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« Le sommet Poutine-Trump ? Un spectacle gagnant-gagnant ! »

Les présidents américain et russe ne se sont jusqu’ici rencontrés qu’en marge de sommets internationaux. Ils ont choisi un terrain neutre, à Helsinki, en Finlande, ce lundi 16 juillet. « Il y aura beaucoup de théâtre, peu d'avancées significatives sur les gros dossiers, sauf peut-être sur l'arsenal nucléaire », analyse le politologue canadien Yann Bréault, pour Ouest-France.

Les conseillers de Vladimir Poutine et de Donald Trump préparent le premier sommet russo-américain. Il aura lieu à Helsinki, en Finlande, ce lundi 16 juillet. Les dossiers syrien et ukrainien seront sur la table, ainsi que l’ingérence supposée de la Russie dans l’élection américaine de 2016, puisque l’enquête se poursuit aux États-Unis.

La plupart des politologues ne s’attendent pas à des avancées spectaculaires. C’est le cas de Yann Bréault, co-directeur de l’Observatoire de l’Eurasie, à l’université du Québec, à Montréal.

Entretien
Comment ce sommet avec Donald Trump est-il perçu en Russie ? Qu’en attend Vladimir Poutine ?

Sur le fond, le président Poutine n’en attend pas grand-chose. Il comprend que la marge de manœuvre du président américain est très limitée par la loi qui a été votée l’année dernière par le Congrès. Elle l’empêche de revoir le régime de sanctions économiques qui a été mis en place, en réaction à l’annexion de la Crimée.

Cette rencontre va surtout être un spectacle. Il va faire paraître M. Poutine sous un très bon éclairage auprès de sa population, en le montrant comme quelqu’un d’indispensable dans le contexte géopolitique actuel. La volonté du Trump de venir immédiatement après ce sommet de l’Otan si particulier, reproduit un peu l’image du retour de la Russie sur le grand échiquier international.

Lors du sommet de l’Otan, jeudi, Trump a surtout égratigné ses alliés européens. Cela fait-il les affaires de Poutine ?

C’est sûr, à Moscou, on constate avec un certain amusement la désorganisation actuelle du bloc occidental, avec un président Trump qui raconte que sa rencontre avec Poutine risque de mieux se passer que celle (vendredi) avec la Première ministre Theresa May, l’alliée historique. Les Russes fantasment sur ces relations transatlantiques très tendues. Trump qui accuse ses partenaires européens de sous-financer leur armement, qui déclare l’Allemagne captive de son importation gazière russe… Il y a quelque chose de satisfaisant, pour la Russie, là-dedans.

Et Trump, l’imprévisible, que peut-il bien venir chercher, auprès de Poutine ?

Il va probablement se servir de cette visite pour faire un pied de nez à ses adversaires - les démocrates, les journalistes -, sur la scène intérieure. Il faut se souvenir qu’au début, dès la campagne électorale, la vision géopolitique que Trump mettait en avant concordait davantage avec celle des Russes. Il a eu toutes sortes de déclarations sympathiques envers Poutine. Après l’enquête du procureur Mueller sur l’ingérence éventuelle des Russes dans l’élection présidentielle américaine, on a senti M. Trump très menotté dans ses capacités à donner suite à cet espoir de renouer des liens avec Moscou.

Avec cette rencontre-là, il adresse un message : « Voilà, vos racontars, vos fausses nouvelles sur cette collusion entre la Russie et les États-Unis, je n’en ai finalement rien à cirer. Je vais rencontrer en personne, en tête à tête, mon ami Vladimir ». C’est une façon de ridiculiser ses adversaires.

Trump peut-il infléchir une politique étrangère américaine qui a toujours été hostile envers la Russie ?

Les hauts fonctionnaires, les appareils d’État américains sont irrités par la politique étrangère, disons interventionniste, menée depuis bientôt une vingtaine d’années. C’est un ressentiment qui n’en finit pas de grandir depuis les diverses interventions en Yougoslavie, en Irak, en Libye, qui ont souvent montré leurs limites… Est-ce Trump que peut modifier la donne ? Je ne le pense pas. Bien sûr, la tendance isolationniste et protectionniste, présente dans son discours, commence vraiment à se matérialiser par des mesures très protectionnistes. Nous sommes peut-être à l’aube d’une transformation radicale de la politique étrangère qui consacrera cette tendance… Mais Trump peut être renversé à la prochaine élection dans deux ans et demi…

Poutine vient de rencontrer des Israéliens, des Iraniens… Certains dossiers, comme le conflit syrien, pourraient avancer ?

Les Russes n’ont pas la capacité de contraindre les Iraniens à quitter complètement le théâtre syrien. Par contre, ils peuvent peut-être obtenir le retrait des troupes iraniennes les plus proches d’Israël, avec un espoir de désescalade. Des éléments positifs peuvent sortir de cette rencontre, mais il ne faut pas attendre d’avancées significatives sur des dossiers comme la Corée du Nord ou l’Ukraine.Les deux pays pourraient toutefois profiter de l’effet médiatique de ce rendez-vous pour annoncer une renégociation du Traité de réduction des armes stratégiques (les ogives nucléaires), le New START, négocié par Obama et Medvedev, en 2010. Il arrive à échéance en 2021. Ce n’était pas un accord très satisfaisant, mais l’annonce d’une reprise du dialogue, sur la nécessité de limiter la course aux armements, pourrait amener une certaine accalmie dans le contexte de tensions géopolitiques qui règne actuellement.

Vous nous promettez donc une rencontre très détendue…

Oui (rires). Cela va être une belle rencontre, gagnante-gagnante, des deux côtés. C’est pour cela que l’ambiance va être très amicale. On sera dans la politique spectacle, le théâtre. Pas du tout dans une logique de réparation des relations.

Christelle GUIBERT - Ouest-france.fr

Thaïlande : le résumé en images d'un sauvetage hors norme

Ils n’avaient pas vu la lumière pendant dix-sept jours. Le 10 juillet, douze enfants thaïlandais et leur entraîneur de football coincés dans une des plus grandes grottes de Thaïlande ont enfin pu être tous libérés. Un sauvetage hors norme suivi à travers le monde.
LeMonde.fr

L'Otan «sort beaucoup plus fort» de son sommet, estime Emmanuel Macron

« Comme dans tous les sommets, parfois les coursives, les commentaires et les tweets prennent plus d’importance que ce qui est négocié », a déclaré le président français…

Emmanuel Macron s’est montré très optimiste. Le président français a estimé ce jeudi que l’Otan sortait « beaucoup plus fort » de son sommet de deux jours, notamment parce que Donald Trump a « réaffirmé son engagement (…) d’avoir un Otan fort ».

Au cours d’une conférence de presse à l’issue du sommet à Bruxelles, il a par ailleurs affirmé que jamais le président américain n’avait dit, au cours des réunions, « que les Etats-Unis pouvaient se retirer de l’Otan », contrairement à des rumeurs ayant couru dans la matinée.

« Je pense que l’Otan est une bonne chose pour les Etats-Unis »
« Le président Trump sait que les Etats-Unis ont su trouver l’Otan dans les moments clés de son histoire (…) Je pense que l’Otan est une bonne chose pour les Etats-Unis », a ajouté le président français, soulignant que ce pays était « un très grand partenaire, un très grand allié pour nous ».

« Comme dans tous les sommets, parfois les coursives, les commentaires et les tweets prennent plus d’importance que ce qui est négocié, dit ou endossé par les chefs d’Etat », a regretté Emmanuel Macron. « Je ne crois qu’une chose : le communiqué que nous avons agréé, la stratégie que nous défendons et le sérieux que nous portons, parce que c’est la sécurité de nos peuples dont nous parlons », a-t-il ajouté.

La part européenne dans le budget de l’Otan « ré-augmente depuis 2014-2015 »
Pour lui, « le communiqué est clair : il réaffirme les engagements du 2 % (de dépenses de défense dans le PIB) pour 2024 ». La part européenne dans le budget de l’Otan « ré-augmente depuis 2014-2015 et la part américaine diminue, ce qui est conforme à l’idée d’un meilleur partage. La France est sur la trajectoire annoncée avec 1,81 % cette année et avec des augmentations chaque année », a-t-il souligné.

Interrogé sur les vives critiques de Donald Trump vis-à-vis de l’Allemagne, Emmanuel Macron a réaffirmé que Paris et Berlin avaient « destin lié » et que l’Allemagne était « un partenaire indispensable » de la France. Le président américain n’a eu de cesse de réclamer aux Européens, et à l’Allemagne en particulier, d’accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2 % de leur PIB.

20minutes.fr

Otan : Trump demande aux alliés européens de payer plus pour leur défense

Donald Trump assistera mercredi et jeudi au sommet de l’Otan à Bruxelles après quoi il se rendra à Helsinki (Finlande) pour rencontrer Vladimir Poutine. AFP/JIM WATSON.
Avant le sommet de l’Alliance atlantique, qui se tient à partir de mercredi à Bruxelles, le président américain fulmine contre les Européens.

L’an passé déjà pour son premier sommet de l’Otan, Donald Trump avait interpellé ses partenaires sur leur participation financière. Ce lundi, à la veille de son départ pour Bruxelles où les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord se retrouveront mercredi et jeudi, le président américain a de nouveau martelé sa demande.

Cette fois, les Européens craignent de surcroît qu’il ne cherche à les diviser, par de possibles concessions à la Russie juste avant sa première grande rencontre bilatérale avec son homologue russe Vladimir Poutine le 16 juillet à Helsinki (Finlande).

«Les Etats-Unis dépensent bien plus pour l’Otan que n’importe quel autre pays. Ce n’est pas juste, ni acceptable », a tweeté le président américain. « Bien que ces pays aient augmenté leurs contributions depuis que je suis devenu président, ils doivent faire davantage», a-t-il poursuivi. Le président américain a confirmé par ailleurs sa visite au Royaume-Uni en pleine crise le vendredi 13 juillet.


