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Présidentielle en Tunisie : «De droite, de gauche, le peuple a voté Kaïs Saïed»

Le président-élu Kaïs Saïed et sa femme Ichraf Chebil, dimanche à Tunis après l'annonce des premiers sondages. Photo Zoubeir Souissi. Reuters

Le candidat indépendant, juriste de formation, a été élu très largement dimanche avec plus de 70% des voix selon les sondages à la sortie des urnes, devant l’homme d’affaires Nabil Karoui. Des milliers de Tunisiens ont envahi le centre-ville pour un rassemblement jamais vu depuis la révolution.

«C’est la révolution qui reprend ! Regardez comment les gens sont heureux. Vous avez vu les scores : de droite, de gauche, le peuple a voté Kaïs Saïed. Avec notre soutien, il pourra réussir à instaurer une égalité de droit entre tous les Tunisiens et en finir avec les castes», se réjouit Abdelrazak Zammlai au milieu d’une foule massée sur l’avenue Bourguiba, la principale artère du centre-ville de Tunis. Les sondages à la sortie des urnes – les résultats officiels sont attendus lundi ou mardi – sont sans appel : avec entre 72 et 77% des voix pour une participation de 57,8%, le professeur de droit Kaïs Saïed, qui était le favori après être arrivé en tête au premier tour le 15 septembre, devrait obtenir environ 2,5 millions de voix de plus que son adversaire, l’homme d’affaires controversé Nabil Karoui.

Des chiffres qui se traduisent vestimentairement dans la rue où, n’en déplaise à certains élus français, les jeans taille basse côtoient les abayas et les barbes de hipster, les kamis des salafistes. Dans les cafés, les consommateurs de Celtia (la bière locale) trinquent avec les buveurs de thés en chantant «le pouvoir au peuple». Tout le monde est bienvenu à condition de laisser son appartenance politique de côté. Des partisans de Ennahdha (musulman-conservateur) se sont vus arracher leur drapeau aux couleurs de leur parti qu’ils voulaient brandir.

Feu d’artifice
Sur les marches du théâtre municipal, les militants les plus fervents déclenchent un feu d’artifice improvisé obligeant les familles venues avec leurs enfants à s’éloigner. Une effervescence non maîtrisée qui rappelle, à beaucoup de participants, la révolution. Et plus précisément les sit-in de Casbah pour Abdelrazak Zammlai. Au lendemain du 14 janvier 2011, jour de la fuite de Ben Ali, des jeunes occupent la place du gouvernement (Casbah) à deux reprises pour obliger le Premier ministre d’alors, Mohamed Ghannouchi, à changer son gouvernement, puis à démissionner.

La mobilisation avait débouché sur l’élection de l’assemblée constituante. C’est durant ces journées entre le janvier et mars que Kaïs Saïed émerge médiatiquement en donnant son avis de professeur de droit constitutionnel. Il arpente alors la Casbah pour soutenir les manifestants, restés ces fidèles huit ans après. «Kaïs, ce n’est pas seulement qu’on le soutient, on l’aime. Il est d’une rigueur, d’une honnêteté intransigeante. Quand il parle, on sait que ce n’est pas pour mentir. Ça, les Tunisiens l’ont compris et apprécient», assure Syrine Mrabet, coordinatrice de la campagne du président élu.

«Bye-bye, Makrouna !»
Abstentionniste par conviction, Bahram Aloui est sorti se mêler à la foule pour prendre la température. Le cinéaste avoue qu’il est agréablement surpris : «C’est un vrai mélange de tous les Tunisiens. Je ne suis pas sûr qu’il y avait autant de monde pour la révolution. Après, comparer ça à Casbah 1 ou 2, je ne sais pas. Faut voir avec le temps. Là, c’est surtout festif.» La foule s’amuse d’ailleurs à chanter des slogans contre le perdant du jour : «Bye-bye Makrouna !» Nabil Karoui est surnommé «Makrouna» (pâtes, en tunisien) par ses détracteurs à cause de la mise en avant jugée outrancière du travail de son œuvre caritative par sa chaîne de télévision, Nessma TV, afin de se présenter comme «le candidat des pauvres».

Ce dernier a dans la soirée de dimanche accepté sa défaite – sans s’interdire toutefois de déposer recours – mais a souligné que la campagne avait été inéquitable à cause de sa détention provisoire pendant quarante-sept jours, du 23 août au 9 octobre : «C’est comme faire les Jeux olympiques et on vous casse un genou avant le 100 mètres.» Le magnat de la presse a également rappelé que son parti, Qalb Tounes, était arrivé second des législatives du 6 octobre. «La partie ne fait que commencer. Nous serons dans une opposition constructive.»

Sans majorité parlementaire
La question de la majorité parlementaire, alors que Kaïs Saïed n’a aucun parti à l’Assemblée mais que beaucoup de formations de l’extrême gauche à l’extrême droite ont appelé à voter pour lui, se révèle déjà épineuse. Membre du mouvement des jeunes du Watad (parti de gauche panarabe), Marouene Bendhiafi célèbre la victoire dans les rues de Tunis mais prévient : «On espère tous qu’il saura rassembler le peuple. Je crois en lui. Mais s’il refuse d’avancer sur les questions sociétales comme la dépénalisation de l’homosexualité, nous serons dans la rue, comme ce soir, mais contre lui.»

Dans la salle d’apparat du Tunisia Palace, à deux pas de la foule, Omar Habib, beau-frère de Kaïs Saïed, ne se fait aucun souci : «C’est un excellent médiateur. Il saura rassembler. D’ailleurs, son score très important va l’aider.» Quelques minutes plus tard, Kaïs Saïed prononce son premier discours de président élu. Debout, les bras raides le long du corps, il pose, martial, les premiers jalons de sa mandature : «"Le peuple veut… !" [slogan de la révolution, ndlr] et sa volonté sera appliquée à tous et à moi en premier lieu […] L’époque de la soumission est finie.»

Mathieu Galtier correspondant à Tunis - Libération

Brexit : Boris Johnson affirme que le Royaume-Uni quittera l’UE le 31 octobre « quoi qu’il arrive


 Le Premier ministre britannique propose un nouvel accord sans contrôles à la frontière irlandaise

Alors que le Premier ministre britannique doit ce mercredi présenter une offre « de la dernière chance » à l’Union européenne pour encadrer la sortie du Royaume-Uni, Boris Johnson a affirmé que le Brexit aurait bien lieu, « quoi qu’il arrive », le 31 octobre. Avec ou sans accord, donc, alors qu’une loi, votée récemment à la Chambre des communes, l’empêche théoriquement de partir sans accord avec Bruxelles.

La proposition du Premier ministre ne comporte pas le rétablissement de contrôles à la frontière irlandaise. C’est le principal point d’achoppement qui empêche, jusque-là, la ratification de l’accord de sortie par le Royaume-Uni.

Le Premier ministre conservateur a dit espérer que l’Union fasse « un compromis, à son tour », pour une sortie en bon ordre du pays. Boris Johnson a par ailleurs affirmé que l’année 2020 serait celle du « chaos, avec deux référendums » si jamais Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste, dans l’opposition, arrivait, à nouveau, à retarder le Brexit.

20minutes

Tribune - Télés africaines : haro sur les télénovelas

Vous avez peut-être – vous aussi -  déjà essayé , dévoré par la nostalgie et le mal du pays, de vous saisir de votre télécommande, de zapper sur les mille et une chaînes étrangères pour aller, un brin,  vous ressourcer sur une chaîne bien de chez nous ; une chaîne africaine, de beauté et de noirceur d’ébène, pour y étancher votre soif d’Afrique, loin de la torpeur, du miasme et de la grisaille des contrées lointaines d’Europe et d’Amérique, ou tout simplement vous soulager de la misère humaine, partout ailleurs où vos routes vous mènent.

Scène de Mogo-Puissant de Boubakar Diallo
Mais une fois sur votre chaîne – si jamais vous arrivez à la trouver – vous vous retrouvez nez-à-nez avec des personnages excentriques, parlant à peine un français intelligible, du fait d’un doublage médiocre fait à la va-vite, avec des voix sinon à vous faire perdre votre latin, du moins à foutre en rogne : bienvenue dans une télénovela !
Scène de Yaaba, un film d'Idrissa Ouédraogo

Point de Sembène Ousmane à l’œil critique et à la plume authentique ; point d'Idrissa Ouédraogo peignant nos us et coutumes pour nous extirper de nos brumes ; nulle trace d’un Boubakar Diallo nous plongeant si habilement dans les réalités bien nôtres, grossissant de son objectif les tares de nos sociétés. Exit Cheikh Anta Diop, retraçant avec doigté l’histoire authentique de Kemet. Pas une ombre de mon Afrique traditionnelle, l’Afrique de nos valeurs morales et culturelles.

