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Tourisme: les grands axes de la stratégie du Maroc pour relancer le secteur

 A quelques semaines de la saison estivale, le chef de gouvernement marocain, Aziz Akhannouch a présidé ce jeudi une réunion consacrée à l'examen des mesures prises pour relancer le secteur du tourisme affecté par la pandémie de Covid-19, a indiqué le département du chef de gouvernement dans un communiqué.

Au cours de la réunion, la ministre du Tourisme, Zahra Ammor, a présenté la vision de son département pour "relancer l'activité touristique dans les meilleurs délais, dans le but d'enregistrer cette année un afflux mensuel de touristes égal ou supérieur à celui enregistré avant la crise". Il s'agit notamment de multiplier le nombre de touristes et de revenir, à partir de l'année 2023 au même niveau d'arrivées atteint en 2019, une année considérée comme positive en termes d'afflux de touristes. 

La vision de la tutelle repose sur une série d'axes dont l'accroissement du nombre de sièges pour les touristes affluant vers le Maroc avec les compagnies aériennes, le lancement de vastes campagnes promotionnelles et la conclusion de partenariats avec les tour-opérateurs  mondiaux et les plateformes numériques. Elle tend aussi à promouvoir les investissements touristiques, notamment dans les petites et moyennes entreprises et dans le domaine du divertissement et de l'animation. 

En attendant, Aziz Akhannouch a incité tous les acteurs concernés à valoriser les ressources humaines afin d'accompagner la relance du secteur touristique, appelant les différents acteurs du secteur à œuvrer pour la mise à niveau des structures hôtelières en vue d'améliorer la qualité des prestations offertes aux touristes.

APA


 Visé par des critiques en France après le refus qui lui est prêté de s'associer à la lutte contre l'homophobie et d'arborer un maillot arc-en-ciel, l'international sénégalais et récent champion d'Afrique Idrissa Gana Gueye a reçu un soutien de poids en la personne du chef de l'État sénégalais et président en exercice de l'Union africaine. Dans un message sur Twitter, Macky Sall a demandé « le respect des convictions religieuses » du footballeur. « Je soutiens Idrissa Gana Gueye », a-t-il dit.

Macky Sall, président du Sénégal apporte officiellement son soutien à Idrissa Gueye dans l'affaire du maillot au flocage LGBT !  

« Je soutiens Idrissa Gana Gueye. Ses convictions religieuses doivent être respectées. »

Au Sénégal l'homosexualité est interdite

Au Sénégal, pays musulman à 95 % et très pratiquant, les relations homosexuelles sont interdites. La loi existante précise que « sera puni d'un emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 100 000 à 1 500 000 francs (152 à 2 286 euros) quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ». Vainqueurs en février dernier au Cameroun de la première Coupe d'Afrique des nations (CAN) du pays, face à l'Égypte, Idrissa Gana Gueye et ses coéquipiers des Lions de la Téranga sont adulés. Deux raisons qui expliquent à coup sûr le soutien du chef de l'État sénégalais. Et il n'y a pas eu que le sien, aussi bien dans la classe politique que dans la société civile.

les soutiens se sont multipliés

Le ministre des Sports, Matar Bâ, a défendu Gana Gueye en indiquant dans une déclaration à la presse lundi soir que « quand on signe [un contrat avec un club], c'est pour jouer au foot, ce n'est pas pour faire la promotion de quoi que ce soit ou mettre de côté ses convictions ». L'ex-Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, lui, y est allé de son encouragement en lui disant : « Tiens bon, Gaïndé », dans un message sur Twitter accompagné de versets du Coran, avec un clin d'œil il en lien avec le surnom de la sélection nationale le mot « Gaïndé » signifiant « Lion » en langue ouolof. L'écrivain et intellectuel Boubacar Boris Diop, lauréat du très prestigieux prix Neustadt, lui aussi a affirmé sa « solidarité totale avec Idrissa Gana Gueye », sur Twitter. Parallèlement, de nombreux Sénégalais ont mis mardi en statut WhatsApp le message de soutien du président sénégalais ou des photos de Gana Gueye en pèlerinage à La Mecque.

Le Point Afrique

Comment Islam et Chrétienté cohabitent au Sénégal?

 Le Sénégal est un exemple de coexistence pacifique entre différentes communautés religieuses.

« Mon grand-père était musulman. Le jour de mon ordination, il était devant dans l'église à prier avec tout le monde même s'il avait son chapelet. Ce grand-père, pour qui j'ai beaucoup d'estime et à qui je rends encore hommage pour l'éducation qu'il nous a transmise, a des enfants qui sont devenus musulmans et d'autres chrétiens. Ma mère est chrétienne, mais certaines de ses sœurs sont restées musulmanes. Et nous avons toujours vécu en bonne entente et en cohésion », raconte avec émotion l'Abbé Alphonse Birame Ndour, curé de la paroisse Saint-Paul de Grand Yoff à Dakar, dans un entretien avec Apa news vendredi 6 mai. 

Son témoignage, rare dans le monde, est pourtant fréquent dans son pays le Sénégal où la majorité musulmane s'accommode largement des minorités religieuses, chrétiennes notamment. 

« L'histoire du Sénégal est jalonnée de rencontres avec des peuples et des cultures différentes ayant abouti à un métissage au sein des ethnies et des familles », rappelle Cheikh Ahmed Tidiane Sy al Amine, président fondateur du Think Tank GUESS dont le père, Abdoul Aziz Sy Al Amin décédé en 2017 était le sixième khalife générale des Tidjanes (ou Tarika Al Tijaniya, en arabe), une des principales confréries musulmanes soufies au Sénégal, avec les Mourides (Al Mouridiya)  et les Khadres (Al Kadiriya). 

Cette particularité sénégalaise « s'explique par le fait que l'islamisation de nos peuples n'a pas été imposée mais acceptée de fait à la suite des brassages culturels entre les caravanes venues d'Afrique du nord et les autochtones », poursuit cet ancien président du Cadre unitaire de l'Islam, une organisation qui regroupe les principales confréries musulmanes soufies au Sénégal. 

« Nous devons cette situation non seulement à ce que nous avons en commun, c'est-à-dire la famille, la parenté, le sang, mais aussi grâce à la perspicacité et à la sagesse de nos pères devanciers qui, dès le lendemain des indépendances dans les années 60 ont pu installer dans notre pays un souci de l'autre, ce souci du vivre ensemble…», confirme l'Abbé Alphonse Birame Ndour, qui cite comme exemple récent des relations cordiales entre religieux au Sénégal, cette visite de l'Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye à Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des Mourides, à l'occasion de l'inauguration en 2019 à Dakar de la splendide mosquée Massalikoul Djinan, la plus grande de la ville avec plus de 30000 places assises. Un geste dont il faut se féliciter d'autant que « le Dieu que nous aimons et adorons, n'est pas le Dieu de la division. C'est le Dieu de l'amour, de la paix, de la Concorde et de l'Unité », insiste le curé de Grand-Yoff. 

