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La récente frappe de l'armée française dans le centre du Mali a fait plus de 20 civils tués, notamment des villageois qui célébraient un mariage. Si les autorités françaises parlent d'erreur, le pouvoir malien lui reste muet comme une carpe : aucune condamnation, aucune réclamation et aucune annonce d'enquête pour éclairer les populations sur ce qui s'est réellement passé. 

Pour nombre d'observateurs locaux, il s'agit d'une opération délibérée pour dissuader les attaques contre les soldats français. D'aucuns y voient une stratégie de la France qui, pour mieux continuer l'exploitation sauvage du nord malien sans être inquiétée, aurait aujourd'hui comme stratégie de mettre le feu au centre du pays pour dissuader l'armée malienne de toute velléité de reconquête du nord, occupée qu'elle serait à protéger ce qui lui reste de territoire, de peur que le péril djihadiste n'atteigne bientôt Bamako et le reste du pays, déjà gagné par une insécurité grandissante: attaques de civils et braquage de banques en plein jour, sans parler des cambriolages devenus monnaie courante dans la capitale malienne.

Cette dernière frappe a fini d'exarber le sentiment anti-français qui règne dans le pays. Et des voix nombreuses parmi la société civile se sont faites entendre pour demander, à travers les radios privées du pays et sur les réseaux sociaux, le départ pur et simple des forces françaises, qui, selon la majorité des Maliens, ne sont là que pour les intérêts de la France et nullement pour protéger les malheureuses populations abandonnées à leur sort.   

AJD, S'informer Utile

Mali : libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin

Libération confirmée par la Primature de Soumaïla Cissé après la mise en liberté d'une centaine de djihadistes présumés par l'Etat malien.


La libération du chef de file de l'opposition malienne Soumaïla Cissé a été annoncée ce jeudi 8 octobre par la Primature malienne en début de soirée, suivie presque aussitôt par l'Elysée. Emmanuel Macron a exprimé son "immense soulagement" après la libération de la Française Sophie Pétronin, détenue par ses ravisseurs depuis le 24 décembre 2016 et du "responsable politique malien", selon le communiqué de l'Elysée, enlevé lors des dernières législatives maliennes. 

Le QG de l'opposant malien a été pris d'assaut par plusieurs de ses partisans à la fois heureux et surpris très agréablement par l'annonce de sa libération.

Au moment où nous écrivions ces ligne, Ismaïla Cissé et Sophie Pétronin, dernière otage française au monde, étaient en route vers Bamako avec d'autres otages dont deux Italiens, libérés par la même occasion.

Depuis sa prise du pouvoir, après la  chute d'IBK, le CNT (Conseil national de transition) était en pourparlers avec les groupes djihadistes en vue de la libération du chef de file de l'opposition malienne.

Mali : libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin

La libération du chef de file de l'opposition malienne Soumaïla Cissé a été annoncée ce jeudi 8 octobre par la Primature malienne en début de soirée, suivie presque aussitôt par l'Elysée. Emmanuel Macron a exprimé son "immense soulagement" après la libération de la Française Sophie Pétronin, détenue par ses ravisseurs depuis le 24 décembre 2016 et du "responsable politique malien", selon le communiqué de l'Elysée, enlevé lors des dernières législatives maliennes. 
Le QG de l'opposant malien a été pris d'assaut par plusieurs de ses partisans à la fois heureux et surpris très agréablement par l'annonce de sa libération.

Au moment où nous écrivions ces ligne, Ismaïla Cissé et Sophie Pétronin, dernière otage française au monde, étaient en route vers Bamako avec d'autres otages dont deux Italiens, libérés par la même occasion.

Depuis sa prise du pouvoir, après la  chute d'IBK, le CNT (Conseil national de transition) était en pourparlers avec les groupes djihadistes en vue de la libération du chef de file de l'opposition malienne.

