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Michelle Obama et Elizabeth II : L'amusante vérité sur leur accolade scandaleuse(Avec AFP)

First Lady remarquable durant le mandat de son époux Barack, Michelle Obama a-t-elle fauté, ce fameux jour de 2009 où elle a sans embages passé son bras autour de la reine Elizabeth II ? Cela ne se fait pas et la buzzosphère avait manqué d'en faire une syncope. A posteriori, l'Américaine explique les raisons insoupçonnées de ce geste inattendu.

Nul n'est censé ignorer la loi... qui veut qu'on ne pose en aucune manière la main sur la monarque britannique. Pourtant, en ce 1er avril 2009, Michelle Obama enfreint la règle et passe son bras dans le dos de la reine Elizabeth II – laquelle lui rend la pareille – en pleine réception au palais de Buckingham à l'occasion du sommet du G20 alors organisé à Londres. Ce n'est pas un poisson d'avril. Stupeur chez les observateurs avertis (du protocole) et bad buzz dans les médias...

Bien des années plus tard, l'épouse de l'ancien président américain Barack Obama, qui entre-temps a revu à plusieurs reprises la vénérable souveraine, a ce moment encore bien en tête. Mais elle a aussi une explication insoupçonnée et un rien perchée à son geste, qu'elle fournit dans ses mémoires événement intitulés Becoming : cette accolade était en réalité un étonnant moment de solidarité féminine...


Tout était parti d'une remarque de la reine, qui, de son mètre 63 sous la toise, n'avait pas résisté à l'envie de faire remarquer à son invitée qu'elle la trouvait "tellement grande". Michelle Obama, qui culmine effectivement à 1,80 mètre, avait alors répondu en soulignant que ses talons Jimmy Choo y étaient aussi pour quelque chose. C'est alors qu'Elizabeth II avait eu "un geste d'agacement en désignant ses propres escarpins noirs", et de lâcher : "Ces chaussures sont vraiment inconfortables, n'est-ce pas ?"

Le faux pas ultime
L'ex-First Lady des États-Unis, qui décrit dans son livre la monarque britannique comme une "authentique icône" et reste marquée par "son sourire délicat", relate la suite de cet échange insolite : "J'ai avoué à la reine que j'avais mal aux pieds. Elle m'a avoué qu'elle aussi avait mal aux pieds. Nous nous sommes regardées avec la même expression, l'air de dire 'mais combien de temps va-t-on encore rester debout à ne rien faire avec ces grands dirigeants mondiaux ?'. Et là-dessus, elle est partie d'un rire absolument charmant. Oubliez un instant qu'elle porte parfois une couronne sertie de diamants et que j'étais arrivée à Londres à bord de l'avion présidentiel : nous n'étions rien d'autre que deux dames fatiguées opprimées par nos chaussures. Alors, j'ai fait ce que je fais instinctivement lorsque je me sens en phase avec une nouvelle personne, à savoir extérioriser mes sentiments. J'ai affectueusement passé la main par-dessus son épaule. À cet instant précis, je ne savais pas que j'étais en train de commettre ce qui allait être considéré comme un faux pas ultime."


Navrée après-coup, devant le tollé provoqué, que ce geste spontané ait pu faire de l'ombre aux efforts politiques que son mari déployait alors dans le cadre du G20, Michelle Obama n'y voit toujours pas le mal et explique en toute sincérité : "Si je n'ai pas fait ce qu'il fallait, au moins j'ai fait quelque chose d'humain. Je dirais même que cela n'a pas posé de problème à la reine, parce que lorsque je l'ai touchée, tout ce qu'elle a fait, c'est se rapprocher de moi, posant sa main gantée avec douceur dans le bas de mon dos."

Elizabeth II a par la suite accueilli à trois autres reprises le couple Obama, en 2011 à l'occasion d'une visite officielle, en 2012 pour les Jeux olympiques de Londres et en 2016 pour une nouvelle visite d'État coïncidant avec les célébrations de son 90e anniversaire. Elle les a également comiquement affrontés par vidéo interposée lorsque le prince Harry les a tous trois sollicités pour la promotion de ses premiers Invictus Games.

purepeople.com

60% des cadres envisagent de démissionner, selon une étude de Cadremploi

Selon Cadremploi, les 3 millions de cadres du secteur privé français évoluent sur un marché de plein emploi, ce qui expliquerait d'une part leur appétit de changement retrouvé et d'autre part la difficulté qu'affrontent les entreprises pour les recruter et à les fidéliser.

Les employeurs et leurs DRH risquent de tomber de leur chaise en lisant ce sondage réalisé par l'Ifop pour le compte de Cadremploi : six cadres sur dix envisagent de démissionner de leur poste actuel, principalement pour améliorer leurs perspectives professionnelles et leur salaire, selon une étude Ifop pour Cadremploi publiée mardi. 20% des cadres pensent même "souvent" à démissionner et "plus d'un cadre sur trois" va jusqu'à envisager une reconversion, d'après cette enquête.

Pour 80% des cadres, démissionner a été positif sur le bien-être général
Mais quatre cadres sur dix perçoivent la démission "comme risquée". Pourtant, parmi les cadres qui ont déjà démissionné, plus de 80% "constatent un impact positif sur leur niveau de bien-être général", notamment sur leur vie privée, relève Cadremploi dans un communiqué.

Pour ceux qui pourraient franchir le pas, "le manque de perspectives professionnelles et la rémunération" seraient "les principaux déclencheurs de démission", devant les "relations avec le management", "l'intérêt des missions" et "des raisons relevant de la vie personnelle", précise Cadremploi.

"Les cadres - qui sont plus de 3 millions en France dans le secteur privé - évoluent sur un marché de plein emploi où les entreprises ont des difficultés à les recruter et à les fidéliser. Les cadres ont donc la chance de pouvoir envisager de quitter leur entreprise pour tenter d'être plus heureux ailleurs si cette dernière ne répond pas à leurs attentes", souligne Julien Breuilh, directeur des études de Cadremploi, cité dans le communiqué.

Démissionner et toucher le chômage ? Une nouveauté bien accueillie
La loi "Avenir professionnel" est "bien accueillie" par six cadres sur dix, selon l'enquête. Votée l'été dernier, cette loi va ouvrir le droit à une indemnisation chômage, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou avec un projet de création ou reprise d'entreprise.

Mais pour entrer en vigueur, ce dispositif doit encore être retranscrit dans la nouvelle convention d'assurance chômage dont les négociations entre partenaires sociaux viennent à peine de commencer.

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Méthodologie

Cette enquête a été réalisée en ligne, du 10 au 16 octobre, auprès d'un échantillon de 1.001 cadres, représentatif de la population française des cadres actifs en poste selon la méthode des quotas. Cadremploi se présente comme le premier site pour l'emploi des cadres du secteur privé en France, notamment avec des offres d'emploi et le dépôt de CV.

latribune.fr

Etats-Unis : ce que les résultats des "midterms" changent pour Donald Trump

Avec une majorité désormais démocrate à la Chambre des représentants, les deux prochaines années s'annoncent difficiles pour Donald Trump. Franceinfo vous détaille les conséquences de l'issue de ces "midterms" pour le président américain.

Donald Trump n'aura pas obtenu la vague "rouge" qu'il espérait lors des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre. Le président américain devra désormais cohabiter avec le Parti démocrate après la victoire du "camp bleu" à la Chambre des représentants. Mercredi 7 novembre, à 7 heures (heure française), les démocrates avaient gagné 24 sièges supplémentaires à la chambre basse du Congrès, au détriment du parti présidentiel.

A l'issue du scrutin, Donald Trump bénéficie pourtant encore d'une majorité au Sénat, renforcée d'au moins trois sièges, selon les dernières estimations du New York Times* mercredi matin. Affaibli par une nouvelle majorité "bleue" à la Chambre des représentants, mais aidé par un Sénat plus "rouge", comment Donald Trump pourra-t-il mener les deux dernières années de son mandat ? Franceinfo fait le point sur ce que ces midterms vont changer pour le président américain.

1 - Son agenda législatif bloqué
Avec une majorité d'élus démocrates à la Chambre des représentants – l'équivalent américain de l'Assemblée nationale – "l'agenda législatif conservateur risque de mourir", explique le site américain Vox*. Minoritaires, les élus républicains pourront difficilement proposer de nouvelles lois à leur exécutif au cours des deux prochaines années.

Concrètement, plusieurs des mesures emblématiques du programme de Donald Trump risquent d'être bloquées sur le plan législatif. Sans majorité, Donald Trump sera ainsi incapable d'abroger la loi Obamacare, réforme emblématique de l'assurance-maladie mise en place sous la présidence de Barack Obama. Il pourra difficilement toucher aux budgets alloués à plusieurs programmes sociaux, et réduire encore davantage la taxation des entreprises et des ménages américains les plus favorisés. Donald Trump devra également renoncer à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, précise Le Figaro. Il perdra enfin une marge de manœuvre conséquente sur la négociation des traités, puisque ceux-ci sont ratifiés par le Congrès, explique France Culture.

Cette cohabitation entre une Maison Blanche "rouge" et une chambre basse "bleue" risque d'engendrer une "impasse", relève Vox. Le site rappelle en effet que Donald Trump bénéficie d'un pouvoir de veto – les propositions démocrates risquent ainsi d'être bloquées, à leur tour, par le dirigeant. De son côté, le président aura toujours la possibilité d'avancer ses pions en signant des décrets présidentiels, auxquels Barack Obama avait largement eu recours après avoir perdu le contrôle démocrate de la Chambre des représentants. Mais ces décrets seraient susceptibles d'être défaits par une simple signature d'un prochain président.

2 - Vers de nouvelles enquêtes parlementaires le concernant
Une majorité démocrate à la Chambre des représentants implique aussi de nouvelles investigations visant le président américain. Comme le note la chaîne britannique BBC*, les démocrates vont désormais prendre la tête d'importants comités à la chambre basse, ce qui peut leur permettre de lancer des enquêtes, entre autres, sur les accusations d'agressions sexuelles visant Donald Trump, ou encore sur les affaires concernant ses sociétés, telles que le Trump International Hotel.

