremploi, cité dans le communiqué.

Démissionner et toucher le chômage ? Une nouveauté bien accueillie
La loi "Avenir professionnel" est "bien accueillie" par six cadres sur dix, selon l'enquête. Votée l'été dernier, cette loi va ouvrir le droit à une indemnisation chômage, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou avec un projet de création ou reprise d'entreprise.

Mais pour entrer en vigueur, ce dispositif doit encore être retranscrit dans la nouvelle convention d'assurance chômage dont les négociations entre partenaires sociaux viennent à peine de commencer.

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Méthodologie

Cette enquête a été réalisée en ligne, du 10 au 16 octobre, auprès d'un échantillon de 1.001 cadres, représentatif de la population française des cadres actifs en poste selon la méthode des quotas. Cadremploi se présente comme le premier site pour l'emploi des cadres du secteur privé en France, notamment avec des offres d'emploi et le dépôt de CV.

latribune.fr

Sophie Fontanel : «Les cheveux blancs ne sont pas un signe de vieillesse mais un signe de vie !»

La romancière et journaliste Sophie Fontanel dont le dernier roman "Une apparition" raconte comment elle a décidé de ne plus faire de colorations et de voir pousser ses cheveux blancs est l'invitée de "On ne parle que de ça" sur Figaro Live.

Qui est Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique?

Avec une fortune personnelle estimée à plus de 15 milliards de dollars, le businessman nigérian fait partie des hommes les plus riches du monde. Même lui n’en revient pas.

En 2019 et pour la huitième année consécutive, Aliko Dangote figure au classement du magasine américain Forbes. Premier milliardaire d’Afrique et 136e du monde, l’homme d’affaires de 62 ans a fait fortune dans le ciment. Le plus grand producteur d’"or gris" sur le continent a d’ailleurs eu du mal à réaliser à quel point il était riche.

Un jour, j’ai retiré 10 millions de dollars à ma banque (…). Je les ai pris à la maison, je les ai regardés et dit : 'Maintenant je sais que j’ai de l’argent'Aliko Dangoteau Forum Mo Ibrahim, à Abidjan, en avril 2019
Une famille d’entrepreneurs

Issu d’une riche famille musulmane de Kano, la grande ville du nord du Nigeria, Aliko Dangote acquiert vite le sens du commerce. Inspiré par son grand-père entrepreneur, il lance son premier "business" à 8 ans en vendant ses propres friandises, comme il le raconte au magazine Forbes.

Mais tout commence vraiment à 21 ans. Après une formation à l’université égyptienne Al-Azhar, le jeune diplômé en gestion et commerce emprunte de l'argent à son oncle et crée une petite entreprise de vente de ciment. Le succès est au rendez-vous et il multiplie très vite son capital.

Quand vous êtes jeune, votre premier million est important, mais après les chiffres ne veulent plus dire grand-choseAliko Dangoteau Forum Mo Ibrahim, à Abidjan, en avril 2019
L’empire Dangote

Au fil des ans, l’homme d’affaires nigérian amasse une fortune impressionnante grâce à la production de ciment. Sa société, présente dans une quinzaine de pays en Afrique, se développe et se diversifie. Sucre, farine, pâtes, sel, gestion immobilière… Dangote group est aujourd’hui un conglomérat avec des entreprises de production cotées en bourse. Il s’intéresse depuis peu au pétrole avec la construction d’une raffinerie au Nigeria, qui pourrait devenir l’une des plus grandes au monde. Le magnat africain a par ailleurs des visées sur le club de football d’Arsenal.
Investir en Afrique

Avec son ascension fulgurante et sa fortune colossale, Aliko Dangote suscite l’admiration, mais aussi les critiques. Certains l’accusent de s’être rapproché des politiques pour profiter de passe-droits. Mais le businessman ne s’en formalise pas et continue de développer ses activités en Afrique. Selon lui, les deux secteurs les plus prometteurs sont les nouvelles technologies et l’agriculture. Il appelle les jeunes entrepreneurs du continent à voir grand et à investir sur le long terme. "J’aimerais pouvoir me cloner", dit-il dans un entretien au magasine américain Time. Aliko Dangote fait dans le même temps un calcul rapide et affirme que dix comme lui feraient l’affaire...

francetvinfo.fr

C’est quoi le franc CFA ?

14 pays utilisent encore la monnaie des colonies françaises d’Afrique créée en 1945 et controversée depuis longtemps.

Lors de son déplacement au Burkina Faso, ce mardi 28 novembre, le président de la République s’est prêté à une séance de questions-réponses avec les 800 étudiants de l’université de Ouagadougou. Parmi les questions posées, une portait sur le franc CFA, monnaie en vigueur dans quatorze pays africains, dont le Burkina Faso.



Le franc CFA, dernière monnaie coloniale encore en activité, est sujet à de nombreuses controverses depuis longtemps. Déjà en 1990, le présentateur du JT d’Antenne 2 indiquait : « l’un des problèmes qu’il faudra bien résoudre un jour, dans les rapports entre la France et l’Afrique, c’est celui du franc CFA ».

Les billets sont toujours imprimés en France
Créé en 1945 sur décret du Général De Gaule, il s’agissait à l’époque du franc des Colonies françaises d’Afrique. Certains pays ont quitté la zone franc CFA au moment de leur indépendance, d’autres plus tard.

Aujourd’hui, il existe deux zones : le franc de la Communauté financière africaine, plutôt présente dans l’Afrique de l’Ouest, et le franc de la coopération financière en Afrique centrale, plutôt concentré dans les pays d’Afrique centrale. Par ailleurs, les billets sont toujours imprimés par la Banque de France dans l’Hexagone. Et son taux de change est fixé sur l’euro, ce qui pose un problème pour beaucoup de pays.

Le franc CFA, « une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations »
Les détracteurs du franc CFA estiment en effet que cette monnaie est un frein à l’économie, ainsi qu’un outil du néocolonialisme. C’est le cas de l’ancien ministre du Togo, Kako Nubuko, et co-auteur de Sortir l'Afrique de la servitude monétaire : « Pour des économies aussi faibles que les nôtres, avoir une monnaie arrimée à l’euro, qui est une des monnaies les plus fortes au monde, ça agit comme une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations. »

Du côté des défenseurs de cette monnaie, au contraire, le principal avantage du franc CFA est sa stabilité, comme l’explique le président ivoirine Alassane Ouatera : « cette monnaie est solide, elle est appropriée ».

Une monnaie unique d’ici 2020
Depuis 1980 déjà, un projet existe de créer une nouvelle monnaie unique. Les membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest se sont fixés 2020 comme pour le réaliser.