Le financement au centre des débats
Il y a deux semaines, le président américain avait adressé un courrier à neuf membres de l’Otan, dont l’Allemagne, le Canada et la Norvège pour les sommer de respecter leur engagement de porter leurs dépenses militaires à 2 % de leur PIB en 2024. Le partage des dépenses sera un des principaux thèmes du sommet, a confirmé le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lui-même norvégien.

«L’Allemagne est à 1 % (de son PIB), les Etats-Unis sont à 4 %, et l’Otan bénéficie bien davantage à l’Europe qu’aux Etats-Unis. Selon certains, les Etats-Unis payent 90 % de l’Otan, alors que de nombreux pays sont loin des 2 % (de leur PIB) qu’ils se sont engagés » à payer, a encore dénoncé le président américain. Jens Stoltenberg a déclaré dimanche dans l’édition dominicale du Bild que l’Allemagne devait «en faire davantage».

Trump confond millions et milliards
Dans le même tweet lundi, Donald Trump a également évoqué les différends commerciaux qui l’opposent aux Européens. « En plus de cela, l’Union européenne a un excédent commercial de 151 millions de dollars avec les Etats-Unis, avec d’importantes barrières commerciales sur les produits américains. NON ! », a-t-il écrit, confondant les millions avec les milliards. Les Etats-Unis ont en effet accusé en 2017 un déficit commercial d’un peu plus de 151 milliards de dollars vis-à-vis de l’Union européenne.

Déçue de l'échec du G7, la France espère que le sommet de l'Otan cette semaine « montrera l'unité des alliés et que tous les partenaires fassent les efforts auxquels ils se sont engagés », ont indiqué des conseillers de la présidence française. « Notre crainte, c'est que cela ne soit pas atteint ». «Personne ne sait ce que va dire Trump. Même ses équipes ne le savent pas », s'inquiète une source diplomatique.

Un pas vers une Europe de la défense
Mais par ailleurs, la crainte d’une défaillance américaine en cas d'attaque contre un de leurs alliés, comme le stipule l'article 5 du traité de l'Otan, pousse des Européens à accélérer la cadence pour se rendre autonomes.

La France a enrôlé huit autres membres de l'UE, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni, dans un Groupe européen d'intervention capable de mener rapidement une opération militaire, une évacuation dans un pays en guerre ou d'apporter une assistance en cas de catastrophe.

« Ces efforts sont complémentaires à ceux menés au sein de l'Otan », assure Florence Parly, la ministre française des Armées. L'UE et l'Otan doivent signer mardi midi à Bruxelles une nouvelle déclaration commune sur leur coopération.

leParisien.fr

Etats-Unis : Après 85 jours, l'administration Trump lui rend son bébé couvert de poux

FAMILLES SÉPARÉES - Un nourrisson de 14 mois a été rendu à ses parents 85 jours après en avoir été séparé à la frontière mexicaine. Sa mère accuse l’administration américaine de mauvais traitements. Son témoignage fait partie d'un document de 900 pages servant de base à une plainte de 18 États américains contre le président Trump et les agences fédérales afin que les enfants retrouvent leurs parents au plus vite.

85 jours.  C’est le temps qu’a passé un bébé de 14 mois après avoir été retiré à ses parents à la frontière mexicaine, alors qu’ils tentaient d’entrer illégalement sur le territoire américain. Poux, absence de soins : sa mère accuse l’administration américaine de mauvais traitements. "Mon enfant n’est plus le même depuis que nous avons été réunis", affirme la maman dans un document que le site américain PBS Newshour a pu consulter. Olivia Caceras affirme avoir retrouvé son garçon couvert de poux et très sale quand elle a enlevé ses vêtements.


La mère de famille doute même qu’il ait été lavé durant ses trois mois sous la garde de l’État fédéral américain. Plus grave, elle rapporte que l’enfant est traumatisé : "Il a continué à pleurer quand nous sommes rentrés, il s’accrochait à ma jambe et ne me laissait pas m’en aller […]. Maintenant il a peur de rester seul".

1700 enfants détenus par l’administration américaine
Le récit d’Olivia Caceras vient s’ajouter aux 900 pages de témoignages de familles et d’enfants qui accompagnent la plainte déposée la semaine dernière par 18 États américains contre le président Trump et les agences fédérales afin que les enfants retrouvent leurs parents au plus vite. Face au tollé suscité par les images d’enfants en pleurs arrachés à leurs parents, le président a annulé cette mesure le 20 juin dernier. Il reste actuellement 1700 enfants détenus par l’administration américaine et qui doivent être rendus à leurs parents.

Décret anti-immigration : la troisième fois a été la bonne pour Donald Trump
Le New York Times rapportait dans un article paru vendredi 6 juillet que certains documents permettant de retrouver les parents des enfants ont été perdus. Le ministère de la Santé a admis jeudi devoir recourir à des tests ADN et à des procédures accélérées pour identifier les enfants et leurs parents.

Dans une requête à la cour de San Diego, qui doit examiner vendredi prochain la demande de l’administration, le ministère de la Justice assure que le ministère de la Santé " travaille d’arrache-pied pour réduire le fardeau de la confirmation de parenté et accélérer les vérifications par ADN ".

lci.fr

"L'Ebola du manioc", une menace à prendre très au sérieux

"La striure brune du manioc, une maladie virale, qui cause la perte de 90 à 100% de la production en Afrique centrale, est en train de faire mouvement vers l'Afrique de l'Ouest. C'est une menace à prendre très au sérieux", explique à l'AFP le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme West africain virus epidemiology (Wave) - Photo d'illustration
Les spécialistes l'appellent "Ebola du manioc": l'Afrique de l'Ouest cherche la parade à un virus qui touche cette plante très consommée sur son sol et qui menace la sécurité alimentaire de la région, où les besoins en nourriture ne font que croître sous la pression démographique.

"La striure brune du manioc, une maladie virale, qui cause la perte de 90 à 100% de la production en Afrique centrale, est en train de faire mouvement vers l'Afrique de l'Ouest. C'est une menace à prendre très au sérieux", explique à l'AFP le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme West africain virus epidemiology (Wave), axé sur la sécurité alimentaire et financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.

Mouches blanches
Ce virus se propage par des mouches blanches. Les hommes peuvent aussi être des vecteurs de transmission lorsqu'ils transportent les boutures de manioc.

Or le manioc est une culture de subsistance primordiale en Afrique. Le continent est le plus grand producteur mondial de cette plante (57%), dont on consomme les tubercules, riches en glucides et en amidon, mais aussi les feuilles et la fécule (qui a plutôt l'aspect d'une semoule), produite à partir des racines.

Le tubercule de manioc entre par exemple dans le bol de 80% des 180 millions d'habitants du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique.

L'attiéké, un mets fait à base de semoule de manioc cuite, est lui très prisé par les populations de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso et du Mali, notamment, tout comme par les diasporas en France et aux Etats-Unis où plusieurs tonnes sont exportées chaque mois.

Catastrophe
Aussi les chercheurs du programme Wave sont-ils à pied d'œuvre depuis des mois pour endiguer le fléau. "Nous parlons de l'Ebola du manioc", lance le Dr Pita, rappelant qu'une famine a fait plus de 3.000 morts en Ouganda dans les années 1990 après l'apparition de ce virus. "Imaginez la Côte d'Ivoire sans manioc ou Abidjan sans attiéké, ce serait la catastrophe! "

Le programme Wave, dont le siège se trouve à Bingerville, près d'Abidjan, a été mis en place dans sept pays (Côte d'Ivoire, Ghana, Bénin, Togo, Nigeria, Burkina Faso, République démocratique du Congo). Il prône "une approche régionale" pour combattre la maladie.

La mobilisation a d'abord eu lieu au niveau des techniciens, des chercheurs et des étudiants, qui ont conçu ensemble en laboratoire "des variétés résistantes" expérimentales. Leur efficacité doit être testée en Afrique centrale, où a démarré l'épidémie.

Puis, début juin, les ministres de la Recherche de huit pays d'Afrique de l'Ouest se sont réunis à Cotonou pour mettre sur les rails "une action concertée" afin de prévenir "une crise du manioc".

Ils se sont engagés aux côtés de Wave, tandis que les rois et chefs de 12 pays d'Afrique ont aussi été sollicités, une première.

Plan de sécurité
"Nous, rois et chefs traditionnels, interfaces entre la population et le gouvernement, devons accompagner le programme Wave pour juguler la striure brune, à travers un plan de sécurité et de prévention déployé au niveau régional", a déclaré Amon Tanoé, le roi de Grand-Bassam, président de la chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire, une institution dans le pays de l'attiéké et du placali (mets à base de manioc).

Concrètement, sont envisagés "l'arrachage des plants dans une zone infestée", "l'interdiction de voyager avec des boutures de manioc" et, surtout, un soutien à la recherche "pour lutter contre les maladies et améliorer la productivité".

Outre la menace de la maladie, les pays ouest-africains doivent aussi relever un autre défi: celui du rendement trop faible de la culture du manioc dans la région. Il "ne dépasse pas 10 à 12 tonnes par hectare, alors que son potentiel peut avoisiner 40 tonnes/ha. L'Asie affiche un rendement de 22 tonnes/ha pour la même culture", rappelle Odile Attanasso, ministre béninoise de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les bâilleurs ont promis de poursuivre le financement du programme jusqu'en 2022. Mais les chercheurs espèrent aussi une forte implication des gouvernements africains, dont moins de 1% des budgets nationaux sont pour l'instant consacrés à la recherche scientifique.

7sur7.be

Trois youtubeurs meurent accidentellement en tombant d'une cascade au Canada

Ryker Gamble (à gauche), Megan Scraper et Alexey Lyakh (à droite) Gofundme
Ryker Gamble, Alexey Lyakh et Megan Scraper, trois youtubeurs réputés, sont décédés lors d’une baignade au sommet d’une cascade.

