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La Côte d'Ivoire dit adieu à son idole DJ Arafat

Des incidents ont troublé samedi à Abidjan l'hommage rendu par des dizaines de milliers de fans au chanteur ivoirien DJ Arafat, l'un des artistes les plus populaires d'Afrique de l'Ouest, mort dans un accident de moto à 33 ans.

Alors que la cérémonie d'hommage exceptionnelle, à la fois empreinte de joie et d'émotion, s'était déroulée sans problème toute la nuit dans le plus grand stade du pays, des fans ont gâché la fête au matin en ouvrant la tombe et le cercueil du chanteur peu après son inhumation.

Sur des photos et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on pouvait voir une foule de jeunes, agités et vociférants qui prenaient en photo sa dépouille.

"Nous avons voulu voir le corps de notre idole avant la fermeture du tombeau", a expliqué un fan à un journaliste de l'AFP.

"C'est Yoro, c'est lui!", a crié un autre fan, en référence au surnom "Yorobo" de DJ Arafat.

Les policiers qui surveillaient la tombe ont été débordés par la foule de ceux qui n'avaient pu suivre la cérémonie au stade, a expliqué une source policière.

La police est intervenue pour disperser la foule, faisant usage de gaz lacrymogène et a repris le contrôle des lieux. Plusieurs personnes ont été blessées, selon des témoins.

Auparavant, des échauffourées avaient éclaté aux abords du cimetière entre la police et des fans mécontents d'être tenus à l'écart de l'enterrement qui s'est déroulé dans l'intimité.

Vers midi, des troubles étaient toujours en cours à Adjamé, selon une source sécuritaire et un journaliste de l'AFP qui a vu des barricades et des pneus enflammés dans une artère menant au cimetière.

Lors de la nuit d'hommage musical au roi du "coupé-décalé", de nombreuses stars africaines ont chanté sur scène pour saluer sa mémoire: Davido, Sidiki Diabaté, Fally Ipupa, Serge Beynaud...

Vendredi soir, le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman, avait décoré à titre posthume de l'ordre national du mérite culturel DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, "pour son immense contribution au rayonnement artistique" de la Côte d'Ivoire. La cérémonie, digne de funérailles nationales, a été payée par l'Etat ivoirien.

"Daishinkan", pour ses fans (en référence à un superhéros de BD), est mort le 12 août des suites d'un accident de moto à Abidjan. Sa musique au rythme endiablé, à la fois genre et attitude, est née en 2003 dans les boîtes de nuit ivoiriennes puis s'est popularisée dans toute l'Afrique.

Après une nuit de musique et de danse, la dépouille du chanteur est arrivée au stade Félix Houphouët-Boigny au lever du jour, pour un dernier adieu, saluée par les applaudissements de la foule.

Une grande émotion s'est emparée de l'assistance, de nombreux jeunes tombant en pleurs, alors que le cercueil était déposé sur un piédestal au centre de la pelouse.

- 'On a perdu un grand homme' -
Né d'un père ingénieur du son réputé et d'une mère chanteuse, DJ Arafat s'était formé à la musique sur le tas. DJ dans les maquis (bars) de la rue Princesse à Yopougon, le grand lieu de la fête à Abidjan, il avait percé avec "Jonathan" en 2003, avant d'enchaîner les tubes pendant 15 ans: "Kpangor" (2005), Djessimidjeka (2012), Maplorly (2015), Dosabado (2018).

- Sur le trône du coupé-décalé -

Arafat a "révolutionné le coupé-décalé, en mélangeant les sons, les rythmes. Il s'est par exemple inspiré de musiques traditionnelles africaines, mais aussi de l'afrobeat nigérian, du rap, du baile funk brésilien. Il était aussi un danseur exceptionnel et a associé à sa musique des concepts de danse nouveaux", a expliqué Franck Alcide Kacou, directeur label d'Universal Music Africa (filiale de Vivendi), la compagnie qui produisait l'artiste depuis 2013.

"Il était l'artiste le plus influent d'Afrique de l'Ouest, avec une communauté de deux millions de fans sur Facebook". "Il commençait à percer en Europe et en Amérique, à toucher un public au-delà de la diaspora ivoirienne", selon M. Kacou. Sur son dernier album, "Renaissance", il avait invité des artistes internationaux tels que Maître Gims, Dadju, Davido et Fally Ipupa.

"Il est parti de rien, il a pris le trône du coupé-décalé. Vraiment ça c'est quelque chose qui motive les jeunes aujourd'hui, ceux qui n'ont rien", a témoigné une de ses fans, Olga Manou.