Le président américain semble également menacé par Bill Pascrell, un élu démocrate du New Jersey, qui se bat pour la diffusion des déclarations fiscales de Donald Trump. Victorieux mardi soir, ce parlementaire pourrait prendre la tête de la commission des "Ways and Means", en charge de la fiscalité à la Chambre des représentants, relève France Culture.

Les enquêtes existantes sur les soupçons de collusion entre la campagne de Donald Trump et la Russie, en 2016, risquent enfin de s'accélérer, une fois les démocrates à la tête de la Chambre des représentants. Toute politique controversée pourrait faire l'objet d'une enquête, note Vox.

3 - Son pouvoir de nomination des juges fédéraux conservé
Avec une majorité conservée et consolidée au Sénat, Donald Trump a échappé au pire cas de figure, celui d'un Congrès contrôlé par une "super-majorité" démocrate. Avec la chambre haute acquise à sa cause, le président pourra continuer à remodeler les tribunaux fédéraux à son image. Il va aussi conserver le pouvoir de nomination des juges fédéraux, qui peuvent peser sur des décisions concernant un large éventail de sujets, comme la protection sociale, le droit de vote ou l’accès à l’avortement.

Pendant les deux premières années de son mandat, la majorité républicaine au Sénat avait déjà permis à Donald Trump d’utiliser allègrement ce pouvoir de nomination. La chambre haute a ainsi confirmé 29 nominés de Donald Trump à des tribunaux d’appel fédéraux, alors qu’à titre de comparaison, elle n’avait confirmé que deux nominés à des postes équivalents lors des deux dernières années du mandat de Barack Obama, comme le souligne NPR.

4 - La perspective de sa destitution définitivement écartée
Avec une majorité simple à la Chambre des représentants, les démocrates pourraient théoriquement lancer une procédure d’"impeachment" à l’encontre du président des Etats-Unis. Mais une fois cette première étape franchie, le président ne serait destitué qu’à l’issue d’un procès et d’un vote au Sénat nécessitant une majorité qualifiée de deux tiers, c’est-à-dire de 67 sénateurs.

C’est en raison de cette condition que dans l’histoire des Etats-Unis, aucun président sous le coup d’une procédure d’impeachment n’a été destitué. Et avec une majorité de républicains au Sénat, le scénario d'une destitution de Donald Trump est tout simplement impossible.

francetvinfo.fr

Découverte fortuite du secret de la construction des pyramides

Des égyptologues sont tombés sur une rampe qui pourrait expliquer comment d’immenses blocs de pierre ont été empilés.

Le secret de la construction des pyramides est l’un des mieux gardé par l’Histoire. Mais en septembre, des égyptologues ont reçu un petit coup de pouce du destin. Alors qu’ils étudiaient des inscriptions anciennes sur le site de Hatnoub, une ancienne carrière dans le désert égyptien, ces derniers sont par hasard tombés sur une rampe datant de la même époque que la Pyramide de Gizeh (il y a 4 500 ans).

Longue de 30 mètres, sur trois mètres de large, encadrée par deux escaliers parallèles comportant des trous de poteaux, elle représente le haut d’une rampe de plus de 100 mètres de long. Cette découverte suggère qu’il existait à l’époque une technique plus développée que ce que l’on pensait jusqu’ici, qui aurait permis de construire les merveilles du monde plus rapidement.


Si la théorie de la rampe pour porter les blocs de pierre n’est en réalité pas entièrement inédite, la rampe découverte par l’équipe de chercheurs franco-anglaise contient des caractéristiques inattendues : elle est tout d’abord beaucoup plus inclinée que ce qui était imaginé jusqu’ici, ce qui est révolutionnaire : « La théorie de la rampe droite retrouve un intérêt car elle n’a plus besoin d’être si longue !

C’est une avancée extrêmement importante dans la pyramidologie ! », s’est exclamé Yannis Gourdon, le fondateur et codirecteur de la mission archéologique d’Hatnoub, interrogé par Ouest France. De plus, la présence de poteaux et de trous des deux côtés de la rampe suggère que les constructeurs parvenaient à hisser les blocs de pierre des deux côtés de la rampe (au lieu de les tirer derrière eux).

Enfin, elle permet d’imaginer un système selon lequel les personnes situées en-dessous du bloc utilisaient les poteaux pour créer un système de poulies tandis que celles situées au-dessus de celui-ci tiraient simultanément, l’empêchant de retomber.
Lire aussi > Un tombeau du dieu Amon découvert en Égypte

La construction des merveilles du monde pourrait donc avoir été beaucoup plus rapide que ce qu’on croyait jusqu’ici, même si le travail et le nombre de personnes impliquées sont conséquents : « Le système que nous avons découvert permettrait à plus de personnes d’exercer leur force en même temps.

Cela signifie donc que vous seriez en mesure d’exercer plus de force et de déplacer les blocs plus rapidement », a déclaré le Dr Roland Enmarch, maître de conférences en égyptologie à l’université de Londres, Liverpool et codirecteur du projet qui a fait la découverte (appelé le Hatnub Survey).

Bien sûr, plus de recherche sera nécessaire pour confirmer que cette rampe trouvée dans une carrière était bel et bien utilisée pour construire les pyramides. Mais des inscriptions ont révélé que la rampe datait de la même époque que le pharaon Khéops, qui avait construit la grande pyramide d’Égypte.

Et si la technique était utilisée dans le pays à l’époque, il y a fort à parier qu’elle a été utilisée par les constructeurs des pyramides. Une découverte de taille !

Source : Paris Match

Midterms 2018 : les Américains aux urnes pour un scrutin à l’issue incertaine

Les bureaux de vote sont ouverts aux Etats-Unis pour des élections de mi-mandat en forme de scrutin pour ou contre la politique de Donald Trump.

Les Américains sont appelés aux urnes, mardi 6 novembre, pour désigner leurs représentants au Congrès. Deux ans après la présidentielle de 2016 qui avait propulsé Donald Trump à la Maison Blanche, le scrutin va prendre des allures de référendum pour ou contre le président américain, dans un pays profondément divisé. En jeu : les 435 sièges de la Chambre des représentants, 35 au Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’Etats, de la Floride à l’Alaska.
Les premiers bureaux de vote viennent d’ouvrir. Ils fermeront entre 18 et 21 heures (Etat de New York, Iowa, Dakota du Nord).

Signe du grand intérêt suscité par ces élections : déjà plus de 36 millions de bulletins avaient été déposés le 5 novembre dans les Etats permettant le vote anticipé ou par procuration. Ce chiffre est nettement supérieur aux quelque 22 millions enregistrés avant le jour du vote lors d’un rendez-vous comparable en 2014.

Incertitude réelle
L’impact de ces scrutins pourrait être monumental : en plus de cent cinquante ans, le parti du président n’a que très rarement échappé à un vote sanction, et les républicains redoutent de perdre le contrôle du Congrès.

Mais l’incertitude est réelle et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir dire avec certitude qui, des républicains ou des démocrates, sera le vainqueur. Les sondeurs, échaudés par la « surprise » Trump en 2016 se gardent bien d’être trop définitifs dans leurs analyses. Le dernier billet de Nate Silver, le patron du site FiveThirtyEight, résume bien cette extrême prudence : « Les démocrates ne sont pas certains de prendre la Chambre, mais ils sont assez clairement les favoris. »

Pour reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, les démocrates doivent gagner 23 sièges supplémentaires et la victoire est à leur portée même si une trentaine de scrutins sont très serrés, selon les sondeurs ;
Les républicains devraient, en revanche, conserver le contrôle du Sénat : ils y disposent d’une courte majorité (51-49), mais la carte électorale de la Chambre haute est beaucoup plus défavorable aux démocrates car ils doivent défendre 26 sièges – et six d’entre eux sont menacés – contre seulement neuf pour les républicains.

Les électeurs républicains mobilisés
La bonne santé de l’économie américaine, qui connaît une situation de plein emploi et une croissance qui pourrait dépasser 3 % cette année, n’a pas été jugée comme un thème suffisamment fédérateur pour endiguer ce qui, un temps, a pu apparaître comme une vague bleue démocrate qui pourrait emporter la Chambre des représentants. Donald Trump a fait campagne jusqu’au bout, enchaînant les rassemblements « Make America Great Again », délivrant un message anxiogène sur l’immigration et en critiquant les élites représentées par une presse qu’il qualifie de mensongère et partisane.

En outre, la confirmation à la Cour suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé d’abus sexuels lorsqu’il était lycéen, a provoqué un réveil de l’électorat évangélique, attaché aux questions liées à la famille et à la religion.

Les démocrates en manque de leadeurs
Les démocrates ont fait campagne sur la défense du système de santé. Mais ils parient aussi sur le rejet de Donald Trump, qu’ils sont nombreux à qualifier ouvertement de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites récentes.

Faute de figure démocrate emblématique, l’ancien président Barack Obama est sorti de la réserve qu’il observait depuis son départ de la Maison Blanche et est venu faire campagne pour son parti, appelant avant tout les Américains à voter pour ce qu’il a qualifié d’élections les plus importantes de leur vie.

Inquiétudes sur la manipulation du scrutin
A la veille du scrutin, les agences de renseignement ont mis en garde les Américains contre les acteurs étrangers, « la Russie en particulier », qui continuent d’essayer d’influencer l’opinion publique.

Et Facebook a annoncé avoir bloqué environ 30 comptes, ainsi que 85 comptes sur le réseau de partage de photos Instagram qu’il détient, qui pourraient être liés à des entités étrangères et servir à des ingérences dans les élections américaines.



Lemonde.fr

L'Aquarius demande à débarquer à Marseille, la France dit chercher "une solution européenne"

AQUARIUS - L'ONG SOS Méditerranée a demandé lundi à la France de pouvoir accoster "à titre exceptionnel" dans le port de Marseille. Le navire humanitaire Aquarius a à son bord 58 migrants à bord, dont 17 mineurs. La demande réveille les divisions politiques sur l'accueil des réfugiés secourus en mer Méditerrranée.

