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Le Pen père recourt à l’Etat pour faire casquer sa fille

Pour préparer la campagne présidentielle de 2017, le Rassemblement national avait emprunté 6 millions d'euros à Jean-Marie Le Pen, dont près de 4,5 n'ont toujours pas été remboursés. L'ancien président du FN recourt aujourd'hui à l'Etat pour récupérer l'argent prêté à sa fille.
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Pour financer sa dernière campagne présidentielle, Marine Le Pen avait eu recours au micro-parti de son père, Cotelec, qui n'est autre que le financeur historique du parti d'extrême droite pour un prêt à un taux d'intérêt de 6%. Cela fait maintenant plusieurs mois que le prêt est arrivé à échéance, révèle le Journal du dimanche, pourtant près de 4,5 des 6 millions d'euros de ce crédit restent toujours dus.

Après avoir recouru à l'Etat, Jean-Marie Le Pen attend maintenant que le Ministère de l'Intérieur valide sa demande de cession de créance. Car le souhait du fondateur du Front national est désormais que le montant manquant soit directement ponctionné sur les aides publiques perçues chaque année par le RN, et dont le montant s'élève à 5,1 millions d'euros.

Dans son entourage, il se dit que les créanciers de la Cotelec, rémunérés à un taux de 3%, ne cachent plus leur inquiétude quant à l'avenir de leurs investissements, d'autant plus que l'ancien chef de l'extrême droite, âgé aujourd'hui de 91 ans, connaît depuis 2018 des problèmes de santé dus, selon le diagnostic, à « une fièvre persistante ».

Et si la relation père-fille n'a pas été affectée par cette affaire, certains prétendent tout de même que le vieil homme a obligé sa fille, par avocats interposés, à signer en brandissant la menace de lui « intenter une procédure de recouvrement de créance ». Bref, toujours père et fille, certes, mais à la guerre comme à la guerre.


Abdoulaye Jamil Diallo
S'il est de fait que le chômage est susceptible de dégrader la santé mentale, ne travailler qu'un seul jour par semaine aurait un effet positif sur notre santé de manière générale. C'est ce qui en tout cas ressort d'une étude menée par l'Université de Cambridge.
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Les bienfaits tout autant que les avantages procurés par le travail, peuvent être, selon les  chercheurs de la célèbre université britannique, tirés d'une seule journée de travail par semaine.

Pour réaliser leur étude, les scientifiques ont recueilli et examiné, pendant deux ans, les données sur la santé mentale d'un échantillon de 71.000 personnes, dont la tranche d'âge varie entre 16 et 64 ans.

Publiée dans la revue Social Science and Medicine, l'étude soutient que le fait de passer du statut de chômeur à celui de salarié réduirait de 30% le risque de dégradation de la santé mentale, ajoutant qu'il suffirait de travailler seulement huit heures par semaine (soit un jour) pour avoir un impact positif sur sa santé de manière générale.

Selon les chercheurs, travailler moins de 36 à 40 heures par semaine n'aurait pour ainsi dire aucune incidence négative sur la santé mentale, pas plus que travailler plus longtemps ne procurerait d'avantage supplémentaire.

Les chercheurs sont ainsi arrivés à la conclusion qu'il serait nettement plus bénéfique, comme le souligne Brendan Burchell, co-auteur de l’étude, « de réduire le temps de travail pour tout le monde au lieu de prolonger indéfiniment le chômage de certaines personnes ».

Et si l'on en croit Mike Slade, professeur de rétablissement de la santé mentale et d’inclusion sociale à l’Université de Nottingham, cette étude serait d'une grande importance, dès lors qu'elle met en évidence l’importance de soutenir ceux qui souffrent de problèmes de santé mentale et auxquels reprendre de l'activité ferait le plus grand bien.