La star était parfois controversée, pour ses "clashes" sur les réseaux sociaux avec d'autres artistes ou pour ses déclarations homophobes.

"C'était une personnalité clivante. Il était très sensible, d'où ses réactions +sans filtre+. Mais c'étaient aussi des coups marketing", selon M. Kacou.

DJ Arafat avait été désigné "meilleur artiste de l'année" aux awards du coupé-décalé en 2016 et 2017. Il avait aussi été distingué en 2012 "meilleur artiste africain" au Kora Music Awards, des récompenses musicales panafricaines.

AFP


DJ Arafat, la dernière balade

L’artiste ivoirien icône du coupé-décalé DJ Arafat est mort ce lundi 12 août aux urgences de l’hôpital, des suites d’un accident à moto survenu au cours d’une balade nocturne entre amis à Abidjan.
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L’artiste ivoirien, aficionado de motos et de la vitesse, était sorti vers 23 heures ce 11 août pour une balade entre amis. Amoureux de cascades à moto, il a soulevé en pleine course sa roue avant, cabrant sa bécane sur la roue arrière, avant de percuter, quelques mètres plus loin, le véhicule d’une journaliste de radio.  Un choc violent qui a complètement détruit l’engin de l’artiste, comme en témoignent les images partagées sur les réseaux sociaux.

Transporté d'urgence à l'hôpital, DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier, y décédera alors que circulaient de nombreuse rumeurs : consommation d ‘alcool, selon certains, de stupéfiants selon d’autres ; toutes réfutées les unes après les autres par Yves Jay Jay, le chargé de communication de l’artiste.

La journaliste percutée serait toujours hospitalisée, selon le magazine Life et sa vie serait hors de danger.

Figure populaire du coupé-décalé, la mort du chanteur ivoirien a déclenché une vive émotion chez ses fans nombreux, tant à Abidjan – par un afflux massif à l’hôpital -  que sur les réseaux sociaux, à travers des vidéos d’hommage et de reconnaissance pour son immense contribution à la promotion de la culture ivoirienne.

Une émotion et une tristesse partagées jusqu’au sommet de l’État : « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Houon Ange Didier « DJ Arafat », icône de la jeunesse et ambassadeur de la musique et de la culture ivoiriennes. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à tous ses fans », a twitté le président ivoirien, Alassane Ouattara.

DJ Arafat disparaît à seulement 33 ans, laissant derrière lui une œuvre à la hauteur de sa renommée d’icône populaire et de porte-étendard de la musique ivoirienne.

Abdoulaye Jamil Diallo


Le philosophe et académicien Michel Serres est mort

L’auteur des best-sellers « Les Cinq Sens », « Petite Poucette », « Le Gaucher boiteux », s’est éteint à l’âge de 88 ans, « entouré de sa famille ».

C’était un philosophe comme on en fait trop peu, un bon vivant doublé d’un mauvais caractère, un amoureux des sciences et des saveurs, un esprit encyclopédique, un prodigieux manieur de mots, un grand penseur de tradition orale, un touche-à-tout de génie, un maître plutôt qu’un professeur, un arlequin, un comédien.

Michel Serres est décédé samedi 1er juin, à l’âge de 88 ans. « Il est mort très paisiblement à 19 heures entouré de sa famille », a déclaré son éditrice Sophie Bancquart.

Nombreux sont ceux, parmi ses anciens élèves, qui se souviennent encore de la façon dont il commençait ses cours : « Mesdemoiselles, Messieurs, écoutez bien, car ce que vous allez entendre va changer votre vie… » Et, en effet, il arrivait parfois qu’au sortir de ses cours la vie eût changé. Elle était tout à coup plus colorée, plus gaie.
Trouver un auditoire à sa mesure

Michel Serres était gai. Ou, du moins, faisait très bien semblant de l’être, comme il faisait aussi, par pur caprice, très bien semblant d’être en colère. Il n’ignorait rien des ressources du théâtre, sans avoir eu besoin, pour cela, de fréquenter le conservatoire.

Il était simplement né à Agen, le 1er septembre 1930, à la lisière de cette Gascogne qui a le théâtre dans la peau. Dans ce midi subtil, on naît « vedette », on ne le devient pas. Serres était né « vedette ». Il ne lui restait plus qu’à trouver un auditoire à sa mesure.

Celui du Lot-et-Garonne ne tarde pas à se révéler trop exigu. Tant de choses sollicitent le jeune homme : mathématiques, rugby, musique… Et, surtout, le vent du large, les vastes nuages qui descendent la Garonne en direction de Bordeaux.