Vous êtes bien sur une chaîne africaine, mais sur votre écran, c’est Rio qui défile ; ou Mexico en plein dans le mille, si ce n’est Hollywood qui se raconte ou Paris qui se défonce. Sacrés  directeurs des programmes africains, pétris de complexes mexicains, obnubilés par des rêves brésiliens, noyés dans la fange occidentale, loin de nos terres profondes, de nos peuples multiples et de nos cultures millénaires.

A quand donc une vraie télé africaine digne de ce nom, dépeignant nos propres réalités, démontrant à la face du monde la valeur de sa contribution à la culture de l’Universel, nous représentant dignement au rendez-vous du donner et du recevoir ? Haro donc sur ces valeurs importées, aux mœurs et coutumes éhontées, car nulle télé brésilienne, mexicaine ou occidentale ne diffuserait le meilleur film africain aux dépens des siens, encore moins aux heures de grande audience.

Abdoulaye Jamil Diallo

Accusé de viols, Tariq Ramadan se dit «victime d’un traquenard»

Interviewé vendredi 6 septembre par Jean-Jacques Bourdin sur RMC, l’islamologue suisse mis en examen dans deux affaires de viol a traité ses accusatrices de «menteuses» et assuré qu’il n’avait «jamais été violent».

Tariq Ramadan en conversation avec un groupe de personnes, à sa sortie du Palais de justice à Paris, après une audition le 30 août 2019. afp.com/Martin BUREAU

«Quand une femme me dit non, c’est non, je sais ce qu’est le non». Ce vendredi 6 septembre, sur BFMTV-RMC, Tariq Ramadan a clamé son innocence pendant une demi-heure face à Jean-Jacques Bourdin, à l’occasion de la sortie de son livre Devoir de vérité (Presses du Châtelet). «Ce livre, c’est l’histoire du cheminement d’un homme qu’on a diabolisé et déshumanisé dans ce pays. [...] Pendant deux ans, je ne me suis pas exprimé, mais tout a été déballé dans les médias. Je me suis tu mais le tribunal populaire a déterminé que j’étais coupable. [...] Je suis victime d’une injustice, mais je ne vais rien lâcher», a-t-il martelé, comparant son cas à celui d’Alfred Dreyfus.

Le quinquagénaire est revenu sur chacune des accusations de viol portées contre lui, traitant les femmes qui affirment avoir été violées de «menteuses». «Je suis victime d’un traquenard», a-t-il déclaré, assurant que ces femmes se connaissaient et lui avaient tendu un piège. Il a longuement évoqué les cas des deux premières personnes à l’avoir mis en cause, Henda Ayari et Christelle (dont il a révélé le nom à l’antenne). «Tout ce qu’il dit est faux, et il le sait», a rapidement réagi Me Eric Morain, l’avocate de cette dernière, toujours sur BFMTV. «C’est absurde, il n’y a pas une once de début de traquenard.»

«Je n’ai jamais été violent»
Interrogé sur la nouvelle plainte déposée mi-juillet par une quatrième femme, qui l’accuse de l’avoir violée le 23 mai 2014 à l’hôtel Sofitel de Lyon, le quinquagénaire a assuré qu’il ne connaissait pas cette personne. «Je ne l’ai jamais contactée, je ne sais même pas qui elle est. Je ne suis jamais descendu au Sofitel de Lyon, et le 23 mai 2014, je donnais une conférence à Baltimore (États-Unis) devant 10.000 personnes. Cette plainte, c’est un écran de fumée sur tout ce que l’on sait.» Selon l’AFP, l’entourage de l’islamologue a ensuite précisé que le 23 mai, il avait quitté l’Europe depuis Londres à 16h35 et que la conférence avait en fait eu lieu le lendemain.

L’islamologue a nié toute «violence» ou «emprise» envers la gent féminine. «Tout ce que j’ai pu faire avec une femme a toujours été dans le consentement. Je n’ai jamais été violent et je déteste la violence. Je suis un homme de paix et de dialogue». De quoi faire bondir Me Morain: «Tout le dossier n’est que violence!». Tariq Ramadan a cependant reconnu avoir menti en niant toute relation sexuelle avec Henda Ayari et Christelle. «J’ai voulu me protéger et protéger ma famille. C’était une erreur. Mais c’est un mensonge complètement différent de celui des femmes qui disent avoir été violées, alors qu’il n’y a pas de viol».

Bourdin critiqué
Tariq Ramadan a par ailleurs présenté ses excuses «à Dieu, à [sa] famille, et à ceux qu’[il a déçu] dans la communauté musulmane» pour avoir été «en contradiction avec certains de [ses] principes». «Je ne suis pas un imposteur, je suis un homme, avec toutes mes contradictions. J’ai fait mon examen de conscience et j’essaye d’être meilleur», a-t-il insisté, soulignant que le fait qu’il ait des «défaillances morales» ne voulait pas dire qu’il était «coupable sur le plan du droit».

Critiqué pour avoir invité l’islamologue soupçonné de viols en plein Grenelle contre les violences conjugales, Jean-Jacques Bourdin s’est justifié en évoquant la présomption d’innocence du mis en examen, l’interview précédemment faite par BFMTV d’une des accusatrices de ce dernier, et son refus de choisir ses invités «en fonction du calendrier du gouvernement». «Je ne vous donne pas une tribune mais la parole», a tenu à préciser Jean-Jacques Bourdin, qui n’a pas ménagé son invité durant l’interview.

lefigaro.fr

Après sa première nuit en prison, Patrick Balkany reçoit le soutien d'un Nicolas Sarkozy "peiné

 Au lendemain de la condamnation puis de l'incarcération de Patrick Balkany pour fraude fiscale, l'ancien président Nicolas Sarkozy a fait part samedi de son soutien à son "ami d'enfance", le maire de Levallois-Perret, et à son épouse.

Le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, entouré de journalistes alors qu'il se présente au tribunal de Paris pour son procès, le 13 septembre 2019. Benoit Tessier, Reuters.


Au lendemain de la condamnation puis de l'incarcération de Patrick Balkany pour fraude fiscale, l'ancien président Nicolas Sarkozy a fait part samedi de son soutien à son "ami d'enfance", le maire de Levallois-Perret, et à son épouse.

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a dit samedi 14 septembre avoir "de la peine" pour son "ami d'enfance" Patrick Balkany, condamné vendredi à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt, et espérer que le maire Les Républicains de Levallois-Perret et son épouse Isabelle "vont tenir le coup".

"C'est un ami d'enfance et ça m'a fait de la peine pour lui, ça me fait de la peine pour elle. C'est certainement pas quand les gens sont dans la difficulté qu'il faut les abandonner", a déclaré à la presse l'ancien chef de l'État, un très proche du couple Balkany, qui s'exprimait en marge d'une séance de dédicace de son livre à Neuilly-sur-Seine.

"Un peu d'humanité ne fait pas de mal. Je sais la règle dans la vie politique et je connais la règle aussi de la vie médiatique : quand vous êtes dans la tourmente, il n'y a plus personne", a ajouté M. Sarkozy.

"J'espère qu'ils vont tenir le coup et qu'ils vont surmonter ce qui est une épreuve. Peut-être qu'on peut les laisser tranquille maintenant et peut-être qu'on peut faire preuve aussi d'un peu de pudeur", a conclu l'ancien président de la République.

Condamné pour fraude fiscale, Patrick Balkany, une figure de la droite française, a passé sa première nuit à la prison de la Santé à Paris. Selon une source proche du dossier, l'ancien député a été placé en détention au quartier "pour personnes vulnérables", "qui n'est en aucun cas un quartier VIP". Ce quartier spécifique accueille notamment des fonctionnaires de police, des élus et des hommes soupçonnés d'infractions à caractère sexuel.

Une peine "inédite"

Les avocats du maire de Levallois-Perret, qui a aussi été condamné à dix ans d'inéligibilité, ont dénoncé une peine "inédite" et "qui bat tous les records". Ils ont immédiatement fait appel et déposé une demande de mise en liberté. Cette demande sera examinée par la cour d'appel de Paris, qui doit statuer dans les deux mois.