L'Aquarius est en route vers Marseille. L'ONG SOS Méditerranée a déclaré ce lundi 24 septembre lors d'une conférence de presse qu'elle demandait l'autorisation à la France de débarquer dans la cité phocéenne à "titre exceptionnel".  A son bord, se trouvent 58 migrants, parmi lesquels 17 mineurs, dont la plupart a dû faire face à du "travail forcé et non rémunéré" en Libye, selon un communiqué de l'association SOS Méditerranée.

Le directeur des opérations de l'association, Frédéric Penard, a affirmé que Marseille était le seul "port envisageable", après avoir essuyé le refus de l'Italie et de Malte. Le navire a, par ailleurs, appris ce matin que le Panama allait lui retirer son pavillon.

En fin d'après-midi, Matignon a indiqué à l'AFP que la France cherchait "une solution européenne".

"Nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser"
"Nous avons alerté d'autres pays, mais nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser, compte tenu de la situation humanitaire", a déclaré Francis Vallat, le président de l'ONG en France. Sans préjuger de la réponse, il a assuré qu'à aucun moment les autorités "ne nous ont dissuadé de monter vers Marseille".

Il faut "environ quatre jours", depuis la position actuelle du navire, pour gagner Marseille, a indiqué Francis Vallat. Toutefois, Frédéric Penard s'est dit incapable de prévoir "quand le navire arrivera" sur les côtes françaises "parce que les éléments changent", l'Aquarius étant "toujours susceptible d'être mobilisé" pour une opération de sauvetage en mer.


Cette annonce a déclenché les réactions des politiques : Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis et député de Marseille, a estimé qu'il était de "notre devoir et notre honneur" de laisser accoster l'Aquarius. Un avis partagé par Benoit Hamon qui réclame également que la France accorde son pavillon au navire humanitaire. 


Marine Le Pen a fustigé "les passeurs de l'Aquarius".

LCI

Enquête pour viol ouverte en Suisse contre Tariq Ramadan : "C'est une étape importante pour ma cliente", affirme l'avocat de la plaignante

Maître Romain Jordan évoque une "emprise et des tentatives d'intimidation", pour expliquer que sa cliente ait mis une dizaine d'années à porter plainte.

"C'est évidemment une étape importante pour ma cliente, qui a déposé plainte il y a plusieurs mois", a réagi samedi 16 septembre sur franceinfo maître Romain Jordan, avocat à Genève de Brigitte, quatrième femme à avoir déposé plainte contre Tariq Ramadan. L'avocat répondait après l'ouverture d'une enquête criminelle pour viol en Suisse à l'encontre de l'intellectuel musulman déjà mis en examen en France dans deux autres affaires pour des cas similaires.

Des "soupçons suffisants"
"Cette enquête arrive à la conclusion qu'il existe des soupçons suffisants pour justifier l'ouverture d'une instruction, en droit français c'est un peu l'équivalent d'une mise en examen, pour les faits qu'elle a dénoncés", a poursuivi l'avocat avant d'ajouter : "Le critère légal, c'est qu'il existe des indices et des soupçons suffisants pour justifier l'ouverture d'une instruction, de toute évidence, l'autorité pénale a considéré que c'était le cas."

"Les faits [que ma cliente] dénonce sont des faits constitutifs de viols, avec l'aggravante de la cruauté, de séquestration et de contrainte sexuelle, des faits qui se seraient passés il y a environ une dizaine d'années en octobre 2008 dans un hôtel à Genève", détaille maître Romain Jordan, qui précise que si sa cliente a mis tant d'années pour porter plainte c'est parce qu'"il y a longtemps eu l'emprise, les tentatives d'intimidation, qui ont malheureusement prospéré un long moment, il y a eu la peur et finalement cet éclair de lumière fin 2017, lorsque la parole s'est libérée et c'est grâce à cela qu'elle a trouvé la force de faire, elle aussi, le pas."

"C'est une décision qui est tout à fait logique et qui permettra à la procédure de connaître une nouvelle étape importante". Maître Romain Jordan à franceinfo

"En tant qu'avocat de Brigitte, je ne peux que confirmer le fait que son récit est clair, précis et concorde avec les récits des autres parties plaignantes qui ont déjà déposé plainte." Selon l'avocat, sa cliente est satisfaite par cette mise en examen : "Voir sa parole reconnue, voir sa démarche traitée avec sérieux et précision par les autorités pénales, c'est évidemment une satisfaction. La prochaine étape la plus vraissemblable sera l'audition du prévenu, donc de Tariq Ramadan, qui se tiendra selon toute vraissemblance en France, en présence de toutes les parties", conclut maître Romain Jordan.

Tariq Ramadan a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour "viol" et "viol sur personne vulnérable", après les plaintes d'Henda Ayari et d'une autre femme surnommée Christelle. Par ailleurs, une troisième femme, Mounia Rabbouj, l'accuse également de viols, l'islamologue a été placé sous le statut de témoin assisté dans ce volet.

francetvinfo.fr

Cour suprême : une femme accuse le candidat de Trump d'agression sexuelle

VIDÉO - L'agression, que le juge Kavanaugh a formellement démentie, se serait produite dans les années 1980 au lycée selon le témoignage d'une femme publié dimanche dans le Washington Post. Un retournement qui pourrait perturber sa confirmation par le Sénat américain.


Nouveau retournement dans le processus de nomination du juge Kavanaugh au siège de la Cour suprême. Dans un témoignage publié dimanche dans le Washington Post, une femme a accusé le candidat de Donald Trump d'agression sexuelle dans les années 1980, lorsqu'il était lycéen. Un retournement qui promet de perturber sa confirmation par le Sénat américain. Magistrat conservateur, ancien conseiller du président George W. Bush, le juge Brett Kavanaugh, 53 ans, conteste catégoriquement ces accusations. Les démocrates ont immédiatement réagi, exigeant le report du vote au Sénat sur sa confirmation.

L'enjeu est grand. Brett Kavanaugh pourrait, s'il est confirmé à ce poste à vie, faire basculer pendant au moins une génération l'équilibre de la Cour suprême. Elle est chargée aux États-Unis de trancher sur des questions divisant profondément la société, comme l'avortement ou les armes. Les républicains disposent d'une très courte majorité (51-49) au Sénat, qui a le dernier mot sur les candidats désignés par le président américain. Déjà sous la loupe, la réaction de deux sénatrices républicaines défendant le droit à l'avortement va donc être scrutée de près dans les prochains jours.

«Devoir civique»
A deux mois d'élections parlementaires qui pourraient voir les démocrates prendre la majorité au Congrès américain, la Maison Blanche et les républicains n'ont pas de temps à perdre. Mais le témoignage de Christine Blasey Ford, publié dimanche par le Washington Post, pourrait enrayer un processus qui s'annonçait rapide.

Professeure universitaire de psychologie âgée de 51 ans, elle affirme qu'au début des années 1980, lorsque Brett Kavanaugh était scolarisé dans la proche banlieue de Washington, ce dernier et un ami «complètement ivres» l'auraient coincée dans une chambre lors d'une soirée. Brett Kavanaugh l'aurait maintenue de force sur un lit, avant de se livrer à des attouchements par dessus ses vêtements, qu'il aurait tenté sans succès de lui retirer. Quand elle aurait tenté de crier, il lui aurait couvert la bouche avec la main. «J'ai pensé qu'il risquait de me tuer sans le vouloir», a-t-elle confié au journal. Elle avait finalement pu se dégager de son étreinte et quitter la pièce.

Christine Blasey Ford dit n'avoir parlé à personne des ces faits, qui l'ont pendant longtemps affectée, jusqu'à une séance de thérapie de couple avec son époux en 2012. Elle a fourni au journal des notes prises par son psychothérapeute à l'époque, quand elle évoquait «une tentative de viol» pendant son adolescence. Ces informations étaient parvenues dès cet été dans une lettre confidentielle à une influente sénatrice démocrate, Dianne Feinstein, qui n'en avait pas touché mot aux autres sénateurs. Cette dernière avait finalement révélé jeudi avoir donné sa lettre à des inspecteurs.

Christine Blasey Ford explique au Washington Post que face aux rumeurs folles qui couraient depuis sur son identité, elle a décidé de sortir de l'ombre. «J'estime désormais que mon devoir civique pèse plus lourd que mon angoisse et ma terreur face à des représailles», explique cette professeure de l'université de Palo Alto. Electrice démocrate, elle a fait des petits dons à des organisations politiques, précise le Washington Post.

«Une insulte pour les femmes»
Un vote en commission sénatoriale est prévu jeudi sur la confirmation de Brett Kavanaugh, avant le vote final en séance plénière qui pourrait intervenir dès fin septembre. Maintenant que l'accusatrice a parlé publiquement «il revient au FBI de mener une enquête. Cela devrait se produire avant que le Sénat n'avance sur cette nomination», a déclaré dimanche Dianne Feinstein, dans un communiqué. «Insister pour voter maintenant serait une insulte pour les femmes américaines et l'intégrité de la Cour suprême», a tonné le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

Dénonçant depuis jeudi une «opération de la dernière chance», la Maison Blanche a renvoyé le Washington Post vers le démenti «catégorique et sans équivoque» de Brett Kavanaugh publié en fin de semaine. «Je n'ai pas fait cela, que ce soit au lycée ou à n'importe quel autre moment», écrivait le juge, catholique pratiquant, marié et père de deux filles. Plus de 60 femmes disant le connaître à l'époque l'ont défendu dans une lettre.

«Au cours de ses 25 ans dans la fonction publique le FBI a consciencieusement et régulièrement étudié le parcours de Brett Kavanaugh», avait insisté jeudi la Maison Blanche. Un argument repris par les républicains au Sénat. Après la publication de l'interview, le sénateur républicain Lindsey Graham s'est toutefois dit prêt à entendre Christine Blasey Ford en commission si elle le désire. Avant d'ajouter que cela devrait «être fait immédiatement, afin que le processus puisse se poursuivre comme prévu».

lefigaro.fr

Présidentielle au Sénégal : le PDS se déchire autour de la candidature de Karim Wade

Une succession de lettres a mis le feu aux poudres au Parti démocratique sénégalais (PDS), où certains responsables commencent à questionner la stratégie du « va-tout » autour de la candidature de Karim Wade à l'élection présidentielle, prévue en février prochain.

