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Les compléments alimentaires sont-ils utiles ? Dangereux ?

Quel complément alimentaire pour quel usage ? Sont-ils utiles ? Peuvent-ils être dangereux ? Le professeur Eric Fontaine de l’Inserm, Université Grenoble Alpes et CHU de Grenoble, répond à toutes ces questions.

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?
« Ce sont des produits riches en nutriments et qui ont une allégation de prévention de pathologie, de renforcer les défenses, de mieux vieillir ou encore d’avoir de beaux cheveux, etc. Ils ne sont pas faits pour guérir une personne malade. Très souvent les allégations sont formulées ainsi : “favoriserait” ou “peut aider à…”. Sur des bases non pas prouvées chez l’être humain mais in vitro. La seule chose que les autorités vérifient, c’est que le produit ne soit pas dangereux. L’absence de preuve ne veut pas dire que ce n’est pas efficace, mais que la preuve de l’efficacité n’a pas été faite. »

Quels sont les différents types de compléments alimentaires et à quoi servent-ils ?
« Les prébiotiques sont des fibres alimentaires qui ne sont pas digérées par notre système digestif et qui sont censées nourrir, et faire croître, dans notre intestin les bactéries qui sont bonnes pour la santé. Techniquement, il est très difficile de savoir si ça fonctionne. De leur côté, les probiotiques sont des bactéries ou des levures, censées résister à la destruction par la digestion et qui seraient bonnes pour la santé.

Les produits des abeilles sont aussi à ranger parmi les compléments alimentaires puisqu’il n’y a pas de preuve de leur efficacité. Les acides aminés et la créatine également car ils n’ont pas vocation à guérir de quelque chose. Ils sont censés augmenter les performances physiques.

Cependant, la citrulline, qui est un acide aminé, peut être utilisée pour augmenter la force musculaire des personnes âgées. Son efficacité a été étudiée chez l’homme selon des protocoles utilisés pour les médicaments, contre placebos. Les résultats sont encourageants, mais encore parcellaires.

La carnitine pure est utilisée sur prescription médicale pour répondre à de rares cas de déficit en carnitine, mais on en trouve parfois dans certains compléments alimentaires. »

Qu’en est-il des vitamines, sels minéraux et plantes ?
« Les vitamines et les sels minéraux, lorsqu’ils sont prescrits par un médecin, le sont à des concentrations qui les font entrer dans la catégorie des médicaments. Ils corrigent un symptôme.

Ils sont parfois aussi prescrits sans preuve de leur efficacité. C’est, par exemple, le cas de la vitamine C et le magnésium que l’on prend lorsque l’on est fatigué. Le magnésium a aussi un effet contre la constipation.

Parmi les plantes, un grand nombre ont un effet thérapeutique. D’ailleurs, la pharmacopée a été développée à partir de plantes et beaucoup de médicaments contiennent une molécule refabriquée qui existe dans des plantes. Certaines ont de vrais principes actifs et ont un statut de médicament. D’autres sont tout aussi actives sans avoir un statut de médicament. C’est par exemple le cas de l’extrait de levure de riz rouge qui contient une statine naturelle. Celui-ci relève donc plus de la phytothérapie et ne devrait pas être considéré comme un complément alimentaire. »

Faut-il les utiliser pour rééquilibrer notre alimentation ou pallier des carences ?
« La vraie question est : pour quelle raison aurions-nous des carences alimentaires ? Si l’on mange “normalement” et que l’on n’est pas malade, on n’a pas de carence. Pour être en carence, il faut avoir une pathologie précise, digestive par exemple : vous n’absorbez pas bien certains produits. C’est le cas de la maladie de Biermer, due à une carence en vitamine B12 causée par une malabsorption. On va en prescrire parce que des gens sont malades. Elle est prescrite aussi aux végans, parce qu’ils ne mangent aucun produit d’origine animale et deviendraient carencés en vitamine B12 sans cet apport.

Chez une personne qui a un régime omnivore, il n’y a pas raison d’être carencé, sauf en vitamine D car on ne va pas assez au soleil et que les villes étant polluées, les rayons du soleil ne sont plus assez efficaces. À partir de 70 ans environ, tout le monde devrait en prendre, à de toutes petites doses, pour prévenir l’ostéoporose. Si l’on dépasse les doses prescrites par un médecin, il y a un risque rare d’hypervitaminose avec la vitamine D, d’hypercalémie, c’est-à-dire trop de calcium dans le sang, ce qui peut provoquer des arrêts cardiaques».