Isabelle, son épouse et première adjointe, a elle été condamnée à trois ans de prison ferme, mais sans mandat de dépôt. "Je ne comprends pas (...) et je comprends d'autant moins que le président du tribunal a dit deux fois qu'il n'y avait pas un centime d'argent public" dans la fraude fiscale du couple, a réagi Isabelle Balkany sur BFMTV juste après la condamnation.

Le couple a "toujours assumé" ses fautes, a estimé la première adjointe de Levallois-Perret, qui cogérait avec son mari cette ville cossue proche de Paris. "Je pensais, peut-être naïvement – j'aurais dû poursuivre mes études de droit –, que l'on plaçait sous mandat de dépôt quelqu'un qui représentait éventuellement un danger pour l'ordre public ou qui pourrait quitter la France subitement. Ce n'est évidemment pas le cas de mon époux", a ajouté Mme Balkany.

Des habitants sous le choc

À Levallois-Perret, l'incarcération de Patrick Balkany, âgé de 74 ans et dirigeant la commune des Hauts-de-Seine depuis 1983, a suscité la stupeur chez de nombreux habitants.

Une cinquantaine de personnes se sont ainsi rassemblées, samedi 14 septembre, devant la mairie pour dénoncer la détention du maire de la ville. "Cette condamnation est inadmissible, incompréhensible, c'est tout simplement scandaleux", s'est emportée Anne auprès de l'AFP. Ex-habitante de Levallois-Perret, elle a fait le déplacement pour signer un livre d'or de soutien au couple, installé devant l'hôtel de ville.

Réaction similaire pour Nathalie, qui vit dans cette ville cossue depuis 12 ans : "Aller en prison pour fraude fiscale, c'est complètement disproportionné ! Il paie pour tous les autres." Une vision partagée par Thierry Khayat, tee-shirt blanc floqué de l'inscription "Soutien total à Balkany". Pour lui, "cette histoire de mandat de dépôt, ça n'a pas de précédent. Personne, aucun politique condamné n'a dormi en prison. On fait ça pour l'humilier."

Une heure après le début du rassemblement, Isabelle Balkany, qui assure l'intérim de son époux en tant que première adjointe, est sortie, sous les acclamations, saluer les habitants. "Je suis profondément touchée", a-t-elle déclaré à la presse.

Réélu en 2014 pour un quatrième mandat municipal, Patrick Balkany espère toutefois pouvoir retrouver ses pleines fonctions à la mairie si sa demande de mise en liberté est acceptée. Son épouse assure qu'en son absence, elle continuera de "travailler pour les Levalloisiens" et mènera notamment le conseil municipal" prévu le 23 septembre.

France 24 avec AFP

Fraude fiscale : condamné à 4 ans de prison et incarcéré, Patrick Balkany demande sa remise en liberté

JUSTICE - Le maire de Levallois-Perret a été condamné à 4 ans de prison ferme avec incarcération immédiate pour "fraude fiscale". Son épouse, Isabelle, a - elle - été condamnée à 3 ans de prison ferme mais sans mandat de dépôt. Patrick Balkany a été immédiatement conduit à la prison de la Santé. Il a déposé dans la foulée une demande de remise en liberté.

Le couperet du volet "fraude fiscale" au procès de Patrick et Isabelle Balkany est tombé ce vendredi. Le couple a été reconnu coupable des faits qui leur étaient reprochés. Isabelle Balkany a été condamnée à 3 ans de prison. Patrick Balkany a lui été condamné à 4 ans de prison avec incarcération immédiate. Une peine nécessaire" selon le tribunal. Il a été conduit immédiatement à la prison de la Santé à Paris et a ensuite déposé une demande de remise en liberté.  

A l'énoncé du jugement, les policiers se sont avancés vers le "baron des Hauts-de-Seine", 71 ans, sous les yeux de son épouse venue assister au délibéré. Le tribunal correctionnel a également condamné les deux élus LR de cette commune cossue de l'ouest parisien à 10 années d'inéligibilité.

Le tribunal a estimé notamment que les époux Balkany avaient fait usage de "dispositifs sophistiqués" pour cacher leur patrimoine au fisc."L’écart ne peut s’expliquer que par la volonté résolue des époux Balkany de dissimuler à l’administration fiscale l’étendue réelle de leur patrimoine", a notamment lu le président du tribunal faisant référence à la villa Pamplemousse, le riad de Marrakech et le moulin de Giverny. 

Dans ce volet "fraude fiscale", l'accusation avait demandé contre lui quatre ans de prison ferme assortis d'une incarcération immédiate. Des réquisition intégralement suivie. Contre son épouse, quatre ans dont deux ferme, une peine aménageable. Et contre tous deux, dix ans d'inéligibilité, le maximum.

"On s'est payé Balkany"

Interrogé par la presse à la sortie de la salle d'audience, Éric Dupond-Moretti, avocat de Patrick Balkany, a déclaré : "Je ne suis absolument pas surpris. J’avais prévenu tout le monde. On a une leçon de morale publique, c’est le  jugement dont vous avez entendu la lecture. Naturellement on a oublié que ces faits étaient anciens. On a résumé toute l’action de monsieur Balkany à sa fraude et toute sa vie à cette fraude. (...) Ce qui me choque le plus c’est le mandat de dépôt totalement inutile et pour nous insupportable. Jamais personne ne peut dire sérieusement que Monsieur Balkany aurait tenté de prendre la fuite. Il était présent à tous les actes de la procédure. Je pense que l’on s’est payé Balkany, nous allons bien sûr interjeter appel."

L'avocat d'Isabelle Balkany, Pierre-Olivier Sur a lui indiqué qu'il trouvait "disproportionné" la condamnation. "Je considère que c'est jugé de façon très très lourde, que d'envoyer quelqu'un en prison alors qu'il n'y a pas d'argent public détourné et que la juridiction n'est pas en mesure de déterminer quelle est l'assiette de l'impôt qui aurait été éludé. Oui cela me semble injuste mais il a fallu que le tribunal envoie une image. C'est cette image pour vous, mesdames et messieurs de la presse, c'est cette image pour cette justice qui est devenue surtout médiatique, c'est cette image d'un homme qui part en prison avec sa femme qui l'enlace et qui pleure."
"Jusqu'à la Cour Européenne" s'il le faut"

Le PNF et le fisc, qui avait porté plainte en 2015, reprochent aux Balkany de n'avoir pas payé d'ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d'euros annuels minimum. Mais également d'avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014.

Au total, les sommes éludées sont estimées à plus de 4 millions d'euros d'impôts sur le revenu et la fortune, un montant contesté par la défense. Les élus de Levallois-Perret ont admis des "fautes", reconnaissant certaines des accusations de fraude fiscale.

L'incarcération immédiate demandée par le PNF avait suscité l'ire de la défense. "Il faudrait l'envoyer en prison pour que tout le monde se régale ?", s'était insurgé son avocat, Eric Dupond-Moretti, appelant à ne pas ajouter une "humiliation" à la condamnation de son client. Les avocats du couple avaient soutenu que "la richesse considérable des familles" explique aisément la différence entre revenus déclarés et dépenses somptuaires, et tenté de décrédibiliser les estimations du patrimoine avancées par l'accusation.

Dimanche, une journaliste de l'émission Quotidien avait interrogé un Patrick Balkany tout sourire dans la rue. À la question "et si vous êtes condamné ?", le maire avait répondu qu'il "ferait appel" et qu'il irait jusqu'à la "Cour européenne" s'il le fallait.

Le second jugement, attendu le 18 octobre, s'annonce plus risqué encore pour le baron des Hauts-de-Seine, contre qui sept ans de prison, l'incarcération immédiate et la confiscation de tous ses biens ont été requis.

LCI

Violences en Afrique du Sud : le Nigeria va rapatrier 600 de ses ressortissants


Environ 100 000 Nigérians vivent dans la première puissance du continent. Les actes xénophobes ont fait 12 morts en une semaine à Johannesburg.

Après une semaine « d’anarchie » et de violences xénophobes en Afrique du Sud qui ont fait déjà douze morts, le Nigeria va rapatrier quelque 600 de ses ressortissants. Un geste hautement politique dans un contexte de tensions entre les deux grandes puissances du continent.

Après trois jours d’accalmie, de nouvelles violences ont éclaté, dimanche 8 septembre, dans plusieurs quartiers de Johannesburg. La police a été contrainte de tirer des balles en caoutchouc et des grenades paralysantes pour disperser une foule de plusieurs centaines de manifestants armés de bâtons, qui ont détruit des magasins en exigeant « le départ des étrangers ». Au moins deux personnes ont été tuées, a annoncé un porte-parole de la police de la ville, Xolani Fihla, portant le bilan à douze morts.