Les négociations se seront déroulées dans la douleur. Mais elles ont enfin abouti mardi : les 27 se sont mis d'accord sur les candidats qui doivent occuper les principaux postes de l'UE. Le Belge Charles Michel prend la présidence du Conseil européen, tandis que Christine Lagarde, directrice générale du FMI, devrait diriger la Banque centrale européenne. LCI


Christine Lagarde est nommée à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Elle avait été reconduite pour un deuxième mandat de cinq ans à la tête du Fonds monétaire international (FMI) en 2016.
Les dirigeants de l'UE se sont entendus à Bruxelles sur les nominations clés de l'Union. L'Allemande Ursula von der Leyen devient présidente de la Commission et la Française Christine Lagarde prend la tête de la BCE (Banque centrale européenne),ont indiqué mardi plusieurs dirigeants européens.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde se dit "très honorée d'avoir été nominée pour la présidence" de la Banque centrale européenne (BCE).

"Au vu de ce qui précède, et en consultation avec le Comité d'éthique du Conseil d'administration, j'ai décidé de quitter provisoirement mes fonctions de DG (directrice générale) du FMI durant la période de nomination", a-t-elle ajouté dans un tweet.

Pour l'heure, l'institution de Washington n'a pas indiqué qui pourrait la remplacer pendant cette période. Cela pourrait être le numéro 2, David Lipton.

Ancienne championne de natation synchronisée, Christine Lagarde (63 ans) est une avocate devenue banquière. Elle parle anglais à la perfection. Elle a déjà brisé des plafonds de verre.

Elle a été la première femme à piloter le prestigieux cabinet d'avocats d'affaires Baker McKenzie, la première à occuper le poste de ministre français de l'Economie et des Finances (2007-2011) sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Elle a aussi été la première à devenir directrice générale du Fonds monétaire international en 2011 avant d'être reconduite dans ses fonctions en juillet 2016. Son second mandat devait s'achever en 2021. En 2018, le magazine Forbes l'avait consacrée troisième femme la plus puissante au monde.

Elle fait aussi volontiers part de ses échecs (elle a raté deux fois le concours d'entrée à la grande école française Ena) ou des contretemps nécessaires dans sa carrière. "Je l'ai réalisé chez Baker quand, n'ayant pas rapporté assez de clients parce que j'étais devenue mère, on m'a annoncé que je ne pourrais pas être 'associée', qu'il fallait attendre une année de plus", a-t-elle expliqué récemment.

Son parcours reste entaché par une décision de la justice française qui l'a déclarée coupable en décembre 2016 d'une "négligence" très coûteuse pour les deniers publics quand elle était ministre, dans un dossier mêlant l'homme d'affaires Bernard Tapie et la débâcle du Crédit lyonnais. Par égard pour sa "réputation internationale", elle a été dispensée de peine.

P.S. avec AFP

CEDEAO : fin du franc CFA et nouvelle monnaie unique dès 2020

Ça y est, c'est décidé ! Les pays d'Afrique de l'Ouest vont peut-être pouvoir enfin se débarrasser du franc CFA, devenu extrêmement polémique ces dernières années, et partageront tous, bientôt, la même monnaie unique. C'est ce qui en tout cas ressort de la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement des quinze pays de la CEDEAO, tenue samedi dernier à Abidjan. La nouvelle monnaie unique, baptisée Eco, sera mise en circulation dès l'année prochaine. Certains analystes restent cependant assez circonspects.
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Les chefs d'Etat et de gouvernement des 15 pays de la CEDEAO, réunis samedi à Abidjan, ont adopté le nom d'Eco comme étant « le nom de la monnaie unique de la CEDEAO », dans une déclaration rendue publique le même jour. Le nom d'Eco et la date de lancement de la nouvelle monnaie avaient été précédemment évoqués au cours de la réunion, mi-juin, du Comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales.

A l'issue de la rencontre d'Abidjan, un communiqué final a été adopté le même jour à Abuja, confirmant une « approche graduée dans l’adoption de la monnaie unique, en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence » ; autrement dit, des critères tenant compte tant du déficit budgétaire que de l'inflation, évoqués au cours des précédentes réunions préparatoires.