Pour Cheikh Ahmed Tidiane Sy al amine, il n'y a d'ailleurs pas de « lignes de séparation claires entre les communautés mais plutôt une symbiose ou une émulsion entre les communautés religieuses ». 

Cette « cohabitation » ou « coexistence » que magnifient le curé et le leader musulman est parfois secouée par des propos extrémistes. « Nous notons une tendance à saper l'exception sénégalaise du vivre ensemble en raison de l'émergence de nouveaux courants plus ou moins structurés n'ayant pas les mêmes bases spirituelles que les confréries soufies », regrette Cheikh Ahmed Tidiane Sy.

L'Abbé Alphonse Birame Ndour, lui aussi, déplore « l'émergence de nouveaux prédicateurs qui n'hésitent pas à mettre sur le dos de l'autre des accusations infondées et insensées ». Ce qui, selon le curé, « ne peut pas manquer de susciter l'émoi et l'émotion et même parfois des réactions violentes de la part de ceux qui se sentent visés ». Pour faire face à ces discussions qui menacent la bonne entente entre confessions au Sénégal, le catholique et le musulman souhaite des mesures fortes de la part des autorités politiques. 

Pour l'Abbé Alphonse Birame Ndour, il est urgent que le pouvoir fasse « respecter la laïcité de l'Etat sénégalais ». Et Cheikh Ahmed Tidiane Sy al Amine de conclure : «Il  faut introduire dans le cursus scolaire l'enseignement obligatoire des valeurs de tolérance et de paix portées par les grandes figures religieuses aux générations actuelles et futures ». Il propose également « la régulation des réseaux sociaux, lieux propices à tous les débordements quitte à durcir la loi sur toutes les formes d'incitation à la violence ou à la haine entre communautés ».

Source : APA

Le Président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Amadou Soumahoro, est décédé samedi à Abidjan à l'âge de 69 ans. L'annonce officielle a été faite par le président Alassane Ouattara dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale, première chaîne de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI).

« J'ai la profonde douleur de vous annoncer le décès ce samedi 07 mai 2022 du président de l'Assemblée nationale, mon jeune frère Amadou Soumahoro », écrit Alassane Ouattara dans le communiqué lu par le secrétaire général de l'Assemblée nationale, Alain Acakpo Addra.  

« Je rends hommage à un grand homme d'Etat dont l'engagement et le parcours politique ont marqué notre pays », poursuit le chef de l'Etat ivoirien selon qui « la Côte d'Ivoire perd un valeureux fils, un homme de conviction et de devoir ».   « Je perds un compagnon fidèle, un ami loyal et dévoué », ajoute M. Ouattara, présentant  en cette douloureuse circonstance, ses « condoléances les plus émues » à la famille et aux proches du défunt.  

Elu Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire le 7 mars 2019, Amadou Soumahoro a été éloigné de l'Assemblée nationale par la maladie. Son intérim était jusque-là assuré par Adama Bictogo. 

Ancien Secrétaire général par intérim du Rassemblement Des Républicains (RDR), de juillet 2011 à septembre 2017, le député de la circonscription électorale de Séguéla sous-préfecture, Bobi-Diarabana commune et sous-préfecture, a été également Président du directoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, actuel parti au pouvoir) de février 2015 à septembre 2017.  

Il a occupé plusieurs postes ministériels avant d'être nommé Ministre auprès du Président de la République chargé des Affaires politiques le 4 mai 2018. De 2011 à 2015, il avait occupé le poste de Conseiller du président de la République, ministre du Commerce extérieur en 2002 et ministre du Commerce de 2003 à 2005. 

Source : APA


 Après plusieurs années d'instruction, l'audition de plus de 110 témoins et 6 mois d'audience, le verdict est tombé dans le procès sur l'assassinat de Thomas Sankara, tué avec 12 de ses compagnons lors d'un coup d'État en 1987. L'ancien président du Burkina Faso, qui lui a succédé, Blaise Compaoré, a ainsi été condamné ce mercredi 6 avril, par contumace, à la prison à perpétuité. Le tribunal militaire de Ouagadougou a également condamné à la perpétuité le commandant de sa garde, Hyacinthe Kafando, et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l'armée lors du putsch de 1987.

Les trois hommes sont condamnés pour « attentat à la sûreté de l'État ». Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont également reconnus coupables de « complicité d'assassinat » et Hyacinthe Kafando, soupçonné d'avoir mené le commando qui a tué Thomas Sankara, d'« assassinat ». Huit autres accusés sont condamnés à des peines allant de trois ans à vingt ans de prison. Trois accusés, enfin, ont été acquittés.

 Des révélations sur un complot international

Les juges sont allés au-delà des réquisitions du Parquet militaire qui avait demandé trente ans de prison pour MM. Compaoré et Kafando et vingt ans pour M. Diendéré.

Mais Blaise Compaoré, soupçonné d'avoir été le commanditaire de l'assassinat de son ancien compagnon d'armes et ami ? ce qu'il a toujours nié ?, a été chassé du pouvoir en 2014 par la rue et vit depuis en Côte d'Ivoire. Quant à Hyacinthe Kafando, ancien commandant de la garde de M. Compaoré, il est en fuite depuis 2016. Les deux hommes étaient les grands absents de ce procès qui a débuté il y a six mois.

Ce qui n'a pas empêché de voir éclater d'importantes révélations. Comme lorsque d'anciens collaborateurs du président tué ont levé le voile sur les relations tendues entre Blaise Compaoré et Thomas Sankara, et sur l'existence d'un « complot international » ourdi contre un leadeur progressiste qui voulait bouleverser l'ordre du monde et éradiquer la pauvreté dans son pays. « Le drame du 15 octobre 1987 est arrivé sous la pression de certains chefs d'État, tels que Félix Houphouët-Boigny de la Côte d'Ivoire », a témoigné Abdoul Salam Kaboré, ministre des Sports de Sankara.

Entendu en visioconférence depuis la France, ancienne puissance coloniale au Burkina, Moussa Diallo, aide de camp du président assassiné, assure que les événements d'octobre 1987 « ont été prémédités » et que le président Houphouët Boigny, grand ami de la France, était « au centre de ce complot ». Houphouët Boigny avait dit à Thomas Sankara : « Il faut que vous changiez. Si vous ne changez pas, nous allons vous changer », a pour sa part témoigné Serge Théophile Balima, ancien directeur de la télévision burkinabée.