Bien que les victimes soient majoritairement des nationaux, les attaques, les pillages de commerces et les bastonnades sont, eux, dirigés contre les étrangers établis dans la première puissance industrielle du continent. La police a effectué plus de 600 arrestations et les dégâts sont considérables, particulièrement dans les townships et le centre-ville de Johannesburg, où les magasins étaient restés fermés lundi.

« Rentrer à la maison »
Dans sa troisième intervention en moins d’une semaine, le chef de l’Etat sud-africain, Cyril Ramaphosa, a assuré lundi que son « gouvernement ne laisserait pas l’anarchie et la violence » s’installer en Afrique du Sud. Il a également rappelé que « la majorité des étrangers respectent la loi et ont le droit de vivre (…) en paix ».

La semaine dernière, de nombreux pays africains avaient vivement réagi face à la violence des images qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux, et le Nigeria, qui rivalise depuis des années avec l’Afrique du Sud pour la place de première puissance économique du continent, a pris la tête du mouvement.


Lundi, la présidence nigériane a « donné les instructions nécessaires pour l’évacuation immédiate de tous les Nigérians qui souhaitent rentrer à la maison ». Le consulat nigérian à Johannesburg a déclaré à l’AFP que 600 personnes environ, sur « plus de 100 000 Nigérians » vivant actuellement en Afrique du Sud, s’étaient manifestées et devaient être rapatriées à partir de mercredi.

L’émissaire spécial envoyé la semaine dernière à Pretoria pour rencontrer le président Ramaphosa est rentré à Abuja ce week-end et en a rendu compte au chef de l’Etat, Muhammadu Buhari lundi.

« Le président Ramaphosa reconnaît que cette vague de violence est déconcertante et gênante, a fait savoir la présidence lundi. Elle abîme non seulement l’image du pays, mais aussi ses relations avec ses frères, les pays africains. » Les deux présidents doivent se rencontrer en Afrique du Sud en octobre, lors d’une visite prévue depuis plusieurs semaines.

« Monopole de la bêtise »
Depuis une semaine, au Nigeria, chaque célébrité, petite ou grande, et chaque homme politique réagit, tantôt pour annuler concerts et festivals de cinéma, tantôt pour « déclarer la guerre totale » à l’Afrique du Sud.

Le président du parti au pouvoir, Adams Oshiomhole, est allé jusqu’à demander au gouvernement fédéral nigérian de « saisir » et de nationaliser la compagnie sud-africaine MTN, au moment où le géant des télécoms fermait ses antennes à travers le pays pour protéger ses agents et ses clients des attaques contre l’enseigne.

Dans de nombreux points de contrôle de police ou de l’armée traversés par des journalistes de l’AFP ces derniers jours, les agents de sécurité demandaient aux étrangers s’ils étaient sud-africains, sur un ton mi-sérieux mi-amusé, mais de manière assez insistante pour laisser percevoir la tension qui s’est emparée du Nigeria.

« Certains politiciens en Afrique du Sud exploitent le sentiment xénophobe pour leur propre intérêt. Certains politiciens au Nigeria exploitent les violences xénophobes en Afrique du Sud pour leur propre intérêt. Aucun n’a le monopole de la bêtise », a conclu sur Twitter l’économiste Nonso Obikili, spécialiste des relations entre les deux pays.

Le Monde avec AFP

La Côte d'Ivoire dit adieu à son idole DJ Arafat

Des incidents ont troublé samedi à Abidjan l'hommage rendu par des dizaines de milliers de fans au chanteur ivoirien DJ Arafat, l'un des artistes les plus populaires d'Afrique de l'Ouest, mort dans un accident de moto à 33 ans.

Alors que la cérémonie d'hommage exceptionnelle, à la fois empreinte de joie et d'émotion, s'était déroulée sans problème toute la nuit dans le plus grand stade du pays, des fans ont gâché la fête au matin en ouvrant la tombe et le cercueil du chanteur peu après son inhumation.

Sur des photos et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on pouvait voir une foule de jeunes, agités et vociférants qui prenaient en photo sa dépouille.

"Nous avons voulu voir le corps de notre idole avant la fermeture du tombeau", a expliqué un fan à un journaliste de l'AFP.

"C'est Yoro, c'est lui!", a crié un autre fan, en référence au surnom "Yorobo" de DJ Arafat.

Les policiers qui surveillaient la tombe ont été débordés par la foule de ceux qui n'avaient pu suivre la cérémonie au stade, a expliqué une source policière.

La police est intervenue pour disperser la foule, faisant usage de gaz lacrymogène et a repris le contrôle des lieux. Plusieurs personnes ont été blessées, selon des témoins.

Auparavant, des échauffourées avaient éclaté aux abords du cimetière entre la police et des fans mécontents d'être tenus à l'écart de l'enterrement qui s'est déroulé dans l'intimité.

Vers midi, des troubles étaient toujours en cours à Adjamé, selon une source sécuritaire et un journaliste de l'AFP qui a vu des barricades et des pneus enflammés dans une artère menant au cimetière.

Lors de la nuit d'hommage musical au roi du "coupé-décalé", de nombreuses stars africaines ont chanté sur scène pour saluer sa mémoire: Davido, Sidiki Diabaté, Fally Ipupa, Serge Beynaud...

Vendredi soir, le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman, avait décoré à titre posthume de l'ordre national du mérite culturel DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, "pour son immense contribution au rayonnement artistique" de la Côte d'Ivoire. La cérémonie, digne de funérailles nationales, a été payée par l'Etat ivoirien.

"Daishinkan", pour ses fans (en référence à un superhéros de BD), est mort le 12 août des suites d'un accident de moto à Abidjan. Sa musique au rythme endiablé, à la fois genre et attitude, est née en 2003 dans les boîtes de nuit ivoiriennes puis s'est popularisée dans toute l'Afrique.

Après une nuit de musique et de danse, la dépouille du chanteur est arrivée au stade Félix Houphouët-Boigny au lever du jour, pour un dernier adieu, saluée par les applaudissements de la foule.

Une grande émotion s'est emparée de l'assistance, de nombreux jeunes tombant en pleurs, alors que le cercueil était déposé sur un piédestal au centre de la pelouse.

- 'On a perdu un grand homme' -
Né d'un père ingénieur du son réputé et d'une mère chanteuse, DJ Arafat s'était formé à la musique sur le tas. DJ dans les maquis (bars) de la rue Princesse à Yopougon, le grand lieu de la fête à Abidjan, il avait percé avec "Jonathan" en 2003, avant d'enchaîner les tubes pendant 15 ans: "Kpangor" (2005), Djessimidjeka (2012), Maplorly (2015), Dosabado (2018).

- Sur le trône du coupé-décalé -

Arafat a "révolutionné le coupé-décalé, en mélangeant les sons, les rythmes. Il s'est par exemple inspiré de musiques traditionnelles africaines, mais aussi de l'afrobeat nigérian, du rap, du baile funk brésilien. Il était aussi un danseur exceptionnel et a associé à sa musique des concepts de danse nouveaux", a expliqué Franck Alcide Kacou, directeur label d'Universal Music Africa (filiale de Vivendi), la compagnie qui produisait l'artiste depuis 2013.

"Il était l'artiste le plus influent d'Afrique de l'Ouest, avec une communauté de deux millions de fans sur Facebook". "Il commençait à percer en Europe et en Amérique, à toucher un public au-delà de la diaspora ivoirienne", selon M. Kacou. Sur son dernier album, "Renaissance", il avait invité des artistes internationaux tels que Maître Gims, Dadju, Davido et Fally Ipupa.

"Il est parti de rien, il a pris le trône du coupé-décalé. Vraiment ça c'est quelque chose qui motive les jeunes aujourd'hui, ceux qui n'ont rien", a témoigné une de ses fans, Olga Manou.

La star était parfois controversée, pour ses "clashes" sur les réseaux sociaux avec d'autres artistes ou pour ses déclarations homophobes.

"C'était une personnalité clivante. Il était très sensible, d'où ses réactions +sans filtre+. Mais c'étaient aussi des coups marketing", selon M. Kacou.

DJ Arafat avait été désigné "meilleur artiste de l'année" aux awards du coupé-décalé en 2016 et 2017. Il avait aussi été distingué en 2012 "meilleur artiste africain" au Kora Music Awards, des récompenses musicales panafricaines.

AFP

Alimentation : le régime sans gluten est-il fait pour vous ?