Faut-il prévoir une alternative à la stratégie du « Karim ou rien » ? C’est une question qui agite le PDS depuis des mois mais que ses principaux responsables prenaient soin jusqu’ici de ne pas aborder, du moins publiquement. L’échange épistolaire peu amène qui vient de se jouer entre Abdoulaye Wade et son homme de confiance – et patron des députés du PDS -, l’avocat Madické Niang, à défaut de trancher le débat, laisse affleurer le clivage qui se joue en interne sur cette question stratégique pour le premier parti d’opposition au Sénégal.

Dans une lettre signée depuis Dubaï, Abdoulaye Wade n’y est pas allé de main morte pour s’attaquer à Madické Niang, accusant explicitement ce dernier de trahison. « Compte tenu des relations que nous avions entre nous, j’étais en droit de penser qu’il n’aurait jamais choisi la forme du coup de poignard dans le dos », assène Gorgui (« le Vieux », en wolof). Cause de son courroux : une missive reçue quelques jours plus tôt et dont Madické Niang serait, à ses yeux, l’instigateur occulte.

« La seconde option »
Le texte en question est pourtant bien flagorneur. Daté du 2 septembre et adressé à « son Excellence Maître Abdoulaye Wade », qualifié notamment de « défenseur des causes justes » et de « visionnaire », il invite celui-ci à « une discussion stratégique sur la présidentielle du 24 février 2019 ». Et surtout à désigner un autre candidat pour le PDS, après le rejet par la Cour suprême du recours formulé par Karim Wade en vue de son inscription sur les listes électorales.

« Cette décision de la Cour suprême nous impose une alternative qui est d’affronter Macky Sall dans la rue au risque de détruire le pays que vous avez construit ou de le battre dans les urnes en choisissant un autre candidat, écrit l’auteur de la lettre, un certain Thierno Birahim Thiobane, qui se présente comme conseiller départemental PDS à Kaolack. Et tout votre cursus politique nous oriente vers la seconde option. »

"À L’UNISSON, LES TÉNORS DU PARTI  ÉVOQUENT PUBLIQUEMENT LA PERSPECTIVE « D’UN BRAS DE FER » AVEC LE RÉGIME POUR IMPOSER LEUR CANDIDAT"

Une tonalité bien différente du mantra répété en boucle ces derniers mois sur « l’absence de plan B » au PDS en vue de la présidentielle de février 2019. À l’unisson, les ténors du parti  évoquent même publiquement la perspective « d’un bras de fer » avec le régime pour imposer leur candidat. « Nous sommes prêts à tout et nous avons l’expérience de la lutte », déclarait ainsi à JA, il y a quelques jours, le porte-parole du parti, Babacar Gaye.

« On n’a fait qu’exprimer une opinion interne au sein du parti, se défend Thierno Birahim Thiobane. Si Abdoulaye Wade a réagi avec une telle véhémence, c’est peut-être parce qu’il est manipulé par son fils. » Et de rappeler que plusieurs élus (notamment cinq députés) et responsables locaux du PDS ont cosigné la missive.

L’un des députés « signataires », Mor Kane, affirme pourtant n’avoir jamais été associé à cette initiative. « On m’a appelé en me demandant quelle devrait être la marche à suivre après le rejet du recours devant la Cour suprême, explique ce dernier à Jeune Afrique. Et j’ai simplement répondu qu’il fallait s’adresser à notre président Abdoulaye Wade, que je respecte beaucoup. Je n’ai jamais vu cette lettre. »

« Une candidature de recours »
Quid du rôle de Madické Niang dans cette affaire ? « Je n’ai jamais été en contact avec lui lors de la rédaction de ce texte », assure Thierno Birahim Thiobane. Même son de cloche du côté de l’intéressé, qui jure dans un communiqué relayé par la presse en ligne sénégalaise n’avoir « jamais trahi Abdoulaye Wade » et « n’être ni de près ni de loin mêlé à l’initiative de Thiombane, que je n’ai jamais rencontré et avec qui je n’ai pas parlé une seule fois ».

Mais dans le même texte, Madické Niang – qui demeurait injoignable ce mardi – révèle aussi avoir envoyé une lettre à l’ancien président, le 3 septembre, où il lui proposait « une candidature de recours en cas de nécessité ». « J’avais choisi cette voie directe et confidentielle parce qu’il s’agit pour moi d’une question importante pour l’avenir du Sénégal qui mérite une réflexion profonde et lucide », estime-t-il.

Un discours à rebours de celui tenu en public depuis des mois par ce haut responsable du PDS. Le même jour, 3 septembre, Madické Niang affirmait ainsi à JA : « Il ne s’agit pas de boycotter l’élection mais de l’empêcher de se tenir sans Karim. »

jeuneafrique.com

Ex-espion russe empoisonné : Moscou a retrouvé les suspects de l'affaire Skripal, "des civils" selon Vladimir Poutine

Vladimir Poutine assure, mercredi 12 septembre, que la Russie a identifié les personnes soupçonnées par Londres d'avoir empoisonné l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille au Royaume-Uni. Le président russe précise qu'il s'agit de "civils" et non d'agents du renseignement militaire comme l'affirment les autorités britanniques.

"Nous savons de qui il s'agit, nous les avons trouvés. Mais nous espérons qu'ils apparaîtront eux-mêmes au grand jour pour dire qui ils sont", a déclaré Vladimir Poutine lors d'un forum économique dans l'Extrême-Orient russe. "Ce sont des civils bien sûr, a-t-il ajouté. Je vous assure qu'il n'y a là rien de criminel."

Crise diplomatique
Selon Londres, l'attaque a été perpétrée par deux "officiers" du GRU (service de renseignements russe), identifiés par la police britannique comme étant les ressortissants russes Alexander Petrov et Ruslan Bochirov, deux noms que la police soupçonne cependant d'être des noms d'emprunt. Ils font l'objet d'un mandat d'arrêt.

Depuis le départ, le Royaume-Uni accuse la Russie d'être à l'origine de l'attaque, qui avait engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les occidentaux. Les Skripal ont survécu à l'empoisonnement, tout comme le policier contaminé en leur portant secours.

franceinfo.fr

Guerre commerciale : Ford ne fait pas de cadeaux à Trump

VIDEO. Contrairement à ce qu'espérait le président américain, le constructeur américain ne fabriquera le modèle Active de la gamme Ford Focus aux Etats-Unis.

Ford n'a pas l'intention d'offrir une victoire symbolique à Donald Trump. Le constructeur automobile a douché l'enthousiasme du président américain en annonçant qu'il ne fabriquerait pas la Ford Focus Active aux Etats-Unis.

« Ce n'est que le début. Cette voiture peut maintenant être FABRIQUEE AUX ETATS-UNIS et Ford ne paiera pas de taxes de douane ! », s'était pourtant félicité d'avance le magnat de l'immobilier sur Twitter, rappelant que Ford avait renoncé en août à  importer aux Etats-Unis des véhicules fabriqués en Chine .

Pas rentable
« Il ne serait pas rentable de produire la Ford Focus Active aux Etats-Unis étant donné que les ventes annuelles ne devraient pas dépasser 50.000 unités et qu'il s'agit d'un produit de niche », a immédiatement répliqué le constructeur automobile.

L'arrêt de la fabrication de ce crossover assemblé à Chongqing (sud-ouest de la Chine) a été annoncé face à la perspective d'une augmentation des droits de douane américains sur les produits importés de Chine aux Etats-Unis. Cette décision n'aura pas de conséquence sur les effectifs, ni d'impact significatif sur le volume de ventes du constructeur américain, avait alors assuré le président de Ford Amérique du Nord, Kumar Galhotra.

VIDEO. Guerre commerciale USA-Chine : les raisons de l'affrontement

Escalade
Alors que Washington a annoncé qu'il pourrait  taxer 200 milliards de dollars de biens chinois , Donald Trump a de nouveau évoqué, la semaine dernière,  une salve supplémentaire portant sur 267 milliards de dollars. La Maison-Blanche justifie ces décisions par la volonté de réduire le déficit commercial entre les deux économies. Jusqu'ici, la Chine a répliqué à chacune des mesures américaines par des sanctions identiques.

La guerre commerciale déclenchée par Donald Trump suscite l'inquiétude des grandes entreprises américaines. Apple a ainsi fait savoir qu'il pourrait  être contraint d'augmenter le prix de ses produits en raison de la hausse des droits de douane. Ce à quoi le président américain a répondu : « Il y a une solution simple. Fabriquez vos produits aux Etats-Unis au lieu de la Chine. Commencez à construire de nouvelles usines dès aujourd'hui. Excitant ! »

Adrien Lelièvre - lesechos.fr

L'astuce toute simple qui vous fera vivre 30 ans de plus

Elle est très facile à mettre en place, même si cet ajustement ne sera peut-être pas du goût de tous.
Nous souhaitons tous vivre le plus longtemps possible. Il est donc important de faire attention à notre façon de vivre. Un professeur italien a sa petite idée pour nous permettre de profiter de la vie quelques décennies de plus.

Vade retro viandanas !
Valter Longo est professeur en gérontologie et il vient de publier un livre intitulé Le Régime de longévité (Actes Sud), dans lequel il donne des conseils pour allonger notre existence jusqu’à 30 ans ! Son secret qui va faire bouillir de nombreux Français : baisser radicalement sa consommation de protéines animales, bien trop riches en graisses saturées. L’homme préconise de se contenter de 0,7g de viande par kilo par jour. Ce qui équivaut, pour un homme de 80kg, à 56g, soit un tiers de steak haché. Une recommandation qui vaut également pour la charcuterie, les fromages et les œufs. Le professeur en est arrivé à cette conclusion en analysant, pendant plusieurs décennies, les régimes de nombreux centenaires à travers le monde.

L’homme n’est pas avare en conseils pour compenser cette réduction de la quantité de viande.

