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Macron annule son déplacement au Mali

Le président français Emmanuel Macron a annulé vendredi le déplacement qu'il devait effectuer au Mali pour rencontrer le président de la transition et célébrer Noël avec les troupes françaises, en raison de la crise du Covid-19, a annoncé l'Elysée.

"Cette décision a été prise dans un souci de cohérence entre les mesures annoncées au niveau national et l'agenda international du président, et dans un souci de ne pas exposer notre dispositif militaire dans un moment de dégradation de la situation sanitaire en métropole", a expliqué la présidence.

L'annonce de l'annulation a été faite à l'issue d'un conseil de défense sanitaire qui s'est réuni pour examiner de nouvelles mesures face à la cinquième vague fulgurante de Covid-19 et au variant Omicron très contagieux.

Le Premier ministre Jean Castex a également annulé le déplacement qu'il devait faire en Jordanie avec la ministre des Armées Florence Parly et le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal pour rencontrer les militaires basés dans ce pays.

Paris avait annoncé mercredi qu'Emmanuel Macron devait se rendre lundi à Bamako pour une première rencontre avec le colonel Assimi Goïta, dans un climat de haute tension entre Paris et la junte militaire au pouvoir depuis 2020, dont la lenteur à rendre le pouvoir aux civils et les velléités de recourir à des mercenaires russes exaspèrent Paris.

La présidence a souligné vendredi que l'organisation de cette rencontre était difficile. Emmanuel Macron voulait qu'y participent les présidents en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédeao) - le président ghanéen Nana Akufo-Addo - et du G5 Sahel - le Tchadien Mahamat Idriss Déby Itno. Un format rejeté par les autorités maliennes, qui souhaitaient un entretien bilatéral.

"Les difficultés sur la table ne sont pas franco-maliennes, mais entre le Mali et ses partenaires. Elles ne peuvent se résoudre que dans un cadre collectif", a expliqué l'Elysée. "Il y a un grand besoin de clarification", notamment sur "le flottement sur les élections, qui a jeté beaucoup de trouble parmi les partenaires" internationaux.

Après avoir promis d'organiser des élections en février, la junte traîne des pieds pour présenter un calendrier de transition, au grand dam des membres de la Cédéao, qui la menacent de sanctions supplémentaires dès janvier si le dossier n'avance pas.

Paris cherche en outre à dissuader le colonel Goïta de recourir aux paramilitaires russes de Wagner, réputés proches du Kremlin et accusés de prédation et d'exactions dans les pays où ils sévissent, comme en République centrafricaine. Il a averti que leur déploiement serait "inacceptable".

Au terme de la courte étape à Bamako, le président français devait partir célébrer le traditionnel Noël avec les troupes lundi soir et mardi matin sur la base de Gao (nord-est) avec des soldats français déployés au sein de la force antijihadiste française Barkhane, en pleine restructuration.

Mais l'Elysée a annoncé que le repas de fête préparé par le chef de l'Elysée sera bien envoyé au Sahel pour être apprécié par quelque 2.800 militaires.

Après l'avoir célébré au Niger, au Tchad et en Côte d'Ivoire entre 2017 et 2019, Emmanuel Macron avait déjà été contraint d'annuler le Noël avec les troupes l'an dernier après avoir été déclaré positif au Covid le 17 décembre 2020.

Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, la France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de 5.000 actuellement, à 2.500/3.000 d'ici 2023.

17/12/2021 22:35:24 - Paris (AFP) - © 2021 AFP

 

Maroc : Fin de cavale, à Fès, pour un Néerlandais recherché par Interpol

Un Néerlandais, qui faisait l`objet d`une notice rouge émise par l'Organisation internationale de police criminelle (Interpol), a été interpellé, vendredi, par les forces sécuritaires de la ville de Fès, pour son implication présumée dans un crime d'homicide volontaire.

L'arrestation de ce ressortissant étranger intervient, souligne la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans son communiqué, dans le cadre de l'adhésion des services de cette direction aux relations de coopération internationale dans les domaines sécuritaires, notamment pour la poursuite et l'arrestation d'auteurs de délits et de crimes recherchés au niveau international.

Selon les informations disponibles, le prévenu, frappé d'une notice rouge d'Interpol, émise sur la base d'un mandat d'arrêt international délivré par les autorités judiciaires néerlandaises, était recherché, précise le communiqué, pour son implication présumée dans un crime d'homicide volontaire, perpétré en 2010 sur la personne de son épouse. 