Du 3 au 5 septembre, un congrès international sur la maladie cœliaque se tiendra à Paris. Un colloque est prévu sur les "mythes et réalités" à propos du gluten.
L'occasion de se pencher sur le régime sans gluten. Est-il recommandé à tout le monde ? Ses effets ont-ils été prouvés ? Le point sur ce qu'on en sait.

Où trouve-t-on du gluten ?
Le gluten est une protéine présente sur certaines céréales, comme le blé, le seigle, l'orge ou l'épeautre. Se passer du gluten signifie donc se passer de produits aussi courants que le pain, les pâtes, les pizzas, les biscuits... Un choix très engageant, donc.
D'autant que nombre de produits industriels font un usage abondant du gluten, qui sert de liant aux aliments.

Que peut-on manger ?
Les fruits, les légumes ne contiennent pas de gluten. Il en est de même pour la viande, lorsqu'elle n'est pas transformée. Les merguez, saucissons et autres steaks pas 100% bœuf sont donc à proscrire.
Pour remplacer les céréales, des alternatives existent. On fait des pâtes et du pain au maïs ou au riz, des biscottes au quinoa, etc. Pour les passionnés de cuisine, ça peut même devenir très amusant ! En revanche, c'est beaucoup plus onéreux.
Exemple chez Carrefour, où le kilo de farine de blé le moins cher coûte 0,53€... contre 4,32€ pour l'équivalent sans gluten le moins cher.

L'intolérance au gluten, une maladie auto-immune

En France, on compte environ 330 000 personnes qui sont allergiques au gluten, soit 0,5% de la population. La plupart du temps, cette maladie auto-immune est détectée dès l'enfance, au moment où le bébé est confronté au gluten dans ses petits pots. Si elle n'est pas diagnostiquée, elle peut entraîner des retards de croissance, des carences, un amaigrissement...
Chez l'adulte, si cette intolérance au gluten n'est pas traitée, elle provoque des diarrhées, favorise l'apparition d'autres maladies auto-immunes, voire du cancer.
Bref, pour les malades cœliaques, ne pas manger de gluten est impératif.

Les hypersensibles, sujet sensible...
Troubles intestinaux, douleurs à l'abdomen, flatulences... Des personnes se plaignent de ce que les spécialistes appellent une hypersensibilité non cœliaque au gluten.
"Nombreux sont ceux qui s'autoproclament malades, sans avoir fait de test sanguin, expliquait Brigitte Jolivet, présidente de l'association des intolérants au gluten, au Figaro. On voit aussi des stars suivre des régimes sans gluten, c'est une grande mode en ce moment."

Dans son viseur, notamment, Novak Djokovic numéro 1 mondial de tennis, vainqueur de 16 tournois du Grand Chelem. Un cador, qui, à l'écouter, devrait beaucoup à l'adoption d'une alimentation sans gluten. Au point qu'il en a fait un livre : "Les Secrets du vainqueur - Une alimentation sans gluten pour une parfaite forme physique et mentale".

Malheureusement, aucun test ne permet objectivement d'établir cette hypersensibilité. Et l'utilité du régime sans gluten dans ce cas est l'objet de controverses scientifiques. Si la réalité des syndromes digestifs n'est nullement remise en cause, le rôle (et donc la responsabilité) du gluten n'est pas encore parfaitement connu.

Un régime sans carence, mais attention aux graisses
Quoi qu'il en soit, le régime sans gluten ne vous fera pas de mal : "Il n’y a pas de risque à suivre un régime sans gluten même si on n’est pas malade", explique Nadine Cerf-Bensussan, directrice de recherche à l’Inserm, à Franceinfo. "Cela ne va pas entraîner de carences. Cela va entraîner une alimentation plus saine car le gluten est très présent dans les aliments transformés."
Vigilance, tout de même. Selon des recherches datées de 2017, les produits sans gluten contiennent moins de protéines, mais plus de sucres et de graisses. Passer au sans gluten, cela veut donc dire de repenser vos équilibres nutritionnels et non remplacer strictement les produits conventionnels par leur pendant "gluten-free".

Ne plus manger de gluten ne fait pas maigrir
Par contre, si vous voulez éliminer le gluten pour maigrir, vous pouvez passer votre chemin.
"Malgré les allégations santé pour manger sans gluten, aucune preuve expérimentale publiée ne soutient une allégation de perte de poids pour un régime sans gluten ou suggère que la population générale devrait éviter le gluten", explique une étude américaine de 2015. Depuis, rien n'est venu contredire cette conclusion.

Progres.fr

Vitamine D : les symptômes d’une carence


 En hiver, la chaleur du soleil n’est, pour ainsi dire, pas toujours au rendez-vous. Pourtant, elle contribue énormément au bon fonctionnement de l’organisme, dès lors qu’elle est au cœur de la fonction d’absorption du calcium et du phosphore par l’appareil digestif, et occupe un rôle majeur dans la minéralisation des os et des articulations. En effet 80 à 100 % de nos besoins en vitamine D, selon l’endroit où vous habitez, sont produits grâce à l’action de synthétisation du soleil.  Aussi est-ce en période hivernale que se manifestent la plupart des carences en vitamines D. Petit florilège des symptômes de cette carence.

Troubles et sensibilité des intestins
Nombreux sont les nutritionnistes qui établissent aujourd’hui un lien entre les troubles de l’intestin, la maladie de Crohn et l’intolérance au gluten avec une carence en vitamine D, suggérant même aux  personnes qui en souffrent de consommer davantage d’aliments riches en vitamine D. 

Chaleur et transpiration
 Attention ! L a sensation de chaleur et la transpiration même sans grand effort physique, comme un front qui se perle de sueur sans raison apparente, peuvent être le signe d’une carence plus ou moins importante en vitamine D, laquelle augmente considérablement la température corporelle.  Songer donc à examiner cette piste pour y remédier.

Fragilité du système immunitaire
Les carences en vitamines, en général, et en vitamine D, en particulier, fragilisent le système immunitaire, exposant le corps, devenu plus vulnérable, à des attaques récurrentes allant d’un simple rhume à l’angine et maintes autres maladies dues à l’état de fragilité des personnes concernées.

Trouble du sommeil
Une carence en vitamine D, a établi une étude récente, empêcherait les personnes qui en souffrent de profiter des effets réparateurs du sommeil. L’étude réalisée sur un échantillon de 1500 patients présentant des symptômes de problèmes neurologiques est arrivée à la conclusion qu’une carence en vitamine D est susceptible de causer des troubles récurrents du sommeil, l’une des manifestations pathologiques les plus aiguës de cette carence.

Troubles de l’érection
Autre manifestation de la carence en vitamine D, notamment chez l’homme, le dysfonctionnement érectile, qui selon une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine, pourrait être un des nombreux symptômes de cette même carence. D’autant plus que les troubles de l’érection sont souvent dus à une mauvaise irrigation des vaisseaux sanguins, laquelle pourrait être elle aussi liée  à une carence en vitamine D.

Douleurs osseuses et musculaires
Elles concernent généralement l’adulte, même si elles peuvent aussi toucher certains enfants, et sont souvent le signal de besoins non comblés en vitamines D. Elles se manifestent par  une certaine rigidité douloureuse des articulations, et sont connues sous le nom d’ostéomalacie. En cas de doute, demander à votre médecin qui vous conseillera peut-être une prise supplémentaire de cette bonne vitamine D.    

Dépression nerveuse et vitamine D
Autre symptôme d’une carence en vitamine D, la dépression nerveuse ; particulièrement lorsqu’elle se fait intense et bien plus tenace qu’une petite déprime passagère. La cause en est toute simple et viendrait du signal émis par certains capteurs du cerveau sensibles à cette vitamine, et dont le manque, affirment les spécialistes, peut plonger le patient dans une dépression profonde.

Autant de symptômes qui lorsqu’ils se manifesteront – chez vous ou un proche – vous feront désormais songer à vérifier si votre organisme ne manque pas d’une bonne petite dose de vitamine D.

Abdoulaye Jamil Diallo

60% des cadres envisagent de démissionner, selon une étude de Cadremploi

 
Selon Cadremploi, les 3 millions de cadres du secteur privé français évoluent sur un marché de plein emploi, ce qui expliquerait d'une part leur appétit de changement retrouvé et d'autre part la difficulté qu'affrontent les entreprises pour les recruter et à les fidéliser.