Mali: un attentat-suicide planifié dans Bamako déjoué

Les présumés jihadistes comptaient sur un possible relâchement du dispositif sécuritaire, après le sommet Afrique-France pour passer à l’acte. Ici, l’entrée du Centre de conférence de Bamako qui a accueilli le sommet.
© RFI/Paulina Zidi
Au Mali, de nouveaux attentats ont été déjoués de justesse, dans la capitale malienne. Les services de renseignements affirment avoir arrêté deux personnes, jeudi, qui envisageaient de perpétrer une action. Du matériel a été saisi. Les suspects comptaient sur un abaissement du seuil de vigilance des autorités.

Les deux présumés jihadistes ont été arrêtés à Bamako lors de deux opérations distinctes menées par les Forces spéciales des Services du renseignement malien.
Ils étaient en possession de documents et de matériel compromettant, notamment un GPS et des explosifs. Ils comptaient sur un possible relâchement du dispositif sécuritaire dans la capitale malienne, après le Sommet Afrique-France, pour passer à l’acte.

« Passer à l’acte, c’est commettre au moins un attentat dans un lieu fréquenté essentiellement par des étrangers », explique à RFI, une source proche du dossier.
Âgé de 21 ans, le premier membre du commando s’appelle Issa Touré. Le second, Maï Ben Barka, est âgé de 29 ans. Les deux sont de nationalité malienne et appartiennent à la katiba -unité combattante- al-Mourabitoune.

Grâce à leur arrestation, on connaît désormais avec précision le nom du chef islamiste qui dirige actuellement, dans le nord du Mali, la katiba al-Mourabitoune, le numéro un de cette katiba, l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, étant en Libye.

Bien que les préparatifs d’attentat aient été ainsi déjoués à Bamako, les Forces spéciales des Services du renseignement malien restent sur les dents. D’autres opérations d’interpellation, cette fois-ci d’individus suspects, se sont déroulées vendredi.

Au sujet de la lutte contre le terrorisme, une rencontre sur « L'islam et la jeunesse » est actuellement en cours à Bamako. Elle rassemble l'Union parlementaire des Etats membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

rfi

Mali : l'armée française revoit à la hausse le bilan de l'attentat de Gao


L'attaque commise mercredi a tué 77 personnes parmi les combattants issus de groupes armés signataires de l'accord de paix. Le groupe islamiste Al Mourabitoune, lié à al-Qaida et dirigé par le djihadiste Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué cette attaque.

Déjà ensablé depuis des mois, le processus de paix au Mali vient de recevoir un nouveau coup dur. Mercredi, un attentat suicide a frappé Gao, la grande ville du nord du pays, faisant 77 morts selon le dernier bilan donné par l'armée française. Cette attaque, la plus importante jamais perpétrée au Mali, a touché un camp militaire au centre de la cité où se trouvent regroupés les hommes du Mécanisme opérationnel de coordination (Moc). Ce système est censé placer sous un drapeau commun les troupes des différentes rébellions ayant secoué le pays en 2012 et l'armée malienne.

Selon les premières informations, un pick-up aux couleurs du Moc, conduit par un homme en uniforme, aurait pénétré de force dans la base vers 9 heures, moment précis de la fin rassemblement des troupes dans la cour. Il se serait dirigé vers les soldats avant d'exploser. Le bilan précis n'était pas connu mercredi après-midi. «Il n'y a qu'une chose certaine, il sera lourd», confiait une source militaire qui évoquait «sans doute une cinquantaine de morts et une centaine de blessés». On ignorait aussi l'origine des victimes qui pourraient tout aussi bien appartenir à l'armée malienne qu'à l'un des groupes armés proches du gouvernement ou à un mouvement touareg.

