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Tourisme: les grands axes de la stratégie du Maroc pour relancer le secteur

 A quelques semaines de la saison estivale, le chef de gouvernement marocain, Aziz Akhannouch a présidé ce jeudi une réunion consacrée à l'examen des mesures prises pour relancer le secteur du tourisme affecté par la pandémie de Covid-19, a indiqué le département du chef de gouvernement dans un communiqué.

Au cours de la réunion, la ministre du Tourisme, Zahra Ammor, a présenté la vision de son département pour "relancer l'activité touristique dans les meilleurs délais, dans le but d'enregistrer cette année un afflux mensuel de touristes égal ou supérieur à celui enregistré avant la crise". Il s'agit notamment de multiplier le nombre de touristes et de revenir, à partir de l'année 2023 au même niveau d'arrivées atteint en 2019, une année considérée comme positive en termes d'afflux de touristes. 

La vision de la tutelle repose sur une série d'axes dont l'accroissement du nombre de sièges pour les touristes affluant vers le Maroc avec les compagnies aériennes, le lancement de vastes campagnes promotionnelles et la conclusion de partenariats avec les tour-opérateurs  mondiaux et les plateformes numériques. Elle tend aussi à promouvoir les investissements touristiques, notamment dans les petites et moyennes entreprises et dans le domaine du divertissement et de l'animation. 

En attendant, Aziz Akhannouch a incité tous les acteurs concernés à valoriser les ressources humaines afin d'accompagner la relance du secteur touristique, appelant les différents acteurs du secteur à œuvrer pour la mise à niveau des structures hôtelières en vue d'améliorer la qualité des prestations offertes aux touristes.

APA


 Visé par des critiques en France après le refus qui lui est prêté de s'associer à la lutte contre l'homophobie et d'arborer un maillot arc-en-ciel, l'international sénégalais et récent champion d'Afrique Idrissa Gana Gueye a reçu un soutien de poids en la personne du chef de l'État sénégalais et président en exercice de l'Union africaine. Dans un message sur Twitter, Macky Sall a demandé « le respect des convictions religieuses » du footballeur. « Je soutiens Idrissa Gana Gueye », a-t-il dit.

Macky Sall, président du Sénégal apporte officiellement son soutien à Idrissa Gueye dans l'affaire du maillot au flocage LGBT !  

« Je soutiens Idrissa Gana Gueye. Ses convictions religieuses doivent être respectées. »

Au Sénégal l'homosexualité est interdite

Au Sénégal, pays musulman à 95 % et très pratiquant, les relations homosexuelles sont interdites. La loi existante précise que « sera puni d'un emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 100 000 à 1 500 000 francs (152 à 2 286 euros) quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ». Vainqueurs en février dernier au Cameroun de la première Coupe d'Afrique des nations (CAN) du pays, face à l'Égypte, Idrissa Gana Gueye et ses coéquipiers des Lions de la Téranga sont adulés. Deux raisons qui expliquent à coup sûr le soutien du chef de l'État sénégalais. Et il n'y a pas eu que le sien, aussi bien dans la classe politique que dans la société civile.

les soutiens se sont multipliés

Le ministre des Sports, Matar Bâ, a défendu Gana Gueye en indiquant dans une déclaration à la presse lundi soir que « quand on signe [un contrat avec un club], c'est pour jouer au foot, ce n'est pas pour faire la promotion de quoi que ce soit ou mettre de côté ses convictions ». L'ex-Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, lui, y est allé de son encouragement en lui disant : « Tiens bon, Gaïndé », dans un message sur Twitter accompagné de versets du Coran, avec un clin d'œil il en lien avec le surnom de la sélection nationale le mot « Gaïndé » signifiant « Lion » en langue ouolof. L'écrivain et intellectuel Boubacar Boris Diop, lauréat du très prestigieux prix Neustadt, lui aussi a affirmé sa « solidarité totale avec Idrissa Gana Gueye », sur Twitter. Parallèlement, de nombreux Sénégalais ont mis mardi en statut WhatsApp le message de soutien du président sénégalais ou des photos de Gana Gueye en pèlerinage à La Mecque.