Emmanuel Macron a d’ailleurs déclaré à ce propos que la France accompagnerait « la solution portée par les présidents africains. »

franceinfo.fr

Pourquoi doit-on se méfier des clés USB ?

Distribuée comme objet publicitaire, prêtée entre amis ou au bureau, la clé USB est devenue un objet du quotidien. Elle présente cependant des risques pour la sécurité de nos ordinateurs et smartphones.

Une clé USB peut ouvrir grand les portes de votre sécurité. Lors du sommet exceptionnel entre Kim Jong-un et Donald Trump, les 3000 journalistes sur place ont reçu des petits ventilateurs à brancher sur le port mini-USB de leur smartphone. L'objet était a priori pratique, du fait des températures élevées à Singapour.

Néanmoins, certains spécialistes ont suspecté la présence d'un logiciel espion, un «cheval de Troie», caché dans le petit gadget. «Aux journalistes qui couvrent le sommet: ne branchez pas cette clé. Ne la gardez pas. Jetez-la dans une poubelle publique, ou envoyez-la à un expert en sécurité de votre connaissance», a immédiatement alerté Barton Gellman, un journaliste américain, sur compte Twitter.

«Une opération d'espionnage globale [via un ventilateur USB] est techniquement plausible mais peu probable», relativise Gerome Billois, expert en cybersécurité au cabinet Wavestone contacté par Le Figaro. Néanmoins, les périphériques USB restent des vecteurs potentiels de virus et de logiciels malveillants, sur lesquels alertent régulièrement les experts en cybersécurité.

Le risque concerne tous les utilisateurs d'ordinateurs ou de smartphones. «Tous les périphériques sont concernés, en premier lieu ceux de stockage puisque les gens vont pouvoir cliquer sur un PDF ou une application piégés», explique Gerome Billois. Les claviers, les souris et les ventilateurs qui se branchent sur tout type de port USB (mini, micro, etc) peuvent aussi embarquer des virus. Selon le spécialiste, l'e-mail reste néanmoins le premier vecteur d'infection. Les sites Internet piégés arrivent en deuxième position, devant les périphériques de stockage externes comme les clés USB, les disques durs, les cartes mémoires et les DVD.

Brancher une clé USB n'est donc pas sans risque et peut amener de nombreux désagréments: espionnage à distance, prise de contrôle, blocage ou destruction de l'ordinateur. Une «USB killer» (littéralement «clé USB tueuse»), par exemple, pourra anéantir une machine dès qu'elle va être branchée. Pour cela, elle délivre une tension très forte qui détruit l'électronique de l'appareil. Un rançongiciel embarqué pourra lui bloquer l'accès d'un ordinateur, puis réclamer une rançon.

Il est possible de rendre invisible un programme espion en utilisant des failles qui ne sont pas connus des logiciels de protection. Un virus est souvent activé par l'ouverture d'un fichier par l'utilisateur, mais pas toujours. Quand ce n'est pas le cas, des petites fenêtres apparaissent puis disparaissent à l'écran au moment du branchement du périphérique USB, ce qui peut être un signe de l'installation du programme malveillant.

Quelques conseils pour éviter les risques
«Il faut toujours traiter les clés USB avec beaucoup de vigilance en s'interrogeant sur la source», souligne Gerome Billois. «Mais un grand nombre de clés USB sont saines. Brancher la première clé venue ne va pas nécessairement avoir des conséquences dramatiques». Sans tomber dans la paranoïa, certains réflexes limitent les risques d'être infecté par un virus informatique: avoir un ordinateur à jour, appliquer tous les correctifs de sécurité, mettre à niveau son antivirus ou forcer l'analyse lorsqu'on branche une clé USB. Une fois la clé ouverte, il faut prendre soin de ne pas cliquer sur n'importe quel contenu. Il faut cliquer de préférence sur des fichiers connus (photos, vidéos, PDF) et éviter les programmes dont on ignore le rôle.

«Le vecteur numéro 1 aujourd'hui d'infection des PC chez les particuliers est le piratage d'applications ou de jeux», indique Gerome Billois, «Très souvent, les logiciels qui font sauter les vérifications [les protections pour limiter le piratage, NDLR] sont accompagnés de virus». Récupérer un jeu vidéo «cracké» (piraté) sur clé USB auprès d'un ami peut donc se solder par l'infection virale de son propre ordinateur.

Quant à savoir si l'on est déjà touché par un virus, il n'y a malheureusement pas de solution miracle. Certains indices ne doivent néanmoins pas être négligés: des fenêtres ou publicités qui apparaissent à l'écran sans raison, l'antivirus qui se désactive tout seul ou des performances de la machine qui chutent subitement. Toutefois, pas de panique. Pour ne pas faire d'erreur, le plus simple est de voir son port USB comme une porte d'entrée. De la même manière qu'on ne fait pas rentrer n'importe qui chez soi, il est important de jauger la confiance que l'on a dans une clé avant de la brancher.

Marius François - lefigaro.fr

L'astuce toute simple qui vous fera vivre 30 ans de plus

Elle est très facile à mettre en place, même si cet ajustement ne sera peut-être pas du goût de tous.
Nous souhaitons tous vivre le plus longtemps possible. Il est donc important de faire attention à notre façon de vivre. Un professeur italien a sa petite idée pour nous permettre de profiter de la vie quelques décennies de plus.

Vade retro viandanas !
Valter Longo est professeur en gérontologie et il vient de publier un livre intitulé Le Régime de longévité (Actes Sud), dans lequel il donne des conseils pour allonger notre existence jusqu’à 30 ans ! Son secret qui va faire bouillir de nombreux Français : baisser radicalement sa consommation de protéines animales, bien trop riches en graisses saturées. L’homme préconise de se contenter de 0,7g de viande par kilo par jour. Ce qui équivaut, pour un homme de 80kg, à 56g, soit un tiers de steak haché. Une recommandation qui vaut également pour la charcuterie, les fromages et les œufs. Le professeur en est arrivé à cette conclusion en analysant, pendant plusieurs décennies, les régimes de nombreux centenaires à travers le monde.

L’homme n’est pas avare en conseils pour compenser cette réduction de la quantité de viande.

D’abord, privilégier le poisson, les fruits de mer, les légumes, les céréales, les fruits secs et l’huile d’olive.

Puis laisser environ 12h entre le premier et le dernier repas de la journée. Même chose entre ce dernier et le petit déjeuner.

Enfin, il conseille également de jeûner 3 à 4 fois par an. Quelques jours dans l’année durant lesquels l’alimentation se limite à des potages, des barres de céréales et des infusions de thé. Une manière, selon lui, de purifier les organes.