Michel Serres décide de naviguer. Puis, à peine admis à l’Ecole navale, il réalise qu’il ne veut pas être militaire, ni piloter, sa vie durant, de paisibles cargos. Démission, retour au lycée. Khâgne parisienne. Entrée à l’Ecole normale supérieure. Sa vocation ? Ce sera la philosophie. A l’agrégation, il est reçu deuxième. Georges Canguilhem (1904-1995), qui règne sur la Sorbonne, le félicite sobrement : « A ce concours, le meilleur est toujours reçu deuxième. Ce fut naguère mon cas. C’est aujourd’hui le vôtre. »
Une intuition lumineuse

Commence alors une carrière universitaire classique : un peu de province (Clermont-Ferrand), puis la capitale (« pour le plaisir d’aller à Roland-Garros »), successivement à Paris-VIII et Paris-I. Commence aussi une longue série de livres. Une soixantaine au moins, en plus des cours – pour ne rien dire des articles et des conférences, innombrables.

Michel Serres écrit beaucoup, tous les matins, de l’aube (il se lève à 5 heures, quoi qu’il advienne) jusqu’à midi. Il écrit aussi facilement qu’il parle, avec le même accent gascon, le même souffle épique. Au risque d’en faire trop, et d’oublier, parfois, que les lois de l’écriture ne sont pas celles de l’improvisation orale.

Le premier livre, la thèse, paraît à un mauvais moment : 1968. Le Système de Leibniz et ses modèles mathématiques (PUF) n’est pas, cette année-là, l’événement qui retient l’attention. Il s’agit pourtant d’un grand travail, soutenu par une intuition lumineuse : contrairement à sa réputation de penseur dispersé, voire brouillon, le philosophe allemand (1646-1716) est un auteur parfaitement cohérent. Son œuvre est sous-tendue par un système. A l’intérieur de celui-ci, le plus petit opuscule, le moindre sous-système reproduit la structure de l’ensemble. Et ce dernier, à son tour, n’est qu’un miroir du monde – un miroir de ce vaste « manteau d’Arlequin » qu’est le monde. « Tout est toujours et partout la même chose, au degré de grandeur et de perfection près » : est-ce la devise d’Arlequin ou bien celle de Leibniz ? Ce sera, en tout cas, celle de Serres.
Brouiller les frontières

Reste à en éprouver la validité. Dans la thèse de 1968, la démonstration utilise un modèle mathématique : la théorie des ensembles. Michel Serres est ainsi l’un des premiers à introduire, dans le champ de l’histoire de la philosophie, la notion de « structure ».

Il n’en faut pas plus pour qu’il se voie rangé dans le camp « structuraliste » – lui qui déteste les modes, et a pour habitude de répéter que, à partir de 30 ans, « un philosophe qui se respecte doit cesser de lire ses contemporains ». Structuraliste, Serres ? Disons qu’en bon élève de Gaston Bachelard (1884-1962), qui a été le directeur de son diplôme d’études supérieures, il se refuse à séparer les avancées de la pensée philosophique de celles de la pensée scientifique. Comme Leibniz, là encore, il a envie de brouiller les frontières, de dériver où bon lui semble, de redessiner, à sa façon, la carte de l’univers. C’est pourquoi, à nouveau, il s’embarque. Mais c’est pour naviguer, cette fois, sur l’océan des livres et des savoirs.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Michel Serres, une forme française d’universalité

De ce périple, les cinq premières étapes font date. La série des Hermès – cinq volumes qui s’égrènent de 1969 à 1980 (Minuit) – demeure son grand œuvre. Chacun de ces volumes est un recueil de textes brefs, placés, chaque fois, sous un titre distinct : La Communication, L’Interférence, La Traduction, La Distribution, Le Passage du Nord-Ouest.

Derrière ces titres, y compris derrière la métaphore marine que recèle le dernier, des concepts, reliés entre eux au point d’en être interchangeables. Car si tout « communique », tout « interfère ». Et si tout « interfère », tout, ou presque tout, est « traduisible ». Tel tableau de La Tour renvoie à telle théorie de la perspective ou à telle conception de la grâce, telle œuvre littéraire n’est qu’une image de l’état du savoir à un moment donné, et même Les Bijoux de la Castafiore, d’Hergé (1963), peut se lire comme l’illustration d’un modèle communicationnel.
« Hermès »

Le philosophe ne jouit, ici, d’aucun privilège. Il n’est pas celui qui, le dos au mur, proclamerait la vérité dernière. Il n’est qu’un interprète, un « passeur », un « trafiquant », un « intermédiaire ». Bref, un « Hermès ».