YouTube est en deuil après le décès accidentel, dans l’Ouest canadien, de trois célèbres blogueurs vidéo, Ryker Gamble, Alexey Lyakh et Megan Scraper. Créateurs de la chaîne « High on Life », comptant plus de 500 000 abonnés, les trois amis d’enfance ont été victimes d’une chute mortelle lors d’une baignade au sommet d’une cascade à la chute Shannon, haute de 335 mètres et située à une cinquantaine de kilomètres de Vancouver.

La Gendarmerie royale (GRC, police fédérale) a expliqué que les trois personnes « nageaient dans l’un des bassins en amont des chutes Shannon » avec un groupe d’amis « lorsqu’elles ont glissé et sont tombées dans un autre bassin, 30 mètres plus bas ». D’après des témoins, cités par le Vancouver Sun, Alexey Lyakh et Ryker Gamble ont perdu prise et chuté avec Megan Scraper en tentant de la rattraper alors qu’elle venait de glisser.

Une randonnée dangereuse
Plusieurs secouristes ont été déployés, au sol et par hélicoptère, pour finalement identifier mercredi soir dans quel bassin reposaient les dépouilles des trois jeunes gens, puis les extirper.

Les trois youtubeurs étaient habitués des voyages à sensations fortes, qu’ils partageaient sur leur chaîne. L’accès à la cascade était particulièrement difficile et « dangereux », d’autant que « le débit d’eau des chutes est très élevé en raison des températures chaudes » qui frappent l’Amérique du Nord depuis plusieurs jours, a relevé la GRC dans un communiqué.

Vendredi matin, une vidéo hommage a été publiée sur leur page Youtube par sept amis proches, notamment afin de collecter 100 000 dollars pour leurs funérailles.

leParisien.fr

Thaïlande: un secouriste meurt après avoir approvisionné les enfants coincés dans une grotte

Le plongeur thaïlandais, qui venait de livrer une réserve d'oxygène aux enfants, n'avait plus assez d'oxygène lui-même pour effectuer les 5 heures de plongée qui le séparait de la sortie de la grotte.
Un plongeur thaïlandais est mort ce vendredi après avoir approvisionné les enfants coincés depuis 13 jours dans une grotte inondée dans le nord du pays, un coup dur pour les sauveteurs.

"Après avoir livré une réserve d'oxygène, sur le chemin du retour, il n'avait plus assez d'oxygène" lui-même, a annoncé le vice-gouverneur de la province de Chiang Rai, Passakorn Boonyaluck.

Cet ancien membre des commandos de marine thaïlandais "a perdu conscience sur le chemin du retour, son compagnon de plongée a essayé de l'aider et de le ramener", a précisé le chef des commandos de marine, Apakorn Yookongkaew. "Même si nous avons perdu un homme, nous continuons à avoir foi dans notre mission", a-t-il assuré, la voix tremblante comme tous les militaires vendredi matin.

Ce drame vient rappeler la difficulté du parcours de plongée pour accéder aux douze enfants et à leur entraîneur de foot coincés dans cette grotte inondée.

Ce vendredi, les secours se hâtent d'avancer dans leurs préparatifs d'évacuation, avant le retour annoncé de la pluie. Ils espèrent pouvoir, à l'aide de pompes, faire baisser à temps le niveau de l'eau de façon suffisante pour que les enfants n'aient que pas ou peu de plongée à effectuer.

5 heures de plongée
Pour le moment, il faut onze heures à un plongeur aguerri pour faire l'aller-retour jusqu'aux enfants: six heures aller, cinq heures retour grâce au courant. Le parcours est long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, avec de difficiles passages sous l'eau.

Aperçu grotte
Mais les sauveteurs refusent de se prononcer en faveur d'une évacuation en plongée des enfants. "Nous continuons à considérer plusieurs options", a déclaré, lors de cette conférence de presse quotidienne, le général Chalongchai Caiyakam.


Pour l'heure, les secouristes disent préférer attendre la baisse de l'eau, quitte à ravitailler les enfants en vivres pendant des semaines: cela permettrait aux enfants de sortir à pied par la galerie, avec un minimum de portions sous-marines à parcourir avec des masques.

C'est l'option privilégiée par les secouristes, qui ont mis en place un système de pompage, assistés par des ingénieurs japonais, qui a déjà sorti de cette grotte de dix kilomètres de long l'équivalent de plus de 50 piscines olympiques.

Une course contre la montre
Une sortie précipitée est le plan d'urgence que les autorités souhaitent éviter. La mort de ce plongeur aguerri vendredi porte un coup dur au moral des centaines de sauveteurs mobilisés, dont de nombreux étrangers, australiens ou britanniques. Mais si la montée des eaux reprend avec les pluies annoncées pour ce vendredi, ils pourraient ne pas avoir le choix.

C'est déjà à cause de ces pluies de mousson que les enfants se sont retrouvés au piège de la grotte le 23 juin, après avoir décidé, pour une raison encore non élucidée, de s'y rendre après leur entraînement de foot, avec leur jeune coach de 25 ans.

En parallèle, les sauveteurs sont toujours à la recherche d'une voie d'entrée depuis le sommet de la montagne qui soit connectée ou facilement connectable via un forage, avec la partie de la grotte où sont les enfants.

Vendredi, ils doivent passer ces voies supérieures au détecteur de mouvement, pour tenter d'établir la localisation exacte des enfants en dessous.

Cy.C avec AFP

Meghan de Sussex : Éclatante et tactile avec Harry à Marlborough House


Les jeunes mariés poursuivent leur intense parcours d'activités officielles, notamment en leur qualité de représentants de la jeunesse du Commonwealth. Après son apparition resplendissante à Marlborough House, Meghan est maintenant attendue dans la royal box à Wimbledon.

On attend de pied ferme la duchesse Meghan de Sussex à Wimbledon, où elle ne manquera très certainement pas de venir encourager sa grande amie Serena Williams, qu'elle retrouvait il y a quelques jours, spectatrices d'un match de polo disputé par le prince Harry, mais auparavant, c'est à Marlborough House, à Londres, qu'elle a fait une nouvelle apparition remarquée, jeudi 5 juillet 2018.

Ambassadeurs de la jeunesse du Commonwealth, un rôle qu'ils prennent très à coeur et en vertu duquel ils se joignaient une semaine plus tôt à la reine Elizabeth II lors d'une réception au palais de Buckingham, le duc et la duchesse de Sussex avaient rendez-vous avec de jeunes leaders originaires d'Australie, de Nouvelle-Zélande, des îles Tonga et des Fidji qui prennent part à un challenge baptisé "Your Commonwealth" – challenge qui les invite à imaginer, réunis en groupes de travail, à quoi ressemblerait leur Commonwealth idéal en 2040.

Tendrement complices comme à leur habitude, Harry et Meghan, resplendissante dans une robe jaune de la marque américaine Brandon Maxwell (une pièce à 831 dollars – 710 euros –, une broutille à l'échelle de sa coûteuse garde-robe !), sont arrivés à l'événement main dans la main au côté de la secrétaire générale du Commonwealth Patricia Scotland, organisatrice de ces rencontres. Quelques instants plus tard, sur le perron de Marlborough House, elle saisissait cette fois le bras de son époux. Le genre de scène que l'on ne verrait pas avec le prince William et la duchesse Catherine, lesquels s'abstiennent de tout signe ostentatoire de tendresse en contexte officiel...

Sous le regard fier de sa belle, le prince Harry a prononcé un discours dans lequel il a notamment ciblé la pollution plastique, se disant certains que les jeunes gens en face de lui continueront à jouer leur rôle auprès de leurs communautés pour avancer sur ce sujet.

Dans le même temps, le prince William achevait une journée d'engagements en solo en Ecosse, où il est connu sous le titre de comte de Strathearn.

purepeople.com

Harcelées, agressées : en Espagne, la révolte des cueilleuses de fraises marocaines

Des plaintes déposées par des saisonnières marocaines contre leurs employeurs en Espagne sèment l’émoi en Andalousie, où 16 000 jeunes mères marocaines avaient été embauchées cette année pour la cueillette des fraises, dans des conditions de "grande vulnérabilité".

Dans la province méridionale de Huelva – qui fait de l’Espagne le premier producteur de fraises d’Europe – les investigations judiciaires ont été lancées fin mai. Au moins 12 plaintes ont été enregistrées, selon le parquet provincial. Huit Marocaines et quatre Espagnoles, qui récoltaient les fruits dans trois domaines agricoles différents, ont dénoncé des situations de harcèlement au travail et sexuel, ainsi que des viols ou tentatives de viol.

Fadila, 29 ans, raconte le jour où elle a cru pouvoir accepter que "le chef" la transporte en voiture: "j’ai dû lutter avec lui sur le siège avant, il m’a étreinte et embrassée de force, m’a touché les seins et…", dit-elle, sans poursuivre.

Ces femmes sont soutenues dans leurs démarches par le Syndicat andalou des travailleurs (SAT). CRÉDIT PHOTO : CRISTINA QUICLER AFP OR LICENSORS


Belen Lujan, une de leurs avocats, affirme que des dizaines d’autres "ont trop peur pour le faire" ou sont déjà retournées au Maroc. Plusieurs responsables ou chefs d’équipe ont déjà été mis en examen pour "abus sexuels" présumés, a indiqué le parquet sans préciser leur nombre.

Avoir des enfants de moins de 14 ans
Dans cette province d’Espagne, le nombre de Marocaines recrutées directement dans leur pays pour la saison de la fraise (février-juin) est passé de 200 en 2001 à plus de 16 000 cette année.

"L’Espagne est le premier exportateur de fruits et légumes d’Europe", rappelle le professeur d’économie José María Sumpsi, dirigeant de l’organisation Economistes sans frontières, mais "dans les régions de culture intensive, il n’y a quasiment plus de main-d’œuvre espagnole".