Il rappelle cependant que ses conseils s’adressent exclusivement aux personnes de moins de 65 ans, et que tout changement de régime doit se faire, quoi qu’il arrive, avec l’encadrement d’un médecin ou d’un nutritionniste.

voltage.fr

Elle réapparaît vivante… trente ans après son meurtre Renaud Février

Sans papiers valides, elle aurait vécu pendant 31 ans sans carte de sécurité sociale, ni permis, ni compte en banque.Petra Pazsitka avait disparu le 26 juillet 1984, dans le nord de l'Allemagne, après un rendez-vous chez le dentiste. La jeune femme de 24 ans, qui étudiait l'informatique à Brunswick, devait alors se rendre à l'anniversaire de son frère, mais elle n'était jamais arrivée.

Manger de la viande, un danger pour la santé ?

De nouvelles études paraissent régulièrement pour dénoncer les multiples effets de la viande sur notre santé. Mais que sait-on concrètement ? Le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l'Institut Pasteur de Lille, nous aide à y voir plus clair sur les conséquences d'un régime carné ou, à l'inverse, végétarien.

Depuis les années 2010, de multiples études scientifiques ont été publiées concernant les effets néfastes de la viande sur la santé. Elle augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, de diabète ou encore d'inflammation de l'intestin. On fait le point avec le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l'Institut Pasteur de Lille et auteur du livre « La viande : un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ? ».

LA VIANDE ROUGE AU BANC DES ACCUSÉS
Les connaissances les plus abouties concernent les liens entre viande et cancer. En effet, en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (OMS-CIRC) a classé la viande rouge et la viande transformée (saucisse, charcuterie, etc.) comme probablement cancérogènes et cancérigènes pour l'homme. La même année, une étude de l'Anderson Cancer Center (Houston, Etats-Unis) a lié la viande cuite au cancer du rein. La cuisson formerait deux substances : le PhIP et le MeIOx. Filtrés par les reins, ces produits y stagneraient, augmentant ainsi le risque de développer un cancer. La viande grillée serait la plus néfaste d'entre toute, en générant des amines hétérocycliques et des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des molécules également cancérogènes.

Pour le cancer colorectal, le mécanisme diffère. Des chercheurs de l'Inra ont mis en lumière le rôle du fer héminique dans la viande rouge et la charcuterie. Le fer héminique, composé d'un atome de fer et de protéines, donne cette couleur rouge à la viande. Cependant, lors de la digestion, il se transforme par oxydation en un composé toxique : l'aldéhyde. Celui-ci favorise les mutations au niveau de l'ADN et provoque la mort des cellules du côlon et du rectum. Avec une exception : les cellules précancéreuses résistent très bien à ces agressions. De cette façon, une consommation excessive de viandes rouges et de charcuteries abîme le tissu du côlon et du rectum, mais en plus, sélectionne les cellules précancéreuses. « Le fer héminique est l'hypothèse principale qui explique que la viande rouge soit davantage mise en cause dans les cancers », précise le Dr Jean-Michel Lecerf. « Mais des facteurs génétiques entrent aussi en jeu. »

Le Dr Lecerf rappelle que dans la plupart des études, un risque accru de cancer n'est observé que lorsque la consommation de viande rouge dépasse 100 grammes en quantité "comptée cuite", après cuisson. Il rassure cependant en comparant à la cigarette : " il y a seulement 17 % d'augmentation du risque de cancer avec la viande rouge, contre 1 000 % avec la cigarette !"

VIANDE ET MICROBIOTE INTESTINAL, UN ÉQUILIBRE FRAGILE
Le second lien bien établi est l'augmentation du risque de maladie cardiovasculaire. Contrairement à l'idée largement répandue qui met en cause les graisses saturées, en particulier dans les viandes grasses, le problème résiderait dans la modification de certains acides aminés sous l'action du microbiote intestinal, soit tous les virus, bactéries et champignons qui peuplent notre tube digestif. Ces derniers transforment la carnitine (une molécule présente dans la viande rouge) en triméthylamine N-oxyde (TMAO), une molécule pouvant modifier le métabolisme du cholestérol, ralentir son élimination et favoriser son accumulation sur les parois artérielles. « Si l'alimentation ne contient pas assez de produits végétaux, nous avons un mauvais microbiote qui aura tendance à produire plus de TMAO », schématise le médecin. A noter que le risque accru de maladies cardiovasculaires et de diabète est associé plus généralement à un régime alimentaire déséquilibré, pauvre en végétaux.

Si l'Institut de recherche sur le cancer recommande de ne pas dépasser 500 grammes de viande rouge par semaine et de limiter la quantité de charcuterie à 50 grammes par jour, le Dr Lecerf préconise, quant à lui, un apport de viande encore plus faible, en particulier pour ses patients diabétiques ou atteints de maladies cardiovasculaires : « environ un quart des Français consomme de la viande en excès. Souvent, l'ensemble de leur mode de vie est à risque : sédentarité et parfois obésité, diabète, tabagisme et alcool », précise-t-il.

LE VÉGÉTARISME COMME SOLUTION ?
Alors, pourquoi ne pas se passer de produits carnés, tout simplement ? Les qualités nutritionnelles de la viande ne la rendent pas indispensable. Seuls les nutriments qu'elle contient se révèlent essentiels, ce qui n'empêche en rien de les trouver ailleurs. À savoir : des protéines, du fer, du zinc et quelques vitamines - notamment du groupe B et en particulier la B9 et la B12. Mais si l'on choisit d'exclure la viande, il faut alors d'autant plus veiller à l'équilibre de son assiette. « Dans le cas d'un régime végétarien de type ovo-lacto-végétarien, avec des produits laitiers et des œufs, cela ne pose pas de problème », selon le médecin nutritionniste.

Concernant le régime végétalien, le Dr Lecerf le qualifie de « plus compliqué à gérer » à cause du risque de déficit en calcium, en zinc, en fer, en sélénium ou en iode. Mais ces différents éléments existent aussi ailleurs, tel que le calcium dans l'eau minérale. En revanche, la vitamine B12 dite "bio-assimilable", c'est-à-dire celle que notre organisme est capable d'assimiler, ne provient que de produits animaux et de la synthèse par des bactéries. « Celle que l'on trouve dans les algues comme la spiruline ne sert à rien ! », prévient-il. Le déficit, qui ne s'installe qu'au bout de quatre ans, cause des déficiences cognitives. Les végétaliens doivent donc prendre de la vitamine B12 en complément, en veillant à sa provenance.

Végétarien ou végétalien, il convient d'associer des sources de protéines variées : des céréales (riz, pain, semoule) et des légumineuses comme des lentilles et des haricots. L'ensemble fournit alors toutes les briques de base de nos protéines - les acides aminés - y compris ceux que notre corps ne sait pas synthétiser lui-même, dits "essentiels". Le monde végétal offre d'autres composants bénéfiques, comme les antioxydants et les fibres, dont les "mordus" de viande ont aussi besoin !