Michel Serres n’est pas seul, à l’époque, à tenir ce genre de discours. Ses travaux entretiennent une certaine proximité avec ceux de Louis Marin (1931-1992).

Pourtant, malgré le succès d’estime des Hermès et de trois ou quatre autres livres qui leur sont contemporains (Jouvences, Minuit ; Feux et signaux de brume, Grasset ; Esthétiques, Hermann ; La Naissance de la physique, Minuit, respectivement consacrés à Verne, Zola, Carpaccio et Lucrèce), la reconnaissance que Serres obtient ne lui semble pas à la hauteur de ses ambitions. A Paris-I, il n’est pas hébergé par le département de philosophie mais par celui d’histoire, où il enseigne l’histoire des sciences. Le Collège de France ne le coopte pas. Quand il en parle, une imperceptible amertume se glisse dans sa voix. Il finit même par se persuader, à tort, qu’il est le grand « maudit » de la philosophie française.
Carrière américaine

Alors, il compense. D’abord, il gère sa carrière américaine. Depuis la fin des années 1960, il se rend fréquemment à l’université Johns Hopkins, à Baltimore, où l’invite René Girard (1923-2015). Puis, quand ce dernier quitte le Maryland, Michel Serres le suit sur la côte Ouest.

C’est à Stanford qu’a lieu, en septembre 1981, un mémorable colloque sur « l’auto-organisation », dont Serres est, le dernier jour, le conférencier vedette. Sommet californien d’une belle carrière, dont le principal bénéficiaire regrette, cependant, qu’elle ne dépasse pas le cadre des départements de français. Il est vrai que, en anglais comme en français, il parle toujours gascon. Et que sa propre indifférence à la philosophie anglo-saxonne ne facilite pas le dialogue.

Autre compensation : l’écriture. Michel Serres est, pour les éditeurs, une valeur sûre, entretenue par les articles amicaux d’une pléiade d’anciens élèves. Du coup, le philosophe ne sait plus s’arrêter. C’est dommage car, pour rester un genre « noble », l’essai suppose une exigence de rigueur qui, ici, tend à se relâcher au fil des ans. Le Parasite, ces deux textes curieusement « girardiens » que sont Genèse et Rome (tous trois chez Grasset), puis des ouvrages comme Les Cinq Sens, L’Hermaphrodite, Statues, Le Contrat naturel ou Le Tiers-Instruit (Grasset, Flammarion, François Bourin) ne peuvent pas ne pas décevoir – surtout ceux qui se souviennent des débuts du philosophe.

D’autres lecteurs, en revanche, apprécient sa faconde, se laissent prendre par sa réputation de séducteur, par son look (soigneusement entretenu) de vieux loup de mer, par ses tempes grisonnantes, son accent rocailleux – ainsi que par sa facilité à parler de toutes les choses connues, et de plusieurs autres encore.
Charme fou et folles entreprises

Très logiquement, le grand écrivain finit par dire oui aux honneurs. Il se retrouve à l’Académie française et devient, pour un temps, conseiller de la Cinquième, « chaîne du savoir ». On se gardera bien de le lui reprocher.

Son charme fou a attiré vers la philosophie un public que, sans lui, celle-ci n’aurait jamais conquis, et aidé à monter quelques folles entreprises, néanmoins fort utiles, comme le « Corpus des œuvres de philosophie en langue française ».

On ne reprochera pas davantage à Michel Serres ses ambiguïtés politiques, ni son obscure attirance pour la religion (qu’atteste, entre autres, ce livre bizarre sur La Légende des anges, Flammarion, qu’il accompagna, à New York, d’une conférence-spectacle dans une église d’Harlem).

Il n’est pas de grand voyageur qui ne s’égare, quelquefois, en chemin. Or Michel Serres fut un grand voyageur – ce qui lui permit d’être, aussi, un prodigieux conteur d’histoires. Il fut un philosophe comme on n’en fait plus trop. Et peut-être même, à sa façon, un sage. C’est de cela, de cela avant tout, que l’on se souviendra.