Le groupe islamiste Al Mourabitoune, lié à al-Qaida et dirigé par le djihadiste Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué la responsabilité de cet attentat suicide, a rapporté une agence de presse mauritanienne, Al-Akhbar. Il a précisé que l'attaque visait à punir les groupes coopérant avec la France. qui compte un millier de soldats à Gao dans le cadre de son opération antiterroriste Barkhane. Cette attaque «est une catastrophe qui risque de faire reculer les perspectives de paix», a expliqué un militaire malien.

Le Moc est une pièce centrale de la mise en œuvre des accords de paix entre les différentes parties signés en juin 2015 à Alger. Il doit permettre d'organiser des patrouilles communes afin de sécuriser les nombreuses zones. À terme, le Mécanisme sera aussi le réceptacle pour mettre en place un désarmement par une intégration des factions au sein de l'armée malienne. Ces Moc étaient depuis 18 mois de simples projets.

Celui de Gao était le début d'une première concrétisation qui avait réclamé des mois de négociations tendues sous la médiation de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). Il n'est en place que depuis le 2 janvier, avec environ 600 hommes également répartis entre ceux de l'armée malienne, de la «Plateforme», un groupement de milices considérées comme proche de gouvernement et de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), essentiellement des groupes touaregs de l'extrême nord. «C'est une grande avancée. Ce Moc va nous permette d'enfin aller vers une réconciliation», se félicitait lundi un responsable de la Minusma.

Sans forcément ruiner tous les efforts, l'attentat de mercredi va rendre les choses plus difficiles. Le principal frein à un rapprochement est l'hostilité qui continue d'animer les anciens ennemis. «Le manque de confiance enlise l'accord de Bamako», assure un haut fonctionnaire de Ménaka, une ville proche de Gao. Au-delà des mouvements armés, le doute touche aussi les populations civiles des différents camps. Ainsi, début décembre, les habitants de Gao, proches de la Plateforme, avaient manifesté contre l'entrée des hommes de la CMA dans la ville.

La défiance finit par miner les mouvements eux-mêmes, tous très hétéroclites. «Dans chaque groupe, on trouve des responsables qui refusent tout rapprochement. Beaucoup de gens n'ont aucun intérêt à la paix», remarque cette même source. Dans cette zone où les trafics sont traditionnels, des armes à la drogue en passant par les migrants, l'atmosphère de semi-anarchie et l'absence de l'État n'ont fait que rendre les marchés plus simples et plus profitables.

Les morts de Gao risquent d'aggraver les divergences de vue. Ils vont de même affaiblir le crédit de la Minusma, déjà bien entamé, et au-delà celui de tous les internationaux, notamment les soldats français de la force «Barkhane» dont plus d'un millier est stationné à Gao. La Minusma était en effet chargée de la sécurité du camp de Moc visé par l'attaque terroriste. Mercredi, des habitants de Gao se sont regroupés pour crier leur hostilité envers les Casques bleus mais aucun incident n'a été signalé.

Lefigaro.fr Photo: Stringer/AFP

Vidéo- Mali : une voiture piégée fait 47 morts dans un camp de Gao



Il s'agit d'une attaque au véhicule piégé, selon le correspondant de franceinfo au Mali. Le camp visé abrite des troupes gouvernementales ainsi que les membres de divers groupes armés.

L'explosion d'un véhicule piégé a fait au moins 50 morts et 50 blessés, mercredi 18 janvier, près d'un camp militaire de l'ONU à Gao, dans le nord-est du Mali, selon le porte-parole de l'ONU. Les victimes de cette attaque à la voiture piégée, dont le bilan n'est pas définitif, sont majoritairement des Maliens, selon plusieurs sources sécuritaires contactées par le correspondant de franceinfo à Bamako, la capitale du pays.

La voiture piégée a explosé, peu avant 9 heures, à une centaine de mètres de ce "super camp" de l'ONU, la base du Mécanisme opérationnel commun (MOC). Il s'agit d'une structure qui abrite des troupes gouvernementales et divers groupes armés, dont d'anciens rebelles, qui doivent faire des patrouilles communes, sous l'égide de l'ONU.