Pour postuler au Maroc, il faut obligatoirement être une femme de 18 à 45 ans, "issue du milieu rural", "en bonne santé" et "avoir des enfants de moins de 14 ans", pour s’assurer qu’elles retourneront au pays après la récolte, selon un document en arabe de l’établissement public marocain en charge de l’emploi Anapec.

Payées 0,75 euro la cagette de 5 kg
"Tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain"
Les contrats de trois mois prévoient un salaire de 39 à 40 euros pour 6H30 de travail par jour, avec repos le dimanche. Mais à notre arrivée, "on nous a dit que c’était la deuxième récolte et qu’on serait payées au rendement: 0,75 euro la cagette" de 5 kilos, assure sous le couvert de l’anonymat une des plaignantes. Elle raconte qu’il faut "cueillir les fraises très, très vite" sous peine d’être privée de travail plusieurs jours.

Le contrat prévoit aussi un logement gratuit mais "on dormait à six dans un préfabriqué" très rudimentaire, pour lequel on nous retirait "trois euros par jour", ajoute-t-elle. "Analphabètes, les femmes signent ce qu’on leur dit et ne réclament rien, elles disent: 'tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain’".

"Fraise pleine d’humiliation"
"En Europe, au 21e siècle, on ne peut pas vendre la fraise comme ça, pleine d’exploitation, d’abus, d’humiliation", s’indigne Diego Canamero, journalier agricole devenu en 2016 député du parti de gauche radicale Podemos. "L’entrepreneur peut respecter ou non le contrat signé, il n’y a pas de contrôle", accuse-t-il.

Pour la fondation Cepaim, visant à favoriser l’intégration des migrants, ces femmes se retrouvent "en situation de grande vulnérabilité du fait de la nécessité impérieuse d’obtenir des moyens de subsistance pour leur famille". Elles débarquent "sans parler l’espagnol ni connaître la convention collective", constate le coordinateur local de Cepaim, Javier Perez, et sont souvent logées au milieu des domaines, "sans soutien social" en cas d’abus.

Cepaim, qui a visité des dizaines de fraiseraies au printemps, confirme des cas de "passeports confisqués", "de femmes laissées sans travail plusieurs jours pour les punir de ne pas ramasser suffisamment de fraises", de "paie retenue jusqu’au jour du retour"…

Le gouvernement régional d’Andalousie a annoncé le 13 juin qu’un protocole "tolérance zéro" était élaboré avec le secteur, pour l’an prochain. Il prévoit la formation des responsables de la cueillette aux "questions de genre", le recrutement de médiateurs neutres, la remise de tracts aux saisonnières pour leur expliquer leurs droits dans leur langue.

Les dénonciations ont été farouchement rejetées au sein de l’importante entreprise Donana 1998 qui les accuse d’avoir "monté" ce scandale pour rester en Espagne.

Sudouest.fr

Piégés dans une grotte pendant 9 jours, les rescapés thaïlandais sont sains et saufs


Les douze enfants et leur entraîneur de foot ont été retrouvés vivants lundi 2 juillet après avoir passé neuf jours sans vivres dans une grotte inondée du nord de la Thaïlande. Ils doivent désormais être préparés pour leur évacuation, particulièrement délicate.

« Notre mission de recherche a été couronnée de succès, mais il nous reste à les sortir de là », a déclaré le gouverneur de la province de Chiang Rai, Narongsak Osottanakorn, se félicitant d’avoir réussi cette « mission impossible ».    Pour l’heure, les chances que les « prisonniers » puissent être sortis dès mardi sont minces : le niveau actuel de l’eau implique un parcours sous-marin qu’un plongeur chevronné met six heures à parcourir, ont précisé les secouristes.

Les enfants, âgés de 11 à 16 ans, ont été découverts tard lundi avec leur entraîneur de 25 ans par des plongeurs britanniques, émaciés mais « sains et saufs », à plus de quatre kilomètres à l’intérieur de la galerie. Des médecins ont rejoint les enfants et doivent évaluer leur capacité à plonger. Des équipements de plongée ont été acheminés à l’intérieur, ainsi que des vivres et des médicaments.

« Il faut les entraîner... Voyons de quoi ils sont capables », a déclaré le gouverneur. Dans l’intervalle les sauveteurs continuent de pomper le maximum d’eau de la grotte afin de faciliter leur sortie.

lemonde.fr

Migrants: Angela Merkel sauve in extremis son gouvernement

Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer. — Schacht Henning/action /SIPA
ALLEMAGNE La chancelière a trouvé un accord avec son ministre de l'Intérieur qui restreint la politique migratoire du pays...

Elle sauve son gouvernement. Après des semaines de conflit, Angela Merkel a finalement réussi à préserver sa coalition en concluant lundi soir à l’arraché avec son ministre de l’Intérieur rebelle un compromis restreignant fortement la politique migratoire du pays.

Le compromis trouvé prévoit l’instauration de « centres de transit » à la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche. C’est là qu’y seront installés à l’avenir les demandeurs d’asile arrivant dans le pays mais déjà enregistrés dans un autre Etat européen – c’est à dire la quasi-totalité d’entre-eux – en attendant leur expulsion vers le pays d’entrée.

Cette question était au coeur du conflit qui opposait la chancelière, présidente du parti de centre-droit CDU, à son ministre Horst Seehofer, dirigeant du parti conservateur bavarois CSU. Un différend qui menaçait de faire éclater la fragile coalition gouvernementale allemande, difficilement mise en place en mars.

Une ère touche à sa fin
Jusqu’ici, les migrants demandant l’asile à leur arrivée en Allemagne étaient répartis dans des foyers dans l’ensemble du pays jusqu’à ce que leurs dossiers soient examinés. Cet accord clôt du coup définitivement la politique d’accueil longtemps généreuse des migrants en Allemagne, inaugurée par la décision d’Angela Merkel d’ouvrir en 2015 les portes de son pays à des centaines de milliers de demandeurs d’asile.

La chancelière s’est réjouie d’avoir conclu « après des journées difficiles et des tractations rudes », un « bon compromis ». « Nous avons un accord clair sur la façon d’empêcher à l’avenir l’immigration illégale », s’est félicité de son côté M. Seehofer, mettant fin au bras de fer qui l’oppose depuis plusieurs semaines à la chancelière sur la politique migratoire. Le ministre de l’Intérieur a du coup renoncé à démissionner, après en avoir exprimé l’intention la veille.

« Camps d’internement de masse »
Le compromis trouvé suscite néanmoins déjà de vives critiques. Un dirigeant de la gauche radicale allemande, Bernd Riexinger, a estimé que les « centres de transit » envisagés équivalaient à des « camps d’internement de masse », dans une référence au passé nazi de l’Allemagne. Il a demandé aux sociaux-démocrates du SPD, troisième partenaire de la coalition d’Angela Merkel, de refuser. Et ces derniers semblent encore hésiter sur les solutions proposées.

Leur présidente, Andrea Nahles, a salué la fin des hostilités dans le camp conservateur allemand « qui permet de nous remettre au travail ». Mais elle a estimé que son parti devait examiner en détail mardi l’accord avant de rendre son verdict. Si le SPD devait le rejeter, tous les efforts d’Angela Merkel pour sauver son gouvernement seraient remis en cause. Une réunion au sommet des trois partis de la coalition - CDU, CSU et SPD - est prévue mardi en début de soirée.

Merkel contestée
A l’origine, le ministre de l’Intérieur avait demandé le refoulement à la frontière de tous les migrants enregistrés dans un autre pays. Mais Angela Merkel a refusé au nom de la cohésion européenne. Si Seehofer s’est montré aussi intransigeant, c’est aussi que son conflit avec Mme Merkel est quasi-permanent depuis la décision de la chancelière en 2015 sur les migrants.

Et malgré l’accord obtenu mardi, Mme Merkel sort de ce bras de fer affaiblie et contestée comme jamais au sein de son gouvernement comme de son propre camp conservateur. Le conflit autour des migrants avec l’aile droite de sa coalition pourrait resurgir à tout moment, notamment après une élection régionale en Bavière en octobre, où le parti CSU risque de perdre sa majorité absolue en raison de la percée attendue de l’extrême droite.

20minutes.fr avec AFP

VIDEO - Thaïlande : les premières images des enfants piégés dans une grotte

Les douze adolescents et leur entraîneur de foot ont été miraculeusement retrouvés vivants après avoir passé neuf jours sans vivres dans une grotte inondée du nord de la Thaïlande. Ils doivent être remis en forme mardi, avant une délicate évacuation en plongée.

Les secours font face à une évacuation délicate. Les 12 enfants et leur entraîneur de football, retrouvés vivants après neuf jours passés dans une grotte du nord de la Thaïlande, vont recevoir quatre mois de vivres et des leçons de plongée, annonce l'armée mardi 3 juillet.

Les enfants, âgés de 11 à 16 ans, ont été découverts avec leur entraîneur de 25 ans par des plongeurs britanniques tard lundi, émaciés mais "sains et saufs". Le groupe était perché sur un rebord, loin dans les méandres de cette grotte située au fin fond du nord de la Thaïlande, à la frontière avec la Birmanie et le Laos, où ils ont été piégés le 23 juin par la montée des eaux.

 Une vidéo poignante filmée par les sauveteurs montre un groupe d'enfants maigres, vêtus de maillots de football trop grands et maculés de boue. Ils sont réfugiés sur un promontoire étroit entouré d'eau. "Merci", s'exclame l'un d'eux. Un autre répond "treize" quand l'un des plongeurs à l'accent britannique demande combien ils sont.

Apprendre à plonger
Des médecins ont rejoint les enfants et devaient évaluer leur capacité à plonger, dès mardi ou dans plusieurs jours, selon leurs forces. Des équipements de plongée ont été acheminés à l'intérieur, ainsi que des vivres et des médicaments. "Il faut les entraîner... Voyons de quoi ils sont capables", a tempéré le gouverneur.