Certains compléments alimentaires peuvent-ils être dangereux ?
En théorie, non. En effet, le législateur, avant d’autoriser la mise sur le marché, vérifie que le produit n’est pas toxique. Mais le professeur Eric Fontaine nous met tout de même en garde : « On dit que si on mange un bol de pépins de pommes, on peut faire une intoxication au cyanure. Je ne sais pas si c’est vrai. Ce qu’il faut retenir de cet exemple, c’est que le poison c’est la dose. C’est vrai pour tout. De même, je pense que si vous mangez un kilo de thym, vous allez être malade ». Si l’on prend la dose de complément prévue, a priori le risque n’existe pas. Cependant, la vitamine A en forte dose est contre-indiquée pour les patients aux antécédents de cancer. Et les phyto-estrogènes et les phyto-progestagènes en cas de cancer du sein. Certaines substances, en particulier le millepertuis ou le pamplemousse, peuvent également interagir avec les médicaments. S’il on est sous traitement médicamenteux, il faut donc impérativement en parler à son médecin. »

A.B. Magazine Santé

Cet été, il fera - comme annoncé - très chaud. C'est donc déjà la ruée sur tous les appareils permettant de se rafraîchir ne serait-ce qu'un tout petit peu, dont le ventilateur, devenu, pour l'occasion, le compagnon inséparable de la plupart d'entre nous. Toutefois, dormir avec un ventilateur est déconseillé pour plusieurs raisons.

 - Risques d'aggravation des problèmes respiratoires -
Un ventilateur ne fait pas que brasser l’air, il éparpille aussi diverses menues particules dans la pièce où vous dormez, allant de la simple poussière aux pollens, sans oublier les poils de nos compagnons domestiques (chiens, chats, etc.), qui, inspirés dans les sinus, compliquent certaines pathologies respiratoires. A éviter donc si vous êtes allergique ou asthmatique.

- Déshydratation de la peau et des yeux
En période de chaleur, il est toujours agréable de sentir les caresses rafraîchissantes de  l'air sur notre peau. Cela a pourtant un effet souvent néfaste pour les yeux et l'épiderme. Car au contact de l’air, la peau s’assèche plus vite, accentuant le risque de déshydratation, tandis que les yeux perdent davantage de leur humidité et deviennent plus sensibles aux rougeurs et aux irritations.

- Attention aux crampes et autres torticolis
Le brassage régulier de l'air en direction du corps peut - au bout d'un certain temps - causer la contraction des muscles et provoquer des crampes désagréables ou douloureuses comme le torticolis. Aussi, faut-il opter pour un ventilateur à minuterie, pour ne pas exposer le corps au-delà du temps nécessaire pour atteindre un rythme de sommeil satisfaisant.
Abdoulaye Jamil Diallo

La consommation excessive de plats industriels ultra-transformés augmenterait le risque de décès et de maladies cardiovasculaires, alertent deux nouvelles études européennes.

Depuis quelques années, les habitudes alimentaires des consommateurs inquiètent les scientifiques, qui ont établi, selon la classification NOVA, quatre groupes d’aliments : peu ou pas transformés, ingrédients culinaires, transformés et ultra-transformés. Ces derniers, omniprésents dans l’alimentation industrielle, regorgent de colorants, d’additifs, d’exhausteurs de goût voire de composés provenant des emballages en plastique et autres matériaux de contact. Des plats à réchauffer qui, consommés de manière excessive, nous tuent à petit feu.

Parues jeudi 30 mai dans le British Medical Journal, deux études ont démontré que la consommation de plats ultra-transformés pouvaient augmenter les risques de décès et de maladies cardiovasculaires.
Des conclusions inédites

Steaks végétaux reconstitués, barres chocolatées ou encore soupes en brique.... ces produits, qui grouillent d’additifs et de conservateurs en tout genre, peuvent également se caractériser par une qualité nutritionnelle plus faible selon les gammes. Plus riches en sel, en sucre et en graisses saturées, ces produits industriels contiennent moins de fibres et de vitamines.

La première étude, menée par des chercheurs de plusieurs universités espagnoles, a suggéré un lien entre mortalité et consommation d’aliments ultra-transformés. Réalisée sur près de 20.000 universitaires âgés de 38 ans en moyenne, les résultats ont montré que la consommation de plus de 4 portions de produits ultra-transformés par jour augmentait le risque de mortalité de 62 %, toutes causes confondues, en comparaison à une consommation plus faible (moins de 2 portions par jour).