Une collaboration entre la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante Touareg) et la Plateforme (groupe pro-gouvernementaux) qui, ces dernières semaines, "se passe très mal", selon le correspondant de franceinfo. Cette attaque pourrait donc laisser penser à un "règlement de comptes.
Refonte d'une armée malienne unitaire

Ces patrouilles mixtes doivent se tenir en application de l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés. Elles sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature de l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, et dont l'application tarde à venir.



"Un attentat-suicide" qui a un "sens politique"

Pour Jean-Marc Ayrault, cette attaque est "un attentat-suicide" qui a "un sens politique". Lors de l'émission "Questions d'info" sur LCP avec franceinfo, l'AFP et Le Monde, "ce sens politique c'est d'empêcher que le processus de paix et de réconciliation avec le nord-Mali se poursuive. Il y a encore des groupes terroristes qui ne veulent pas de processus de paix, ils veulent garder leur espace de trafics, trafic d'armes, de drogue et d'humains. Donc il faut à tout prix continuer à soutenir le Mali dans ce processus."

franceinfo.fr Vidéo :  France24 Crédits photo : AFP

Visite d'IBK en France : Paris-Bamako, deux partenaires fidèles

Pour la première fois depuis le début du quinquennat de François Hollande, un président d'Afrique subsaharienne a les honneurs d'une visite d'Etat en France. Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien, est reçu durant deux jours à Paris. Après un dîner à l'Elysée mercredi 21 octobre, il ouvrira
demain la conférence des donateurs impulsée par Paris et qui aura lieu au siège de l'OCDE. Il se rendra ensuite à l'ossuaire de Douaumont dans l'Est pour saluer la mémoire des soldats maliens tombés pour la France.

Cette première visite d'Etat du président IBK se veut le reflet de l'amitié particulière qui unit Paris et Bamako. Une relation forte explique une source diplomatique française, qui s'est traduit par l'intervention française Serval en janvier 2013 pour stopper l'avancée des jihadistes vers le sud du pays.

François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta entretiennent des liens personnels, souligne-t-on dans les coulisses de l'Elysée. Le président IBK est venu en France à plusieurs reprises, il était notamment là aux côtés de François Hollande lors de la marche du 11 janvier dernier qui a suivi l'attentat contre le journal Charlie Hebdo. Pour Paris, le Mali est un partenaire « fidèle ». Comme preuve de cette amitié, François Hollande a remis à son homologue les insignes de la Grand-Croix de la Légion d’honneur mercredi 21 octobre.

Relancer l’économie malienne

Autre témoignage du soutien de Paris au Mali, la conférence impulsée la France pour débloquer des fonds en faveur de la relance de l'économie du pays. Elle aura lieu ce jeudi, le 22 octobre, à l'OCDE (l'Organisation de coopération et de développement économiques) et réunira investisseurs et partenaires internationaux du Mali autour des membres du gouvernement malien qui ont fait le déplacement à Paris.

En prévision de cette conférence, intitulée « Bâtir un Mali émergent » François Hollande a annoncé mercredi que Paris débloquerait 360 millions d'euros d'aide au pays, sous forme de prêts et de dons (à hauteur de 50 %). Dont 80 millions d'euros pour le nord. Une somme qui s'ajoute déjà aux quelque 300 millions qu'avaient déboursés Paris pour la période 2013-2015 (en prêts et dons).

Cette journée pour la reconstruction et la relance du Mali s'inscrit officiellement dans la dynamique de l'accord de paix signé le 20 juin dernier. Des représentants des groupes signataires de l'accord de paix seront d'ailleurs exceptionnellement présents à l'OCDE, pour une photo de famille très symbolique.