La soif de pouvoir de Blaise Compaoré

« Blaise Compaoré voulait le pouvoir. C'est la création d'un parti politique unique qui a mis le feu aux poudres », car Compaoré « ne voulait pas de l'unification des organisations du Comité national de la révolution (CNR) » qui dirige alors le pays, a déclaré pendant l'enquête Valère Somé, politologue burkinabé dont la déposition a été lue au procès.

Et, selon un commandant militaire, Blaise Sanou, « celui qui était accro au pouvoir, c'était Blaise Compaoré ». « C'est également à cause (de cette soif) du pouvoir qu'il a voulu modifier la Constitution après vingt-sept ans de règne », ce qui a provoqué sa chute en 2014. 

Suspens

Le procès a également connu des soubresauts, il a été interrompu à plusieurs reprises : une première fois au lendemain du putsch, puis le 31 janvier, « jusqu'au rétablissement de la Constitution », mise en sommeil lors du coup d'État puis rétablie par la junte au pouvoir, permettant sa reprise.

Mais de nouvelles interruptions sont intervenues, dont une à la suite de la prestation de serment de M. Damiba devant le Conseil constitutionnel, le 16 février. La défense a alors introduit une requête en soulignant qu'on demandait des condamnations pour « attentat à la sûreté de l'État » alors que le putsch du lieutenant-colonel Damiba, validé par le Conseil constitutionnel, constituait en lui-même un « attentat à la sûreté de l'État ».

Cela « consacre la prise de pouvoir par la force comme un mode constitutionnel de dévolution du pouvoir », avaient soutenu les avocats de la défense. Un argument « non fondé » rejeté par le Conseil constitutionnel, permettant la reprise du procès.

 Sankara, le père de la révolution burkinabée

Finalement, ce mercredi, le verdict a été accueilli par des applaudissements dans la salle du tribunal, selon un journaliste de l'AFP. Il met fin à un procès-fleuve de six mois qui s'était ouvert 34 ans après la mort de Thomas Sankara, icône panafricaine, toujours aussi populaire et emblématique. Né le 21 décembre 1949 à Yako (nord), Thomas Sankara, élevé dans une famille chrétienne et dont le père était un ancien combattant, a 12 ans au moment de la décolonisation.

Après l'obtention de son baccalauréat à Ouagadougou, il suit une formation militaire à l'étranger, notamment à Madagascar où il assiste en 1972 à l'insurrection qui renverse le président Philibert Tsiranana, considéré comme inféodé à la France, ex-puissance coloniale.

À son retour, en 1973, dans son pays, qui s'appelle alors la Haute-Volta, il est affecté à la formation des jeunes recrues et se fait remarquer lors d'un conflit avec le Mali, en 1974-1975.

Après un coup d'État en novembre 1980, le nouveau chef de l'État, le colonel Saye Zerbo, lui confie le poste de secrétaire d'État à l'Information. Mais ses idées progressistes lui font claquer la porte du gouvernement un an et demi plus tard.

Il revient à la faveur d'un autre putsch et est nommé Premier ministre, en janvier 1983. Une sourde lutte pour le pouvoir s'engage alors entre militaires.

D'abord arrêté en mai 1983, il ressurgit en août, cette fois pour de bon, à la suite d'un nouveau coup d'État mené par son ami intime, le capitaine Blaise Compaoré. Âgé de 33 ans, Sankara symbolise l'Afrique de la jeunesse et de l'intégrité. Il rebaptise d'ailleurs son pays Burkina Faso, le « pays des hommes intègres ».

D'allure sportive et élancée, souriant et charmeur, le jeune dirigeant est toujours vêtu d'un treillis, portant à la ceinture un pistolet à crosse de nacre offert par le dirigeant nord-coréen Kim Il-sung. Vivant modestement avec sa femme et ses deux fils dans un palais présidentiel délabré, il n'a pour tout bien que sa guitare et une Renault 5 d'occasion, petit véhicule qu'il impose comme voiture de fonction à tous les membres de son gouvernement habitués aux luxueuses berlines.

Ses priorités : dégraissage d'une fonction publique « pléthorique », amélioration de la situation sanitaire, désenclavement des campagnes, éducation, promotion de la femme, politique en faveur des paysans. Cette politique volontariste est menée d'une main de fer. « Il faut décoloniser les mentalités » clamait-il.

La population est surveillée par les Comités de défense de la révolution (CDR) et sanctionnée par les Tribunaux populaires de la révolution (TPR). Il brise une grève des instituteurs en les licenciant et l'opposition syndicale et politique est réprimée.

Ses relations avec l'ex-puissance coloniale française et plusieurs pays voisins, dont la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny et le Togo de Gnassingbé Eyadéma, sont tendues. Ses prises de position, ses liens avec la Libye de Mouammar Kadhafi et le Ghana de Jerry Rawlings inquiètent. Au président français François Mitterrand qui avait accueilli officiellement à Paris le rebelle angolais Jonas Savimbi et le président du régime d'apartheid sud-africain Pieter Botha il donne une leçon de droits de l'homme, lors d'une visite à Ouagadougou en 1986. « Il va plus loin qu'il ne faut, à mon avis », rétorque Mitterrand. Sankara appelle l'Afrique à ne pas payer sa dette aux pays occidentaux, dénonce devant l'ONU les guerres « impérialistes », l'apartheid, la pauvreté, défend le droit des Palestiniens à l'autodétermination.

La parenthèse sankariste sera de courte durée : le 15 octobre 1987, alors qu'il se rend à un conseil des ministres extraordinaire, il est assassiné lors d'un putsch qui laisse Blaise Compaoré seul au pouvoir. Il n'avait que 37 ans.

Le Point Afrique



 Les audiences avaient été suspendues début mars après une requête des avocats de la défense. Le procès des assassins présumés de Thomas Sankara a repris ce matin 22 mars 2022 à Ouagadougou. Les avocats des accusés ont la parole pour leurs plaidoiries, après trois semaines de silence.

 Une longue pause qui aura au moins permis de répondre à une question aussi étonnante que fondamentale : un coup d’État peut-il être légal ? C’est en tout cas ce qu’ont voulu supposer les avocats de la défense suite au putsch le 24 janvier dernier du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et investi président par le Conseil constitutionnel. Les sages de la haute institution ont tranché la semaine dernière : ils ne légalisent pas le coup d’État. Les accusations d’attentat à la sûreté de l’État resteront donc valables durant le procès.

Un procès qui a repris ce matin à la salle des Banquets de Ouaga 2000, qui accueille la chambre d’instruction de première instance du tribunal militaire. Une salle presque vide, mais marquée par la présence de Mariam Sankara, la veuve de l’ancien président burkinabè.