Les employeurs et leurs DRH risquent de tomber de leur chaise en lisant ce sondage réalisé par l'Ifop pour le compte de Cadremploi : six cadres sur dix envisagent de démissionner de leur poste actuel, principalement pour améliorer leurs perspectives professionnelles et leur salaire, selon une étude Ifop pour Cadremploi publiée mardi. 20% des cadres pensent même "souvent" à démissionner et "plus d'un cadre sur trois" va jusqu'à envisager une reconversion, d'après cette enquête.

Pour 80% des cadres, démissionner a été positif sur le bien-être général
Mais quatre cadres sur dix perçoivent la démission "comme risquée". Pourtant, parmi les cadres qui ont déjà démissionné, plus de 80% "constatent un impact positif sur leur niveau de bien-être général", notamment sur leur vie privée, relève Cadremploi dans un communiqué.

Pour ceux qui pourraient franchir le pas, "le manque de perspectives professionnelles et la rémunération" seraient "les principaux déclencheurs de démission", devant les "relations avec le management", "l'intérêt des missions" et "des raisons relevant de la vie personnelle", précise Cadremploi.

"Les cadres - qui sont plus de 3 millions en France dans le secteur privé - évoluent sur un marché de plein emploi où les entreprises ont des difficultés à les recruter et à les fidéliser. Les cadres ont donc la chance de pouvoir envisager de quitter leur entreprise pour tenter d'être plus heureux ailleurs si cette dernière ne répond pas à leurs attentes", souligne Julien Breuilh, directeur des études de Cadremploi, cité dans le communiqué.

Démissionner et toucher le chômage ? Une nouveauté bien accueillie
La loi "Avenir professionnel" est "bien accueillie" par six cadres sur dix, selon l'enquête. Votée l'été dernier, cette loi va ouvrir le droit à une indemnisation chômage, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou avec un projet de création ou reprise d'entreprise.

Mais pour entrer en vigueur, ce dispositif doit encore être retranscrit dans la nouvelle convention d'assurance chômage dont les négociations entre partenaires sociaux viennent à peine de commencer.

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Méthodologie

Cette enquête a été réalisée en ligne, du 10 au 16 octobre, auprès d'un échantillon de 1.001 cadres, représentatif de la population française des cadres actifs en poste selon la méthode des quotas. Cadremploi se présente comme le premier site pour l'emploi des cadres du secteur privé en France, notamment avec des offres d'emploi et le dépôt de CV.

latribune.fr

Gibraltar rejette la demande américaine de retenir le pétrolier iranien

La demande émise par la justice américaine de retenir le pétrolier iranien Grace 1, qui avait été arraisonné le 4 juillet, a été rejetée par le gouvernement de Gibraltar.

Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a rejeté dimanche une demande du ministère américain de la Justice de retenir le pétrolier iranien qui s'apprête à quitter ses eaux territoriales, expliquant que les sanctions américaines ne sont pas applicables dans l'Union européenne.

«En vertu du droit européen, Gibraltar est dans l'impossibilité de prêter l'assistance demandée par les États-Unis», qui veulent saisir le pétrolier en vertu des sanctions américaines contre l'Iran, ont expliqué les autorités dans un communiqué.

«Le régime des sanctions de l'Union européenne est fondamentalement différent de celui des États-Unis», souligne le communiqué. De plus, la réglementation européenne «interdit spécifiquement d'appliquer certaines lois américaines», dont celles sur les sanctions contre l'Iran.

Le commandement de la Marine iranienne a déclaré que l’ère de «frapper et courir» était terminée et s’est dit prêt à escorter les pétroliers iraniens dans le Golfe.

La longue histoire du Grace 1
Arraisonné le 4 juillet, le Grace 1 a été libéré le 15 août par les autorités de Gibraltar. Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar a affirmé début juillet que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banias.

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, l'Iran n’a pas donné de garanties concernant le fait que le navire ne se dirigerait pas vers les côtes syriennes après sa libération. Or, les autorités de l’île ont affirmé avoir reçu la promesse écrite de Téhéran qu'il n’y enverrait pas son pétrole.

Le 16 août, un tribunal américain a émis un mandat de saisie visant le Grace 1, qui a suivi une plainte de l'administration des États-Unis.

Sputnik

DJ Arafat, la dernière balade

L’artiste ivoirien icône du coupé-décalé DJ Arafat est mort ce lundi 12 août aux urgences de l’hôpital, des suites d’un accident à moto survenu au cours d’une balade nocturne entre amis à Abidjan.
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L’artiste ivoirien, aficionado de motos et de la vitesse, était sorti vers 23 heures ce 11 août pour une balade entre amis. Amoureux de cascades à moto, il a soulevé en pleine course sa roue avant, cabrant sa bécane sur la roue arrière, avant de percuter, quelques mètres plus loin, le véhicule d’une journaliste de radio.  Un choc violent qui a complètement détruit l’engin de l’artiste, comme en témoignent les images partagées sur les réseaux sociaux.

Transporté d'urgence à l'hôpital, DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier, y décédera alors que circulaient de nombreuse rumeurs : consommation d ‘alcool, selon certains, de stupéfiants selon d’autres ; toutes réfutées les unes après les autres par Yves Jay Jay, le chargé de communication de l’artiste.

La journaliste percutée serait toujours hospitalisée, selon le magazine Life et sa vie serait hors de danger.

Figure populaire du coupé-décalé, la mort du chanteur ivoirien a déclenché une vive émotion chez ses fans nombreux, tant à Abidjan – par un afflux massif à l’hôpital -  que sur les réseaux sociaux, à travers des vidéos d’hommage et de reconnaissance pour son immense contribution à la promotion de la culture ivoirienne.

Une émotion et une tristesse partagées jusqu’au sommet de l’État : « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Houon Ange Didier « DJ Arafat », icône de la jeunesse et ambassadeur de la musique et de la culture ivoiriennes. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à tous ses fans », a twitté le président ivoirien, Alassane Ouattara.

DJ Arafat disparaît à seulement 33 ans, laissant derrière lui une œuvre à la hauteur de sa renommée d’icône populaire et de porte-étendard de la musique ivoirienne.

Abdoulaye Jamil Diallo

Idrissa Gueye signe son entrée officielle au PSG

Idrissa Gana Gueye est depuis ce mardi officiellement joueur du Paris Saint-Germain. Le Sénégalais de 29 ans, parti de Lille en 2015 pour la Premier League, vient ainsi consolider le milieu de terrain du club parisien.

Cinquante-troisième Africain et seulement huitième joueur sénégalais ayant jusqu’ici rejoint le PSG, selon le décompte du club, Idrissa aurait été, selon nos sources, acheté pour 30 millions d’euros au club anglais d’Everton. Il s’est engagé ce mardi pour un contrat de quatre ans, et jouera pour le champion de France jusqu ‘en 2023, sous le numéro 27 qu’endossait un certan Javier Pastore, estampé de son nom de joueur Gana.

Gana, justement, un nom que lui aurait donné son père, rappelle Idrissa, en souvenir de son grand-père, même si l’international sénégalais n’a décidé de l’endosser que plus récemment après son départ de Lille en 2015, après avoir longtemps joué sous le patronyme de Gueye.

D’aucuns disent que sa prestation lors de la dernière CAN a été décisive dans la motivation du choix du Paris Saint-Germain, qui recherchait activement un milieu de terrain de haute facture.

Abdoulaye Jamil Diallo

Mémoires de l'ancien président sénégalais Abdou Diouf

« Tant que la fortune te sourit, tu auras beaucoup d'amis, si les nuages se montrent, tu te retrouveras seul », écrit l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, dans ses Mémoires publiés aux Editions Seuils. Un livre riche en anecdotes toutes plus intéressantes les unes que les autres. Otr’Actu vous en présente ici un extrait.

« C'est à partir du moment où je fus relevé de mes fonctions de gouverneur du Sine-Saloum que, pour la première fois, je fus véritablement confronté à l'ingratitude des hommes.

J'ai pu alors constater que, tant que vous êtes une autorité, les hommes vous sont fidèles et sont à vos pieds, mais dès que vous êtes en disgrâce, ou qu'ils vous y croient, certains d'entre eux n'ont plus de considération pour vous et vous tournent le dos.

C'est le cas de ce grand chef religieux qui, lorsque j'étais encore gouverneur, m'avait demandé de lui installer une coopérative dans un village de la région. Au moment de quitter mes fonctions, j'ai pensé qu'il valait mieux prendre l'arrêté avant de partir, afin que mon successeur puisse finaliser rapidement le projet. J'avais fait cela avec un zèle qui correspondait au respect que je vouais à ce guide.

