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Emmanuel Macron aux côtés du négociateur en chef de l'UE Michel Barnier, du chancelier fédéral d'Autriche Sebastian Kurtz et du président du conseil européen Donald Tusk — JOHN THYS / AFP
SEPARATION - C'est une page historique qui se tourne, le Royaume-Uni étant le premier pays à claquer la porte du cercle européen...

Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne ont tourné une page historique en approuvant ce dimanche l’accord de divorce avec le Royaume-Uni ainsi que la déclaration ébauchant la relation post- Brexit avec ce pays. « Le Conseil européen approuve l’accord de retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique », écrivent les 27 dans les conclusions du sommet, ajoutant vouloir instaurer la relation « la plus proche possible » post-Brexit avec Londres.

Cette relation future a fait l’objet d’une « déclaration politique » séparée de l’accord de divorce, qui a également été approuvée par le Conseil européen.

La question de Gibraltar chère à Madrid
Les 27 ont remercié le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier « pour ses efforts inlassables » et « sa contribution pour maintenir l’unité parmi les 27 Etats membres tout au long des négociations » avec Londres.

Le procès-verbal du sommet réaffirme qu’un accord sur la pêche est « une priorité » et qu’il devrait être négocié avec le Royaume-Uni « bien avant la fin de la période de transition » fin décembre 2020.

Dans des documents annexes, dont une lettre du représentant britannique au conseil européen ainsi qu’une lettre du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du président du Conseil européen Donald Tusk au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, des assurances sont données à l’Espagne sur le fait qu’elle aura son mot à dire dans les discussions sur la future relation entre l’UE et Gibraltar.

Cette question du rocher de Gibraltar, territoire britannique situé à l’extrême sud de l’Espagne, a menacé l’organisation du sommet jusqu’à la veille de la rencontre.

Un texte à l'épreuve du parlement britannique 
Le « traité de retrait », négocié dans la douleur pendant 17 mois entre Londres et Bruxelles, doit encore passer l’épreuve de la ratification du Parlement européen et surtout celle du parlement britannique avant d’entrer en vigueur le 29 mars 2019.

L’accord des députés britanniques, qui devront voter en décembre, est loin d’être gagné.

« Je ferai campagne corps et âme pour remporter ce vote, (…) pour le bien du Royaume-Uni et de l’ensemble de notre population », a promis Theresa May dans une lettre ouverte publiée dimanche dans la presse britannique.

 Nous resterons des alliés, des partenaires et des amis » avec le Royaume-Uni, a déclaré Michel Barnier à son arrivée au sommet.

Voir le Royaume-Uni « quitter l’UE n’est pas un moment de jubilation ni de célébration, c’est un moment triste et c’est une tragédie », a déclaré de son côté Jean-Claude Juncker.

20minutes avec AFP

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