Un symbole politique fort
L'avènement de cette nouvelle monnaie unique est conçu comme étant un symbole politique fort, notamment pour les jeunes générations de ces pays, qui, ces dernières années, ont multiplié les protestations pour la fin du franc CFA, monnaie coloniale perpétuée après les indépendances et jusqu'à nos jours par un habile système de camouflage sur les termes (passage du franc des colonies françaises d'Afrique au franc de la Communauté financière en Afrique) puis d'arrimage à l'Euro, mais qui n'a absolument rien perdu de ses visées de pure et dure exploitation coloniale.  

C'est peut-être pour cette raison que certains analystes restent encore circonspects, se demandant - à juste titre - si cette nouvelle monnaie unique arrivera à échapper, à son tour, à une nouvelle manigance de la France, principale bénéficiaire de la manne issue du système inique que sont l'instauration et la perpétuation par tous les moyens du franc CFA, de l'époque coloniale à nos jours. 

Bref, l'on est en droit de se demander si cette nouvelle ECO - puisque c'est le nom qu'elle portera - sera vraiment indépendante ou si elle ne servira que de simulacre pour une nouvelle façon de garder la main-mise de la France, et sans faire de vagues,  sur l'économie des 15 pays de la CEDEAO. Seul l'avenir nous le dira.



Savez-vous ce que les psychologues disent de Donald Trump ?

La personnalité de Donald Trump continue d’inquiéter les experts en santé mentale. Souffre-t-il d’une sorte de trouble psychologique ? Son comportement théâtral, son narcissisme, son manque d’empathie ou son impulsivité génèrent de la méfiance chez de nombreux collectifs, y compris chez ceux qui travaillent quotidiennement avec lui. Par ailleurs, le pouvoir qu’il détient fait que, dans l’hypothèse où ces soupçons se vérifieraient, sa personnalité et ses actions pourraient constituer une menace réelle pour tout être vivant sur la planète.

Depuis que Donald Trump a été élu président des Etats Unis, plusieurs rapports inhérents à sa santé mentale ont été publiés. Il est en outre important de préciser que cela entraîne de nombreux problèmes éthiques.

Tout d’abord, il est illégal pour les professionnels des sciences du comportement et de la santé de faire des rapports sur des personnes qui n’ont pas préalablement fait l’objet d’une évaluation rigoureuse. « Dans quelle mesure leurs hypothèses sont-elles fondées ? » Voici une autre question qui devrait être prise en considération si nous souhaitons réaliser un schéma psychologique du personnage.

« Avec des phrases telles que « je pourrais tirer sur des personnes dans la Cinquième Avenue et je ne perdrais pas de votes », Donald Trump nous donne déjà une idée de son état mental. »
-John Gartner, psychologue à la Johns Hopkins University Medical School-

Ensuite, de nombreuses évaluations ont davantage mis l’accent sur le personnage lui-même que sur la personne. Ainsi, peu de personnalités publiques ont réalisé autant d’effort afin de créer leur propre personnage et identité que Donald Trump. Néanmoins, nous ne savons rien de cette sphère plus intime où se cache l’homme et non la caricature, là où nous pourrions découvrir, par exemple, comment il interagit avec ses proches et les personnes qui composent son environnement le plus proche.
Cependant, le vrai problème est que nous ne sommes pas confrontés à n’importe quelle personnalité publique. La personnalité de Donald Trump, avec ses hauts et ses bas, ses réactions, ses tweets et son comportement génère avant tout de la méfiance. Et l’imprévisible est un facteur de risque lorsqu’il s’agit d’une personnalité publique qui rassemble autant de pouvoir.


L’examen de la personnalité de Donald Trump
Ce que nous savons de la personnalité de Donald Trump est déduit de son comportement public. Sans aller trop loin, il y a seulement quelques jours, lors de sa visite d’Etat au Japon, nous avons pu le voir jouer une scène qui a une nouvelle fois fait le tour du monde. La scène s’est déroulée au moment où le ministre japonais Shinzo Abe et lui firent une pause pour nourrir des carpes rouges de l’étang de Koi.