L'homme a été placé en garde à vue sur ordre du parquet compétent, en attendant d'être mis à disposition des autorités judiciaires chargées de statuer sur les demandes d'extradition de criminels, précise le communiqué, conformément aux textes juridiques nationaux et aux conventions internationales y afférentes.

Un peu plus d'une semaine auparavant, un ressortissant ivoirien avait été interpellé dans la même ville de Fès, pour des délits de piratage de données bancaires.

Une énième interpellation qui s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Royaume pour poursuivre les personnes recherchées au niveau international, pour des délits ou des crimes commis au niveau transfrontalier. 

Abdoulaye Jamil Diallo - S'informer Utile

Gambie : Barrow réélu avec 53,2% des voix

Le président de la Commission électorale indépendante a annoncé ce dimanche soir la victoire d'Adama Barrow. Le président sortant est ainsi réélu avec 53,2% des voix, d'après les résultats globaux annoncés. 

« Adama Barrow  dûment élu pour servir en tant que président de la République de Gambie », a déclaré le président de la Commission, Alieu Momar Njie, en annonçant à la presse les résultats des dernières circonscriptions.

Le président sortant l’emporte avec 458 519 (sur quelque 900 000 électeurs), d'après les résultats globaux ; soit un peu plus de 53% des suffrages, dépassant de loin son principal adversaire et ancien mentor, Ousainou Darboe, qui n'a obtenu que 238 253 des voix ; soit 27,7%. 

Dans la soirée, le président Adama Barrow a salué  le bon déroulement du scrutin, en remerciant notamment la Commission électorale indépendante d'avoir organisé comme promis « une élection libre, équitable, et transparente » ; sans oublier « le conseil des sages de la Cédéao et les anciens chefs d’Etat  qui ont laissé toutes leurs activités » , a souligné le président Barrow, « pour venir nous accompagner comme des frères et sœurs ». 

Ce qui, selon lui,  constitue une preuve que les Gambiens devraient « prendre en main leur destin et trouver des solutions à leurs problèmes ». Avant de promettre qu'il consacrerait toutes les ressources à sa disposition « pour faire de la Gambie un pays meilleur, pour tous ».

AJD | S'informer Utile 

Espagne : Pluie mystérieuse d'oiseaux morts


Le spectacle est digne d'un film d'horreur : tout autour de l'hôpital Juan Cardono à Ferol (Epagne), les rues et les trottoirs sont jonchés d'oiseaux morts ; des centaines d'étourneaux soudain tombés raides morts, juste après s'être envolés, selon un témoin, des arbres en face de la sortie de l'hôpital, sous l'œil ahuri des passants. Une chute collective encore inexpliquée par la science.

Quelques cadavres des passereaux ont été prélevés de l'hécatombe par les services sanitaires de la ville à des fins d'analyse. Si le phénomène paraît assez insolite, il n'en est pas moins connu ; et ce, depuis des siècles, même si l'on en ignore encore la cause exacte.

Rome a d'ailleurs connu un phénomène similaire en janvier dernier, après la Louisiane, en 2011, dont la raison serait attribuée à une panique soudaine des volatiles ayant entraîné des télescopages meurtriers, d'après les nombreux traumatismes relevés lors de l'examen des cadavres ; des traumatismes qui seraient dus, selon certains observateurs, au vol en nuées compactes des étourneaux.

Abdoulaye Jamil Diallo| S'informer Utile

Boire trop de café ou de thé augmenterait le risque de cancer du poumon


Boissons poisons - D'après une récente étude, présentée à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, boire deux tasses ou plus de thé ou de café augmenterait le risque de cancer du poumon.

Thé ou café ? À cette question, vous risquez bientôt de répondre : aucun. Alors qu’en mars dernier, une étude franco-iranienne établissait un lien entre la consommation de café ou de thé trop chauds et le cancer de l’œsophage, de nouveaux travaux, présentés à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, enfoncent le clou.

Ces recherches, menées par des étudiants à la Vanderbilt University au Tennessee (États-Unis), ont regroupé les données de dix-sept études menées sur 1,2 million de personnes aux Etats-Unis et en Asie. Suivies sur une moyenne de 8,6 ans, plus de 20.000 participants ont développé un cancer du poumon dans ce laps de temps. La moitié était pourtant non-fumeuse.

D’après les étudiants, les non-fumeurs qui ont bu deux tasses ou plus de café par jour avaient 41 % de risques supplémentaires de développer un cancer du poumon que ceux qui n’en buvaient pas. Le café décaféiné, lui augmentait encore de 15% ce risque. Les buveurs de thé, eux, ne sont pas bien mieux lotis, avec un risque plus élevé de 37 % d’avoir ce type de maladie en buvant deux tasses ou plus par jour, par rapport à ceux qui ne consommaient pas cette boisson. Les scientifiques ont noté que les risques n’évoluaient pas de façon significative selon l’âge, le sexe ou les origines de la personne.