Le Point Afrique

Comment Islam et Chrétienté cohabitent au Sénégal?

 Le Sénégal est un exemple de coexistence pacifique entre différentes communautés religieuses.

« Mon grand-père était musulman. Le jour de mon ordination, il était devant dans l'église à prier avec tout le monde même s'il avait son chapelet. Ce grand-père, pour qui j'ai beaucoup d'estime et à qui je rends encore hommage pour l'éducation qu'il nous a transmise, a des enfants qui sont devenus musulmans et d'autres chrétiens. Ma mère est chrétienne, mais certaines de ses sœurs sont restées musulmanes. Et nous avons toujours vécu en bonne entente et en cohésion », raconte avec émotion l'Abbé Alphonse Birame Ndour, curé de la paroisse Saint-Paul de Grand Yoff à Dakar, dans un entretien avec Apa news vendredi 6 mai. 

Son témoignage, rare dans le monde, est pourtant fréquent dans son pays le Sénégal où la majorité musulmane s'accommode largement des minorités religieuses, chrétiennes notamment. 

« L'histoire du Sénégal est jalonnée de rencontres avec des peuples et des cultures différentes ayant abouti à un métissage au sein des ethnies et des familles », rappelle Cheikh Ahmed Tidiane Sy al Amine, président fondateur du Think Tank GUESS dont le père, Abdoul Aziz Sy Al Amin décédé en 2017 était le sixième khalife générale des Tidjanes (ou Tarika Al Tijaniya, en arabe), une des principales confréries musulmanes soufies au Sénégal, avec les Mourides (Al Mouridiya)  et les Khadres (Al Kadiriya). 

Cette particularité sénégalaise « s'explique par le fait que l'islamisation de nos peuples n'a pas été imposée mais acceptée de fait à la suite des brassages culturels entre les caravanes venues d'Afrique du nord et les autochtones », poursuit cet ancien président du Cadre unitaire de l'Islam, une organisation qui regroupe les principales confréries musulmanes soufies au Sénégal. 

« Nous devons cette situation non seulement à ce que nous avons en commun, c'est-à-dire la famille, la parenté, le sang, mais aussi grâce à la perspicacité et à la sagesse de nos pères devanciers qui, dès le lendemain des indépendances dans les années 60 ont pu installer dans notre pays un souci de l'autre, ce souci du vivre ensemble…», confirme l'Abbé Alphonse Birame Ndour, qui cite comme exemple récent des relations cordiales entre religieux au Sénégal, cette visite de l'Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye à Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des Mourides, à l'occasion de l'inauguration en 2019 à Dakar de la splendide mosquée Massalikoul Djinan, la plus grande de la ville avec plus de 30000 places assises. Un geste dont il faut se féliciter d'autant que « le Dieu que nous aimons et adorons, n'est pas le Dieu de la division. C'est le Dieu de l'amour, de la paix, de la Concorde et de l'Unité », insiste le curé de Grand-Yoff. 

Pour Cheikh Ahmed Tidiane Sy al amine, il n'y a d'ailleurs pas de « lignes de séparation claires entre les communautés mais plutôt une symbiose ou une émulsion entre les communautés religieuses ». 

Cette « cohabitation » ou « coexistence » que magnifient le curé et le leader musulman est parfois secouée par des propos extrémistes. « Nous notons une tendance à saper l'exception sénégalaise du vivre ensemble en raison de l'émergence de nouveaux courants plus ou moins structurés n'ayant pas les mêmes bases spirituelles que les confréries soufies », regrette Cheikh Ahmed Tidiane Sy.