Comme il est de mise dans la culture japonaise, tout acte possède son cérémonial, et le ministre Abe commença à jeter lentement et patiemment la nourriture aux poissons. Donald Trump, ennemi de la patience et du cérémonial, finit par retourner la boîte pour renverser toute la nourriture d’une seul mouvement.

Au-delà de l’anecdotique, il fut une nouvelle fois évoqué en cette occasion un point qui avait déjà fait l’objet d’avertissement de la part de nombreuses personnes, de professeurs de l’Université de Yale mais également de l’organisation de la santé mentale “A Duty to Warn“ : Donald Trump pourrait ne pas être apte pour ce poste.

Toutefois, avant de signaler les troubles auxquels ces personnes font spécifiquement référence, il convient d’analyser son comportement public afin de pouvoir en déduire sa personnalité. Il s’agirait de ce qui suit.






  • Donald Trump n’aime pas les règles, les protocoles, être critiqué ou être remis en question. 
  • Il conteste souvent le statu quo et n’accepte pas les ordres. Si nous ajoutons l’impulsivité à ces comportements, nous avons ce qui dans le DSM-5 est classé comme comportement antisocial.
  •  Il a une durée d’attention très courte. Il montre peu d’intérêt pour des opinions différentes des siennes, ses schémas mentaux sont très rigides et sa capacité à traiter des informations écrites limitées. Il se limite à vivre le moment présent, donnant la sensation de ne pas évaluer les conséquences à long terme que pourraient générer son comportement.
  •  Il possède une personnalité clairement narcissique. Il a également tendance à faire confiance à très peu de personnes et tend à appliquer une pensée dichotomique quant à ses relations : vous êtes un ami ou un ennemi, vous êtes un patriote ou vous n’êtes pas.
  •  Il semble posséder un faible contrôle de ses impulsions.
  •  Il se méfie des intellectuels, il qualifie les journalistes de personnages « dangereux » et évite toute personne qualifiée dans un domaine particulier car il suppose que cette dernière maintiendra un point de vue contraire au sien et mettra ainsi en évidence ses erreurs.
  •  Il est très habile socialement, mais cette capacité n’a qu’un but : être le centre d’attention. S’il n’y parvient pas, il se sent frustré et en colère.
« La plupart des gens sont amoureux de leur drame personnel. Leur histoire personnelle est leur identité. L’ego dirige leur vie. »
–Ekhart Tolle–

Les possibles troubles mentaux résultant du portrait de Donald Trump
Nous l’avons souligné au début. Il n’est pas considéré comme éthique de publier des rapports psychologiques sur des personnes qui n’ont pas préalablement fait l’objet d’une évaluation rigoureuse. Il s’agit en fait d’une violation de la dénommée « règle de Goldwater ».

Cette ligne a malgré tout été franchie, et celui qui a réalisé cette série de rapports est le psychologue John Gartner, de l’Université Johns Hopkins. Plus encore, il y a quelques mois de cela, 18 000 psychologues ont signé une pétition pour avertir que Donald Trump est mentalement incapable d’assumer le poste qu’il occupe.

Comme le précise un article de l’espace « Psychology Today », la personnalité de Donald Trump révèle des traits potentiellement dangereux. En effet, comme l’explique le Docteur Gartner lui-même, nous sommes confrontés à quelqu’un qui, curieusement, pourrait souffrir d’un grave complexe d’infériorité.

Cependant, comme l’indiqua Alfred Adler à l’époque, certaines personnes souffrant d’un complexe d’infériorité le développent d’une forte domination et une l’hostilité à l’égard des autres avec un seul objectif : se faire valoir, satisfaire leurs propres besoins.