20 ans de prison requis

Les 12 inculpés étaient également présents, dont le principal accusé le général Gilbert Diendéré, qui s’est installé devant les juges d’un pas sûr et décidé, aux côtés de ses co-accusés. C’est justement l’avocat des hauts gradés qui a ouvert le bal par une longue introduction, insistant sur la prescription des faits reprochés à son client, à savoir l’attentat à la sûreté de l’État, complicité d’assassinat et recel de cadavre. Le procureur avait requis d’ailleurs 20 ans de prison contre le général.

Les plaidoiries ont commencé avec les avocats des médecins accusés d’avoir donné un faux certificat de décès sur les causes de la mort de Thomas Sankara et se poursuivront toute la semaine jusqu’à vendredi.

rfi



Le Sénégal, à l'instar de 34 autres pays, n'a pas souhaité se prononcer sur la guerre menée par la Russie en Ukraine. Une préoccupation majeure qui mobilise l'Organisation des nations unis depuis l'éclatement du conflit, la semaine dernière, et qui a conduit, ce mercredi, au vote d'une résolution exigeant que « la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine ». 

141 pays sur les 193 de l'Assemblée générale ont approuvé la résolution portée par l'Union européenne (UE), en coordination avec l'Ukraine, qui « condamne la décision de la Russie d'accentuer la mise en alerte de ses forces nucléaires » et exhorte Moscou à retirer « immédiatement, complètement et sans conditions, toutes ses forces militaires » d'Ukraine. 

Cinq pays ont voté contre ; il s'agit notamment de la Russie, du Bélarusse, de la Corée du Nord, de la Syrie et de l'Érythrée. 35 pays se sont abstenus dont 17 pays africains.  Il s'agit notamment de l'Algérie, de l'Angola, de l'Afrique du Sud, du Burundi, de la Centrafrique, du Congo, de la Guinée équatoriale, de Madagascar, du Mali, du Mozambique, de la Namibie, du Sénégal, de l'Ouganda, du Soudan, du Soudan du Sud, de la Tanzanie et du Zimbabwe.

Cette résolution tombe à la suite de plus de deux jours d'interventions successives à la tribune de l'Onu. La Russie, elle, justifie son offensive de grande envergure par la menace que constitue pour sa sécurité le désir affiché par l'Ukraine d'intégrer l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan).

Abdoulaye Jamil Diallo - S'informer Utile


 24 heures après l'annonce du retrait des troupes françaises et étrangères engagées dans Takuba au Mali par la France et ses alliés, le gouvernement de transition annonce prendre "acte de la décision unilatérale des autorités françaises en violation des accords liant la France et le Mali et impliquant d'autres partenaires".  Rappelant par la même occasion, dans son communiqué, que les résultats obtenus par les autorités françaises n'ont pas été satisfaisants ni en 2013, avec l'opération Serval, ni en 2016, avec Barkhane. 

Alors que le président français Emmanuel Macron parle de 4 à 6 mois pour un retrait des troupes françaises, les autorités maliennes, elles, invitent la France, à travers le même communiqué, à retirer sans délai les forces Barkhane et Takuba du territoire national, et ce, sous la supervision des autorités maliennes.

Abddoulaye Jamil Diallo - S'informer Utile

Bissau : le président Umaro Sissoco Embalo sorti indemne d'un coup d'Etat


 Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, qui a échappé mardi à une tentative de coup d'Etat, se présente comme un "rassembleur" voulant redresser son petit pays d'Afrique de l'Ouest "martyrisé", selon lui, par des années d'instabilité et de mauvaise gestion.

"La situation est sous contrôle", a affirmé le président Embalo sur les réseaux sociaux, après être sorti indemne de ce qu'il a présenté comme "un acte très bien préparé et organisé" ayant fait "des morts" à Bissau, où des tirs nourris ont retenti pendant plusieurs heures.

"Je suis un militaire", a-t-il répondu à la presse qui lui demandait dans quel état d'esprit il était pendant les évènements.

Général de brigade de réserve, ancien Premier ministre (2016-2018) de l'ex-président José Mario Vaz (2014-2019), Umaro Sissoco Embalo, 49 ans, a été porté au pouvoir après le second tour de l'élection présidentielle en décembre 2019.

M. Embalo s'est autoproclamé président, tout comme son adversaire, Domingos Simoes M. Pereira, un ancien Premier ministre et chef du PAIGC, le parti ayant mené à l'indépendance en 1974 de la Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise. 

La victoire de M. Embalo, validée par la Cour suprême, a finalement été reconnue par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), après quatre mois de blocage post-électoral à la suite d'un bras de fer entre les deux adversaires.

Le régime semi-présidentiel en vigueur en Guinée-Bissau n'a pas permis une entente entre le président Embalo et le Premier ministre Nuno Gomes Nabiam, selon des observateurs. Plusieurs dossiers litigieux dont la création début 2021 d'un poste de vice-Premier ministre ont opposé les deux hommes à la tête de l'exécutif, indiquent-ils.

M. Embalo a ainsi été accusé par des partisans de M. Nabiam d'avoir rogné sur ses pouvoirs, avant la tenue la semaine dernière d'une rencontre entre les deux pour arrondir les angles.

- Fonds libyen -

Leur alliance avait pourtant permis une victoire de M. Embalo au second tour de la présidentielle. L'actuel président était arrivé en deuxième position au premier tour, avec près de 28% des voix, contre 40,1% pour son rival M. Pereira.

Sur le plan politique, il est le vice-président du Madem, mouvement qu'il a fondé sous la précédente législature avec des dissidents du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui a mené la lutte pour l'indépendance du Portugal en 1974 et dominé la vie politique depuis lors.

Pour être élu à la présidence, M. Embalo avait réuni autour de sa candidature pour le second tour les principaux déçus du premier, dont le président sortant José Mario Vaz, l'opposant d'alors Nuno Gomes Nabiam et l'ancien Premier ministre Carlos Domingos Gomes.

M. Embalo, spécialiste des questions de défense et géostratégiques, est surnommé "le général" par ses partisans, bien qu'il ait quitté l'armée dans les années 1990.

Il a été le représentant en Afrique de l'Ouest d'un fonds d'investissement libyen. Pendant la campagne en 2019, lors de ses meetings et sur les bulletins de vote, cet homme polyglotte portait un célèbre keffieh rouge et blanc rappelant le défunt Guide libyen Mouammar Kadhafi (1969-2011).

Ce père de trois enfants, "musulman marié à une chrétienne", s'est posé en "rassembleur", tout en critiquant vertement la gestion du PAIGC, qui domine le Parlement et avec qui il va devoir composer pour tenter de ramener de la stabilité dans ce pays à l'histoire mouvementée, coutumier des coups d'Etat.

Durant la campagne présidentielle, il avait appelé tous les Bissau-Guinéens, dont beaucoup vivent à l'étranger, à "contribuer au développement de ce pays martyrisé". 