J'ai donc signé l'acte et je voulais lui dire au téléphone de ne pas s'inquiéter , puisque j'avais tout fait. J'ai eu une grande surprise. Un de ses disciples m'a fait attendre longtemps et, à la fin, quelqu'un d'autre a pris l'appareil pour me dire : «  Gouverneur, le marabout vous salue bien, il m'a chargé de vous dire qu'il est très occupé en ce moment mais qu'il vous souhaite le meilleur ».

Je lui ai répondu que c'était tout juste pour lui dire que j'avais signé l'arrêté pour la coopérative. Dans mon for intérieur, je me disais que ce n'était pas possible qu'il me traitât ainsi .
Que dire également du comportement de cet homme qui était toujours dans nos cortèges à crier à tue - tête : « Maintenant nous avons le meilleur gouverneur du pays, un gouverneur qui nous porte bonheur ».  Il le faisait avec tout ce qu'ont pouvait imaginer comme obséquiosité, louanges,ovations et autres envolées dithyrambiques .

Pourtant, quand j'ai quitté mes fonctions, il ne savait pas encore que j'étais affecté à un nouveau poste et un jour, en sortant du ministère des Affaires étrangères, je l'ai aperçu devant la pharmacie du Rond- Point et me suis dirigé vers lui.
Il m'a aussitôt tourné le dos et j'ai compris que, s'il avait agit de la sorte, c'est qu'il ne voulait pas se compromettre avec quelqu'un qui était en disgrâce ou en tout cas qui était considéré comme tel.
Pour le jeune homme de 27 ans que j'étais, qui croyait à tant d'idéaux, voir les hommes se comporter cette façon fut un choc. Et me sont revenus en mémoire mes jeunes années de latinistes au lycée Faidherbe et les vers qu'Ovide, exilé par Auguste au bout du monde, à Tomis, sur les bords de la mer Noire, écrivait dans les Tristes : « Tant que la fortune te sourit, tu auras beaucoup d'amis, si les nuages se montrent, tu te retrouveras seul ». 

Il y a eu certes ce griot et ce grand chef religieux que j'admirais tant, mais il y a eu bien d'autres encore ».

Abdou Diouf, Mémoires - Editions Seuil.

7 aliments pour vous aider à garder la bonne humeur

Votre état émotionnel peut provoquer des pulsions alimentaires, vous rendant quelquefois boulimique ou en vous coupant carrément l’appétit, tout comme ce que vous mangez peut aussi vous mettre de bonne humeur ou d’humeur exécrable. Et si l’on s’en rend compte souvent presque immédiatement après le repas, cela se vérifie aussi bien plus tard, car votre santé mentale est souvent tributaire de votre régime alimentaire.
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Il vous est proposé ci-dessous une liste d’aliments dont la consommation suffira à booster votre moral, grâce notamment à leurs vertus reconnues sur l’état émotionnel.

Les protéines
Les aliments riches en protéines tels que les poissons, les noix et les graines ou encore les œufs, sont connus pour leur effet régulateur du taux de glycémie. Leur impact énergisant sur l’état émotionnel favorise donc la forme et la bonne humeur.

Le curcuma
En plus de ses vertus anti-inflammatoires et antioxydantes, le curcuma est aussi connu pour son effet déclencheur de la sérotonine, appelée aussi hormone de la bonne humeur. Avoir une alimentation riche en curcuma réduirait donc, selon certaines études, le stress et le risque de dépression, sans aucun effet secondaire néfaste sur l’organisme, avec un impact positif sur l’humeur.

Les bananes
Les  bananes sont riches en vitamine B6, en magnésium mais aussi en dopamine et aident donc à détendre le système nerveux tout en favorisant la bonne humeur. Mais si la banane donne la banane:) , songez tout de même à en consommer avec modération en cas de résistance à l’insuline ou à la leptine.


Les  fruits rouges
Ils tiennent leur couleur des anthocyanes, pigments antioxydants qui aident à la production de dopamine, en l’occurrence l’hormone du plaisir et qui – en plus de ses effets positifs sur la coordination et la mémoire – booste  aussi la bonne humeur. N’hésitez donc pas à vous taper une bonne cure de fraises, de framboises ou de myrtille bien mûres. Vous vous sentirez plus d’aplomb et de meilleure humeur.

Le café
Le café a un impact attesté sur les neurotransmetteurs responsables de notre état émotionnel et donc de notre humeur. Et ce n’est pas pour rien que nous sommes nombreux à honorer quotidiennement le cérémonial de la tasse du matin. Le sentiment de bien-être qui s’ensuit est quasi instantané. Il a été démontré que l’effet du café sur le cerveau déclenchait le facteur neurotrophique – autrement dit agirait sur le cerveau – de sorte à activer une protéine spécifique (le bdnf), qui transforme les cellules cérébrales en nouveaux neurones ; un effet d’autant plus revitalisant pour le cerveau que le bdnf,  attestent les chercheurs,  aurait un réel effet d’antidépresseur naturel. Café et bonne humeur semblent donc aller de pair.

Les oméga 3 d’origine animale
Le saumon, le maquereau, l’huile de foie de morue, les graines de lin, le colza – ça vous dit ? - sont connus pour être  riches en oméga 3, et ont un effet positif incontesté sur l’état émotionnel. Selon une étude publiée dans Brain Behavior and Umminity, les oméga 3 d’origine animale réduiraient de manière notoire l’anxiété (jusqu’à 20%), d’après des tests effectués sur des étudiants en médecine. Tandis que de précédentes études attestent de leur effet antidépresseur, les estimant aussi efficaces que les antidépresseurs habituels. Et le tout sans causer le moindre effet secondaire.

Le chocolat noir
Vous l’avez certainement senti,vous aussi, cet effet de bien-être quasi instantané ressenti juste après avoir croqué un bon petit morceau de bon – passez-moi la répétition – chocolat. Ce n’est pourtant pas le fait du hasard : le chocolat contient un neurotransmetteur à l’origine de cette sensation : l’antamanide, qui participe  à la régulation de l'humeur, de la mémoire et de l'appétit, neutralisant du même coup l’effet de la dépression et la sensation de douleur. Bref, autant de vertus qui font du chocolat un excellent remède contre l’anxiété tout en favorisant la bonne humeur.

Votre humeur et votre alimentation – nous l’avons vu – sont donc interdépendants. Mais il ne serait pas faux de souligner que cela est davantage plus justifié pour l’alimentation, car comme dirait l’autre : « Dis-moi ce que tu as dans ton assiette (sic, dans les deux sens), et je te dirais qui tu es ».

Monnaie unique ouest-africaine : entre enthousiasme et circonspection

Les polémiques vont bon train depuis l’annonce, en juin dernier, de la création, dès 2020, d’une nouvelle monnaie ouest-africaine dans l’espace Cédéao. Si certains y voient un projet à l’échéance hâtive du fait de disparités non négligeables entre les différents Etats membres, d’autres, plus enthousiastes, se félicitent déjà de l’indépendance du Trésor français et de l’apaisement social et politique qui en résulteraient.

Indépendance du Trésor français
Pour certains observateurs à l’instar d’Hervé Lado, professeur des sciences économiques à l’Université de Paris I, la future monnaie unique ouest-africaine aurait un impact positif - autant pour les pays de la ZMOA (Nigéria, Ghana, Gambie, Guinée, Sierra Leone) que ceux de l’UEMOA (Sénégal, Guinée-Bissau, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Niger) - dès lors qu’elle ferait jouer à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) le même rôle de régulateur que la Banque centrale européenne (BCE) ; elle leur offrirait le loisir de ne plus rester sous le parapluie du Trésor français et donc la liberté de se soustraire des accords de coopération monétaire passés avec la France depuis 1945.
Surtout qu’en vertu de ses accords, ces pays doivent se plier aux conditions imposées par l’État français en matière de convertibilité, lesquelles n’ont pour effet que de garantir le monopole des entreprises françaises dans les secteurs clés de leurs économies respectives.

Facteur d’apaisement social
La monnaie unique ouest-africaine aurait aussi des avantages politiques non négligeables, si l’on considère les manifestations sporadiques mais véhémentes et régulières, ces dernières années en Afrique, de militants anti-franc CFA à l’image du célèbre Franco-Béninois Kémi Séba, expulsé du Sénégal vers la France pour avoir brûlé un billet de banque, et devenu indésirable dans d’autres pays de la zone. Un militantisme qui continue de faire des émules nombreuses en France et ailleurs, ainsi que sur les réseaux sociaux. De ce point de  vue, la nouvelle monnaie unique ouest-africaine serait un véritable facteur d’apaisement social, un motif libérateur, notamment pour la majeure partie de la population de ces pays, en l’occurrence la jeunesse.