Source : topsante

68 euros d'amende pour avoir déposé un livre sur un trottoir parisien


Fin janvier, une Parisienne dépose un livre dans la rue, en espérant que quelqu'un d'autre "l'adopte". Elle a écopé d'une amende de 68 euros, que la mairie a finalement promis de faire annuler.

"J'ai fait ce que je fais fréquemment, j'ai déposé ce livre bien en vue en bord de trottoir, en espérant que très rapidement quelqu'un l'adopte et que ce livre trouve son propriétaire". Un "geste citoyen" selon elle, qui a pourtant valu à Gwenaëlle, résidant à Paris, une amende de 68 euros relate France Bleu. Soit le même tarif que si elle avait craché ou jeté à terre un mégot de cigarette.

Cette férue de littérature raconte que le 31 janvier, elle s'est rendue dans une librairie du XVIIIe arrondissement de la capitale à la recherche d'une "boîte à livres", une boîte dans laquelle elle pourrait déposer un "beau livre de portraits politiques" dont elle a fini la lecture. N'en trouvant pas, Gwenaëlle décide de poser son livre sur le trottoir.

"Dépôt ou abandon d'ordures"

"Comme pour moi ce n'est pas un acte répréhensible, je n'ai pas pensé à regarder autour de moi avant de le faire", relate à France Bleu la Parisienne d'origine bretonne. "Mais il se trouve que 10 m plus loin, il y avait une dizaine de policiers municipaux qui étaient en opération spéciale 'zéro incivilité', 'zéro indulgence'". Ces agents de la brigade anti-civilité, mise en place en 2016 par la maire de Paris Anne Hidalgo, la voient poser le livre, lui reprochent un "dépôt illégal", et la verbalisent, en prenant l'objet du délit en photo.

Une semaine plus tard, Gwenaëlle reçoit une surprise dans sa boîte aux lettres: un avis de contravention de 68 euros, pour "dépôt ou abandon d'ordures, de déchets, de matériaux ou d'objets hors des emplacements autorisés". Elle évoque la "sidération" qu'elle a ressentie, face à une situation "ubuesque".

Cette habitante de la capitale déplore "le fait qu'on touche à la libre circulation d'un livre et qu'on confonde culture et ordure". C'est selon elle "assez symptomatique de notre époque", et elle pointe du doigt "le fait que l'on essaye de tout cadrer, d'appliquer la loi avec zèle".

"On en perd son bon sens et on oublie que c'est juste une envie de partager", clame Gwenaëlle. "Ça ne me viendrait pas à l'idée d'adopter un tas d'ordures qui est resté dans la rue, alors qu'un livre en général les gens sont très contents d'en trouver un", résume-t-elle. Après avoir été informée de cette contravention, la mairie de Paris a réagi sur Twitter: "Paris aime les livres et encore plus ceux qu'on partage. Nous allons annuler l'amende", a promis la municipalité.

Source : l'express

Boire trop de café ou de thé augmenterait le risque de cancer du poumon


Boissons poisons - D'après une récente étude, présentée à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, boire deux tasses ou plus de thé ou de café augmenterait le risque de cancer du poumon.

Thé ou café ? À cette question, vous risquez bientôt de répondre : aucun. Alors qu’en mars dernier, une étude franco-iranienne établissait un lien entre la consommation de café ou de thé trop chauds et le cancer de l’œsophage, de nouveaux travaux, présentés à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, enfoncent le clou.

Ces recherches, menées par des étudiants à la Vanderbilt University au Tennessee (États-Unis), ont regroupé les données de dix-sept études menées sur 1,2 million de personnes aux Etats-Unis et en Asie. Suivies sur une moyenne de 8,6 ans, plus de 20.000 participants ont développé un cancer du poumon dans ce laps de temps. La moitié était pourtant non-fumeuse.

D’après les étudiants, les non-fumeurs qui ont bu deux tasses ou plus de café par jour avaient 41 % de risques supplémentaires de développer un cancer du poumon que ceux qui n’en buvaient pas. Le café décaféiné, lui augmentait encore de 15% ce risque. Les buveurs de thé, eux, ne sont pas bien mieux lotis, avec un risque plus élevé de 37 % d’avoir ce type de maladie en buvant deux tasses ou plus par jour, par rapport à ceux qui ne consommaient pas cette boisson. Les scientifiques ont noté que les risques n’évoluaient pas de façon significative selon l’âge, le sexe ou les origines de la personne.

En revanche, le principal auteur de l’étude, Jingjing Zhu, insiste auprès du média Live Science sur le fait qu’il ne s’agit que d’une étude d’observation. Aucun lien de cause à effet entre l’absorption de thé et de café et le cancer du poumon n'a donc été  prouvé. Selon lui cependant, la caféine ne serait pas responsable, mais plutôt la technique de torréfaction.

Au-delà du simple constat dressé, l'étude tire aussi ses limites du fait qu'elle n'a pas pris en compte le fait que certaines personnes ont peut-être commencé à fumer pendant les recherches, ou que d'autres ont pu être exposées à un tabagisme passif.

ici.fr

Un enfant bloque l'iPad de ses parents pour 48 ans

  Le système de blocage d'iOS fait encore des victimes ... Un enfant de 3 ans a ainsi réussi à bloquer l'appareil de ses parents pour 48 ans.

L'affaire n'est malheureusement pas nouvelle et elle continue de se reproduire (dans des proportions toutefois bien souvent moindres) à travers le monde, et ce, malgré les alertes...

Un journaliste américain, Evan Osnos, a ainsi récemment publié la photo de l'écran de son iPad qui affiche un verrouillage pour une durée de 25 536 442 minutes, soit environ 18 000 jours, ou 48 ans et 6 mois. Il faudra patienter jusqu'en 2067 pour pouvoir récupérer l'usage de l'iPad en question.

Au coeur du problème, un bug dans le système de blocage d'iOS. Afin de préserver les données des utilisateurs, Apple a mis en place un système de blocage pour un temps donné lorsqu'un utilisateur se trompe trop de fois lorsqu'il renseigne son code. L'idée est d'éviter de permettre d'utiliser la force brute et de tester toutes les combinaisons possibles pour forcer le code. Passé quelques essais, il faut attendre 1h entre chaque nouvelle tentative.

 Mais dans certaines conditions particulières, notamment quand la batterie de l'appareil est peu chargée, il arrive qu'un bug entraine la réinitialisation de l'horloge interne de l'iPad au 1er janvier 1970. Et puisque le dernier échec de l'identification avait enregistré le déverrouillage à la date actuelle +1h, il faut désormais attendre plus de 48 ans pour retenter d'accéder au terminal.