Les secours, qui se préparent à l'idée que les enfants pourraient passer encore pas mal de temps dans le réseau souterrain, leur ont fait parvenir des vivres et des médicaments, en particulier des gels riches en calories et du paracétamol. Dans l'intervalle, les sauveteurs continuent de pomper le maximum d'eau de la grotte afin de faciliter la sortie des enfants. Car il s'agit de parcourir plus de quatre kilomètres les séparant de la sortie, en partie inondés.

La découverte des enfants a plongé la Thaïlande dans la liesse après des journées de recherches difficiles, entravées par des pluies torrentielles. La télévision continuait de suivre en direct l'opération.

francetvinfo.fr

Né sans pénis, une greffe va lui permettre d'avoir des rapports sexuels

Atteint d'exstrophie vésicale, un britannique a bénéficié d'une greffe de pénis réalisée à partir de prélèvements sur son avant-bras et d'un implant en silicone.

Andrew Wardle, 44 ans, est atteint d'une maladie rare, l'exstrophie vésicale, qui touche une personne sur 20 millions : son pénis ne s'est pas développé et sa vessie débouche directement sur son abdomen.

Pour remédier à cette absence d'organe génital qui lui vaut de nombreux problèmes de santé ainsi que de sévères dépressions, l'urologue du britannique lui a proposé une pénoplastie, une greffe de pénis à partir des tissus du patient. Elle a été réalisé ce 22 juin à l'University College Hospital à Londres, pour un coût estimé à 50 000£.

Pour construire le greffon du pénis, les chirurgiens prélèvent de la peau, des nerfs et des muscles de l'avant-bras de leur patient, ainsi qu'une veine de sa cuisse. Prélèvements auxquels ils donnent une forme de tube pour mimer l'apparence d'un pénis, que les chirurgiens attachent ensuite à son bas-ventre. Enfin, une pompe en silicone est inséré dans la greffe pour gonfler le membre et obtenir une érection à chaque fois que le patient l'active.

En conséquence de l'opération, Andrew Wardle devra attendre 10 jours en érection avant de pouvoir dégonfler sa prothèse. Comme il le confie au Dailymail, malgré les 6 semaines de convalescence prescrites par son médecin, il est ravi de pouvoir enfin avoir un rapport sexuel avec sa compagne. Ce sera sa première fois.

rtl.fr

Guerre commerciale Europe-USA : Près d'1/4 du commerce américain menacé par des mesures de rétorsion

L'instauration de droits de douane élevés sur les importations d'automobiles par les Etats-Unis pourrait déclencher des mesures de rétorsion mondiales à hauteur de 252 milliards d'euros d'exportations américaines.
« Si tu veux la paix, prépare la guerre ». Inquiète de  possibles taxes douanières supplémentaires imposées sur les importations américaines d'automobiles et de pièces automobiles européennes, Bruxelles prend les devants.

Dans un rapport de dix pages adressé vendredi au département du Commerce des Etats-Unis, la Commission européenne avertit qu'un passage à l'acte, de la part de l'administration américaine, entraînerait probablement des mesures de rétorsion de la part des partenaires commerciaux des Etats-Unis. Au total, 294 milliards de dollars d'exportations américaines pourraient être concernés, soit près de 20 % des exportations totales américaines.

540.000 emplois à la clé
Fermement opposée à « la multiplication des mesures prises pour des raisons de sécurité nationale à des fins protectionnistes », l'Union européenne démonte point par point les incohérences américaines. « Les constructeurs automobiles européens contribuent de manière significative [...] à l'emploi aux Etats-Unis. Ils [...] exportent environ 60 % des automobiles vers des pays tiers, y compris vers l'Europe [...]. Ils fournissent 120.000 emplois directs en amont dans les usines de fabrication et 420.000 emplois chez les concessionnaires », précise le document. En clair, si Donald Trump met sa menace à exécution - un droit de douane de 20 % - il se tire une balle dans le pied.

L'Union européenne s'insurge d'autant plus que l'industrie automobile américaine n'est pas menacée et qu'aucune mesure de sauvegarde du secteur n'est nécessaire au regard des règles de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Il n'y a pas de menace économique pour l'industrie automobile américaine qui est « saine et qui a régulièrement augmenté sa production nationale au cours des 10 dernières années ». « Les besoins des Etats-Unis [...] à des fins militaires ou de défense, principalement des véhicules tactiques légers, semblent être couverts par des fournisseurs spécialisés basés aux Etats-Unis », remarque encore l'Union.

Un non-sens économique
Présentant les mesures potentielles de Donald Trump comme un non-sens économique, l'Union européenne demande une participation à l'audience publique organisée les 19 et 20 juillet par le département du commerce dans le cadre de son enquête sur la sécurité nationale ouverte le 23 mai dernier. Une enquête similaire sur les importations d'acier et d'aluminium avait conduit le président à  relever les droits de douane sur les importations d'acier (25 %) et d'aluminium (10 %) européen le 1er juin. Cette décision a conduit l'Europe à relever, elle aussi, les droits de douane sur 2,8 milliards d'euros d'importations américaines.

Trump reste sur ses positions
Avec ce qui se profile sur l'industrie automobile, les Etats-Unis et l'Union européenne risquent de passer d'une escarmouche à une véritable guerre commerciale.

Pour l'Union européenne, l'instauration de droits de douane de 25 % aurait un impact négatif sur le PIB des Etats-Unis de 13 à 14 milliards de dollars. Interrogé dimanche par la chaîne Fox News,  Donald Trump a de nouveau fustigé l'Union européenne sur le plan commercial. « L'Union européenne fait probablement autant de mal que la Chine, sauf qu'elle est plus petite », a-t-il déclaré ajoutant que les Européens « ont fait l'an dernier un excédent commercial de 151 milliards de dollars. [...] Et par-dessus ça, nous dépensons une fortune sur l'Otan pour les protéger », a-t-il poursuivi. Ces pays « nous traitent très mal. Ils nous traitent très injustement ».

Evoquant le cas spécifique de l'automobile, Donald Trump a pointé du doigt les marques allemandes et vivement regretté le fait que les Etats-Unis ne puissent pas faire entrer leurs automobiles en Europe. Les exportations de voitures de l'Union européenne vers les Etats-Unis ont représenté 37,4 milliards d'euros en 2017, et celles des Etats-Unis vers le vieux continent 6,2 milliards d'euros. Chacun fourbit ses armes avant le déclenchement des véritables hostilités.

Les Echos
@RHIAULT

Portrait de l'évadé de la prison de Réau : Redoine Faïd, intelligent, charmeur et manipulateur

EN CAVALE - Il est décrit comme charmeur, intelligent... mais est aussi manipulateur, et sait endormir son entourage. Retour en vidéo sur la personnalité de Rédoine Faïd.

 Le braqueur multirécidiviste Redoine Faïd, condamné à de multiples reprises, s'est évadé dimanche par hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne, dans laquelle il était incarcéré. Le plan épervier a été déclenché et de nombreuses forces de police sont mobilisées. Il purgeait une peine de 25 ans de prison, notamment pour un braquage raté au cours duquel la policière Aurélie Fouquet avait trouvé la mort.



Source : LCI

Des centaines de manifestations contre la politique migratoire de Donald Trump aux Etats-Unis

L’un des grands rassemblements avait lieu à proximité de la Maison Blanche à Washington. ALEX BRANDON / AFP
« Les familles doivent rester ensemble » reprenaient plusieurs milliers de personnes pour réclamer le regroupement des enfants et de leurs parents clandestins arrêtés par la police.

Des centaines de manifestations se déroulaient samedi 30 juin à travers les Etats-Unis contre la politique migratoire de Donald Trump et pour réclamer le regroupement immédiat des enfants et de leurs parents clandestins appréhendés à la frontière mexicaine.
L’un des grands rassemblements avait lieu dans le parc jouxtant la Maison Blanche à Washington, avec des milliers de personnes de tous les âges, dans une atmosphère oscillant entre indignation et tristesse, par 33 degrés sous un soleil implacable.

Des haut-parleurs ont diffusé l’enregistrement d’un enfant de migrants pleurant à la recherche de ses parents. Jocelyn, une mère brésilienne, séparée de son fils pendant neuf mois, a témoigné de son calvaire au micro. « On lui a dit qu’il finirait peut-être par être adopté », a-t-elle raconté à la foule, déclenchant un cri collectif spontané : « Honte ! Honte ! »

« C’est du racisme à peine voilé », a estimé Dorothy Carney, une professeure de français venue de Charlottesville, en Virginie. « Le mal l’emportera si les gens bien ne font rien. Au moins, on fait quelque chose. »

« Je suis en colère, triste, écœurée », a pour sa part lancé Rita Montoya, avocate de Washington originaire du Mexique, venue comme beaucoup d’autres avec ses jeunes enfants :

« Nous sommes des enfants d’immigrés, nous contribuons à ce pays depuis suffisamment longtemps, il faut que ce pays commence à nous montrer un peu de respect ».

Les familles doivent rester ensemble
Le slogan « les familles doivent rester ensemble » a été choisi pour cette journée, alors que les autorités fédérales américaines ont désormais pour ordre de ramener les enfants auprès de leurs parents, une tâche qui s’éternise.

Le président américain a annulé le 20 juin sa politique de séparation des familles mais vendredi, environ 2 000 enfants sur plus de 2 300 attendaient toujours de retrouver leurs parents. Les mineurs sont pris en charge dans des foyers répartis dans tout le pays, parfois à des milliers de kilomètres du centre de détention où sont retenus leurs parents.

C’est la lenteur du processus et l’annonce du gouvernement Trump que les familles entières seraient dorénavant placées en détention, sans exception pour la présence d’enfants, qui provoquent la colère de la gauche et le malaise d’une partie des républicains.