Michel Serres en quelques dates
1er septembre 1930 Naissance à Agen (Lot-et-Garonne)
1955 Agrégation de philosophie
A partir des années 1960 Universitaire, enseignant à Paris et aux Etats-Unis
1968 « Le Système de Leibniz et ses modèles mathématiques » (PUF)
1985 « Les Cinq Sens » (Grasset, réédition Fayard)
1990 Election à l’Académie française
2012 « Petite Poucette » (Le Pommier)
2015 « Le Gaucher boiteux. Puissance de la pensée » (Le Pommier)
1er juin 2019 Mort à l’âge de 88 ans




Le Monde

La romancière et journaliste Sophie Fontanel dont le dernier roman "Une apparition" raconte comment elle a décidé de ne plus faire de colorations et de voir pousser ses cheveux blancs est l'invitée de "On ne parle que de ça" sur Figaro Live.

Dans "Fear", le journaliste d'investigation américain Bob Woodward a compilé de nombreuses anecdotes sur le comportement de Donald Trump et dresse le portrait d'une Maison-Blanche dysfonctionnelle dans laquelle les collaborateurs du président ont une piètre opinion de lui.
Un Donald Trump inculte, colérique et paranoïaque. Tel est le portrait du président américain que dresse, sur près de 450 pages, le journaliste d'investigation américain Bob Woodward. L'un des deux reporters du Watergate égrène dans Fear, à paraître le 11 septembre, les anecdotes peu flatteuses et confidences accablantes sur l'ex-homme d'affaires devenu l'homme le plus puissant du monde.

Si plusieurs ouvrages peu flatteurs pour le 45ème président des États-Unis ont déjà été publiés, le sérieux et la réputation de Woodward, célèbre à travers le monde pour avoir révélé, avec Carl Bernstein, le scandale du Watergate qui a contraint Richard Nixon à la démission, donnent à celui-ci un écho particulier. Les extraits de Fear renvoient l'image - déjà décrite par d'autres - d'une Maison-Blanche dysfonctionnelle dont les acteurs n'ont que peu d'estime pour l'occupant du Bureau ovale. Retrouvez les huit passages les plus éloquents de l'ouvrage publiés par plusieurs médias américains, dont le Washington Post.

Pourquoi dépenser autant d'argent dans la péninsule coréenne ? 

Au cours d'une réunion du Conseil national de Sécurité, en janvier dernier, Trump semble ignorer l'importance de la présence militaire américaine sur la péninsule coréenne. Il demande pourquoi son pays dépense autant d'argent dans cette région. "Nous faisons cela pour éviter une troisième guerre mondiale", répond le secrétaire d'État à la Défense Jim Mattis, selon Woodward. Après la réunion, le secrétaire d'État aurait dit à des proches que le président se comportait comme un "élève de CM2 ou de 6ème" [10 à 11 ans].

Un "idiot"

Le livre, qui doit prochainement être traduit en français aux éditions du Seuil, décrit aussi longuement la frustration récurrente du secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, qui est traditionnellement l'homme le plus proche du président au sein de la "West Wing".

Lors d'une réunion en petit comité, il aurait ainsi affirmé, à propos de Donald Trump : "C'est un idiot. C'est inutile d'essayer de le convaincre de quoi que ce soit. Il a complètement déraillé. On est chez les fous. Je ne sais même pas ce que nous faisons là". Dans une brève réaction, John Kelly a assuré n'avoir jamais qualifié le président d'idiot et réaffirmé son engagement à ses côtés.

La chambre présidentielle renommée "l'atelier du diable"

Le prédécesseur de John Kelly, Reince Priebus, a surnommé la chambre du président "l'atelier du diable" car c'est là que Donald Trump regarde le câble et tweete. Il a également, toujours selon Woodward, rebaptisé les matins et les dimanches soirs "l'heure du crime". De son côté, le président avait semble-t-il peu d'estime pour son secrétaire général. Il a ainsi confié qu'il était "comme un rat : il se contente de courir."

Un ancien général singé et moqué

Peu de personnes sont épargnées par les critiques de Donald Trump, selon les témoignages recueillis par Woodward, pas même le conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster. Trump l'imite souvent dans son dos en gonflant sa poitrine et exagérant sa respiration pour se faire passer pour le général de l'armée à la retraite. Il a également glissé que McMaster porte des costumes bon marché "comme un serveur de bières".

John McCain, ce prisonnier lâche, selon Donald Trump

Au cours d'un dîner, Donald Trump présente le sénateur John McCain, qui a succombé à son cancer cérébral fin août, comme un lâche. Il suggère que l'ancien pilote de la Navy a été libéré prématurément d'un camp de prisonniers pendant la guerre du Vietnam grâce au rang de son père dans l'armée, en laissant d'autres personnes derrière lui.

John Mattis rectifie alors, selon Woodward, cette version, expliquant que McCain avait en réalité refusé une libération anticipée et été brutalement torturé au cours des cinq années qu'il a passées dans ce camp. "Ah, d'accord", a répondu Trump.