L'Abbé Alphonse Birame Ndour, lui aussi, déplore « l'émergence de nouveaux prédicateurs qui n'hésitent pas à mettre sur le dos de l'autre des accusations infondées et insensées ». Ce qui, selon le curé, « ne peut pas manquer de susciter l'émoi et l'émotion et même parfois des réactions violentes de la part de ceux qui se sentent visés ». Pour faire face à ces discussions qui menacent la bonne entente entre confessions au Sénégal, le catholique et le musulman souhaite des mesures fortes de la part des autorités politiques. 

Pour l'Abbé Alphonse Birame Ndour, il est urgent que le pouvoir fasse « respecter la laïcité de l'Etat sénégalais ». Et Cheikh Ahmed Tidiane Sy al Amine de conclure : «Il  faut introduire dans le cursus scolaire l'enseignement obligatoire des valeurs de tolérance et de paix portées par les grandes figures religieuses aux générations actuelles et futures ». Il propose également « la régulation des réseaux sociaux, lieux propices à tous les débordements quitte à durcir la loi sur toutes les formes d'incitation à la violence ou à la haine entre communautés ».

Source : APA

Le Président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Amadou Soumahoro, est décédé samedi à Abidjan à l'âge de 69 ans. L'annonce officielle a été faite par le président Alassane Ouattara dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale, première chaîne de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI).

« J'ai la profonde douleur de vous annoncer le décès ce samedi 07 mai 2022 du président de l'Assemblée nationale, mon jeune frère Amadou Soumahoro », écrit Alassane Ouattara dans le communiqué lu par le secrétaire général de l'Assemblée nationale, Alain Acakpo Addra.  

« Je rends hommage à un grand homme d'Etat dont l'engagement et le parcours politique ont marqué notre pays », poursuit le chef de l'Etat ivoirien selon qui « la Côte d'Ivoire perd un valeureux fils, un homme de conviction et de devoir ».   « Je perds un compagnon fidèle, un ami loyal et dévoué », ajoute M. Ouattara, présentant  en cette douloureuse circonstance, ses « condoléances les plus émues » à la famille et aux proches du défunt.  

Elu Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire le 7 mars 2019, Amadou Soumahoro a été éloigné de l'Assemblée nationale par la maladie. Son intérim était jusque-là assuré par Adama Bictogo. 

Ancien Secrétaire général par intérim du Rassemblement Des Républicains (RDR), de juillet 2011 à septembre 2017, le député de la circonscription électorale de Séguéla sous-préfecture, Bobi-Diarabana commune et sous-préfecture, a été également Président du directoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, actuel parti au pouvoir) de février 2015 à septembre 2017.  

Il a occupé plusieurs postes ministériels avant d'être nommé Ministre auprès du Président de la République chargé des Affaires politiques le 4 mai 2018. De 2011 à 2015, il avait occupé le poste de Conseiller du président de la République, ministre du Commerce extérieur en 2002 et ministre du Commerce de 2003 à 2005. 

Source : APA


 Après plusieurs années d'instruction, l'audition de plus de 110 témoins et 6 mois d'audience, le verdict est tombé dans le procès sur l'assassinat de Thomas Sankara, tué avec 12 de ses compagnons lors d'un coup d'État en 1987. L'ancien président du Burkina Faso, qui lui a succédé, Blaise Compaoré, a ainsi été condamné ce mercredi 6 avril, par contumace, à la prison à perpétuité. Le tribunal militaire de Ouagadougou a également condamné à la perpétuité le commandant de sa garde, Hyacinthe Kafando, et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l'armée lors du putsch de 1987.

Les trois hommes sont condamnés pour « attentat à la sûreté de l'État ». Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont également reconnus coupables de « complicité d'assassinat » et Hyacinthe Kafando, soupçonné d'avoir mené le commando qui a tué Thomas Sankara, d'« assassinat ». Huit autres accusés sont condamnés à des peines allant de trois ans à vingt ans de prison. Trois accusés, enfin, ont été acquittés.