D’abord, privilégier le poisson, les fruits de mer, les légumes, les céréales, les fruits secs et l’huile d’olive.

Puis laisser environ 12h entre le premier et le dernier repas de la journée. Même chose entre ce dernier et le petit déjeuner.

Enfin, il conseille également de jeûner 3 à 4 fois par an. Quelques jours dans l’année durant lesquels l’alimentation se limite à des potages, des barres de céréales et des infusions de thé. Une manière, selon lui, de purifier les organes.

Il rappelle cependant que ses conseils s’adressent exclusivement aux personnes de moins de 65 ans, et que tout changement de régime doit se faire, quoi qu’il arrive, avec l’encadrement d’un médecin ou d’un nutritionniste.

voltage.fr

Microsoft prolonge le support de Windows 7 jusqu'en 2023

Si la période de support standard de Windows 7 SP1 a pris fin le 13 janvier 2015, signant la fin des mises à jour non liées à la sécurité et l'ajout de nouvelles fonctionnalités au système d'exploitation, Microsoft continue tout de même à fournir pour cet OS des mises à jour de sécurité. Mais cette période de support étendu gratuit prendra elle aussi prochainement fin, le 14 janvier 2020 pour être précis. L'éditeur vient de dévoiler sur son blog ce qu'il adviendra ensuite de Windows 7 SP1.

Support payant
En pratique, Microsoft proposera, comme ce fut le cas avec les précédentes versions de Windows, une période de support étendu payant, qui s'achèvera en janvier 2023. Seules les versions Pro et Entreprise de Windows 7 commercialisées en licences en volume sont toutefois concernées. Microsoft proposera en parallèle des réductions vers Windows 10 Enterprise et Education.

Bonne nouvelle, les clients de l'éditeur qui souscriront à la période de support étendu payant (ESU, Extended Security Updates) continueront à pouvoir utiliser Office 365 ProPlus jusqu'en janvier 2023. Mauvaise nouvelle, le prix de ce support étendu, défini par nombre d'appareil, augmentera chaque année...

Tomshardwar.fr

Syrie : les bombardements syriens et russes reprennent contre la province d’Idlib

Dimanche, après une pause de quelques heures, les bombardements ont repris, en vue d’une vaste offensive contre l’ultime bastion insurgé situé dans le nord-ouest du pays.

La pause aura été brève. Les bombardements du régime, soutenu par la Russie, contre la province d’Idlib, ultime bastion insurgé dans le nord-ouest de la Syrie, ont repris dimanche 9 septembre. Après une pause de quelques heures, « des hélicoptères des forces du régime ont lâché près de 40 barils d’explosifs sur le village de Hbit, dans le sud de la province, tuant au moins un enfant », a fait savoir le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. La veille, les avions de chasse russes ont mené les frappes les « plus intenses » en un mois, en vue du lancement d’une vaste offensive contre Idlib, attendue depuis des semaines.

« Plus de dix raids » ont été effectués, en parallèle, par l’aviation russe sur la ville de Latamné, dans le nord-ouest de (la province de) Hama, zone adjacente à Idlib et qui est contrôlée également par des rebelles et des djihadistes, ajoute l’OSDH. « Ces frappes ont visé un hôpital, désormais inopérant, alors qu’une autre infrastructure hospitalière, près de la localité de Hass, située dans le secteur sud d’Idlib, a déjà été sévèrement endommagée samedi par un raid aérien », selon cette même source.

Cette escalade militaire intervient après l’échec vendredi d’un sommet tripartite à Téhéran ayant réuni les présidents turc, russe et iranien.

Civils en fuite
La peur est « immense » parmi les habitants et le personnel médical, a affirmé le chef des services de santé de la province, Munzer Al-Khalil, disant craindre « la crise la plus catastrophique de [la] guerre » en Syrie, où plus de 350 000 personnes ont péri en sept ans de conflit.

Depuis jeudi, des centaines de familles ont fui leurs localités dans les secteurs visés d’Idlib, dans la ligne de mire du régime et de son allié russe pour leur proximité avec des zones tenues par les forces loyalistes.

Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, vivent dans la province d’Idlib et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou Lattaquié, selon l’Organisation des Nations unies. L’ONU dit craindre une nouvelle « catastrophe humanitaire » et le déplacement de 800 000 personnes en cas d’assaut.

lemonde.fr

VIDEO - Lyon: Voulant semer la police lancée à ses trousses, il pénètre sur les pistes de l'aéroport en voiture

Sa course n’aura duré quelques minutes. Mais assez pour paralyser le fonctionnement de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. Un homme a été interpellé ce lundi matin après une course-poursuite avec la police qui l’a emmenée sur les pistes de l’aéroport rhodanien.

Selon nos informations, l’individu qui roulait au volant d’une Mercedes immatriculée au Luxembourg, a été pris en chasse depuis Bron. Il avait été repéré sur l’autoroute en train de rouler à vive allure et à contresens.

Mais lorsque les policiers lui ont demandé de se garer, l’homme a refusé de se soumettre au contrôle et s’est d’abord dirigé vers l’aéroport d’affaires de Bron où il a défoncé une barrière de sécurité. Il a ensuite fait demi-tour pour fuir en direction cette fois, de Saint-Exupéry.

Le trafic interrompu
Pendant ce temps, un hélicoptère de la gendarmerie s’est mis à le suivre, alertant à son tour les gendarmes de la GTA, chargés de la sécurité des aéroports, de son arrivée imminente.

Peu de temps après, le conducteur a forcé deux portes vitrées, situées sur la gauche de l’entrée principale du terminal 1, sans faire de blessés, précise la Préfecture du Rhône. L’individu s’est alors retrouvé sur le tarmac, face aux avions. Il s’est mis à rouler en direction des champs

Des coups de feu ont été tirés pendant la poursuite. Là encore, sans que personne ne soit touché.

Aucun élément sur son profil et ses intentions n’est pour l’instant connu. L’homme serait inconnu des renseignements, indique à 20 Minutes une source policière. Le trafic est totalement interrompu sur l’aéroport. Il devrait reprendre à partir de 18h, indique l’établissement dans un communiqué.

20minutes.fr


Sénégal: Les proches de Khalifa Sall accusent le pouvoir de chercher à l'isoler

Au Sénégal, Khalifa Sall n'est plus maire de Dakar depuis le 5 septembre. Sa révocation par décret présidentiel lui a en effet été directement signifié à la prison. Si l'Etat indique que seule la loi est appliquée, pour ses proches, cette révocation n'a qu'un but : l'affaiblir au sein de la classe politique.

Plus de salaire, plus d'accès aux dossiers de la mairie, ni aux élus et à ses conseillers : y-a-t-il des manœuvres pour isoler politiquement Khalifa Sall, l'ex-maire de Dakar condamné en appel pour escroquerie sur des deniers publics ?

C'est ce que pense son fidèle bras droit Moussa Tine. « Plus personne ne peut aller le voir. Il va se limiter aux visites habituelles de ses amis tous les lundis, souligne-t-il. Donc l'enjeu dans cette affaire-là est d'abord de l'isoler, de semer la zizanie entre les maires et les différents conseillers municipaux, et peut-être en fin de compte d'arriver à une délégation spéciale au niveau de la mairie de Dakar. Ce qui serait une forte violation du droit de suffrage des Dakarois. »

Au sommet de l'Etat, on récuse ses accusations et on vante, au contraire, le bon fonctionnement de la justice, l'application stricte des règles et des lois. Et donc le droit du président Macky Sall de révoquer Khalifa Sall.

Mais pour Moussa Sow, conseiller municipal à Dakar, ce décret n'empêchera pas l'ex-maire de la capitale de participer à la présentielle. « Khalifa Sall en prison, avec ou sans ses droits civiques, il participera aux élections d'une manière ou d'une autre, assure-t-il. Je peux même vous dire qu'il est plus dangereux en prison que dehors. Les Sénégalais n'aiment pas qu'on traite comme ça leurs compatriotes. »

Sans visites autorisées six jours sur sept, Khalifa Sall, s'il reste député, doit donc désormais suivre la vie politique par l'intermédiaire des médias et se retrouve donc, pour la première fois de sa longue carrière, exclu des débats.

rfi

Sénégal: les avocats de Khalifa Sall tirent leurs dernières cartouches

Au Sénégal, Khalifa Sall poursuit son combat judiciaire et joue sans doute sa dernière carte. Condamné en appel à cinq ans de prison pour escroquerie sur des deniers publics, l’ex-maire de Dakar a décidé de se pourvoir en cassation. Ses avocats ont également annoncé qu’ils lançaient une autre procédure devant la Cour suprême contre le décret pris par le président Macky Sall. Décret qui a révoqué la semaine passée Khalifa Sall de ses fonctions de maire de la capitale.

Pour maître Demba Ciré Bathily, avocat de l'ex-maire de Dakar, la procédure engagée ne vise qu’une chose : empêcher son client d’être candidat à la prochaine élection présidentielle prévue en février 2019. Il met en cause l'instruction selon lui « menée au pas de charge ».

« C’est clair, net et précis. C’est pour ça qu’on a mené une instruction au pas de charge. En moins de deux mois, pour une affaire aussi grave, l’instruction était terminée et aujourd’hui ils vont essayer certainement de rééditer ça pour avoir une cassation extraordinaire ». Peut-être que ce dossier pourra « entrer dans le Guinness des records des procédures judiciaires pénales accélérées », ironise l'avocat, « mais nous ferons face et allons également introduire d’autres recours sur le plan international » et « ce qui est certain, quelles que soient les manœuvres qui pourront être mises en œuvre, monsieur Khalifa Sall sera candidat à l’élection présidentielle, ce que toute machination politico-judiciaire a pour but d’empêcher ».