Né dans la capitale Bissau, ce membre de l'ethnie peule, l'une des principales du pays, a fait des études de sciences sociales et politiques en Espagne et au Portugal.

Amateur de foot - il est supporter du Standard de Liège, en 1ère division belge -, il parle portugais, espagnol, français, anglais et arabe.

Source : AFP

Le Mali déclare l'ambassadeur français persona non grata

 Les derniers propos hostiles et outrageux du ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian et l'attitude quelque peu paternaliste et doublement condescendante de la France à l'égard du Mali ont fini par envenimer les relations entre Paris et Bamako.
 
C'est ainsi que le gouvernement de la République du Mali a fini par prendre, en ce lundi 31 janvier 2022, une décision vigoureuse pour rappeler les autorités françaises à l'ordre, notamment en sommant l'ambassadeur de France de quitter le territoire malien dans un délai de 72 heures.
Voici la teneur du communiqué de la décision prise par le gouvernement malien :
 
"Le gouvernement de la république du Mali informe l'opinion nationale et internationale qu'en ce jour lundi 31 janvier 2022, l'ambassadeur de France à Bamako, son excellence Joël Meyer, a été convoqué par le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, qui lui a notifié la décision du gouvernement, qui l'invite à quitter le territoire national dans un délai de 72 heures. 

Cette mesure fait suite aux propos hostiles et outrageux que le ministre français de l'Europe et des affaires étrangères Jean Yves Le Drian, a tenus récemment, et à la récurrence de tels propos par les autorités françaises à l'égard des autorités maliennes, en dépit des protestation maintes fois élevées. Le gouvernement du Mali condamne vigoureusement et rejette ces propos qui sont contraires au développement de relations amicales entre nations. 

 Le gouvernement de la république du Mali réitère sa disponibilité à maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l'ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la France, dans le respect mutuel et sur la base du principe cardinal de non-ingérence, conformément aux aspirations légitimes du peuple malien. Koulouba le 31 janvier 2022".

Sanctions de la Cédéao contre le Mali : grosse perte pour le Sénégal ?

Des chauffeurs maliens oisifs errant devant le port de Dakar. Cela fait déjà une semaine que Lamine et Cheikh espèrent un allègement de l’embargo et de la fermeture des frontières des pays de la Cédéao avec leur pays.

"Nous, nous sommes des chauffeurs. Nous venons chercher les véhicules pour le Mali. Depuis lundi jusqu’à présent, tout est bloqué", a déclaré Lamine Dagamaissa, chauffeur de véhicules d’occasion en transit.

"Franchement, nous sommes en difficulté ici. Nous avons des familles qui sont au Mali, et il y a des centaines de véhicules ici. Ça c’est une perte pour nous ! Ça ne va pas car les véhicules sont des commandes, regrette Cheikh Koné", lui aussi chauffeur.

Le plus grand perdant

Le plus grand perdant, c’est le Sénégal, affirment plusieurs exportateurs sénégalais qui ont préféré garder l’anonymat.

Pour El-hadj Matabara Dieye, chef transit à Transit moderne du Sénégal, les pertes seront énormes à court terme, non seulement au port de Dakar mais aussi dans plusieurs autres secteurs d’activité.

"Si ça perdure, il y aura des conséquences vraiment extraordinaires dans ce port. Imaginez que tous les conteneurs qui devraient être acheminés au Mali restent là. Notre port sera bourré de conteneurs et il n’y aura plus de places pour recevoir les navires qui vont arriver. C’est ça notre inquiétude. Le pays perd dans la mesure où les débarquements, les transports, les camions qui prenaient leur carburant ici pour aller au Mali, toutes leurs marchandises passent par le Sénégal. Donc économiquement, nous serons impactés", a souligné El-hadj Matabara Dieye.

Selon l’économiste Ndongo Samba Sylla, qui a cité dans l’un de ses tweets l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, "le Mali, comme destination à l’exportation, avec 474 milliards de francs CFA en 2020, est plus important pour le Sénégal que tous les pays de l’Union européenne réunis."

Il en déduit qu’en acceptant les sanctions de la Cédéao contre le Mali, le Sénégal se tire une balle dans le pied.

Auteur: Robert Adé

Les Maliens ont répondu massivement vendredi à Bamako et à travers le pays à l'appel de la junte à manifester contre les sanctions ouest-africaines et à faire pièce aux pressions internationales qui ne faiblissent pas, ont constaté les correspondants de l'AFP.

Des milliers de Maliens parés aux couleurs nationales vert, jaune et rouge se sont massés dans la capitale sur la place de l'Indépendance pour entendre différents orateurs éreinter l'organisation des Etats ouest-africains Cédéao, exalter la souveraineté malienne et faire ovationner l'armée et le projet de "refondation" du pays en crise.

“Vive Assimi (Goïta), vive Choguel (Maïga)", s'enthousiasmait Abdoulaye Yanoga, chômeur de 27 ans en parlant dans le vacarme ambiant des chefs de la junte et du gouvernement, "nous les soutenons et nous avons compris que c’est la France qui est derrière (les organisations ouest-africaines) Cédéao et Uémoa, mais ces sanctions ne passeront pas ici".

"Ceux qui doutaient que la transition (les autorités) est soutenue par le peuple malien ont leur réponse”, se réjouissait Nouhoum Sarr, membre de ce qui fait office d'organe législatif.

Grosse affluence aussi à Tombouctou, sur la place Sankoré, devant la mosquée, ont indiqué plusieurs Tombouctiens à l'AFP.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une foule dense marchant et chantant derrière le drapeau national dans les rues de Kadiolo, frontalière de la Côte d’Ivoire. Scène analogue à Bougouni, également dans le sud.

Le gouvernement malien a lancé lundi, au lendemain des mesures de rétorsion "extrêmes" selon lui prises par la Cédéao, un appel "à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national".

Le colonel Assimi Goïta, porté à la tête du Mali par un premier coup d'Etat en août 2020 et intronisé président "de la transition" à la suite d'un second en mai 2021, a exhorté les Maliens à "défendre (leur) patrie".

Le Mali, déjà plongé dans une grave crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012, fait face depuis dimanche à de lourdes sanctions de la Cédéao. 

Celles-ci punissent le projet des militaires de continuer à gouverner pendant plusieurs années, et l'engagement révoqué d'organiser en février 2022 des élections qui auraient ramené les civils à la tête du pays.

La fermeture des frontières de la Cédéao, l'embargo sur les échanges commerciaux (hors produits de première nécessité) et sur les transactions financières ainsi que le gel des avoirs maliens dans les banques ouest-africaines, menacent dangereusement l'économie d'un pays parmi les plus pauvres du monde, enclavé et éprouvé par les violences et la pandémie.