 Des révélations sur un complot international

Les juges sont allés au-delà des réquisitions du Parquet militaire qui avait demandé trente ans de prison pour MM. Compaoré et Kafando et vingt ans pour M. Diendéré.

Mais Blaise Compaoré, soupçonné d'avoir été le commanditaire de l'assassinat de son ancien compagnon d'armes et ami ? ce qu'il a toujours nié ?, a été chassé du pouvoir en 2014 par la rue et vit depuis en Côte d'Ivoire. Quant à Hyacinthe Kafando, ancien commandant de la garde de M. Compaoré, il est en fuite depuis 2016. Les deux hommes étaient les grands absents de ce procès qui a débuté il y a six mois.

Ce qui n'a pas empêché de voir éclater d'importantes révélations. Comme lorsque d'anciens collaborateurs du président tué ont levé le voile sur les relations tendues entre Blaise Compaoré et Thomas Sankara, et sur l'existence d'un « complot international » ourdi contre un leadeur progressiste qui voulait bouleverser l'ordre du monde et éradiquer la pauvreté dans son pays. « Le drame du 15 octobre 1987 est arrivé sous la pression de certains chefs d'État, tels que Félix Houphouët-Boigny de la Côte d'Ivoire », a témoigné Abdoul Salam Kaboré, ministre des Sports de Sankara.

Entendu en visioconférence depuis la France, ancienne puissance coloniale au Burkina, Moussa Diallo, aide de camp du président assassiné, assure que les événements d'octobre 1987 « ont été prémédités » et que le président Houphouët Boigny, grand ami de la France, était « au centre de ce complot ». Houphouët Boigny avait dit à Thomas Sankara : « Il faut que vous changiez. Si vous ne changez pas, nous allons vous changer », a pour sa part témoigné Serge Théophile Balima, ancien directeur de la télévision burkinabée.

La soif de pouvoir de Blaise Compaoré

« Blaise Compaoré voulait le pouvoir. C'est la création d'un parti politique unique qui a mis le feu aux poudres », car Compaoré « ne voulait pas de l'unification des organisations du Comité national de la révolution (CNR) » qui dirige alors le pays, a déclaré pendant l'enquête Valère Somé, politologue burkinabé dont la déposition a été lue au procès.

Et, selon un commandant militaire, Blaise Sanou, « celui qui était accro au pouvoir, c'était Blaise Compaoré ». « C'est également à cause (de cette soif) du pouvoir qu'il a voulu modifier la Constitution après vingt-sept ans de règne », ce qui a provoqué sa chute en 2014. 

Suspens

Le procès a également connu des soubresauts, il a été interrompu à plusieurs reprises : une première fois au lendemain du putsch, puis le 31 janvier, « jusqu'au rétablissement de la Constitution », mise en sommeil lors du coup d'État puis rétablie par la junte au pouvoir, permettant sa reprise.

Mais de nouvelles interruptions sont intervenues, dont une à la suite de la prestation de serment de M. Damiba devant le Conseil constitutionnel, le 16 février. La défense a alors introduit une requête en soulignant qu'on demandait des condamnations pour « attentat à la sûreté de l'État » alors que le putsch du lieutenant-colonel Damiba, validé par le Conseil constitutionnel, constituait en lui-même un « attentat à la sûreté de l'État ».

Cela « consacre la prise de pouvoir par la force comme un mode constitutionnel de dévolution du pouvoir », avaient soutenu les avocats de la défense. Un argument « non fondé » rejeté par le Conseil constitutionnel, permettant la reprise du procès.

 Sankara, le père de la révolution burkinabée

Finalement, ce mercredi, le verdict a été accueilli par des applaudissements dans la salle du tribunal, selon un journaliste de l'AFP. Il met fin à un procès-fleuve de six mois qui s'était ouvert 34 ans après la mort de Thomas Sankara, icône panafricaine, toujours aussi populaire et emblématique. Né le 21 décembre 1949 à Yako (nord), Thomas Sankara, élevé dans une famille chrétienne et dont le père était un ancien combattant, a 12 ans au moment de la décolonisation.