Lors de la manifestation de samedi à New York, on pouvait voir des slogans tels que « Abolissez l’ICE », la police de l’immigration, une cause auparavant marginale mais qui est en train de gagner en popularité au sein de la gauche américaine.

« Tolérance zéro »
Plusieurs élus démocrates souscrivent depuis quelques jours à la revendication de la suppression de l’ICE, dont le maire de New York, Bill de Blasio, et la sénatrice de New York, Kirsten Gillibrand, candidate potentielle à l’élection présidentielle de 2020.

Créée en 2003, moins de deux ans après les attentats du 11 septembre 2001, l’ICE incarne désormais la politique de « tolérance zéro » de l’administration Trump, ses agents ayant pour tâche principale d’interpeller les personnes en situation irrégulière, en vue de leur expulsion.

« A tous les hommes et femmes courageux de l’ICE : ne vous inquiétez pas, gardez le moral. Vous faites du travail fantastique pour nous protéger en éradiquant les pires éléments criminels », a tweeté le président américain samedi matin. Le milliardaire était samedi près de New York, à son golf de Bedminster dans le New Jersey. Quelque 200 manifestants se trouvaient à l’extérieur. « Même la famille Trump doit rester ensemble », disait l’une des pancartes.

LeMonde.fr avec AFP

Mali: Attaque «terroriste» contre les soldats français de Barkhane à Gao

ATTAQUE- Des militaires français sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes...

Nouvelle attaque dans le Sahel. Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés ce dimanche par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne.

« Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem », a déclaré la source militaire occidentale. Une source militaire malienne a confirmé cette information.

« Une voiture piégée conduite par un kamikaze »
Une habitante de Gao a déclaré de son côté que « c’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao ». « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao.

« Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a indiqué un jeune habitant de Gao, ajoutant que des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Gao.

Cette attaque survient alors que le sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

H. B. avec AFP

Espagne : il séquestrait sa mère et sa sœur, enfermées avec dix chiens

Un homme retenait sa mère et sa sœur handicapée à Séville, dans des chambres avec dix chiens qui y faisaient leurs besoins.
La police espagnole a arrêté un homme qui retenait sa mère et sa sœur chez lui. Elles étaient enfermées dans des chambres avec dix chiens, qui y faisaient leurs besoins.

L’homme de 35 ans a été arrêté pour séquestration, abus, menaces et blessures contre sa mère et sa sœur handicapée à Séville. "Les victimes ont profité d’une des permissions que l’homme leur donnait pour sortir et malgré les menaces de mort, elles se sont rendues dans un commissariat", explique la police.

Le suspect, qui les menaçait avec une machette et une arme à feu, les ligotait avec des cordes et ne les autorisait à sortir faire leurs besoins que quand lui le décidait. Enfermées dans deux chambres derrière des portes qui ne pouvaient s’ouvrir que de l’extérieur, elles n’avaient pas le droit de manger lorsqu’il était à la maison, poursuit la police.

20 kilos de moins 
"Les deux victimes partageaient ces deux chambres avec les chiens qui y faisaient leurs besoins, tout comme les femmes qui le faisaient dans des seaux faute d’être autorisées à utiliser la salle de bain"
La police n’a pas précisé combien de temps ces femmes ont été séquestrées ni quand l’homme a été arrêté, mais sa mère aurait perdu 20 kilos "ces derniers mois".

Un cas similaire avait été découvert en 2015 près de Séville : un homme retenait son frère de 59 ans dans une pièce attenante à sa maison, sans toit, d’environ trois mètres carrés, où étaient entreposés un matelas, des bouteilles et des pots pour faire ses besoins.

Sudouest.fr

Immigration aux États-Unis : un tribunal ordonne de réunir les familles séparées

VIDÉOS - Un juge fédéral de la ville californienne de San Diego a dénoncé la politique migratoire de Donald Trump, particulièrement la séparation des enfants de leurs parents immigrés ayant franchi illégalement la frontière. La semaine dernière, le président américain avait déjà dû reculer sur ce point, face au tollé suscité en Amérique.

Mardi a été une journée très judiciaire pour Donald Trump. Si le président américain a obtenu gain de cause auprès de la Cour suprême, qui a validé son décret interdisant l'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, un tribunal de San Diego, au sud de la Californie, a en revanche ordonné la réunification des familles de migrants séparées par la police de l'immigration, dénonçant la politique de «tolérance zéro» de l'administration Trump en la matière.

Sauf s'ils présentent un danger pour leurs enfants, les parents doivent être réunis avec eux sous quatorze jours pour les moins de cinq ans et sous trente jours pour tous les autres, selon cette décision de justice, qui demande au gouvernement fédéral de «faire face aux circonstances chaotiques qu'il a créées». Depuis le mois de mai, les poursuites systématiques engagées contre les parents traversant la frontière avec leurs enfants avaient abouti à la séparation de plus de 2.300 mineurs.



Cette décision intervient dans un contexte politique tendu sur la question migratoire. La semaine dernière, devant la polémique grandissante suscitée par ces séparations, le président américain a dû reculer, publiant un décret qui ordonne le maintien des enfants auprès de leurs parents durant l'examen de leur statut par les tribunaux criminels. Ce qui n'a pas empêché le locataire de la Maison-Blanche de réaffirmer, dès lundi, son attachement à une politique d'immigration des plus strictes. «Les États-Unis ne deviendront pas un camp pour migrants et ne deviendront pas un centre de rétention pour réfugiés (...) Regardez ce qui se passe en Europe, regardez ce qui se passe ailleurs - nous ne pouvons pas permettre ça aux États-Unis, pas tant que je serai là», a lancé le président américain.

Un «mal dévastateur», une politique «inconstitutionnelle», pour les démocrates

Dans l'affaire de San Diego, la plainte avait été déposée par l'association de défense des droits civiques (ACLU en anglais) au nom de migrants anonymes contre la police de l'immigration (ICE), à qui le juge Dana Sabraw demande également de «tout faire pour faciliter la communication» entre les familles séparées. Selon le New York Times , l'affaire a été lancée sur le fondement de deux cas en particulier. Dans le premier, une femme fuyant la République Démocratique du Congo et entrée légalement aux États-Unis a été séparée de sa fille de six mois. Dans le second, une femme brésilienne a franchi illégalement la frontière avec son fils de 14 ans, dont elle a également été séparée, pendant huit mois. Les deux mineurs ont tous les deux été placés dans un centre d'hébergement à Chicago.

D'autres plaintes déposées au nom de migrants mettent en cause le «traumatisme» de la séparation des parents et enfants et dénoncent des conditions «inhumaines» de détention dans les centres de l'ICE. Mardi, 17 États américains ont par ailleurs porté plainte contre la politique migratoire du président républicain Donald Trump qui causerait, selon eux, un «mal dévastateur». En plus d'être «cruelle», celle-ci serait «inconstitutionnelle», violant les principes du droit à un procès équitable et à une protection égale.

«Ne risquez pas vos vies ou celles de vos enfants», selon le vice-président Pence

Avec son décret, le président américain déclare vouloir mette fin aux séparations des familles, mais, en pratique, la tâche n'est pas aisée. «L'administration Trump dit qu'elle essaie de [réunir les familles séparées], mais sa réussite a été contrariée. Elle est apparue non préparée aux conséquences de sa décision de poursuivre tous les immigrants appréhendés entrant sans autorisation dans le pays - y compris ceux qui demandent l'asile - sans exception pour les parents», estime le New York Times.



Alex M. Azar II, le secrétaire à la santé et aux services sociaux, a déclaré mardi aux sénateurs que son département, chargé de prendre en charge les mineurs non accompagnés sans papiers, avait des difficultés à prendre soin des enfants séparés de leurs parents. «Certains d'entre eux étaient sous garde fédérale même si leurs parents avaient été renvoyés en Amérique centrale après avoir tenté d'entrer illégalement aux États-Unis», a-t-il déclaré, cité par le quotidien américain. Raj Shah, un porte-parole de la Maison-Blanche, a reconnu que le processus de réunification des familles serait difficile. «C'est une situation complexe -(...) Notre objectif est de réunir le plus de familles possible le plus rapidement possible», a-t-il précisé dans une interview.

La décision du juge fédéral de San Diego ne traite pas seulement de la question des familles séparées, mais accuse plus largement la politique migratoire de l'administration Trump de ne pas respecter les conditions d'application du droit d'asile. Les fonctionnaires à la frontière violeraient la loi en renvoyant les migrants avant qu'ils ne puissent atteindre un point d'entrée pour faire légalement leur réclamation. «En criminalisant la poursuite de l'asile, cette politique va à l'encontre des lois établies en matière d'immigration et de réfugiés», a déclaré Dana Sabraw lors du procès. Le vice-président Mike Pence, en voyage au Brésil, a quant à lui imploré les immigrants potentiels de ne pas tenter de franchir la frontière des États-Unis sans autorisation. «Ne risquez pas vos vies ou celles de vos enfants en essayant de venir aux États-Unis sur la route des trafiquants de drogue et des trafiquants d'êtres humains. Si vous ne pouvez pas venir légalement, ne venez pas du tout», a-t-il lancé.

Alexis Feertchak - AFP Agence et lefigaro.fr 


« Lifeline » : la France accueillera une partie des migrants, mais Macron critique l’ONG

« Lifeline » : la France accueillera une partie des migrants, mais Macron critique l’ONG
Le navire humanitaire bloqué en mer avec 233 migrants devrait finalement accoster à Malte. Le président français accuse l’ONG allemande de « faire le jeu des passeurs ».

La France sera un des six pays européens à accueillir des migrants qui se trouvent sur le navire humanitaire Lifeline, bloqué au large de Malte, a annoncé, mardi 26 juin, le président français, Emmanuel Macron, dans la foulée des gouvernements italien et portuguais, qui s’y sont eux aussi engagés plus tôt dans la journée.
Mais le chef de l’Etat a également formulé des critiques à l’encontre de l’ONG allemande.