Des compagnies ouest-africaines ainsi qu'Air France ont suspendu leurs vols vers Bamako. Le pays risque l'asphyxie faute de liquidités. 

Le Mali n'a pas pu réaliser une opération sur le marché financier régional mercredi. Il est "coupé du reste du monde", dit Kako Nubukpo, commissaire pour l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).



Les sanctions ont suscité un concert de réprobations au Mali. La Cédéao est accusée d'être un club dépassé de dirigeants coupés des populations et l'instrument de l'étranger, dont la France, l'ancien puissance coloniale engagée militairement au Sahel.

- L'ONU au travail -

Les Maliens se sont ralliés en nombre vendredi derrière le slogan de défense des intérêts nationaux, sans tous vouloir brûler les ponts avec la Cédéao ou la communauté internationale, ou même soutenir inconditionnellement la junte.

"Je suis venu soutenir mon pays face au danger qui nous guette", déclarait dans la foule à Bamako Alassane Kanouté, professeur, mais "soyons raisonnables: une guerre contre le monde est perdue d'avance”.

Le colonel Goïta, a validé vendredi un "plan de risposte" gouvernemental aux sanctions ouest-africaines, ont indiqué ses services sur Facebook. Le plan a plusieurs composantes, diplomatiques ou économiques, disent-ils sans plus de précisions.

"L'objectif de ce plan n’est pas d'être dans une posture de bras de fer" avec les organisations ouest-africaines, et le Mali reste "ouvert au dialogue", disent-ils.

Le chef de l'ONU Antonio Guterres a réclamé jeudi du gouvernement malien un calendrier électoral "acceptable", rappelant que la Cédéao pourrait alors lever graduellement les sanctions.

Des partenaires du Mali aussi importants que la France et les Etats-Unis ont apporté leur soutien aux sanctions ouest-africaines. 

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a indiqué jeudi que l'UE allait prendre des dispositions "dans la même ligne" que la Cédéao.

La France et les Européens, engagés militairement contre les jihadistes , veulent rester au Mali, mais ne le feront "pas à n'importe quel prix", a dit le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

kt-sd-lal/emp | AFP

Mali-Cédéao : vers un redéploiement du fret vers Nouakchott et Conakry

Après que les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont imposé une série de nouvelles sanctions au Mali, une certaine pression gagne d'autres Etats voisins tels que la Mauritanie et l'Algérie.

Ces pays, respectivement à l'Ouest et au Nord, partagent des frontières avec le Mali et entretiennent avec Bamako de bonnes relations. Toutefois, il pourrait s'avérer difficile pour Alger et Nouakchott de prendre une position claire dans le bras de fer entre la Cédéao et les autorités maliennes de la transition.

Des intérêts stratégiques en jeu

La Mauritanie et l'Algérie sont deux voisins du Mali dont la démarche devrait influencer, dans un sens ou dans l'autre, l'impact des sanctions imposées par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

La Mauritanie accueille, depuis l'éclatement de la crise politico-sécuritaire au Mali, des milliers de réfugiés. L'Algérie a facilité la signature de l'Accord de paix et de réconciliation inter-malien. Les deux Etats partagent en outre de longues frontières avec le Mali.

Or, la Mauritanie qui a rompu avec la Cédéao en 2000 a tout fait durant les dernières années pour retrouver un statut d'observateur. En 2017, Nouakchott a signé avec la Cédéao un accord sur la libre circulation des personnes et des biens.

Ce qui fait dire à l'expert mauritanien Zakaria Ould Amar que les autorités de son pays auront du mal à s'afficher d'un côté ou de l'autre. "Vous savez que le port de Nouakchott est utilisé par les Maliens pour une partie de leur approvisionnement. Mais en tout cas cela va être une décision difficile à prendre. Peut-être que la Mauritanie aura aussi un rôle à jouer, eu égard à ses relations avec le Mali et dans le cadre de sa position au sein du G5-Sahel. Peut-être une relation de médiation avec les autorités maliennes pour essayer de trouver une solution à ce problème. Evidemment aussi, une transition de cinq ans semble impossible pour les acteurs internationaux", estime Zakaria Ould Amar.

Vers une redistribution des cartes ?

Le fret malien provient en grande majorité du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, rappelle pour sa part Hama Ag Mahmoud, ancien ministre touareg du Mali qui vit en Mauritanie. Avec les sanctions, il y aura un redéploiement vers la Guinée et la Mauritanie estime-t-il, en ajoutant que l'Algérie ne voudra pas marchander son soutien pour le Mali.

Dans une allocution à la télévision ce lundi (10.01.2022), le colonel Assimi Goïta a appelé ses compatriotes au calme et à la "résilience", assurant que des dispositions étaient prises pour permettre l'approvisionnement du Mali.

"Ces pays traditionnellement ne sont pas dans ces jeux-là. Et je pense qu'ils ont toujours encouragé les relations avec les pays voisins. L'Algérie, la Mauritanie et même le Maroc, je ne crois pas que ces pays vont rentrer dans cette logique de sanctions", espère l'ancien ministre malien Hama Ag Mahmoud.

Le Maroc, cinquième puissance économique africaine, a aussi rejoint la Cédéao en tant que membre observateur. Rabat entretient par ailleurs des relations étroites avec Bamako. Certains imams maliens sont formés dans le royaume chérifien, ce qui laisse entrevoir une autre possibilité de médiation.

Auteur: Fréjus Quenum



Riposte musclée du Mali contre la Cédéao



Le Mali a décidé à son tour de fermer ses frontières terrestres et aériennes avec les pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

En réponse aux lourdes sanctions économiques et financières de la Cedeao, le Mali a décidé d'appliquer la « réciprocité ». En plus de la fermeture des frontières, le gouvernement de transition a décidé de « rappeler ses ambassadeurs » dans les pays de l'organisation régionale, informe un communiqué du porte-parole du Gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.   

Selon le dirigeant malien, « ces mesures contrastent avec les efforts fournis par le Gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la Cedeao sur le chronogramme des élections au Mali ». En conséquence, détaille le communiqué, « le Mali a promis de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses dans les prochaines heures ». Dans sa réponse, le Mali dit apprendre avec « stupéfaction les sanctions économiques et financières prises par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) dimanche à Accra (Ghana) ».  Le Mali regrette que des « organisations sous régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués », indique le communiqué. 

En outre, le gouvernement malien « dénonce et rejette les décisions suivantes qui ne sont fondées sur aucun texte communautaire ». Selon toujours les autorités maliennes, « l'embargo décidé par les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Cedeao, applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et des statuts de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ».

Partant de ce constat, « le gel des avoirs d'un État, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d'émission » fulminent les autorités de la transition. Le Mali souligne « le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la Covid-19 ». 