Bâtir et reconstruire

Deux ans après la conférence de Bruxelles en mai 2013 qui avait marqué l'engagement des partenaires du Mali, en faveur de la reconstruction du pays, les besoins, dans la partie nord en particulier, restent énormes. Infrastructures à reconstruire, écoles à réhabiliter, centres de santé à rééquiper, alimentation électrique à rétablir, sécurisation des routes, la liste des urgences est longue.

Les ONG qui opèrent au Mali attendent elles toujours en particulier la reconstruction de la piste d'atterrissage de Kidal. Elles viennent d'écrire une lettre ouverte aux bailleurs de fonds pour que les réparations menées par la Minusma et qui sont en cours depuis neuf mois s'accélèrent et se terminent. Pour l'heure, aucun avion civil ne peut se poser. Seul un hélicoptère assure des rotations depuis Gao, ce qui rend très difficile l'acheminement de l'aide humanitaire dans la zone.

Tournée vers l'avenir du Mali, cette visite d'Etat sera aussi l'occasion pour le président malien de célébrer la mémoire des quelque 17 000 Maliens morts pendant les deux guerres mondiales. Ibrahim Boubacar Keïta, dont l'arrière grand-père est mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale, se rendra ce jeudi sur le site de l'Ossuaire de Douaumont, près de Verdun, dans l'est de la France.

■ L’affaire Tomi s’invite dans la visite officielle d’IBK à Paris

Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé lors de son premier jour en France ne jamais avoir eu de « relation d'affaires » avec l'homme d'affaires français Michel Tomi, mis en examen dans un dossier de fraude fiscale présumée concernant notamment l'achat de l'avion du président malien. Les policiers français cherchent à savoir dans quelle mesure l'homme d'affaires a participé à l'achat du Boeing présidentiel malien, une transaction estimée à 20 milliards de francs CFA (environ 30,5 millions d'euros). Cette acquisition a également été épinglée par le Bureau vérificateur général, autorité malienne indépendante, qui a dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d'influence et de favoritisme.

rfi
Le Gouvernement de la République du Mali a appris avec une vive préoccupation que des éléments armés de la CMA ont occupé le 18 septembre 2015 Anefis après le départ de la Plateforme de cette localité.

Le Gouvernement de la République du Mali avait considéré à l’époque, l’occupation d’Anefis par la Plateforme comme une violation de l’Accord pour la paix et la Réconciliation et avait exigé de cette dernière de se conformer aux dispositions dudit Accord dont la mise en œuvre devrait mobiliser toutes les énergies des parties prenantes :
le retrait de la Plateforme avait été demandé sans conditions par le Président de la République du Mali et par la Médiation internationale.

Le Gouvernement de la République du Mali qui s’était réjoui de l’exécution de ces exhortations par la Plateforme ne peut aujourd’hui que condamner avec fermeté l’occupation à nouveau d’Anefis par les éléments armés de la CMA, qui constitue une grave violation de l’Accord et est de nature à compromettre les chances de succès de la politique d’apaisement à laquelle demeurent attachés le Gouvernement et l’ensemble de la Médiation internationale.

Aussi, le Gouvernement de la République du Mali demande-t-il à la CMA de procéder dans les meilleurs délais et sans conditions au retrait de ses éléments armés d’Anefis.

Le Gouvernement de la République du Mali appelle de nouveau l’attention de la MINUSMA sur la nécessité d’assumer toutes ses responsabilités conformément à son mandat de stabilisation de la paix et de protection des populations civiles.

Le Gouvernement du Mali saisit également cette opportunité pour lancer un appel pressant à toutes les parties signataires de l’Accord de paix ainsi qu’à la Médiation internationale pour une mobilisation générale en faveur de la restauration de la paix dont l’un des moyens essentiels reste le cantonnement des groupes armés conformément aux dispositions pertinentes de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation signé le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015.

Le Gouvernement de la République du Mali réitère sa ferme volonté de respecter pleinement tous les engagements auxquels il a souscrits pour la mise en œuvre réussie de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.



​​​​​​Fait à Bamako, le 19 Septembre 2015