Le droit a été respecté pour l'avocat de l'Etat sénégalais

Selon maître Baboucar Cissé, qui défend l’Etat du Sénégal dans ce dossier, Khalifa Sall, le pourvoi en cassation de Khalifa Sall n’aboutira pas car la procèdure n’est pas politique et le droit a été respecté. « Le droit a été bien dit et très bien dit en l’espèce, assure maître Baboucar Cissé. Ce n’est pas un procès politique, contrairement à ce qu’on soutient, parce que simplement Monsieur Khalifa Sall est un éventuel ou un hypothétique candidat à la présidentielle... la loi a été exactement appliquée par les juges qui étaient chargés de juger cette affaire-là sur le fond ».

rfi

A Dakar, l’archi anarchique

La capitale du Sénégal a vu sa population quadrupler en vingt ans, entraînant une urbanisation chaotique. Face à l’impuissance des autorités, un collectif citoyen tente de lutter contre l’incivisme sur Twitter.

Difficile de se frayer un chemin entre les stands des vendeurs ambulants qui ont envahi la passerelle piétonne de Nord Foire, un quartier populaire de Dakar. Crèmes pour le corps, perruques, chaussures de seconde main, parfums s’étalent en enfilade, à même le sol. Des femmes s’arrêtent, marchandent les prix. D’autres passants enjambent dans l’indifférence les étals de fortune. Au milieu de ce capharnaüm, rejoindre l’autre bout du pont est devenu le parcours du combattant.

Maguette Gaye mitraille la scène avec son smartphone. «J’immortalise l’anarchie, plaisante-t-il. C’est désormais un réflexe de prendre en photo tout ce qui me déplaît à Dakar.» Ses clichés, il les partage sur le Twitter de Save Dakar, un collectif citoyen qui dénonce les actes d’incivilité dans la capitale sénégalaise. Présente uniquement sur les réseaux sociaux, la communauté regroupe près de 30 000 citadins qui, comme Maguette, sont lassés d’une ville qu’ils jugent trop sale, trop bruyante, trop polluée. Leur ras-le-bol, ils l’expriment en images avec le hashtag #SaveDakar, utilisé une centaine de fois par jour. Sur les clichés, des scènes de vie d’une capitale qui suffoque. Des rues qui croulent sous les ordures, des bouches d’égout débordantes, des espaces verts à l’abandon, du bétail qui déambule au milieu de la circulation. A l’origine de cette initiative, un jeune photographe sénégalais, Mandione Laye Kébé, nostalgique du Dakar raconté par son père dans les années 60. «De larges avenues ombragées sans circulation, de vrais trottoirs, des parcs, et surtout des règles que les gens respectaient. L’âge d’or», raconte-t-il.

Champignons
C’est après une balade place de l’Indépendance, dans le vieux quartier du Plateau, qu’il décide de lancer Save Dakar. Ce lieu mythique de la capitale sénégalaise post-indépendance, «le salon» où l’on se rencontrait après une séance au cinéma voisin, le Paris, est en décrépitude. Les pelouses pelées sont jonchées de détritus, les bancs en ruine servent d’abris aux clochards en haillons, l’eau de la fontaine ne coule plus. «Au Sénégal, on investit seulement pour sauver les apparences. Mais on oublie le plus important, l’entretien», déplore Mandione Laye Kébé.

Touchée de plein fouet par l’exode rural, la population de Dakar a quadruplé en vingt ans : 800 000 habitants au début des années 2000, contre quelque 3,6 millions aujourd’hui. Les banlieues désordonnées et sans plan d’urbanisme ont poussé comme des champignons.

Dans son dernier rapport annuel sur la pollution de l’air, l’Organisation mondiale de la santé a classé Dakar parmi les mauvaises élèves. Un taux de particules fines sept fois plus haut que la moyenne qui fait d’elle la deuxième capitale la plus polluée d’Afrique. Pour Mandione Laye Kébé, cette explosion urbaine va de pair avec le développement de l’incivisme. «Dakar est devenu un grand souk, où tout se négocie. On ne respecte plus rien. La première victime, c’est le patrimoine.» Alors il mise sur les réseaux sociaux pour faire entendre sa voix : «Tout le monde les utilise dans le pays, du citoyen lambda aux hommes politiques, c’est l’endroit idéal pour interpeller les gens.» Dans sa poche, son téléphone ne cesse de vibrer, une photo qu’il a publiée la veille est retweetée des milliers de fois. Celle d’un lampadaire qui menace de s’effondrer en pleine rue. Le buzz est tel que les autorités réagissent. La Société nationale d’électricité du Sénégal le contacte personnellement pour connaître le lieu exact où a été prise la photo. «En une matinée ils avaient réglé le problème, se félicite-t-il. Nous, on dénonce. Et visiblement, notre succès sert à quelque chose.» En un an d’existence, le mouvement citoyen Save Dakar a pris de l’envergure. Le combat dépasse désormais la sphère du Web et s’installe sur le terrain.

«Révolutionnaire»
Ce matin-là, Mandione Laye Kébé, accompagné de deux amis volontaires, Rokhaya et Incent, se rend dans une école primaire du quartier défavorisé de Gueule Tapée. Au programme des discussions, la protection de l’environnement et le civisme. «Je leur dis de ne pas jeter leurs détritus par terre. S’ils voient des adultes le faire, qu’ils leur demandent de les mettre dans les poubelles», explique Mandione, pédagogue. Et d’ajouter : «Si on veut que les mentalités changent durablement, c’est sur les enfants qu’il faut miser. Ce sont nos ambassadeurs.»

Save Dakar compte aussi lancer une application mobile dédiée aux Dakarois pour dénoncer tous les tracas du quotidien, comme les débordements d’égouts ou un accident qui embouteille la voie publique. «J’aimerais mettre directement en relation les citoyens et les élus via leur smartphone, ça serait révolutionnaire !» espère le jeune influenceur, avant de reprendre en chœur avec les élèves l’hymne national sénégalais.

Libération - Margot Chevance Correspondante à Dakar

Voici pourquoi il ne faut pas poster de photos de vos enfants sur les réseaux sociaux

Poster une photo de vos enfants sur les réseaux sociaux à l’occasion de la rentrée, et à d’autres moments, n’est pas une bonne idée comme le confirment les experts.

Tout comme d’autres parents vous avez posté une photo de votre enfant, cartable sur le dos, le jour de la rentrée scolaire ? Mauvaise idée comme l’expliquent des experts en sécurité cités par Metro.UK. Selon eux, il est préférable de garder ce moment familial dans un cadre privé au lieu de le partager sur les réseaux sociaux.

Chaque année, les parents britanniques partagent environ 1.3 milliard d’images de leurs enfants sur les réseaux sociaux. De manière plus inquiétante, près d’un tiers d’entre elles sont partagées sur des pages accessibles à des inconnus. Ce qui représente une banque de données de 390 millions d’images.

« Tenir compte des conséquences »
Pourtant, selon la société de cybersécurité McAfee, bien que plus de la moitié d’entre nous craignent que des pédophiles accèdent à ces données, 53% des parents prévoient toujours de partager une image de leur enfant pour leur rentrée scolaire. « Avant que les ‘fiers’ parents ne partagent les photos du premier jour de leurs enfants sur les réseaux sociaux, ils devraient tenir compte des conséquences personnelles de ce qu’ils publient », met en garde Raj Samani, scientifique en chef et membre de McAfee. « Ce genre d’images peuvent être utilisées pour collecter des informations personnelles telles que l’école, le lieu, le nom complet de l’enfant ou même les dates de naissance, afin de réaliser un tableau récapitulatif de leur identité ».

Respect de l’enfant
En plus d’une question de sécurité, les parents doivent également penser au respect de la vie privée de leurs enfants. Selon une étude distincte réalisée par la société de recherche ComRes, plus d’un quart des 10-12 ans se sentent embarrassés, anxieux ou inquiets lorsque les parents publient des photos d’eux en ligne. « Les parents doivent également réfléchir aux risques émotionnels car ils construisent une identité numérique de leurs enfants en ligne, souvent sans leur consentement », rajoute M. Samani.

« Votre enfant se sentirait-il embarrassé par l’image que vous avez partagée ? Si vous avez des doutes, ne la mettez par sur les réseaux sociaux. Il y a eu de nombreux cas d’enfants ciblés par des intimidateurs en raison d’images partagées publiquement sans leur permission », poursuit M. Samani. « Je comprends parfaitement le désir de tenir informer la famille et les amis, mais dans notre paysage numérique actuel, vous ne pouvez jamais être trop prudent.

Les parents doivent réfléchir à deux fois à ce qu’ils partagent sur les réseaux sociaux, à leurs paramètres de confidentialité et à ceux qu’ils ont comme contact dans leurs réseaux sociaux, avant qu’il ne soit trop tard », conseille l’expert.

fr.metrotime.be

Vidéo - En Allemagne, des manifestations anti-immigration inquiètent

Manifestations anti-immigration, "chasses collectives" et scènes de violences dans la petite ville de Chemnitz dans la Saxe. Depuis quelques jours, la tension grandit en Allemagne.
Des manifestations tendues
Des manifestants anti-immigration ont défilé à plusieurs reprises dans les rues de Chemnitz, petite ville de la Saxe, région de l’ex-Allemagne de l’Est. Une première manifestation a eu lieu le 27 août, puis une deuxième s'esrt déroulée le 30 août. Ces rassemblements ont pour origine le meurtre d’un Allemand de 35 ans, le 26 août dernier, pour lequel la justice soupçonne deux jeunes : un Irakien et un Syrien. "Tous les jours, je vois des gens âgés, des gens défavorisés, des Allemands.... Et quand on voit tout ce que les demandeurs d’asile obtiennent. Ce sont des faits. Je n’ai pas besoin d’en dire plus. Ce n’est pas étonnant que les gens explosent !", scande un manifestant.

Certains manifestants s’en seraient pris physiquement à des étrangers. Par ailleurs, en marge de ces rassemblements, dans un quartier périphérique de Chemnitz, un Afghan de 20 ans a été roué de coups dans la soirée par un groupe de quatre hommes, aux visages camouflés.

"Nous avons des vidéos de chasses collectives, de haine dans la rue, et cela n'a rien à voir avec un État de droit. Je ne peux que le souligner une fois de plus. Cela a également été dit hier au nom du gouvernement fédéral. Il ne peut pas y avoir de telles émeutes, que ce soit sur une place ou dans la rue", regrette la chancelière allemande Angela Merkel.