Une lettre volée pour éviter un nouveau conflit commercial

Les collaborateurs de Donald Trump ont formé une sorte d'alliance pour contrer certaines décisions du président, à son insu. Woodward rapporte, par exemple, que son ancien conseiller économique Gary Cohn a "volé une lettre du bureau de Donald Trump". Le président s'apprêtait à la signer pour retirer les États-Unis d'un accord commercial avec la Corée du Sud. Plus tard, Cohn a confié à un associé qu'il a agi pour protéger la sécurité nationale et que Trump n'avait d'ailleurs pas remarqué la disparition de la lettre.

Le conflit Corée du Nord-États-Unis, un concours d'égo ?

Dans son ouvrage, Woodward dépeint un président peu au fait des questions internationales et aux réactions disproportionnées. Au cours de l'escalade verbale qui a considérablement tendu les relations entre la Corée du Nord et les États-Unis, le journaliste rapporte que Trump a déclaré à son ancien chef de cabinet, Rob Porter, qu'il voyait la situation comme un concours de volonté : "Tout est question de leader contre leader. Un homme contre un homme. Moi contre Kim."

Donald Trump à propos de l'attaque chimique attribuée à Bachar al-Assad : "Tuons-le bordel !"

Toujours selon les éléments rassemblés par Bob Woodward, après l'attaque chimique d'avril 2017 attribuée au régime de Bachar al-Assad, Donald Trump a appelé le général Mattis et lui a dit qu'il souhaitait assassiner le président syrien. "Tuons-le bordel ! Allons-y ! On leur rentre dedans et on les bute", aurait-il déclaré. Après avoir raccroché, Jim Mattis s'est tourné vers un conseiller et a déclaré : "Nous n'allons rien faire de tout cela. Nous allons être beaucoup plus mesurés".

Dans un texte diffusé dans la soirée de mardi, Jim Mattis n'a pas contesté cet épisode en particulier. Mais il a affirmé n'avoir jamais prononcé "les mots méprisants" qui lui sont attribués à l'encontre du président, déplorant le recours aux sources anonymes qui affaiblit la crédibilité de ces écrits.

Europe1.fr


Canal+ met définitivement fin aux Guignols

La direction de la chaîne cryptée a annoncé lors d’un comité d’entreprise la fin de l’émission satirique lancée en 1988.

Le couperet est tombé. À quelques semaines du trentième anniversaire des Guignols et alors que Canal+ vient de perdre les droits de retransmission de la Ligue 1, la direction de la chaîne a annoncé ce vendredi matin lors d’un comité d’entreprise l’arrêt de l’émission satirique. «On s’en doutait, il y avait des bruits, des démissions» a déclaré Yves Lecoq à l’AFP. «J’ai des rendez-vous la semaine prochaine pour des enregistrements des Guignols. J’attends que l’on me dise ce qui va se passer», a-t-il ajouté, précisant qu’il n’avait pas encore été informé par la chaîne.

Lancée le 29 août 1988 sous le nom Les Arênes de l’info, puis renommée en 1990 Les Guignols de l’info avant de prendre son nom actuel en 2015, Les Guignols a eu droit à trois ans de sursis. En effet, en juin 2015, Vincent Bolloré souhaitait déjà mettre un terme à l’émission satirique «n’appréciant que très moyennement le programme». Mais face au tollé provoqué par cette nouvelle et la forte mobilisation sur les réseaux sociaux mais aussi des politiques et animateurs qui en a suivi, le groupe avait fait finalement machine arrière et avait finalement programmé son retour le 14 décembre dans une nouvelle formule, avec de nouvelles marionnettes et en crypté.

Après un redémarrage à 1,5 million d’abonnés, Les Guignols s’était effondrée à 1 million de téléspectateurs trois jours plus tard puis à 600.000 fin janvier avant de reprendre des couleurs les mois suivants. En 2016, l’émission, programmée à 21 heures, était suivie par 565.000 personnes en moyenne avant de passer à 400.000 fin 2016.