Dans le cas du journaliste, c'est son enfant de 3 ans qui aurait tenté de déverrouiller l'appareil plusieurs fois...

Heureusement, Apple est conscient de ce problème depuis l'année dernière, un premier cas spectaculaire avait entrainé un blocage pour 47 ans sur l'iPad d'une mère de famille chinoise. Apple propose donc une solution sur son site qui n'est toutefois pas parfaite : il faut accepter de supprimer toutes les données de l'appareil et procéder à une restauration de ce dernier, voilà qui met en évidence l'importance des sauvegardes Cloud...

generation-nt.com

Vidéo - Mali : IBK bat le record du président malien le plus impopulaire

Dans cette vidéo, les enfants de la région de Kayes crient leur désamour au plus impopulaire des présidents maliens, Ibrahim Boubakar Keita : "IBK , An ti fè", scandent les enfants ; littéralement "Nous ne t'aimons pas, IBK" !


Une infirmière avoue avoir échangé près de 5000 bébés à la maternité


Une infirmière mourante demande pardon à Dieu en avouant avoir échangé des milliers de bébés alors qu’elle travaillait comme infirmière à la University Teaching Hospital (UTH).

Elizabeth Mwewa, une infirmière qui travaillait à University Teaching Hospital, à Lusaka, en Zambie, a confessé sur son lit de malade qu’elle avait échangé les bébés de milliers de nouvelles mères alors qu’elle travaillait à la maternité de UTH.

Elizabeth Bwalya Mwewa est maintenant atteinte d’un cancer et, alors qu’elle était allongée sur son lit de malade, elle a avoué tous ses crimes lundi: “Que Dieu me pardonne mes péchés. J’avais l’habitude d’échanger des bébés à UTH pour le plaisir.”

Poursuivant, elle soutient :”J’ai un cancer en phase terminale et je sais que je vais bientôt mourir. Je souhaite confesser mes péchés devant Dieu et devant toutes les personnes touchées, en particulier celles qui ont accouché à UTH pendant mon service. J’ai trouvé Dieu. Je suis maintenant née de nouveau. Je n’ai rien à cacher. Durant les 12 années où j’ai travaillé à la maternité d’UTH, j’ai échangé près de 5 000 bébés”.

«Si vous êtes né à UTH entre 1983 et 1995, il est probable que vos parents ne soient pas vos parents biologiques. J’avais pris l’habitude d’échanger des bébés nouvellement nés juste pour le plaisir. Alors regardez bien vos frères et sœurs, si par exemple tout le monde est clair et que vous êtes noir… vous êtes cet enfant et je suis vraiment désolé pour cela.”

«Je sais que j’ai péché contre Dieu, qu’il me pardonne pour cela. Je demande également aux Zambiens de me pardonner les actes pervers que je faisais à des enfants innocents.”’

«J’ai forcé des couples fidèles à divorcer après avoir passé des tests ADN. C’est maintenant que j’ai réalisé que c’était juste un démon qui se servait de moi. J’ai amené beaucoup de mères à allaiter des enfants qui ne sont pas biologiquement les siens”

«Je ne veux pas aller en enfer pour ça, je suis vraiment désolée d’avoir beaucoup péché. S’il vous plaît, pardonnez-moi.”

Webnews

La France confirme le rapatriement des djihadistes français détenus en Syrie

La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a précisé, jeudi sur RTL, que les autorités françaises étudiaient « plusieurs options ».

La question du sort des djihadistes français détenus dans les prisons françaises et par les Kurdes en Syrie se pose avec acuité aux autorités françaises.

La ministre de la justice Nicole Belloubet a d’une part confirmé, jeudi 31 janvier sur RTL, qu’une « trentaine » de djihadistes ayant purgé leur peine allaient sortir de prison en 2019. « Lorsque nous sommes face à des détenus de ce type, il y a une évaluation de leur dangerosité, il y a un placement dans un quartier étanche. A leur sortie, il y a évidemment un suivi extrêmement strict par les services de renseignement territoriaux », a précisé Nicole Belloubet.

Concernant le retour de ceux détenus en Syrie, « Nous avons fait un choix, qui est celui de la préférence du contrôle et donc du rapatriement en France », a déclaré la garde des sceaux, tout en précisant que les autorités françaises étudiaient « plusieurs options ».

« La situation nouvelle, qui est liée notamment au retrait des forces américaines [de la région], a bouleversé la donne et évidemment nous nous préparons à un éventuel retour des Français qui sont actuellement au nord de la Syrie. »

Lire nos informations : Le retour des djihadistes français détenus en Syrie n’est plus un tabou
« 75 % d’enfants »
La ministre a confirmé au passage un changement de doctrine de Paris, qui affirmait jusqu’alors que les djihadistes français devaient être jugés par les autorités locales.

« Au moment où je vous parle, rien n’est certain, évidemment. Mais ce n’est plus le seul scénario et il va de soi que si les Français qui sont détenus par les Kurdes devaient être remis en liberté, expulsés, nous avons, je crois, collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu’ils deviennent plutôt que de les laisser libres sans savoir où ils sont. »

Elle a confirmé que les adultes qui reviendront en France seraient interpellés à leur arrivée mais précisé que ces Français détenus par les Kurdes syriens dans des camps étaient en majorité des enfants. « Nous pensons qu’à peu près à 75 % ce seraient des enfants de moins de 7 ans », a déclaré Nicole Belloubet. Elle a cependant dit ne pas être en mesure de préciser à ce stade le nombre total de ressortissants français concernés.


Mercredi soir, sur France Inter, Edouard Philippe a également défendu la nouvelle position française : « S’ils sont expulsés, je préfère qu’ils soient jugés et condamnés, sévèrement (…) punis en France plutôt qu’ils se dispersent dans la nature pour fomenter d’autres actions y compris contre notre pays », a-t-il déclaré.

Un retour critiqué
Plusieurs responsables politiques de droite et d’extrême droite ont dénoncé l’éventuel retour de ces djihadistes, le député LR Pierre-Henri Dumont appelant même à des « assassinats ciblés ».

Un peu plus tôt, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait affirmé que la doctrine française n’avait « jamais varié ». « Ceux qui peuvent être jugés dans des Etats qui ont des institutions qui permettent de les juger » seraient jugés « là-bas », a-t-il dit. Quant aux Etats « qui n’auraient pas ces institutions, si les forces qui ont la garde de combattants terroristes français prenaient la décision de les expulser vers la France, ils seraient immédiatement remis à la justice », a-t-il expliqué.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a expliqué de son côté que les enfants des djihadistes concernés feraient l’objet d’un « traitement spécial, au cas par cas, en relation avec la Croix-Rouge internationale et sous le contrôle des autorités judiciaires françaises. »

lemonde.fr

L'Ethiopie, le tigre africain qui étonne le monde

L'Ethiopie est le pays qui a connu la plus forte croissance mondiale en 2017. Son meilleur atout ? Ethiopian Airlines, qui prospère sous l'aile protectrice de l'Etat et des Chinois. Reportage à Addis-Abeba et dans les régions du sud, où les espoirs suscités par le nouveau Premier ministre n'ont d'égal que la pauvreté de la population.