Le parti nationaliste Alternative für Deutschland avait obtenu 27 % des voix dans la Saxe lors des élections législatives en 2017.

franceinfo.fr

Gambie : que sont devenus les malades que Yahya Jammeh prétendait guérir du sida ?

Décès, mauvais traitements, interdictions sévères... Pendant près de dix ans, quelque 9 000 personnes séropositives ont fréquenté le centre de traitement alternatif créé par l’ex-président gambien Yahya Jammeh. Après des années d’omerta, plusieurs survivants témoignent.

Des potions vertes, parfois jaunes, mélangées à du lait ou du miel, à boire cul-sec dans des bouteilles d’un demi-litre. Des ingrédients mystérieux mais toujours amers : tels étaient les « remèdes » concoctés par l’ex-président gambien Yahya Jammeh, guérisseur autoproclamé du VIH.

Pendant près de dix ans, près de 9 000 patients passeront les portes de la « maison de verre », le centre de traitement alternatif que le dictateur aujourd’hui déchu avait installé dans l’enceinte même du palais présidentiel.

La plupart des malades traités dans le centre sont séropositifs. Des centaines d’entre eux n’en sortiront pas vivants, victimes d’infections ou succombant après avoir obéi aux instructions présidentielles les contraignant à interrompre leur traitement antirétroviral.
JE SUIS LE PRÉSIDENT QUI GUÉRIT LE SIDA
Un an après la fin du règne de Jammeh, exilé en Guinée équatoriale, les langues d’une poignée de survivants, la cinquantaine bien entamée, commencent toutefois à se délier.

« Ce sont des personnes malades et les abus qu’elles ont subi continuent d’avoir des conséquences aujourd’hui, explique Sarah Bosha, chargée de la Gambie pour l’ONG AIDS-Free World. Il faut absolument qu’elles soient entendues, et ce de manière urgente. »

En octobre 2017, un groupe d’organisations soutenant les victimes de l’ancien dictateur, notamment celles du « traitement miracle » contre le sida, ont lancé l’initiative #Jammeh2justice : une campagne pour que l’ancien président soit jugé pour les crimes commis durant son mandat.

Car si le centre de traitement controversé est aujourd’hui fermé, ses anciens pensionnaires sont toujours hantés par les expérimentations qu’ils y ont subies.

Cobayes
En 1995, c’est par un simple test que Fatou Jatta apprend qu’elle est atteinte du VIH. Malgré la psychose qui règne à l’époque autour de la maladie, la jeune femme de 28 ans décide d’annoncer publiquement son état.

Avec plusieurs proches, elle fonde un groupe de soutien qui organisera des campagnes de prévention et des marches de sensibilisation. Ces efforts leur valent l’attention du chef de l’État, à la recherche de volontaires pour son traitement expérimental.

AVOIR LE PRÉSIDENT AU TÉLÉPHONE ET LUI RÉPONDRE NON, CE N’ÉTAIT PAS POSSIBLE. ON AURAIT PU AVOIR DES PROBLÈMES

Un jour de 2007, Yahya Jammeh en personne contacte l’association par téléphone, porteur d’une demande pressante : dix cobayes sont requis pour tester un nouveau traitement présidentiel contre le sida. Habitué des déclarations à l’emporte-pièce, le dictateur vient d’annoncer à la presse qu’il a découvert un remède miracle contre la maladie, à base d’herbes médicinales, pouvant également guérir l’asthme et l’hypertension. Reste encore à le prouver.

« Je suis le président qui guérit le sida », clame alors fièrement Yahya Jammeh, qui se fait appeler « Son Excellence Cheikh Professeur El Hadj Docteur Yahya AJJ Jammeh ».


Invitée à participer au programme présidentiel, Fatou ne se fait guère d’illusions sur l’hypothèse qu’elle puisse en ressortir guérie. « Mais avoir le président au téléphone et lui répondre non, ce n’était pas possible, confie la quinquagénaire à Jeune Afrique. On aurait pu avoir des problèmes, nous ou notre famille. C’est pour ça que la plupart d’entre nous y sommes allés. »

LES PATIENTS SOUFFRENT DE VOMISSEMENTS FRÉQUENTS ET DE DIARRHÉES SÉVÈRES

Pendant six mois, les patients doivent ingérer des mixtures à base de plantes, pendant que le président les masse avec des huiles mystérieuses tout en récitant des versets du Coran. Ils sont par ailleurs entourés de vidéastes qui diffuseront les images de l’expérience au reste du pays par le biais de la télévision d’État.

Une panoplie de règles régissent également leur quotidien : interdiction de fumer, de boire de l’alcool, de s’accoupler, de mâcher du chewing-gum ou de boire le thé local, l’attaya.

Des centaines de patients meurent
Lorsque les caméras ne tournent plus, ce que les Gambiens ne voient pas, ce sont les ravages causés par le traitement. Les patients souffrent de vomissements fréquents et de diarrhées sévères, et beaucoup d’entre eux se retrouvent considérablement affaiblis en quelques semaines.

Alerter les malades au sujet des risques qu’ils prennent reste pourtant difficile : qui oserait aller à l’encontre de la volonté du président ? Les membres d’organisations internationales qui s’y aventurent sont expulsés du pays. « Il y a eu un ralentissement en termes de prévention, de communication et d’information autour du VIH, affirme Bai Cham, le responsable de programmes pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, basé à Banjul. Sans cela, on aurait pu faire beaucoup plus de progrès. »

À l’époque, Bai Cham voit donc des patients atteints du VIH se précipiter vers la cure présidentielle, tout en abandonnant leur traitement antirétroviral – qui permet de renforcer le système immunitaire et ainsi de prolonger considérablement l’espérance de vie. Si seulement 2 % de Gambiens sont touchés par le virus – un taux bien moins élevé que la moyenne à l’échelle du continent –, ils sont relativement peu nombreux à suivre un tel traitement.

Beaucoup d’organisations non gouvernementales poursuivront malgré tout leur travail de prévention, mais de manière plus discrète. Finis les grands panneaux d’affichage offerts à la vue de tous : les ONG sillonnent les villages et les communautés rurales, où des centaines de jeunes sont formés afin de sensibiliser leurs compatriotes.


Pourtant la « cure » miraculeuse continue d’attirer les patients. Mais privés d’un traitement digne de ce nom, leur maladie s’aggrave au point qu’au fil des années, nombre d’entre eux succombent à des infections. Selon l’association AIDS-Free World, qui les assiste, plusieurs centaines d’entre eux décéderont aux mains du guérisseur autoproclamé.

ON ÉTAIT COMME DES PRISONNIERS. ON ÉTAIT EN DÉTENTION. TOUS NOS DROITS HUMAINS ONT ÉTÉ VIOLÉS

Le soir, ils ne peuvent rentrer chez eux : ils sont hébergés dans un hôpital transformé pour l’occasion. Ils n’ont pas le droit aux visites et doivent accompagner le président dans ses déplacements vers son village natal de Kanilai, dans le sud du pays. « On était comme des prisonniers, se souvient Fatou. On était en détention. Tous nos droits humains ont été violés. »

Ceux qui deviennent trop faibles finissent à l’hôpital, où les médecins et infirmières refusent de les soigner par peur d’aller à l’encontre du président.

LES PROPRIÉTAIRES PENSENT QUE SI JE VIS DANS LA MÊME MAISON QU’EUX, ILS VONT ATTRAPER LE VIRUS

Aujourd’hui, les lacunes en termes de prévention se font encore sentir. Certains, comme Lamin Ceesay, subissent toujours la discrimination liée à leur statut de séropositif. À 60 ans, Lamin vit maintenant dans une petite maison de deux chambres, régulièrement sujette à des inondations. « À cause de ma maladie, je n’ai pas pu trouver de meilleur logement. Les propriétaires pensent que si je vis dans la même maison qu’eux, ils vont attraper le virus », confie-t-il.



Manque de financement des programmes de lutte
Et les défis sont encore nombreux pour les organisations de lutte contre ce fléau : aujourd’hui, c’est principalement le manque de financement des programmes de lutte contre le sida qui explique le faible nombre de personnes traitées, selon Bai Cham.

Pour les victimes du traitement présidentiel, reste un autre défi : obtenir justice pour les tourments subis, ce qui pourrait prendre des années. L’ancien dictateur gambien jouit d’un exil doré en Guinée-équatoriale, sous la protection du président Teodoro Obiang Nguema Mbasongo. Celui-ci affirmait récemment à la télévision nationale qu’il ne donnerait pas suite aux demandes d’extradition visant Yahya Jammeh, le dictateur qui prétendait guérir le sida avec des potions…

 Jeuneafrique.com

C’est quoi le franc CFA ?

14 pays utilisent encore la monnaie des colonies françaises d’Afrique créée en 1945 et controversée depuis longtemps.

Lors de son déplacement au Burkina Faso, ce mardi 28 novembre, le président de la République s’est prêté à une séance de questions-réponses avec les 800 étudiants de l’université de Ouagadougou. Parmi les questions posées, une portait sur le franc CFA, monnaie en vigueur dans quatorze pays africains, dont le Burkina Faso.



Le franc CFA, dernière monnaie coloniale encore en activité, est sujet à de nombreuses controverses depuis longtemps. Déjà en 1990, le présentateur du JT d’Antenne 2 indiquait : « l’un des problèmes qu’il faudra bien résoudre un jour, dans les rapports entre la France et l’Afrique, c’est celui du franc CFA ».

Les billets sont toujours imprimés en France
Créé en 1945 sur décret du Général De Gaule, il s’agissait à l’époque du franc des Colonies françaises d’Afrique. Certains pays ont quitté la zone franc CFA au moment de leur indépendance, d’autres plus tard.

Aujourd’hui, il existe deux zones : le franc de la Communauté financière africaine, plutôt présente dans l’Afrique de l’Ouest, et le franc de la coopération financière en Afrique centrale, plutôt concentré dans les pays d’Afrique centrale. Par ailleurs, les billets sont toujours imprimés par la Banque de France dans l’Hexagone. Et son taux de change est fixé sur l’euro, ce qui pose un problème pour beaucoup de pays.