À son arrivée au sein du groupe, Vincent Bolloré avait également fait du ménage dans l’équipe des auteurs des sketches de l’émission. Ainsi, en juillet 2015, Julien Hervé, Philippe Mechelen, Lionel Dutemple et Benjamin Morgaine ont été priés de faire leurs cartons. «On nous a dit moins de politique et plus de Kim Kardashian et de Kanye West. Ils voulaient qu’on écrive sur ce qu’ils appellent la pop-culture en se basant sur les 100 personnalités les plus influentes», expliquait à l’époque un des nouveaux auteurs recrutés pour renouveler l’émission satirique. «Ils ne vont pas bannir la politique, mais ils en veulent beaucoup moins.» Un an plus tard, c’est Yves Le Rolland, producteur historique des Guignols , qui a été mis à l’écart par Vincent Bolloré. Et dernièrement, Daniel Herzog, voix historique de l’émission satirique, et Thierry Garcia, qui imitait entre autres François Hollande et François Bayrou, ont été écartés à leur tour.

À côté de ça, en septembre 2016, les équipes des Guignols avaient été contraintes de quitter le Studio 104 de La Plaine Saint-Denis pour s’installer à Boulogne-Billancourt sur le même plateau que Le Grand Journal.

Quant à savoir si Les Guignols pourrait rebondir sur une autre chaîne, rien n’est moins sûr. En 2015, Cyril Hanouna avait émis l’idée que D8 récupère l’émission satirique si elle devait disparaître de Canal+. Et Delphine Ernotte, à l’époque future présidente de France Télévisions, s’était dit prête à accueillir les marionnettes dans le groupe. Ce à quoi avait répondu l’ancien auteur Bruno Gaccio: «C’est gentil mais vous ne semblez pas bien connaître le problème madame. Ils ne peuvent pas». Et pour cause, le programme appartient à la chaîne cryptée donc à moins que cette dernière ne décide d’en céder les droits, ce qui semble peu probable, il y a très peu de chances pour que l’émission satirique renaisse de ses cendres sur une autre chaîne.

tvmag.lefigaro.fr


Fisc : Johnny Hallyday va devoir rembourser une grosse somme


Johnny Hallyday a perdu sa bataille contre le Fisc. Le chanteur va devoir rembourser une somme à six chiffres, alors qu'il avait été accusé d'avoir fait transiter 9 millions d'euros dans plusieurs paradis fiscaux.

Depuis 2011, Johnny Hally­day tente d'échap­per aux consé­quences d'un redressement fiscal. À l'époque, le Canard Enchainé avait révélé que la star française avait réussi à soustraire à l'impôt la somme de 9 millions d'euros.

Pour éviter de payer, Johnny Hally­day avait, selon le Fisc, fait transiter ses revenus par plusieurs paradis fiscaux. Profitant de plusieurs niches fiscales, l'artiste envoyait d'abord les dividendes de la société Pimiento Music SAS, qui gère les droits de 93 de ses chan­sons, au Luxembourg avant de faire transiter une nouvelle fois l'argent vers le Liberia.


Dans ce paradis fiscal, Johnny Hallyday récol­tait par le biais de sa holding Gedar SA son argent, sans n'avoir jamais payé d'impôt dessus. Un montage financier que le Fisc français avait jugé problématique. Le redressement fiscal du chan­teur avait alors été majoré de 80% pour « abus de droit ». Le chan­teur a d'abord contesté cette décision et a réussi, il y a deux ans, à faire baisser ses pénalités de moitié.

Malgré tout, Johnny Hallyday assurait encore de pas pouvoir payer la somme de 139 105 euros et avait demandé un sursis pour payer. Malheureusement pour lui, la bataille judi­ciaire vient de prendre fin. Selon BFMTV, la demande du chanteur a été déboutée par le Conseil d'État le 10 février. La star n'a maintenant plus d'autre choix que de rembourser sa dette, qui correspond au redressement sur les divi­dendes versées en 2008 et 2009.

Voici.fr


Meurtri par la polémique, Polanski renonce à présider les César


«Profondément attristé», le cinéaste, poursuivi pour viol aux États-Unis depuis 1977, a décidé de ne pas donner suite à l'invitation de l'Académie des Arts et Techniques du cinéma.

«Il est très meurtri», assure le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux qui lui a parlé au téléphone. Face à la polémique qui ne cessait d'enfler, Roman Polanski a préféré renoncer à présider le 24 février prochain la 42e cérémonie des César. Le réalisateur du Pianiste «a décidé de ne pas donner suite à l'invitation» des organisateurs, précise le communiqué de son avocat. Cette polémique que le metteur en scène franco-polonais juge «injustifiée», ajoute le texte, l'a «profondément attristé et atteint  sa famille».

Le choix de l'Académie des César, la semaine dernière, du réalisateur de 83 ans, accusé de viol en 1977 aux États-Unis, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux qui appelaient au boycott et auprès des associations féministes. Même la ministre des Droits des Femmes Laurence Rossignol avait protesté.