Selon la junte au pouvoir, « des dispositions ont été prises pour assurer l'approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés ». Constatant ces « violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations », le Mali « tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités » mentionne le communiqué.

Source : Journal du Gabon

Macron annule son déplacement au Mali

Le président français Emmanuel Macron a annulé vendredi le déplacement qu'il devait effectuer au Mali pour rencontrer le président de la transition et célébrer Noël avec les troupes françaises, en raison de la crise du Covid-19, a annoncé l'Elysée.

"Cette décision a été prise dans un souci de cohérence entre les mesures annoncées au niveau national et l'agenda international du président, et dans un souci de ne pas exposer notre dispositif militaire dans un moment de dégradation de la situation sanitaire en métropole", a expliqué la présidence.

L'annonce de l'annulation a été faite à l'issue d'un conseil de défense sanitaire qui s'est réuni pour examiner de nouvelles mesures face à la cinquième vague fulgurante de Covid-19 et au variant Omicron très contagieux.

Le Premier ministre Jean Castex a également annulé le déplacement qu'il devait faire en Jordanie avec la ministre des Armées Florence Parly et le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal pour rencontrer les militaires basés dans ce pays.

Paris avait annoncé mercredi qu'Emmanuel Macron devait se rendre lundi à Bamako pour une première rencontre avec le colonel Assimi Goïta, dans un climat de haute tension entre Paris et la junte militaire au pouvoir depuis 2020, dont la lenteur à rendre le pouvoir aux civils et les velléités de recourir à des mercenaires russes exaspèrent Paris.

La présidence a souligné vendredi que l'organisation de cette rencontre était difficile. Emmanuel Macron voulait qu'y participent les présidents en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédeao) - le président ghanéen Nana Akufo-Addo - et du G5 Sahel - le Tchadien Mahamat Idriss Déby Itno. Un format rejeté par les autorités maliennes, qui souhaitaient un entretien bilatéral.

"Les difficultés sur la table ne sont pas franco-maliennes, mais entre le Mali et ses partenaires. Elles ne peuvent se résoudre que dans un cadre collectif", a expliqué l'Elysée. "Il y a un grand besoin de clarification", notamment sur "le flottement sur les élections, qui a jeté beaucoup de trouble parmi les partenaires" internationaux.

Après avoir promis d'organiser des élections en février, la junte traîne des pieds pour présenter un calendrier de transition, au grand dam des membres de la Cédéao, qui la menacent de sanctions supplémentaires dès janvier si le dossier n'avance pas.

Paris cherche en outre à dissuader le colonel Goïta de recourir aux paramilitaires russes de Wagner, réputés proches du Kremlin et accusés de prédation et d'exactions dans les pays où ils sévissent, comme en République centrafricaine. Il a averti que leur déploiement serait "inacceptable".

Au terme de la courte étape à Bamako, le président français devait partir célébrer le traditionnel Noël avec les troupes lundi soir et mardi matin sur la base de Gao (nord-est) avec des soldats français déployés au sein de la force antijihadiste française Barkhane, en pleine restructuration.

Mais l'Elysée a annoncé que le repas de fête préparé par le chef de l'Elysée sera bien envoyé au Sahel pour être apprécié par quelque 2.800 militaires.

Après l'avoir célébré au Niger, au Tchad et en Côte d'Ivoire entre 2017 et 2019, Emmanuel Macron avait déjà été contraint d'annuler le Noël avec les troupes l'an dernier après avoir été déclaré positif au Covid le 17 décembre 2020.

Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, la France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de 5.000 actuellement, à 2.500/3.000 d'ici 2023.

17/12/2021 22:35:24 - Paris (AFP) - © 2021 AFP

 

Gambie : Barrow réélu avec 53,2% des voix

Le président de la Commission électorale indépendante a annoncé ce dimanche soir la victoire d'Adama Barrow. Le président sortant est ainsi réélu avec 53,2% des voix, d'après les résultats globaux annoncés. 

« Adama Barrow  dûment élu pour servir en tant que président de la République de Gambie », a déclaré le président de la Commission, Alieu Momar Njie, en annonçant à la presse les résultats des dernières circonscriptions.

Le président sortant l’emporte avec 458 519 (sur quelque 900 000 électeurs), d'après les résultats globaux ; soit un peu plus de 53% des suffrages, dépassant de loin son principal adversaire et ancien mentor, Ousainou Darboe, qui n'a obtenu que 238 253 des voix ; soit 27,7%. 

Dans la soirée, le président Adama Barrow a salué  le bon déroulement du scrutin, en remerciant notamment la Commission électorale indépendante d'avoir organisé comme promis « une élection libre, équitable, et transparente » ; sans oublier « le conseil des sages de la Cédéao et les anciens chefs d’Etat  qui ont laissé toutes leurs activités » , a souligné le président Barrow, « pour venir nous accompagner comme des frères et sœurs ». 

Ce qui, selon lui,  constitue une preuve que les Gambiens devraient « prendre en main leur destin et trouver des solutions à leurs problèmes ». Avant de promettre qu'il consacrerait toutes les ressources à sa disposition « pour faire de la Gambie un pays meilleur, pour tous ».

AJD | S'informer Utile 

Copyright : DR

Un Ivoirien recherché par la France et Interpol pour des délits de blanchiment d'argent,  d'escroquerie, de faux et de piratage de données bancaires, a été interpellé mardi par les autorités marocaines dans un hôtel de la ville de Fès.



Le jeune homme, âgé de 27 ans, est suspecté d'avoir effectué plusieurs achats en France et dans d’autres pays, par des cartes bancaires volées.

Les autorités marocaines ont informé leurs homologues français de l’arrestation. L’homme a été placé en détention dans l'attente d'une procédure d’extradition.

L'arrestation s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Royaume pour poursuivre les personnes recherchées au niveau international pour des délits ou des crimes transfrontaliers.

Abdoulaye Jamil Diallo | S'informer Utile 


Le 15 octobre 1987, l'ex-président et "père de la révolution burkinabè", Thomas Sankara, était tué lors d'un coup d'Etat: 34 ans après, le procès des auteurs présumés de son assassinat s'ouvre lundi devant le tribunal militaire de Ouagadougou.

Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, se tiendra sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité dans un pays en proie à la violence jihadiste depuis 2015.

Principal accusé, Blaise Compaoré, 70 ans, vit, depuis qu'il a été renversé par une insurrection populaire en 2014, en Côte d'Ivoire, pays dont il a obtenu la nationalité, et ne se présentera pas devant le tribunal: ses avocats ont dénoncé "un procès politique" devant "une juridiction d'exception".