Le franc CFA, « une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations »
Les détracteurs du franc CFA estiment en effet que cette monnaie est un frein à l’économie, ainsi qu’un outil du néocolonialisme. C’est le cas de l’ancien ministre du Togo, Kako Nubuko, et co-auteur de Sortir l'Afrique de la servitude monétaire : « Pour des économies aussi faibles que les nôtres, avoir une monnaie arrimée à l’euro, qui est une des monnaies les plus fortes au monde, ça agit comme une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations. »

Du côté des défenseurs de cette monnaie, au contraire, le principal avantage du franc CFA est sa stabilité, comme l’explique le président ivoirine Alassane Ouatera : « cette monnaie est solide, elle est appropriée ».

Une monnaie unique d’ici 2020
Depuis 1980 déjà, un projet existe de créer une nouvelle monnaie unique. Les membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest se sont fixés 2020 comme pour le réaliser.

Emmanuel Macron a d’ailleurs déclaré à ce propos que la France accompagnerait « la solution portée par les présidents africains. »

franceinfo.fr

Afrique-Chine : le plaidoyer anti-dette de Macky Sall

L'Afrique ne doit « pas avoir la conscience perturbée » par les critiques occidentales contre la dette des pays africains vis-à-vis de la Chine, s'est insurgé le président sénégalais lors du 7e Forum sur la coopération sino-africaine.

« Tout ce que nous faisons avec la Chine – j'insiste là-dessus – est parfaitement maîtrisé, y compris le volet financier, le volet de la dette », a déclaré le président Macky Sall qui s'exprimait ce mardi lors de la conférence de presse finale du 7e Forum sur la coopération sino-africaine, sommet diplomatique et commercial qui a réuni pendant deux jours des dirigeants de 53 pays africains. Et le président sénégalais Macky Sall, dont le pays hérite de la coprésidence tournante du Forum, d'ajouter, cité par l'AFP : « Nous ne devons pas avoir la conscience perturbée par les critiques faites sur la nature de nos relations avec la Chine. »

Face aux critiques...
L'empire du Milieu est le premier partenaire commercial de l'Afrique. Elle investit annuellement plusieurs milliards de dollars sur le continent depuis 2015 dans des infrastructures (routes, chemins de fer, ports) ou des parcs industriels. Des investissements largement salués par les pays africains.

Ces initiatives chinoises ont suscité et suscitent encore des critiques croissantes venues d'institutions ou d'instituts de recherche occidentaux. Ils estiment que l'endettement de l'Afrique est en grande partie dû aux prêts généreux accordés par Pékin.

... l'empire du Milieu se défend
Pour la Chine, les raisons de l'alourdissement de la dette africaine sont plus complexes que ça et sont à chercher derrière les fluctuations de l'économie mondiale. Celles-ci auraient, d'un côté, « accru le coût du financement pour l'Afrique » et favorisé le recul des recettes fiscales pour les pays exportateurs de matières premières à la suite de la baisse des cours mondiaux. « Même pour les pays lourdement endettés, la Chine n'est pas le principal créancier. C'est donc insensé et infondé de mettre la dette africaine sur notre dos », plaide-t-on du côté de l'empire du Milieu.

En plus de promettre lundi une nouvelle enveloppe de 60 milliards de dollars dédiée au développement de l'Afrique, montant intégrant notamment des investissements et des prêts supplémentaires pour le continent, le président chinois Xi Jinping a tenu à indiquer que son pays allait être « très consciencieux [avec cette somme] ».

« Nous ferons une étude de faisabilité complète avant de sélectionner un projet », a souligné Xu Jinghu, représentante spéciale du gouvernement chinois pour les Affaires africaines. Et de conclure : « Il s'agira d'aider l'Afrique à renforcer sa capacité d'autosuffisance, et d'éviter d'accroître la dette. »

afrique.lepoint.fr

Donald Trump : les huit passages les plus explosifs du livre de Woodward sur le président américain

Dans "Fear", le journaliste d'investigation américain Bob Woodward a compilé de nombreuses anecdotes sur le comportement de Donald Trump et dresse le portrait d'une Maison-Blanche dysfonctionnelle dans laquelle les collaborateurs du président ont une piètre opinion de lui.
Un Donald Trump inculte, colérique et paranoïaque. Tel est le portrait du président américain que dresse, sur près de 450 pages, le journaliste d'investigation américain Bob Woodward. L'un des deux reporters du Watergate égrène dans Fear, à paraître le 11 septembre, les anecdotes peu flatteuses et confidences accablantes sur l'ex-homme d'affaires devenu l'homme le plus puissant du monde.

Si plusieurs ouvrages peu flatteurs pour le 45ème président des États-Unis ont déjà été publiés, le sérieux et la réputation de Woodward, célèbre à travers le monde pour avoir révélé, avec Carl Bernstein, le scandale du Watergate qui a contraint Richard Nixon à la démission, donnent à celui-ci un écho particulier. Les extraits de Fear renvoient l'image - déjà décrite par d'autres - d'une Maison-Blanche dysfonctionnelle dont les acteurs n'ont que peu d'estime pour l'occupant du Bureau ovale. Retrouvez les huit passages les plus éloquents de l'ouvrage publiés par plusieurs médias américains, dont le Washington Post.

Pourquoi dépenser autant d'argent dans la péninsule coréenne ? 

Au cours d'une réunion du Conseil national de Sécurité, en janvier dernier, Trump semble ignorer l'importance de la présence militaire américaine sur la péninsule coréenne. Il demande pourquoi son pays dépense autant d'argent dans cette région. "Nous faisons cela pour éviter une troisième guerre mondiale", répond le secrétaire d'État à la Défense Jim Mattis, selon Woodward. Après la réunion, le secrétaire d'État aurait dit à des proches que le président se comportait comme un "élève de CM2 ou de 6ème" [10 à 11 ans].

Un "idiot"

Le livre, qui doit prochainement être traduit en français aux éditions du Seuil, décrit aussi longuement la frustration récurrente du secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, qui est traditionnellement l'homme le plus proche du président au sein de la "West Wing".

Lors d'une réunion en petit comité, il aurait ainsi affirmé, à propos de Donald Trump : "C'est un idiot. C'est inutile d'essayer de le convaincre de quoi que ce soit. Il a complètement déraillé. On est chez les fous. Je ne sais même pas ce que nous faisons là". Dans une brève réaction, John Kelly a assuré n'avoir jamais qualifié le président d'idiot et réaffirmé son engagement à ses côtés.

La chambre présidentielle renommée "l'atelier du diable"

Le prédécesseur de John Kelly, Reince Priebus, a surnommé la chambre du président "l'atelier du diable" car c'est là que Donald Trump regarde le câble et tweete. Il a également, toujours selon Woodward, rebaptisé les matins et les dimanches soirs "l'heure du crime". De son côté, le président avait semble-t-il peu d'estime pour son secrétaire général. Il a ainsi confié qu'il était "comme un rat : il se contente de courir."

Un ancien général singé et moqué

Peu de personnes sont épargnées par les critiques de Donald Trump, selon les témoignages recueillis par Woodward, pas même le conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster. Trump l'imite souvent dans son dos en gonflant sa poitrine et exagérant sa respiration pour se faire passer pour le général de l'armée à la retraite. Il a également glissé que McMaster porte des costumes bon marché "comme un serveur de bières".

John McCain, ce prisonnier lâche, selon Donald Trump

Au cours d'un dîner, Donald Trump présente le sénateur John McCain, qui a succombé à son cancer cérébral fin août, comme un lâche. Il suggère que l'ancien pilote de la Navy a été libéré prématurément d'un camp de prisonniers pendant la guerre du Vietnam grâce au rang de son père dans l'armée, en laissant d'autres personnes derrière lui.

John Mattis rectifie alors, selon Woodward, cette version, expliquant que McCain avait en réalité refusé une libération anticipée et été brutalement torturé au cours des cinq années qu'il a passées dans ce camp. "Ah, d'accord", a répondu Trump.

Une lettre volée pour éviter un nouveau conflit commercial

Les collaborateurs de Donald Trump ont formé une sorte d'alliance pour contrer certaines décisions du président, à son insu. Woodward rapporte, par exemple, que son ancien conseiller économique Gary Cohn a "volé une lettre du bureau de Donald Trump". Le président s'apprêtait à la signer pour retirer les États-Unis d'un accord commercial avec la Corée du Sud. Plus tard, Cohn a confié à un associé qu'il a agi pour protéger la sécurité nationale et que Trump n'avait d'ailleurs pas remarqué la disparition de la lettre.

Le conflit Corée du Nord-États-Unis, un concours d'égo ?

Dans son ouvrage, Woodward dépeint un président peu au fait des questions internationales et aux réactions disproportionnées. Au cours de l'escalade verbale qui a considérablement tendu les relations entre la Corée du Nord et les États-Unis, le journaliste rapporte que Trump a déclaré à son ancien chef de cabinet, Rob Porter, qu'il voyait la situation comme un concours de volonté : "Tout est question de leader contre leader. Un homme contre un homme. Moi contre Kim."

Donald Trump à propos de l'attaque chimique attribuée à Bachar al-Assad : "Tuons-le bordel !"

Toujours selon les éléments rassemblés par Bob Woodward, après l'attaque chimique d'avril 2017 attribuée au régime de Bachar al-Assad, Donald Trump a appelé le général Mattis et lui a dit qu'il souhaitait assassiner le président syrien. "Tuons-le bordel ! Allons-y ! On leur rentre dedans et on les bute", aurait-il déclaré. Après avoir raccroché, Jim Mattis s'est tourné vers un conseiller et a déclaré : "Nous n'allons rien faire de tout cela. Nous allons être beaucoup plus mesurés".

Dans un texte diffusé dans la soirée de mardi, Jim Mattis n'a pas contesté cet épisode en particulier. Mais il a affirmé n'avoir jamais prononcé "les mots méprisants" qui lui sont attribués à l'encontre du président, déplorant le recours aux sources anonymes qui affaiblit la crédibilité de ces écrits.

Europe1.fr

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