Pour accentuer la pression, les mouvements féministes avaient prévu un rassemblement mercredi matin devant le Fouquet's, quelques heures avant l'annonce officielle des nominations des César pour «redire leur colère» et «appeler les invité(e)s de la cérémonie à boycotter la soirée». «L'objectif, c'est de dénoncer le choix de l'Académie des César et de réveiller aussi la profession», soulignait Alice Coffin, coordinatrice de la manifestation et membre du groupe féministe La Barbe.
Pas de commentaires pour l'Académie des César

L'Académie des César, présidée par Alain Terzian (que nous avons tenté de faire réagir à maintes reprises), a gardé le silence jusqu'à présent. Elle va devoir désigner un remplaçant à Roman Polanski. La ministre de la Culture Audrey Azoulay s'était abstenue de critiquer leur choix. «Les faits en cause sont particulièrement graves. Mais ils sont aussi très anciens», avait-elle remarqué, sans se mouiller. Et d'ajouter toujours avec la même prudence: «Cette affaire poursuivra Roman Polanski toute sa vie. Il demeure néanmoins un cinéaste de très grand talent.» Même son de cloche chez l'ancienne ministre de la rue de Valois: Aurélie Filippetti avait souhaité «qu'on laisse Roman Polanski présider cette cérémonie». Ce qui a valu de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Dans le milieu du cinéma, quelques voix s'étaient élevées pour défendre le réalisateur de Tess, comme Gilles Lellouche, François Berléand ou Jean-Pierre Mocky. Roman Polanski, à l'époque âgé de 43 ans, avait été poursuivi en 1977 en Californie pour le viol d'une adolescente de 13 ans. Libéré sous caution après 42 jours de prison, le cinéaste qui avait plaidé coupable de «rapports sexuels illégaux» avec une mineure mais nié le viol, s'était enfui des États-Unis avant le verdict, craignant d'être lourdement condamné. Considéré depuis comme un «fugitif» par les États-Unis, il court toujours le risque d'y être extradé, malgré les interventions en sa faveur de la victime, qui a réclamé à plusieurs reprises l'abandon définitif des poursuites et dit lui avoir pardonné.

En décembre, la Cour suprême polonaise a mis fin à une procédure d'extradition entamée en 2014 à la demande de la justice américaine. Depuis 40 ans, cette affaire refait régulièrement surface. Elle avait fait l'objet d'une allusion voilée de Laurent Lafitte dans son discours de la cérémonie d'ouverture du dernier Festival de Cannes, suscitant la colère de l'épouse de Roman Polanski, Emmanuelle Seigner.

Source et crédits photos: lefigaro.fr

INTERVIEW - Le Figaro avait rencontré en 2013 l'écrivain sacrée ce jeudi par l'Académie suédoise. En trente ans et cinq ouvrages, la romancière biélorusse a sauvé la mémoire d'un peuple fataliste et nostalgique.


Wes Craven, le réalisateur de la saga "Scream", est décédé

Wes Craven, le réalisateur à succès de films d'horreur tels que "Les Griffes de la nuit" et la saga "Scream", est décédé à l'âge de 76 ans, indiquent lundi de nombreux médias américains. 


Le "maître de l'horreur" est décédé à son domicile de Los Angeles des suites d'un cancer du cerveau, a déclaré son manager au Los Angeles Times.


Syrie : Daech continue de détruire la cité antique de Palmyre




Daech poursuit son entreprise de destruction de la cité antique de Palmyre, ville classée au Patrimoine mondial de l'humanité. Les jihadistes du groupe terroriste, qui contrôlent une bonne partie de la Syrie et de l'Irak, ont fait exploser le temple de Baalshamin, a affirmé dimanche à l'AFP le directeur des Antiquités de Syrie.

«Daech a placé aujourd'hui une grande quantité d'explosifs dans le temple de


Sénégal: le célèbre percussionniste Doudou Ndiaye Rose est mort

Doudou Ndiaye Rose avait été classé "Tésor humain vivant" par l'Unesco
Le percussionniste sénégalais Doudou Ndiaye Rose est décédé à Dakar à l'âge de 85 ans. Ce véritable chef d'orchestre était capable de diriger plus de cent batteurs à la fois, sur des rythmes différents. Il avait multiplié les collaborations avec des artistes du monde entier.

La rumeur s’est répandue en début d’après-midi mercredi 19 août. Doudou Ndiaye Coumba Rose est décédé un peu après midi dans un hôpital de Dakar suite à un malaise. Il était