Une échéance assez contraignante
Si certains jubilent à l’idée de se voir débarrassés du joug du Trésor français et de ses conditions aux avantages quasi unilatéraux, d’autres sont plutôt circonspects face aux risques qui résulteraient d’un abandon hâtif de cette couverture. Car si l’on en croit, Skandar Onaies, professeur des sciences économiques et ancien conseiller au Fonds souverain du Koweït, « les pays d'Afrique de l'Ouest n'ont pas intérêt à quitter à court terme le parapluie monétaire que la France offre grâce à son appartenance à la zone Euro », arguant qu’ « un défaut de paiement sur les dettes extérieures serait une catastrophe ». Le soutien de Bercy, ajoute Onaies, serait donc « indispensable dans ce cas de figure ». D’autant plus que l’échéance, qui ne dépasse guère les cinq ans, semble assez courte et quelque peu contraignante quand on sait qu’avant d’instaurer l’Euro comme monnaie commune en 1999, l’Union européenne a eu besoin de pas moins d’un demi-siècle. 

Et si la BAD encourage le projet, elle n’a pas manqué d’exprimer, dans un rapport récent, son inquiétude quant au retard accusé pour ce qui est du lancement et de la possibilité réelle de maintenir cette échéance à 2020.

Disparités assez inquiétantes
En plus de l’échéance courte, certains analystes se montrent par ailleurs moins enthousiastes que le rapport de la BAD qui, selon le professeur Onaies, ne  prend pas en compte certains aspects des variations sociétales, institutionnelles, tribales de la région. Soulignant que «  le fait de mettre en commun les réserves peut représenter un obstacle. Les dettes extérieures des pays ne sont pas non plus au même niveau. Enfin, les flux de capitaux sont différents selon les pays et ne concernent pas forcément les mêmes secteurs ». C’est cela même qui serait, selon lui,  la raison de la réticence de certains chefs d’État « frileux quant à cette politique monétaire ».

L’on craindrait, selon les analystes, un manque de diversification propre aux pays pétroliers, lequel serait préjudiciable aux pays réalisant des entrées de capitaux de portefeuilles.

Bref, la future monnaie unique africaine n’a pas fini de susciter des débats passionnés. Et entre ceux qui sont tout enthousiastes à l’idée de son prochain lancement et ceux qui sont encore sceptiques, il faudrait peut-être tout simplement dire : «  Que son règne vienne ! ». Et pour le reste, « donnons du temps au temps ! ».

Maladie d'Alzheimer : 3 points essentiels pour l’éviter

D’après les statistiques, la maladie d’Alzheimer surviendrait, dans 75 % des cas, de l’interaction de nos gènes avec des facteurs liés à notre mode de vie : composition de l’alimentation, masse corporelle et activité physique et mentale. Il est donc évident qu’en modifiant le mode de vie, il devient possible sinon d’éviter du moins repousser l’apparition des premiers symptômes.
Une alimentation qui protège
Selon des études convergentes, les personnes qui consomment des poissons gras riches en oméga 3, tels que les sardines, le saumon, le maquereau, et des végétaux riches en polyphénols, comme les myrtilles, le thé vert ou la grenade, présenteraient un risque moindre de développer la maladie d’Alzheimer. D’où l’importance de réguler notre alimentation de sorte à consommer davantage, et de manière plus régulière, ce type d’aliments.

Surveiller son poids
Quand on sait que le diabète de type 2 est dans la majorité des cas lié à l’obésite, il devient alors primordial de surveiller son poids, d’autant plus qu’il est avéré que les personnes diabétiques ont un risque accru estimé à 50 % de développer  la maladie d’Alzheimer.

Inutile donc de dire qu’il est fortement recommandé de travailler à conserver régulièrement un poids normal, si nous souhaitons vieillir sans nous exposer à des troubles dégénératifs de la mémoire.

Sollicitation régulière des capacités physiques et mentales
Bouger est bénéfique pour le corps et salutaire pour l’esprit. Il est donc conseillé de pratiquer régulièrement une activité physique (marche, natation,  gymnastique suédoise, yoga ou un art martial), deux ou trois fois par semaine. Sans négliger de faire travailler nos facultés mentales en pratiquant par exemple des jeux de société, en s’adonnant à la lecture méditative de livres spirituels, religieux (si vous êtes croyants) ou philosophiques, de manière individuelle et/ou collective (en se joignant à des groupes de méditation, de prière ou de discussion, etc.).
Ces trois points, lorsqu’ils sont pris en compte sans négligence, auront, affirment les spécialistes, des répercussions positives certaines sur notre vie, de manière générale, et sur notre intellect, de manière particulière, et annihileront ou du moins repousseront très loin les symptômes de cette maladie.


Abdoulaye Jamil Diallo

Vidéo - Indignation et détail de l'assassinat de Mamoudou Barry, enseignant-chercheur

Un jeune Français exprime son indignation après la mort de Mamoudou Barry, sauvagement assassiné sur fond de CAN, le soir de la rencontre Sénégal-Algérie. Monsieur Barry, âgé de seulement 31 ans, était enseignant-chercheur à l'Université de Rouen, et représentait un modèle de réussite et d'intégration autant que d'espoir pour la jeunesse issue de l'immigration. L'intervenant relate aussi le détail de ce meurtre odieux, commis sur la personne de M. Barry au seul motif que la victime était noire.
A partager au maximum pour que ce paisible citoyen, marié et père d'une fillette de 2 ans, ne soit pas mort pour rien ; sinon demain, ce sera peut-être vous ou moi ou quelqu'un de nos proches, tout simplement parce que nous sommes noirs, blancs, jaunes ou basanés.

Repose en paix, Mamoudou.

Santé sexuelle masculine : ce qui change après 40 ans



L’organisme humain subit, au fil des ans, des  transformations physiques et hormonales liées à l’âge. C’est ainsi qu’à quarante piges passées, l’homme commence à connaître des changements apparents et de plus en plus significatifs, notamment dans sa vie sexuelle.
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Au-delà de la quarantaine, les hommes éprouvent généralement le sentiment de n’avoir plus le même désir ni la même puissance sexuelle qu’auparavant. Si ce constat inquiète, il faut cependant comprendre que cela est tout à fait normal.

 Les raisons de cette baisse de la libido masculine sont multiples et varient de l’apparition de l’andropause (cycle de l’organisme masculin assimilable à celui de la ménopause chez la femme) au faible estime de soi, en passant par le stress, sans oublier la  dysfonction érectile.

C’est ainsi que dès que l’homme atteint l’andropause, nous assistons à la réduction de la production de testostérone, l’hormone essentielle qui stimule le désir sexuel, réduisant du même coup l’appétit sexuel. Il s’agit là d’ailleurs de l’un des symptômes caractéristiques de cette phase masculine.

Autre cause de baisse de la libido masculine aux alentours de la quarantaine, le stress. A quarante,  l’homme est désormais définitivement immergé dans la vie adulte et ses menus désagréments quasi quotidiens, et doit souvent faire face à une crise existentielle, et donc au stress ; ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on parle de crise de la quarantaine (sic).

Pour y remédier, il faut penser à prendre les choses avec philosophie ; éviter surtout de se laisser obnubiler par sa vie privée, sociale ou professionnelle, en pratiquant la respiration abdomino-costale et la méditation ; prendre des compléments alimentaires anti-stress et surtout veiller à avoir une bonne hygiène de vie.

A cet âge-là, il est aussi assez courant – sans être systématique – que l’on soit sujet à la perte de l’estime de soi. La baisse de la production hormonale amène celui qui a franchi la quarantaine  à éprouver un sentiment grandissant d’insécurité, tant physique qu’émotionnelle, due aux altérations hormonales de l’andropause.

Mais le changement ayant le plus d’impact sur la vie sexuelle des quarantenaires demeure sans doute le dysfonctionnement érectile, dès lors que pour des raisons psychologiques, hormonales ou neurologiques, l’érection peut ne plus être la même que quand on était plus jeune.

Autant de changements dont il ne faudrait pourtant pas s’inquiéter, dès lors qu’ils sont tout à fait normaux. Sans oublier que l’on arrive à en atténuer les effets  en se faisant suivre médicalement, et même en ayant recours à des alternatives naturelles efficaces, qui auront vite fait de vous rendre votre confiance en vous-même pour une vie sexuelle toujours plus épanouie.