Réalisée dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé, la seconde étude, conduite par un consortium de scientifiques de Inserm, de l'Inra, de l'Université Paris 13 et du Cnam conclut à un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les consommateurs d’aliments ultra-transformés. Ces produits multiplieraient les risques de "dyslipidémies, de surpoids, d’obésité, et d’hypertension artérielle", prévient l’Inserm dans un communiqué. Et d’ajouter : "Les chercheurs de l'équipe EREN ont également déjà observé des associations entre la consommation d’aliments ultra-transformés et les risques de cancer, de mortalité, de symptômes dépressifs, et de troubles fonctionnels digestifs mais aucune étude épidémiologique n’avait, à ce jour, investigué les relations entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires."

Pour obtenir ces conclusions inédites, les chercheurs de la cohorte NutriNet-Santé ont suivi l’alimentation de plus de 100 000 participants pendant près de dix ans (entre 2009 et 2018). L’équipe de scientifiques a évalué l’absorption de 3300 aliments et boissons classés selon leur taux de transformation industrielle. Le verdict est sans appel : la consommation d’aliments transformés à un degré élevé a été associée à un risque plus important de maladies cardiovasculaires. A l’issue de l’étude, 1409 des consommateurs d’aliments ultra-transformés souffraient de maladies cardiovasculaires, dont 665 cas de maladies coronariennes et 829 cas de maladies cérébro-vasculaires.
D’autres facteurs en cause

La qualité nutritionnelle des aliments ultra-transformés ne serait pas le seul facteur de risque de maladies cardiovasculaires, l’étude ne montrant pas de lien direct. "Les résultats tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie dont l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, le niveau d’étude, l’activité physique ainsi que le statut pondéral, les comorbidités métaboliques et les antécédents familiaux", mettent en garde les chercheurs de l’Inserm.

Ces travaux corroborent les allégations de nombreuses études antérieures, liant les plats industriels à un risque d’hypertension artérielle, de surpoids, d’obésité, voire de cancers.

Alors que le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) s’engage à réduire de 20 % la consommation d’aliments ultra-transformés en France d’ici 2022, pour l’heure, Santé Publique France, notamment avec la mise en place de l’outil Nutri Score, recommande de privilégier les aliments bruts ou peu transformés.

Bioalaune.com


Boissons poisons - D'après une récente étude, présentée à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, boire deux tasses ou plus de thé ou de café augmenterait le risque de cancer du poumon.

Thé ou café ? À cette question, vous risquez bientôt de répondre : aucun. Alors qu’en mars dernier, une étude franco-iranienne établissait un lien entre la consommation de café ou de thé trop chauds et le cancer de l’œsophage, de nouveaux travaux, présentés à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, enfoncent le clou.

Ces recherches, menées par des étudiants à la Vanderbilt University au Tennessee (États-Unis), ont regroupé les données de dix-sept études menées sur 1,2 million de personnes aux Etats-Unis et en Asie. Suivies sur une moyenne de 8,6 ans, plus de 20.000 participants ont développé un cancer du poumon dans ce laps de temps. La moitié était pourtant non-fumeuse.

D’après les étudiants, les non-fumeurs qui ont bu deux tasses ou plus de café par jour avaient 41 % de risques supplémentaires de développer un cancer du poumon que ceux qui n’en buvaient pas. Le café décaféiné, lui augmentait encore de 15% ce risque. Les buveurs de thé, eux, ne sont pas bien mieux lotis, avec un risque plus élevé de 37 % d’avoir ce type de maladie en buvant deux tasses ou plus par jour, par rapport à ceux qui ne consommaient pas cette boisson. Les scientifiques ont noté que les risques n’évoluaient pas de façon significative selon l’âge, le sexe ou les origines de la personne.

En revanche, le principal auteur de l’étude, Jingjing Zhu, insiste auprès du média Live Science sur le fait qu’il ne s’agit que d’une étude d’observation. Aucun lien de cause à effet entre l’absorption de thé et de café et le cancer du poumon n'a donc été  prouvé. Selon lui cependant, la caféine ne serait pas responsable, mais plutôt la technique de torréfaction.

Au-delà du simple constat dressé, l'étude tire aussi ses limites du fait qu'elle n'a pas pris en compte le fait que certaines personnes ont peut-être commencé à fumer pendant les recherches, ou que d'autres ont pu être exposées à un tabagisme passif.

ici.fr