Le navire pourra accoster à Malte

Le navire humanitaire, qui attendait depuis une semaine un port pour l’accueillir, pourra, finalement, accoster à Malte, a annoncé le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte. « Je viens d’avoir le premier ministre [maltais] Muscat au téléphone : le navire de l’ONG Lifeline accostera à Malte », a-t-il déclaré à la mi-journée, sans préciser quand le navire serait autorisé à accoster.

Le gouvernement maltais a, pour sa part, annoncé que si le Lifeline entrait à Malte, il enquêterait et prendrait des mesures contre le navire « qui a ignoré les instructions données conformément aux règles internationales par les autorités italiennes ». Epousant la ligne dure représentée par son ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), M. Conte a lui aussi annoncé que le Lifeline serait « soumis à une enquête pour s’assurer de sa nationalité et du respect des règles du droit international de la part de son équipage ».

Le Lifeline est un navire d’une trentaine de mètres de long de l’ONG allemande du même nom mais il bat pavillon néerlandais. A bord, les migrants enduraient mardi la chaleur et des conditions sanitaires qui n’ont cessé de se dégrader depuis qu’ils ont été recueillis mercredi. « Il n’y a pas de toilette chimique, [seulement] trois petits W.-C. en mauvais état que tout le monde utilise, décrit le quotidien italien La Repubblica. Le commandant du navire a ouvert ses toilettes mais seulement pour les 44 femmes et les enfants et il faut faire une longue queue. »

France, Italie et Portugal prêts à accueillir des migrants
La France sera l’un des six pays européens à accueillir les migrants du navire humanitaire, a annoncé Emmanuel Macron en fin de journée. Il s’agira de « quelques dizaines d’individus par pays » d’accueil, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse, à l’issue de sa visite au pape François.

Avant lui, le gouvernement portugais s’était dit prêt à accueillir une partie des migrants qui se trouvent à bord du Lifeline. Le ministre de l’intérieur, Eduardo Cabrita, a déclaré que le nombre de personnes que son pays pourrait accueillir restait « à définir ». Alors que l’Union européenne est dans l’impasse pour réformer son système commun d’asile, le Portugal a plusieurs fois affiché son ouverture à l’accueil de migrants et de réfugiés.

« De manière cohérente avec le principe clé de notre proposition sur l’immigration selon laquelle qui débarque sur les côtes italiennes, espagnoles, grecques ou maltaises débarque en Europe, l’Italie fera sa part et accueillera une partie des migrants qui sont à bord du Lifeline », a indiqué de son côté le chef du gouvernement italien.

Pour Macron, l’ONG « a agi contre toutes les règles »
Emmanuel Macron a adressé de vives critiques à l’ONG allemande Lifeline, lui reprochant de « faire le jeu des passeurs ». Pour lui, l’ONG « a coupé le signal et elle est intervenue en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens » ; elle « fait le jeu des passeurs », un reproche selon lui « indicible dans l’émotion collective ».

Le président français rejoint ainsi certaines des critiques du gouvernement italien sur le rôle des ONG en Méditerranée. Et de poursuivre :

« On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l’humanitaire cela veut dire qu’il n’y plus aucun contrôle. A la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs. C’est d’un cynisme terrible ».

Il a aussi rappelé que l’Europe veut « renforcer sa coopération avec les garde-côtes » libyens pour « limiter les mouvements » de migrants car, selon lui, « la capacité à fermer cette route est la plus efficace et aussi la plus humaine ».

« L’Europe peut prendre sa part mais elle ne peut pas prendre plus que sa part », a-t-il poursuivi. « Cette jeunesse part car elle n’a plus d’espoir ». « Nous serons là pour être à la hauteur de nos principes mais sans dire que tout est possible et que l’Europe est un nouvel eldorado ».

Malte refuse l’Aquarius
Petite île méditerranéenne d’à peine plus de 400 000 habitants, Malte a, en revanche, refusé d’ouvrir ses ports au navire humanitaire Aquarius, pourtant sans migrant à son bord, selon l’ONG SOS Méditerranée. L’Aquarius a donc mis le cap sur Marseille pour une escale technique qu’il doit effectuer dans les prochains jours.

lemonde.fr avec AFP

Vatican : Macron bientôt chanoine honoraire, trois présidents français ont déjà refusé

Mardi, après avoir rencontré le pape François, Emmanuel Macron sera fait chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran. Une tradition qui remonte aux rois de France.

Crise migratoire, chrétiens d’Orient, changement climatique… Emmanuel Macron sera reçu mardi matin par le pape François au Vatican. Si les sujets brûlants à aborder sont nombreux, après cette audience, le président de la République se rendra dans l’après-midi à la basilique Saint-Jean-de-Latran pour recevoir son titre de chanoine d’honneur.

Une manière pour le locataire de l’Elysée de continuer à restaurer la relation de confiance entre l’Etat et l’église. Lors de la Conférence des évêques de France (CEF), il avait déclaré vouloir "réparer" ce "lien", "abîmé" notamment depuis l’adoption du mariage homosexuel en 2013.

De Henri IV à Macron
Ce titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran est attribué depuis le XVIIe siècle. D’abord aux rois de France, puis aux présidents français.

Le premier à recevoir cette distinction a été Henri IV qui en 1604, après avoir abjuré le protestantisme, avait donné à l’église Saint-Jean-de-Latran les bénéfices de l’abbaye de Clairac (Lot-et-Garonne). On y célèbre tous les 13 décembre, jour de l’anniversaire d’Henri IV, une messe pour la France.

Sous la Ve République, seuls trois présidents, le gaulliste Georges Pompidou, et les socialistes François Mitterrand et François Hollande, n’ont pas fait le déplacement pour être installés comme chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran. "Il n’y a aucune dimension spirituelle. On peut choisir de la recevoir ou pas, ici le choix a été fait d’aller jusqu’au bout. Il n’y a pas d’enjeu de laïcité", glisse-t-on à L’Elysée, anticipant les critiques des défenseurs d’une stricte séparation entre les religions et la sphère publique.

Tous les présidents ont rencontré le pape
En revanche, tous les chefs d’Etat, sauf Georges Pompidou, ont rencontré le pape : le général de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand (en audience privée), Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Autrefois, selon la légende, le titre était assorti du droit de rentrer à cheval dans l’édifice. Maintenant, il est purement honorifique.

Pour la petite histoire, ce sont les moines de l’abbaye de Clairac, dont les bénéfices allaient à Saint-Jean-de-Latran, qui ont "inventé" le pruneau d’Agen. Les Croisés avaient rapporté en France le prunier de Damas mais il ne s’acclimatait pas très bien. Les moines ont eu l’idée de le greffer sur une variété locale de prunier, ce qui a donné le prunier d’ente. Plus tard, ils ont constaté que ces prunes séchaient bien au soleil et pouvaient donc se conserver longtemps.

Sudouest.fr

Migrants : ce que Macron va proposer à Bruxelles

Le président français veut peser lors du mini-sommet sur la question migratoire qui se déroule ce dimanche à Bruxelles avant le Conseil européen des 28 et 29 juin.

La question de l’immigration en Europe est un poison lent autant qu’un objet de fantasmes. Un comble politique même : alors que le nombre de demandeurs d’asile au sein de l’Union est en baisse (-15 % au premier trimestre 2018 par rapport au dernier trimestre 2017), le sujet divise plus que jamais les Européens. Avec d’un côté les populistes et de l’autre, les ardents défenseurs d’une solution européenne. Et au milieu, des éclats de voix peu habituels entre Etats membres de l’Union.

Jeudi, Emmanuel Macron a dénoncé la « lèpre » nationaliste qui monte sur le Vieux continent alors que le gouvernement populiste italien reste sur une ligne très dure vis-à-vis des ONG venant en aide aux migrants en Méditerranée.

A Rome, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini s’est senti visé. « Nous sommes peut-être des populistes lépreux, mais moi, les leçons, je les prends de qui ouvre ses ports. Accueillez les milliers de migrants et après on en reparlera », a répondu le leader de la Ligue (extrême droite) au président français. Ambiance…

Cela risque donc d’être houleux, ce dimanche lors du mini-sommet européen qui va se tenir à Bruxelles sur la question des migrants. Au moins 16 pays devraient finalement participer à cette réunion de crise.

Bras de fer avec les nationalistes
« Personne n’est exclu, tout le monde est invité, personne n’est obligé de venir non plus », a précisé hier le porte-parole de la commission européenne, Alexander Winterstein. « Une réunion d’étape » selon les termes d’un diplomate de haut rang pour tenter de trouver des solutions avant le Conseil européen prévu jeudi et vendredi prochain. Emmanuel Macron sera présent autour de la table. Pour avancer des propositions et jouer le bras de fer avec les nationalistes.

« On doit poser les bases d’un combat que l’on ne peut pas perdre. Il y a des règles et des valeurs en Europe que l’on se doit de défendre », explique-t-on à l’Elysée. « On ne peut pas dire aux Italiens ou aux Hongrois, quand vous jetez les migrants, on s’en occupe. Ça ne marche pas comme ça, nous ne pouvons pas céder », traduit un proche du président.

Pas de solution miracle
Dans la besace d’Emmanuel Macron, pas de solution miracle, mais la volonté d’amplifier des mesures qui, depuis les temps forts de la crise migratoire, en 2015, ont porté leurs fruits et contribué à faire baisser le nombre de demandeurs d’asile au sein de l’Union.

D’abord, renforcer ce que les diplomates appellent le « volet extérieur », c’est-à-dire empêcher les candidats au départ de quitter leurs pays. « Il ne faut pas qu’ils viennent. Ce sont des migrants économiques qui n’auront pas l’asile », explique un conseiller du président.