Les experts ont souligné que Donald Trump répond à plusieurs critères publiés par le DSM-V. Des facteurs qui détermineraient au moins trois troubles de la personnalité, à savoir : le trouble de la personnalité narcissique, le trouble de la personnalité antisociale et le trouble de la personnalité paranoïaque.

Nous soulignons une fois de plus que tout cela n’est qu’une simple appréciation du comportement public du président Trump. Nous ne devrions pas en tirer de conclusions définitives. Il s’agit de suppositions publiées par un groupe d’experts qui veulent mettre en évidence un aspect qui, en substance, est important : avant qu’un politicien prenne une fonction de pouvoir, il devrait passer par une série de tests pour évaluer son aptitude psychologique.

Pour conclure, nous ne savons pas si la personnalité de Donald Trump se rapprocherait, comme beaucoup le disent, de la fameuse triade obscure de la personnalité (narcissisme, psychopathie et machiavélisme), ni si cela est véritablement dangereux eu égard à la fonction qu’il exerce.

Peut-être s’agit-il de simples apparences, de l’un des masques d’un personnage qui, bien qu’inquiétant, reste inoffensif. Le temps nous le dira, espérons simplement qu’il se limite à assumer son poste et, au pire, à accumuler des anecdotes innocentes telles que celle s’étant déroulée au Japon avec les carpes rouges.

nospensees.fr
Des astronomes ont découvert deux exoplanètes ayant des caractéristiques similaires à la Terre. Elles sont situées à 12,5 années-lumière de nous.

C’est la découverte incroyable d’astronomes de l’Université de Göttingen. Ils sont convaincus d’avoir trouvé deux nouvelles exoplanètes qui ressemblent à la Terre et qui pourraient potentiellement être habitable.

Situées à 12,5 années-lumière dans la constellation du zodiaque Bélier (Aries), ces deux exoplanètes sont situées dans la zone habitable, à une distance parfaite du Soleil pour contenir de l’eau sous forme liquide et donc peut-être abriter la vie. Nommées Teegarden b et Teegarden c, il s’agit des exoplanètes les plus ressemblantes à la Terre jamais trouvées.

Comment les ont-ils trouvées ?

En temps normal, pour détecter ce genre de planète il faut utiliser la méthode de transit. Elle consiste à attendre qu'une planète passe devant son étoile, pour constater ainsi une baisse de la lumière émise. Dans le cas présent, cette technique n'a cependant pas été possible : l'étoile du système de ces deux planètes n'émettant pas suffisamment de lumière, aucune variation n'a été constatée.

Pour les identifier, les astronomes ont donc utilisé le télescope CARMENES, capable d’étudier la vélocité radiale des étoiles. Une étude photométrique à également confirmé cette trouvaille.

D’après les astronomes, Teegarden b, plus près de l’étoile, pourrait bien avoir une température à sa surface d'environ 28°C et fluctuant de 0°C à 50°C. Teegarden c au contraire, aurait des températures plus basse d’environ -47°C. Par ailleurs, ces nouvelles exoplanètes disposent d'une atmosphère, ce qui augmente leurs chances d'être habitables.

Pour la communauté scientifique, ces résultats sont très prometteurs. Teegarden b et c rejoignent ainsi la liste d’exoplanètes à étudier de plus près dans les prochaines années.

David Turner - Gentside
Que nous nous considérions comme religieux ou non, de nombreuses personnes à travers le monde expérimentent des moments dans la vie pouvant être considérés comme spirituels : lorsque nous ressentons un éveil de nos sens, de la sérénité ou une connexion particulière avec le monde qui nous entoure.

À présent, les scientifiques pensent avoir repéré où exactement, ces moments transcendantaux se produisent dans le cerveau humain, en identifiant une région dans le cortex pariétal qui semble être impliquée dans ces expériences allant au-delà de notre état d’éveil ordinaire. « Les expériences spirituelles sont des états persistants, qui peuvent avoir des impacts profonds sur la vie des gens », explique l’un des chercheurs, le neuroscientifique Marc Potenza de l’Université de Yale. « Comprendre les bases neurales des expériences spirituelles peut nous aider à mieux comprendre leurs rôles dans la résilience et le rétablissement de la santé mentale et dans le traitement des troubles addictifs », ajoute-t-il.