Après l'obtention de son baccalauréat à Ouagadougou, il suit une formation militaire à l'étranger, notamment à Madagascar où il assiste en 1972 à l'insurrection qui renverse le président Philibert Tsiranana, considéré comme inféodé à la France, ex-puissance coloniale.

À son retour, en 1973, dans son pays, qui s'appelle alors la Haute-Volta, il est affecté à la formation des jeunes recrues et se fait remarquer lors d'un conflit avec le Mali, en 1974-1975.

Après un coup d'État en novembre 1980, le nouveau chef de l'État, le colonel Saye Zerbo, lui confie le poste de secrétaire d'État à l'Information. Mais ses idées progressistes lui font claquer la porte du gouvernement un an et demi plus tard.

Il revient à la faveur d'un autre putsch et est nommé Premier ministre, en janvier 1983. Une sourde lutte pour le pouvoir s'engage alors entre militaires.

D'abord arrêté en mai 1983, il ressurgit en août, cette fois pour de bon, à la suite d'un nouveau coup d'État mené par son ami intime, le capitaine Blaise Compaoré. Âgé de 33 ans, Sankara symbolise l'Afrique de la jeunesse et de l'intégrité. Il rebaptise d'ailleurs son pays Burkina Faso, le « pays des hommes intègres ».

D'allure sportive et élancée, souriant et charmeur, le jeune dirigeant est toujours vêtu d'un treillis, portant à la ceinture un pistolet à crosse de nacre offert par le dirigeant nord-coréen Kim Il-sung. Vivant modestement avec sa femme et ses deux fils dans un palais présidentiel délabré, il n'a pour tout bien que sa guitare et une Renault 5 d'occasion, petit véhicule qu'il impose comme voiture de fonction à tous les membres de son gouvernement habitués aux luxueuses berlines.

Ses priorités : dégraissage d'une fonction publique « pléthorique », amélioration de la situation sanitaire, désenclavement des campagnes, éducation, promotion de la femme, politique en faveur des paysans. Cette politique volontariste est menée d'une main de fer. « Il faut décoloniser les mentalités » clamait-il.

La population est surveillée par les Comités de défense de la révolution (CDR) et sanctionnée par les Tribunaux populaires de la révolution (TPR). Il brise une grève des instituteurs en les licenciant et l'opposition syndicale et politique est réprimée.

Ses relations avec l'ex-puissance coloniale française et plusieurs pays voisins, dont la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny et le Togo de Gnassingbé Eyadéma, sont tendues. Ses prises de position, ses liens avec la Libye de Mouammar Kadhafi et le Ghana de Jerry Rawlings inquiètent. Au président français François Mitterrand qui avait accueilli officiellement à Paris le rebelle angolais Jonas Savimbi et le président du régime d'apartheid sud-africain Pieter Botha il donne une leçon de droits de l'homme, lors d'une visite à Ouagadougou en 1986. « Il va plus loin qu'il ne faut, à mon avis », rétorque Mitterrand. Sankara appelle l'Afrique à ne pas payer sa dette aux pays occidentaux, dénonce devant l'ONU les guerres « impérialistes », l'apartheid, la pauvreté, défend le droit des Palestiniens à l'autodétermination.

La parenthèse sankariste sera de courte durée : le 15 octobre 1987, alors qu'il se rend à un conseil des ministres extraordinaire, il est assassiné lors d'un putsch qui laisse Blaise Compaoré seul au pouvoir. Il n'avait que 37 ans.

Le Point Afrique



 Les audiences avaient été suspendues début mars après une requête des avocats de la défense. Le procès des assassins présumés de Thomas Sankara a repris ce matin 22 mars 2022 à Ouagadougou. Les avocats des accusés ont la parole pour leurs plaidoiries, après trois semaines de silence.