Les roses sont à peine écloses. Cueillies voilà quelques heures aux environs d'Addis-Abeba, elles attendent par millions l'avion qui les transportera ce soir vers Liège, en Belgique. Au total, ce sont 184 tonnes de fleurs qui sont acheminées vers l'Europe, chaque nuit, par deux avions-cargos. « On en glisse quelques tonnes de plus dans les vols passagers, direction Paris, Londres, Francfort, Madrid... », explique Fitsum Seifu, en charge de la logistique. La zone de fret représente l'équivalent de vingt terrains de football, ce qui en fait de loin la plus grande d'Afrique. Elle a été construite en 2017 par Ethiopian Airlines, afin de faire d'Addis-Abeba le principal carrefour aérien entre ce continent et le reste du monde.

La plus grande compagnie aérienne du continent
Si la formule ne rappelait pas les pires heures de l'esclavage, on dirait qu'Ethiopian Airlines a instauré une forme de commerce triangulaire : l'avion qui transportera des fleurs ce soir vers la Belgique repartira ensuite vers l'Asie, rempli de produits européens. Une liaison aérienne a ainsi récemment ouvert pour acheminer du saumon d'Oslo (Norvège) vers Guangzhou (Chine). Après son « crochet » par l'Asie, il reviendra en Afrique chargé de produits électroniques.

L'Ethiopie n'est pas vraiment gagnante dans l'affaire : elle exporte l'équivalent de 3 milliards de dollars par an - principalement des fleurs - mais importe cinq fois plus en valeur (16 milliards de dollars). Ethiopian Airlines, en revanche, prospère : sa réputation est telle qu'elle assure même des liaisons entre Saragosse (Espagne) et Miami (Etats-Unis). « Ce sont des avions Zara ! », raconte le PDG, Tewolde GebreMariam, dans un bâtiment décrépi qui jouxte l'aéroport.

L'ancien agent de comptoir, qui contrôlait les billets d'avion au début de sa carrière, a mis vingt-cinq ans pour atteindre le sommet de l'entreprise. Qu'importe le délabrement des bureaux et son parcours atypique : il a fait d'Ethiopian Airlines la plus grande compagnie d'Afrique et s'attaque désormais aux géants mondiaux. Le partenariat qu'il vient de conclure avec l'espagnol Inditex - la maison-mère de Zara - est un pied de nez aux compagnies américaines et européennes, qui monopolisaient les lignes transatlantiques jusqu'alors.

Addis-Abeba, porte d'entrée de l'Afrique
Côté voyageurs, la frénésie est encore plus palpable : le terminal passagers d'Addis-Abeba est au bord de l'implosion. Conçu pour 8 millions de voyageurs par an, il en accueille 11 millions aujourd'hui... À défaut de sièges, des milliers d'entre eux s'affalent à même le sol, l'oeil rivé aux écrans de télévision qui, en ce début décembre, annoncent la mort de George Bush. Ils viennent de Guinée, du Tchad, de Zambie et attendent un autre vol pour Pékin, Bombay, Los Angeles ou São Paulo. 70% d'entre eux sont en escale, confirmant qu'Addis-Abeba n'est finalement qu'une porte d'entrée vers l'Afrique. Ethiopian Airlines a ainsi formé le plus gros hub de transit du continent.

Avec une population africaine qui doit doubler dans les trente ans qui viennent (à 2,5 milliards d'individus), la compagnie est promise à un développement exponentiel. « C'est déjà celle qui connaît la plus grande croissance mondiale », affirme son vice-président, Henok Teferra. Il y a quinze ans, elle réalisait 300 millions de dollars de chiffre d'affaires. Ce chiffre a décuplé depuis.

Des acquisitions tous azimuts
« C'est une réussite absolument unique, prouvant que les Africains sont capables de créer une multinationale par eux-mêmes. C'est le genre de succès qui devrait accroître leur confiance en eux », souligne l'homme d'affaires Zemedeneh Negatu (Fairfax Africa) au bar de l'hôtel Sheraton. Les capacités de l'aéroport devraient doubler cette année, grâce au concours des Chinois qui financent et rénovent le terminal. Le fait que la compagnie soit 100% publique apporte aussi quelques avantages : « Nous avons un plan de développement sur quinze ans. Si nous avions des actionnaires, nous aurions l'obligation d'optimiser nos profits à court terme », fait valoir le PDG Tewolde GebreMariam.

Singapore Airlines et Emirates, elles aussi étatiques, ont prouvé la puissance du modèle. Pour se rendre incontournable, Ethiopian Airlines crée des compagnies aériennes sur tout le continent, ou investit dans les existantes (Tchad, Malawi, Togo, Mozambique, Zambie, Guinée, Ghana). Leurs avions volent sous des marques différentes. Mais à l'aéroport d'Addis, les hangars de maintenance sont drapés de toutes les couleurs d'Afrique. Les ingénieurs ont beau être salariés d'Ethiopian Airlines, ils réparent les moteurs togolais d'Asky, les dérives de Chadian Airlines, les voilures d'Air Malawi.

« On les facture 40% moins cher, c'est notre prix partenaire », explique Henok Teffera. Pilotes et hôtesses du continent sont aussi formés là, dans une académie qui constitue une vraie tour de Babel. Une piscine géante permet de vérifier qu'ils savent tous nager. C'est aussi ça, la force d'Ethiopian Airlines : avoir développé des activités annexes (maintenance, formation, hôtel, etc) qui représentent presque 20% de ses revenus, fret inclus.

Une course contre la montre pour rattraper les Occidentaux
Cette croissance tous azimuts n'est pas sans risque. La compagnie acquiert certains concurrents au bord de la faillite, dans des pays parfois très corrompus... Mais pour Tewolde GebreMariam, le danger est d'être trop lent plutôt que trop rapide : le secteur aérien est en pleine consolidation - en Europe comme aux Etats-Unis - et Ethiopian Airlines doit atteindre une taille critique s'il ne veut pas se laisser dévorer par les mammouths.

En Afrique, le trafic aérien est contrôlé à 80% par des compagnies extérieures au continent - Air France-KLM et Emirates en tête. Le but d'Ethiopian Airlines est de ramener cette part à 50%. « C'est une course contre la montre, sans quoi il n'y aura pas de champion africain. Nous ne voulons pas être des spectateurs de la mondialisation, mais des acteurs », explique le dirigeant.