Afin de déterminer avec précision l’origine exacte de ces moments de perspicacité spirituelle dans le cerveau, l’équipe de Potenza a interrogé 27 jeunes individus en bonne santé, les invitant à développer un « script d’imagerie » personnalisé dans lequel ils se souviennent et décrivent un épisode spirituel survenu plus tôt au cours de leur vie.

Voici les informations qui ont été transmises aux participants : « Nous aimerions que vous décriviez une situation dans laquelle vous ressentiez une forte connexion avec une puissance supérieure ou une présence spirituelle. Les états spirituels sont ceux qui, par le biais de vos sens, vous connectent à quelque chose de plus grand que vous, une unité ou une force puissante qui peut être vécue comme une énergie, une force, un pouvoir supérieur, Dieu, une divinité ou une conscience transcendante ».

Lors d’une session supplémentaire et distincte ayant lieu une semaine plus tard, les mêmes volontaires ont subi des IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), enregistrant leur activité neurale alors qu’ils écoutaient une voix féminine neutre, lisant un script de l’expérience spirituelle qu’ils avaient racontée.

L’idée des chercheurs était de faire en sorte qu’ils se souviennent de ces moments personnels où ils ont ressenti l’expérience transcendante décrite, tout en imaginant leur activité cérébrale, afin de déterminer où et comment cette spiritualité s’était inscrite, cognitivement. «  À travers les cultures et à travers l’histoire, les êtres humains ont rapporté une variété d’expériences spirituelles et le sentiment concomitant d’union qui transcende le sens ordinaire de soi », expliquent les chercheurs dans leur article. « Néanmoins, on en sait peu sur les mécanismes neuraux sous-jacents des expériences spirituelles, en particulier lorsqu’ils sont examinés à travers différentes traditions et pratiques », ajoutent-ils.

Les résultats ont démontré que lorsque les expériences spirituelles étaient remémorées, les participants présentaient des schémas d’activité similaires dans le lobe pariétal inférieur gauche (IPL), impliqué dans la conscience de soi et des autres, ainsi qu’une activité réduite dans le thalamus médial et caudé, des régions associées au traitement sensoriel et émotionnel.

« Dans l’ensemble, les conclusions actuelles suggèrent que les expériences spirituelles peuvent impliquer une rencontre perçue comme une « présence » spacieuse ou une entité extérieure à soi-même », écrivent les chercheurs. « Cette interprétation est compatible avec un fort sentiment de connexion ou de soumission à une divinité ou une autre figure vénérée, comme cela est souvent rapporté dans la littérature religieuse et spirituelle », continuent-ils.

Cependant, il est important de prendre en compte l’une des principales limites de cette recherche particulière : l’équipe base ses conclusions sur une étude portant sur uniquement 27 participants, tous jeunes, anglophones, et recrutés à New Haven, Connecticut (USA). Et bien entendu, les chercheurs ne peuvent pas dire que les expériences spirituelles de ces 27 candidats soient représentatives de celles de la population globale. L’équipe reconnaît cette limite et souhaite prolonger les recherches lors d’études ultérieures, en intégrant des personnes provenant d’horizons plus vastes.

Mais dans la mesure où cette étude nous offre de nouvelles perspectives sur la manière dont les sentiments de spiritualité se produisent dans le cerveau, et le calme ainsi que les sensations qui en découlent, cela pourrait être un excellent point de départ pour les futures recherches concernant les mécanismes neurologiques de la santé mentale.

C’est en améliorant « notre compréhension empirique de la façon dont les expériences spirituelles sont médiées par le cerveau », écrivent les chercheurs, que nous serons en mesure de contribuer à « faciliter l’intégration judicieuse de la spiritualité dans le traitement et la prévention pour la santé mentale ».

Cerebral Cortex