 Une longue pause qui aura au moins permis de répondre à une question aussi étonnante que fondamentale : un coup d’État peut-il être légal ? C’est en tout cas ce qu’ont voulu supposer les avocats de la défense suite au putsch le 24 janvier dernier du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et investi président par le Conseil constitutionnel. Les sages de la haute institution ont tranché la semaine dernière : ils ne légalisent pas le coup d’État. Les accusations d’attentat à la sûreté de l’État resteront donc valables durant le procès.

Un procès qui a repris ce matin à la salle des Banquets de Ouaga 2000, qui accueille la chambre d’instruction de première instance du tribunal militaire. Une salle presque vide, mais marquée par la présence de Mariam Sankara, la veuve de l’ancien président burkinabè.

20 ans de prison requis

Les 12 inculpés étaient également présents, dont le principal accusé le général Gilbert Diendéré, qui s’est installé devant les juges d’un pas sûr et décidé, aux côtés de ses co-accusés. C’est justement l’avocat des hauts gradés qui a ouvert le bal par une longue introduction, insistant sur la prescription des faits reprochés à son client, à savoir l’attentat à la sûreté de l’État, complicité d’assassinat et recel de cadavre. Le procureur avait requis d’ailleurs 20 ans de prison contre le général.

Les plaidoiries ont commencé avec les avocats des médecins accusés d’avoir donné un faux certificat de décès sur les causes de la mort de Thomas Sankara et se poursuivront toute la semaine jusqu’à vendredi.

rfi



Le Sénégal, à l'instar de 34 autres pays, n'a pas souhaité se prononcer sur la guerre menée par la Russie en Ukraine. Une préoccupation majeure qui mobilise l'Organisation des nations unis depuis l'éclatement du conflit, la semaine dernière, et qui a conduit, ce mercredi, au vote d'une résolution exigeant que « la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine ». 

141 pays sur les 193 de l'Assemblée générale ont approuvé la résolution portée par l'Union européenne (UE), en coordination avec l'Ukraine, qui « condamne la décision de la Russie d'accentuer la mise en alerte de ses forces nucléaires » et exhorte Moscou à retirer « immédiatement, complètement et sans conditions, toutes ses forces militaires » d'Ukraine. 

Cinq pays ont voté contre ; il s'agit notamment de la Russie, du Bélarusse, de la Corée du Nord, de la Syrie et de l'Érythrée. 35 pays se sont abstenus dont 17 pays africains.  Il s'agit notamment de l'Algérie, de l'Angola, de l'Afrique du Sud, du Burundi, de la Centrafrique, du Congo, de la Guinée équatoriale, de Madagascar, du Mali, du Mozambique, de la Namibie, du Sénégal, de l'Ouganda, du Soudan, du Soudan du Sud, de la Tanzanie et du Zimbabwe.

Cette résolution tombe à la suite de plus de deux jours d'interventions successives à la tribune de l'Onu. La Russie, elle, justifie son offensive de grande envergure par la menace que constitue pour sa sécurité le désir affiché par l'Ukraine d'intégrer l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan).

Abdoulaye Jamil Diallo - S'informer Utile


 24 heures après l'annonce du retrait des troupes françaises et étrangères engagées dans Takuba au Mali par la France et ses alliés, le gouvernement de transition annonce prendre "acte de la décision unilatérale des autorités françaises en violation des accords liant la France et le Mali et impliquant d'autres partenaires".  Rappelant par la même occasion, dans son communiqué, que les résultats obtenus par les autorités françaises n'ont pas été satisfaisants ni en 2013, avec l'opération Serval, ni en 2016, avec Barkhane. 

Alors que le président français Emmanuel Macron parle de 4 à 6 mois pour un retrait des troupes françaises, les autorités maliennes, elles, invitent la France, à travers le même communiqué, à retirer sans délai les forces Barkhane et Takuba du territoire national, et ce, sous la supervision des autorités maliennes.

Abddoulaye Jamil Diallo - S'informer Utile