Cette soif de croissance est d'autant plus remarquable que le pays reste l'un des plus pauvres du monde. Il figure parmi les derniers en termes de développement humain (173e rang mondial sur 189) dans le classement établi par le Programme des Nations Unies pour le développement.

Dans les supermarchés d'Addis-Abeba, les rayons sont une réplique, à peine plus moderne, de ceux de l'Union soviétique. Les marques sont si peu nombreuses qu'elles s'étalent sur plusieurs mètres de linéaire. Une seule lessive, un seul dentifrice, un seul type de gâteaux : le pays exportant peu, il n'a pas assez de liquidités pour importer à hauteur de ses besoins. Pendant six mois l'an dernier, les Ethiopiens ont ainsi vécu sans sucre. Plus grave, les diabétiques ont été privés d'insuline, faute de pouvoir se fournir à l'étranger.

L'industrie dans l'une des zones les plus pauvres du monde

Cette misère reste peu visible car les 105 millions d'Ethiopiens habitent encore, pour les trois quarts, dans les campagnes. À Hawassa, dans le sud du pays, le mois de décembre coïncide avec le début des moissons. Les femmes fauchent le teff à la faucille et le déposent dans des carrioles en bois tirées par des vaches. D'autres charrient sur leur dos d'immenses meules de foin. Les boeufs foulent les graines en tournant les uns derrière les autres. Le tableau a beau être profondément esthétique, il témoigne surtout du degré d'arriération du pays.

L'incongruité est totale quand ces agriculteurs lèvent la tête pour voir un avion atterrir au milieu des champs. Comme chaque matin, il déverse des dizaines de Chinois, Indiens et Américains, attendus par des 4×4 sur un parking poussiéreux. Ce ne sont pas des touristes, mais des investisseurs ayant fait le pari d'installer là leurs dernières usines textiles, dans un parc industriel construit par les Chinois, à la demande du gouvernement. Parmi les marques présentes, ou qui recourent à des sous-traitants : H&M, Calvin Klein, Levi Strauss, Guess mais aussi l'indien Raymond, l'un des plus grands fabricants de costumes du monde.

Une aubaine fiscale pour les exportateurs
« Nous voulions ouvrir une première usine en dehors de l'Inde. Nous avons hésité entre le Vietnam, le Bangladesh, l'Indonésie et l'Ethiopie. C'est finalement elle qui l'a emporté », raconte le responsable local, Shashi Bhushan. L'usine est flambant neuve. Sur 300 mètres de long se succèdent les tailleuses, les couseuses et les repasseuses. Les costumes sont accrochés aux cintres que l'on retrouvera, un mois plus tard, dans les magasins new-yorkais. L'étiquette, avec le prix en dollars, figure déjà sur les manches.

Mais rien de tout cela n'est réellement produit en Ethiopie : les cintres et étiquettes sont importés d'Inde, les tissus de Chine et de Hong Kong. À défaut d'expérience industrielle, le pays africain ne fait qu'assembler le tout. C'est le maillon le plus récent, et le plus faible, de cette mondialisation. Financièrement, c'est une vraie aubaine : ces petites mains du textile sont parmi les moins payées du monde. Elles gagnent 50 dollars par mois, soit cinq fois moins que les Chinoises et deux fois moins que les Vietnamiennes.

« Ce sont des femmes que nous sauvons de la traite humaine. Beaucoup auraient été abusées, où qu'elles aillent. Ces jobs contribuent à les protéger », fait valoir Likyelesh Abay, chargée de promouvoir les parcs industriels auprès des investisseurs étrangers.

Un volontarisme industriel à la chinoise

Mais, au-delà de la faiblesse salariale, c'est surtout l'absence de barrières douanières qui ravit les investisseurs. Les habits fabriqués en Ethiopie peuvent inonder le marché américain sans être soumis au moindre dollar de taxe douanière. Cet accord « Agoa » a été conclu par Bill Clinton il y a exactement vingt ans pour aider une quarantaine de pays africains. Et, par miracle, Donald Trump ne l'a pas remis en cause, du moins pour l'instant. Vendu aux Etats-Unis, un vêtement « made in Ethiopia » est donc 27% moins cher que s'il était importé du Vietnam ou du Bangladesh. Un accord similaire a été négocié avec l'Europe.

Chinois et Indiens ont donc fait de l'Ethiopie leur cheval de Troie : au lieu d'exporter de chez eux, ils se servent de l'Afrique pour inonder l'Occident de leurs marchandises, en franchise de taxes. Pratiquement tous les pays africains pourraient en tirer avantage. Mais l'Ethiopie - le plus peuplé du continent après le Nigeria - tranche par son volontarisme industriel. Avec une population qui augmente de 2,5 millions par an, elle ressent une profonde urgence à créer des emplois, et donc de la croissance.

Soif de revanche contre l'Occident
Les résultats sont spectaculaires : en 2017, l'Ethiopie est, de toute la planète, le pays qui a généré la plus forte croissance (10,2%), selon la Banque mondiale - en partant d'une base très faible il est vrai. Depuis sept ans, elle s'inscrit constamment dans le Top 5 des nations les plus dynamiques.

Comme pour les « tigres » asiatiques dans les années 90 (Vietnam, Thaïlande, Indonésie, etc.), l'Etat est pleinement engagé dans le développement économique du pays et la réduction de la pauvreté. « En Afrique, beaucoup de pays se focalisent sur le patronage : l'idée est moins de faire croître l'économie que de répartir les richesses existantes, assez inégalement d'ailleurs », explique Stefan Dercon, un professeur d'Oxford qui a longtemps enseigné à Addis-Abeba.

Alors que le Nigeria partage sa richesse pétrolière entre une poignée de notables, l'Ethiopie tente de tirer toute la population vers le haut. L'explosion du nombre d'universités en témoigne : on en dénombre une quarantaine aujourd'hui, contre deux il y a vingt ans. Très dirigiste, le pays oriente 70% des étudiants vers les sciences, afin d'accélérer son industrialisation. « En taux de scolarisation, nous avons accompli des progrès considérables. En qualité, nous pouvons certainement faire mieux », reconnaît l'homme d'affaires Zemedeneh Negatu.

Planification à outrance
L'Ethiopie tente de tirer toute la population vers le haut.
Beaucoup veulent voir dans l'Ethiopie une version miniature de la Chine, avec la même soif de revanche contre l'Occident, la même volonté de ressusciter une gloire perdue. « Nos deux pays ont trois mille ans d'histoire derrière eux. Quand Lalibela s'est construite [NDLR : une ville chrétienne au nord du pays], nous étions au sommet de la civilisation mondiale. Nous avons tout perdu, comme la Chine au xviiie siècle », résume Zemedeneh Negatu.