Augmenter les moyens de Frontex
Pour y parvenir, l’Elysée veut intensifier l’action des centres d’information qui officient déjà dans les pays de passage comme le Niger pour expliquer les risques encourus en tentant la traversée et la perspective de rejet de leurs demandes d’asile.

Autre souhait de Paris : augmenter les moyens de Frontex, l’agence européenne des gardes-frontières, pour que les bateaux des passeurs ne quittent pas les eaux libyennes. « C’est la solution la plus efficace », assure-t-on à l’Elysée où l’on plaide pour que cette force passe de 1 500 à 10 000 personnes. Manière d’enrayer le phénomène, autant que d’étouffer un problème politique sur lequel surfent les populistes en Europe.

leParisien.fr

Chinois tué en Algérie: Pékin se montre inquiet

La Chine est inquiète pour la sécurité de ses ressortissants établis en Algérie. C’est ce qu’a fait savoir la représentation de Chine à Alger à l’issue de la rencontre que son chef a eue avec le directeur général du ministère algérien des Affaires étrangères chargé des expatriés, après le meurtre d’un travailleur chinois survenu près d’Alger.

Après le meurtre d'un Chinois commis le 10 juin dans la banlieue est d'Alger, l'ambassadeur de Chine en Algérie a exprimé de vives inquiétudes auprès des autorités algériennes quant à la sécurité de ses concitoyens installés ou travaillant dans le pays, tout en appelant ces derniers à plus de vigilance. C'est ce que l'on apprend d'un communiqué rédigé en mandarin et publié sur le site de l'ambassade de Chine à Alger.

Dans ce communiqué, l'ambassade mentionne une rencontre qui s'est tenue le 13 juin entre son chef, Yang Guangyu, et le directeur général du ministère algérien des Affaires étrangères, Mohamed Bensabri, chargé des expatriés.

Au cours de cette rencontre, le diplomate chinois a informé son interlocuteur «que son compatriote était mort dans un vol à main armée en plein jour à Dar El Beïda, dans la banlieue [e]st d'Alger», selon l'agence Xinhuanet citant le 14 juin le communiqué de l'ambassade. «Il a par ailleurs fait part de ses sérieuses inquiétudes à la partie algérienne, ajoutant que ce crime effroyable avait provoqué un grand choc et une indignation parmi la communauté chinoise en Algérie», a ajouté le responsable selon la même source.

Tout en dénonçant le fait que les actes criminels «tels que les vols visant les entreprises chinoises et leur personnel» étaient en forte recrudescence ces derniers temps à en juger par le nombre «de plaintes et de rapports» reçus par l'ambassade, «M. Yang a déploré qu'en dépit des plaintes, la police ne se soit pas rendue sur place et que les affaires aient trop traîné. Cela a créé un sérieux sentiment d'insécurité chez les ressortissants chinois du pays», a souligné le diplomate.

En exhortant les autorités algériennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour élucider cette affaire et à assurer convenablement la sécurité des ressortissants chinois, l'ambassadeur a relevé «que ces actes criminels contre des entreprises et des citoyens chinois n'étaient pas seulement préjudiciables pour le développement des relations sino-algériennes, mais nuisaient également à l'image du pays».

Le 15 juin, l'agence Xinhuanet annonçait que le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel avait déclaré la veille «que les autorités algériennes suivent l'affaire du meurtre dimanche d'un citoyen chinois à Alger et ont demandé à la police de tout faire pour élucider ce crime et traduire les responsables en justice».

Pour rappel, lors d'un entretien accordé le 28 mai 2018 au site d'information Tout Sur l'Algérie (TSA), l'ambassadeur de Chine à Alger a déclaré que «l'Algérie et la Chine sont unies par un partenariat stratégique global, qui a été fondé en 2004 par les dirigeants des deux pays». «Nos relations bilatérales sont de très haut niveau. Notre amitié remonte aux années 50. Elle n'a pas connu de problème», a-t-il ajouté. Dans le même sens le diplomate a affirmé que «nous avons un partenariat économique très fort qui couvre pratiquement l'ensemble des secteurs».

fr.sputniknews

Etats-Unis : plusieurs Etats américains portent plainte contre l'administration Trump pour sa politique migratoire

Une dizaine d'Etats américains, dont la Californie, Washington et le New Jersey, vont poursuivre l'administration Trump pour sa politique migratoire après la séparation de milliers de familles entrées illégalement aux Etats-Unis, a annoncé jeudi 21 juin le procureur général de l'Etat de Washington. "C'est une politique aberrante, cruelle et anticonstitutionnelle" et "nous allons y mettre un terme", a déclaré Bob Ferguson dans un communiqué.

Plus de 2 300 enfants et adolescents ont été séparés de leurs parents depuis début mai après l'arrestation de ces derniers pour avoir illégalement traversé la frontière avec le Mexique. Face à l'indignation mondiale suscitée par cette politique et au malaise au sein même de son parti, Donald Trump a signé mercredi un décret mettant fin à ces séparations.

"Incertitude" et "chaos"
"L'incertitude" demeure toutefois sur le sort des mineurs arrachés à leurs parents et sur la façon dont ils pourront être réunis. Bob Ferguson a dénoncé le "chaos" créé par la politique de séparation des familles, mais aussi par le décret signé mercredi qui "cherche à détenir de manière indéfinie les enfants et leurs parents et continue à poursuivre pénalement les demandeurs d'asile".

Le procureur général dénonce aussi les "conditions inhumaines et horribles" dans les centres de détention de la police de l'immigration et des frontières, et s'insurge contre le manque de contact – parfois pendant des semaines – entre les mères et les enfants dont elles ont été brusquement séparées à la frontière. Parmi les Etats qui se sont associés à la plainte figurent le Massachusetts, le Maryland, le Nouveau-Mexique, la Pennsylvanie, l'Iowa et l'Illinois. Selon Bob Ferguson, d'autres pourraient les rejoindre.

francetvinfo.fr

Commerce : l'Europe frappe à son tour les Etats-Unis

Fabriquées en Pennsylvanie et au Wisconsin, les Harley-Davidson font l'objet de droits de douane supplémentaires en Europe. - Shutterstock
Des dizaines de produits industriels et agricoles américains importés en Europe voient leurs droits de douane relevés à 25 % dès ce vendredi.

Maïs du Middle West, riz du Texas, beurre de cacahuètes de Géorgie, Harley-Davidson du Wisconsin et de Pennsylvanie sans oublier les célèbres Jean's ou le Bourbon... tous ces produits américains importés par l'Union européenne subissent, dès ce vendredi, un relèvement à 25 % de leurs droits de douane. Furieux des  taxes américaines imposées depuis le 1er juin sur leurs exportations d'acier et d'aluminium, les Européens ont vite réagi contre cette mesure de Donald Trump destinée à rééquilibrer la balance commerciale déficitaire des Etats-Unis.

Cette  première salve de contre-mesures de l'Union européenne porte sur 2,8 milliards d'euros d'importations américaines. Ce chiffre est inférieur aux 6,4 milliards d'exportations européennes d'acier et d'aluminium touchées par les taxes américaines. L'écart s'explique par le fait que l'Union européenne reste dans le cadre légal de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour agir alors que les Etats-Unis l'ignorent.

« Nous ne sommes pas dans une approche de rétorsion. Les droits de douane instaurés par les Etats-Unis ne sont que des mesures de sauvegarde déguisées. Dans le cadre de l'accord sur les mesures de sauvegarde de l'OMC, nous ne pouvions taxer qu'à hauteur de 2,8 milliards les importations américaines », a expliqué, jeudi sur France24, Jean-Luc Demarty, le directeur général du commerce à la Commission européenne. L'Union européenne ayant déposé une plainte à l'OMC, « ce n'est que dans trois ans, si l'Organisation nous donne raison, que nous taxerons le solde (3,6 milliards) », a-t-il ajouté.

Les Etats pro-Trump visés
Dans l'immédiat, l'Union européenne a ciblé en grande partie des produits américains exportés par des Etats ayant soutenu Donald Trump. La liste, notifiée à l'OMC, comprend un tiers de produits d'acier, un tiers de produits agricoles et un tiers de produits industriels tels que bateaux de plaisance, cosmétiques ou chaussures en cuir. « C'est une réponse ferme et proportionnée. Notre objectif n'est pas de mettre de l'huile sur le feu », a encore indiqué Jean-Luc Demarty.

Craintes sur l'automobile
Au contraire, Bruxelles reste ouverte à toute discussion avec les Américains. Jean Claude Juncker, le président de la Commission européenne pourrait d'ailleurs rencontrer le président Trump à Washington cet été.  Déjà se profile une autre menace  : des droits de douane supplémentaires sur les importations d'automobiles européennes. Ce qui serait « encore moins justifiable du point de vue de la sécurité nationale.

Les exportations vers la Chine des constructeurs européens présents aux Etats-Unis sont aussi importantes que les importations américaines de véhicules en provenance de l'Union », a précisé Jean-Luc Demarty. Une guerre entre alliés est inconcevable pour la Commission.

La Chine en question
Pour cette dernière, le réel problème vient des pratiques chinoises de dumping, de subventions abusives, de transferts de technologies forcés et de droits de propriété intellectuelle bafoués. L'Union européenne qui partage les préoccupations américaines sur le sujet a déposé, début juin, une autre plainte à l'OMC au sujet du comportement de la Chine sur les droits de propriété intellectuelle.

En marge de la réunion ministérielle de l'OMC, en décembre à Buenos Aires, l'Union européenne, le Japon et les Etats-Unis se sont engagés, ensemble, à traiter ce problème. Depuis, trois réunions ministérielles dont l'une s'est tenue en marge du forum de l'OCDE, fin mai, « ont donné des résultats encourageants », indique-t-on à Bruxelles. Preuve que les ponts entre Bruxelles et Washington ne sont pas totalement coupés. Même si la situation commerciale est « extrêmement préoccupante » aujourd'hui.

Richard Hiault -lesechos.fr