Selon Stanislas Benewendé Sankara (aucun lien familial avec Thomas Sankara, ndlr), avocat de la famille du leader "révolutionnaire" depuis 1997, "l'absence de Compaoré est un mépris pour la justice de son pays d'origine" et "dénote quelque part aussi sa culpabilité éventuelle".

Mais, juge-t-il, même si ce procès "n'est pas encore le bout du tunnel, nous amorçons un virage au plan judiciaire qui est très important".

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1983, Thomas Sankara a été tué avec douze de ses compagnons par un commando lors d'une réunion au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou. Il avait 37 ans.

Parmi les quatorze accusés figure aussi le général Gilbert Diendéré, 61 ans, un des principaux chefs de l'armée lors du putsch de 1987.

Devenu ensuite chef d'état-major particulier du président Compaoré, le général Diendéré purge déjà au Burkina une peine de 20 ans de prison pour une tentative de coup d'Etat en 2015.

MM. Compaoré et Diendéré sont tous deux accusés de "complicité d'assassinats", "recel de cadavres" et "d'attentat à la sûreté de l'Etat".

Bras droit de Sankara, Blaise Compaoré a toujours nié avoir commandité l'assassinat de son frère d'armes et ami intime, bien que le putsch de 1987 l'ait porté au pouvoir.

Des soldats de l'ancienne garde présidentielle de Compaoré, notamment l'ancien adjudant-chef Hyacinthe Kafando, soupçonné d'avoir été le chef du commando et qui est actuellement en fuite, figurent également parmi les accusés.

- "Commanditaires de l'extérieur" -

La mort de Thomas Sankara, qui voulait "décoloniser les mentalités" et bouleverser l'ordre mondial en prenant la défense des pauvres et des opprimés, a été un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de M. Compaoré.

L'affaire a été relancée en 2015 par le régime de transition démocratique et un mandat d'arrêt émis contre M. Compaoré par la justice burkinabè en mars 2016.

Lors d'un voyage à Ouagadougou en novembre 2017, le président français Emmanuel Macron avait salué la mémoire de Thomas Sankara et annoncé la levée du secret-défense sur des documents relatifs à son assassinat.

Selon Halouna Traoré, ancien compagnon de Sankara et unique rescapé du coup d'Etat de 1987, le "procès nous amène (nous, Burkinabè, ndlr) à nous regarder dans le miroir, à voir le tort qu'on s'est fait nous-mêmes avec la complicité de l'extérieur, parce que le côté matériel du coup d'Etat s'est passé au Burkina, mais les commanditaires sont de l'extérieur".

S'il se réjouit de la tenue du procès, le réseau international "Justice pour Thomas Sankara, justice pour l'Afrique" note le risque qu'il soit "amputé du volet international du dossier" pouvant faire la lumière sur le rôle de la France, des Etats-Unis et de pays ouest-africains comme la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët Boigny et du Togo de Gnassingbé Eyadema, alors ulcérés par les prises de position anti-impérialistes de ce jeune révolutionnaire adulé par la jeunesse africaine.

Selon le Comité international mémorial Thomas Sankara (CIMTS), "sauf contrainte de dernière minute", la veuve de Thomas Sankara, Mariam, qui vit depuis 1990 à Montpellier dans le sud de la France, devrait assister à l'ouverture du procès.

Par Stéphane BARBIER et Armel BAILY - AFP 

Source : le Monde

Sénégal : Thione Seck tire sa révérence


C'est avec consternation que la monde de la culture sénégalaise a appris aujourd'hui le décès d'un des monuments de la musique sénégalaise, en l’occurrence l'artiste musicien et parolier hors-pair Thione Ballago Seck, décédé ce dimanche 14 mars 2021, des suites d'une courte maladie.

Dès l'annonce de la nouvelle, une foule de fans et de collaborateurs de l'artiste a assailli son domicile dakarois, surpris et abasourdis par la soudaineté de la nouvelle.

Les témoignages sont unanimes : l'homme était un musulman pieux, véridique, d'une sincérité et d'une simplicité touchantes, en dépit de sa grande popularité et de son insigne succès.

L'artiste est et restera un des piliers de la musique sénégalaise de par sa contribution considérable à la promotion du style musical sénégalais le plus populaire, le Mbalax, qu'il a su allier, avec maestria, aux styles oriental, indien et latino, lui conférant ainsi la touche unique et doublement adulée des Sénégalais qui distingue sa musique. Un succès dû à son entrée précoce dans le monde de l'art où il s'est distingué par des débuts rayonnants, à seulement 19 ans, au très populaire Orchestra Baobab de Dakar.

Le Sénégal perd ainsi un de ses illustres artistes musiciens et chanteurs ayant marqué sa musique de la période post-indépendances à nos jours.

Mais la relève pour Thione est bien assurée à travers notamment le legs porté par son fils Waly Ballago Seck, qui depuis plusieurs années maintenant, séduit de sa voix mélodieuse les foules, de Dakar à Bamako, jusque dans les capitales occidentales où il fait le bonheur de la diaspora sénégalaise et africaine.

Thione Seck tire ainsi sa révérence à 66 ans, laissant derrière lui un riche patrimoine musical ainsi qu'un fils désormais devenu la coqueluche des mélomanes sénégalais. Adieu l'artiste, ton travail n'aura pas été vain !



Abdoulaye Jamil Diallo

La récente frappe de l'armée française dans le centre du Mali a fait plus de 20 civils tués, notamment des villageois qui célébraient un mariage. Si les autorités françaises parlent d'erreur, le pouvoir malien lui reste muet comme une carpe : aucune condamnation, aucune réclamation et aucune annonce d'enquête pour éclairer les populations sur ce qui s'est réellement passé. 

Pour nombre d'observateurs locaux, il s'agit d'une opération délibérée pour dissuader les attaques contre les soldats français. D'aucuns y voient une stratégie de la France qui, pour mieux continuer l'exploitation sauvage du nord malien sans être inquiétée, aurait aujourd'hui comme stratégie de mettre le feu au centre du pays pour dissuader l'armée malienne de toute velléité de reconquête du nord, occupée qu'elle serait à protéger ce qui lui reste de territoire, de peur que le péril djihadiste n'atteigne bientôt Bamako et le reste du pays, déjà gagné par une insécurité grandissante: attaques de civils et braquage de banques en plein jour, sans parler des cambriolages devenus monnaie courante dans la capitale malienne.

Cette dernière frappe a fini d'exarber le sentiment anti-français qui règne dans le pays. Et des voix nombreuses parmi la société civile se sont faites entendre pour demander, à travers les radios privées du pays et sur les réseaux sociaux, le départ pur et simple des forces françaises, qui, selon la majorité des Maliens, ne sont là que pour les intérêts de la France et nullement pour protéger les malheureuses populations abandonnées à leur sort.   

AJD, S'informer Utile