Le pays, qui a troqué le régime dictatorial du communiste Mengitsu pour un parti d'influence marxiste, toujours au pouvoir, affiche aussi un certain goût pour la planification à outrance. « L'Ethiopie veut tout faire à la fois, à très grande échelle. Rien ne tourne vraiment, rien n'est complètement terminé », regrette Bernard Coulais, qui dirige la filiale locale du groupe français BGI (bières et vins).

Non content d'avoir construit un grand parc industriel, le gouvernement en prévoit une dizaine d'autres, quitte à ce que la plupart restent désespérément vides... Trop dépendant des importations, il s'est également mis en tête de construire une douzaine de sucreries.

4 milliards de dollars ont été engloutis mais pas un seul gramme de sucre n'a encore été produit. Et pour cause : l'Etat a « oublié » de faire planter des cannes à sucre autour. Les usines restent donc inactives. « Ils auraient prévu deux sucreries au lieu de onze, cela aurait certainement mieux marché », résume Bernard Coulais.

Des défis immenses
L'Ethiopie, le tigre africain qui étonne le monde
Si l'Ethiopie excite les investisseurs, on est ainsi loin de l'Eldorado. « Ici, personne ne devient milliardaire en cinq ans, comme au Nigeria, en Angola ou dans les autres pays pétroliers », résume Serge Tiran, qui dirige la filiale locale d'une entreprise logistique (Massida Solutions).

L'Indien Shashi Bhushan ne cache pas l'ampleur des difficultés depuis l'ouverture de son usine textile à Hawassa, il y a deux ans. Recrutées dans des villages isolés, les ouvrières découvrent l'industrie pour la première fois de leur vie. Il a fallu leur expliquer l'usage des toilettes et leur inculquer une certaine discipline : « Au début, il n'était pas rare qu'elles posent leur tête sur leur machine à coudre pour faire une petite sieste. On a dû leur apprendre à rester éveillées. Quand l'une s'évanouissait, les autres l'entouraient pour pleurer, craignant sa mort prochaine. On leur a fait visiter le service de santé et les hôpitaux pour les rassurer », explique-t-il.

La logistique reste par ailleurs effroyable. Sans accès à la mer, l'Ethiopie doit compter sur le port voisin de Djibouti pour exporter. Mais les conducteurs de camion s'arrachent les cheveux. Serge Tiran résume la situation ainsi : « Le port de Djibouti n'est pas plus grand que celui de Rouen. Et la route qui relie les deux pays représente l'équivalent d'une départementale française mal entretenue. Pour un pays de 100 millions d'habitants, c'est aberrant. »

Une ligne de chemin de fer vient d'être construite par des sociétés chinoises pour accélérer les transits. Son coût : 4 milliards de dollars, financés par des créanciers... chinois. Les recettes ne couvrent pas les frais d'exploitation, encore moins les investissements consentis. Plus grave : la ligne ferroviaire n'est pas reliée aux sites de stockage pétroliers, obligeant le pays à s'alimenter par la route. « L'Ethiopie monte des projets qui ne sont pas pensés jusqu'au bout », résume Bernard Coulais.

Un nouveau modèle pour l'Afrique ?
Elu l'an dernier, le Premier ministre Abiy Ahmed tente de rationaliser l'action gouvernementale. Quadragénaire plein d'énergie, il veut privatiser les sucreries et freiner les grands projets chinois. Il promeut une économie plus libérale, impliquant la privatisation totale ou partielle de nombreux joyaux nationaux, tels Ethiopian Airlines et Ethio Telecom.

Mais la pression démographique est forte : la population devrait doubler d'ici à 2050, et l'industrialisation provoquer une migration massive vers les villes. Celles-ci devront absorber 100 millions d'habitants supplémentaires à cette échéance. À Addis-Abeba, les taudis où s'agglutinent les plus pauvres sont déjà menacés par les projets de grandes tours.

Le Premier ministre a beau jouir d'une popularité immense, le risque est que cette urbanisation favorise la contestation sociale. Du FMI à la Banque mondiale en passant par l'ONU, tous surveillent l'Ethiopie comme du lait sur le feu, dans l'espoir d'en faire un nouveau modèle pour l'Afrique. S'il est un pays à suivre de près cette année, c'est lui.



  • 1930 : Tafari Mekonnen est couronné sous le nom d'Hailé Sélassié. Il fera l'objet, par la suite, d'un culte en Jamaïque (le rastafarisme). 1936 : L'Italie de Mussolini occupe partiellement l'Ethiopie, et ce pendant cinq ans. Mais elle ne parviendra jamais à la coloniser.
  •  1974 : Mengistu Haïlé Mariam renverse Hailé Sélassié et proclame le « socialisme éthiopien », le Derg. Jusqu'à 500 000 opposants sont assassinés pendant la « terreur rouge ». 
  •  1984 : La sécheresse entraîne une famine qui fait 1 million de morts. Les images d'enfants squelettiques et de villages décimés font le tour du monde. 
  •  1991 : Le régime du Derg est officiellement renversé par une guérilla marxiste. Le parti formé à l'époque (Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien) est toujours au pouvoir aujourd'hui. 
  •  Avril 2018 : Abiy Ahmed (photo) devient Premier ministre. Il conclut la paix avec l'Erythrée. Il promet la libéralisation du pays et un vaste plan de privatisations.
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Paludisme : quand l'OMS interdit l'artemisia pourtant très efficace contre la maladie

Le paludisme,connu aussi sous le nom de malaria, fait 438 000 morts par an, et constitue la première cause de mortalité chez les enfants de 0 à 10 ans en Afrique subsaharienne.

Il existe certes des médicaments reconnus et unanimement conseillés par l'OMS et les firmes pharmaceutiques internationales, mais qui - en plus de leurs effets secondaires - sont souvent commercialisés à des prix excessifs pour les populations touchées par cette maladie ; des populations qui, en guise d'alternative, ont pu découvrir, grâce aux travail de médecins dévoués à la cause humanitaire, les vertus d'une plante (l'artemisia), aussi efficace que dépourvue d'effets secondaires, et qui, en plus de guérir la maladie, protège aussi contre le paludisme.

Sauf que l'OMS, sous la pression des firmes pharmaceutiques internationales, non contentes de cette trouvaille, interdit l'usage de l'artemisia, une plante qui, malgré la mise en garde de l'Organisation mondiale de la santé, est pourtant en train de supplanter, dans de nombreux pays, les médicaments officiels, notamment grâce à son efficacité et à son coût beaucoup plus abordable (voir vidéo ci-dessous).

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