En revanche, le principal auteur de l’étude, Jingjing Zhu, insiste auprès du média Live Science sur le fait qu’il ne s’agit que d’une étude d’observation. Aucun lien de cause à effet entre l’absorption de thé et de café et le cancer du poumon n'a donc été  prouvé. Selon lui cependant, la caféine ne serait pas responsable, mais plutôt la technique de torréfaction.

Au-delà du simple constat dressé, l'étude tire aussi ses limites du fait qu'elle n'a pas pris en compte le fait que certaines personnes ont peut-être commencé à fumer pendant les recherches, ou que d'autres ont pu être exposées à un tabagisme passif.

ici.fr


Le 15 octobre 1987, l'ex-président et "père de la révolution burkinabè", Thomas Sankara, était tué lors d'un coup d'Etat: 34 ans après, le procès des auteurs présumés de son assassinat s'ouvre lundi devant le tribunal militaire de Ouagadougou.

Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, se tiendra sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité dans un pays en proie à la violence jihadiste depuis 2015.

Principal accusé, Blaise Compaoré, 70 ans, vit, depuis qu'il a été renversé par une insurrection populaire en 2014, en Côte d'Ivoire, pays dont il a obtenu la nationalité, et ne se présentera pas devant le tribunal: ses avocats ont dénoncé "un procès politique" devant "une juridiction d'exception".

Selon Stanislas Benewendé Sankara (aucun lien familial avec Thomas Sankara, ndlr), avocat de la famille du leader "révolutionnaire" depuis 1997, "l'absence de Compaoré est un mépris pour la justice de son pays d'origine" et "dénote quelque part aussi sa culpabilité éventuelle".

Mais, juge-t-il, même si ce procès "n'est pas encore le bout du tunnel, nous amorçons un virage au plan judiciaire qui est très important".

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1983, Thomas Sankara a été tué avec douze de ses compagnons par un commando lors d'une réunion au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou. Il avait 37 ans.

Parmi les quatorze accusés figure aussi le général Gilbert Diendéré, 61 ans, un des principaux chefs de l'armée lors du putsch de 1987.

Devenu ensuite chef d'état-major particulier du président Compaoré, le général Diendéré purge déjà au Burkina une peine de 20 ans de prison pour une tentative de coup d'Etat en 2015.

MM. Compaoré et Diendéré sont tous deux accusés de "complicité d'assassinats", "recel de cadavres" et "d'attentat à la sûreté de l'Etat".

Bras droit de Sankara, Blaise Compaoré a toujours nié avoir commandité l'assassinat de son frère d'armes et ami intime, bien que le putsch de 1987 l'ait porté au pouvoir.

Des soldats de l'ancienne garde présidentielle de Compaoré, notamment l'ancien adjudant-chef Hyacinthe Kafando, soupçonné d'avoir été le chef du commando et qui est actuellement en fuite, figurent également parmi les accusés.

- "Commanditaires de l'extérieur" -

La mort de Thomas Sankara, qui voulait "décoloniser les mentalités" et bouleverser l'ordre mondial en prenant la défense des pauvres et des opprimés, a été un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de M. Compaoré.

L'affaire a été relancée en 2015 par le régime de transition démocratique et un mandat d'arrêt émis contre M. Compaoré par la justice burkinabè en mars 2016.

Lors d'un voyage à Ouagadougou en novembre 2017, le président français Emmanuel Macron avait salué la mémoire de Thomas Sankara et annoncé la levée du secret-défense sur des documents relatifs à son assassinat.

Selon Halouna Traoré, ancien compagnon de Sankara et unique rescapé du coup d'Etat de 1987, le "procès nous amène (nous, Burkinabè, ndlr) à nous regarder dans le miroir, à voir le tort qu'on s'est fait nous-mêmes avec la complicité de l'extérieur, parce que le côté matériel du coup d'Etat s'est passé au Burkina, mais les commanditaires sont de l'extérieur".

S'il se réjouit de la tenue du procès, le réseau international "Justice pour Thomas Sankara, justice pour l'Afrique" note le risque qu'il soit "amputé du volet international du dossier" pouvant faire la lumière sur le rôle de la France, des Etats-Unis et de pays ouest-africains comme la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët Boigny et du Togo de Gnassingbé Eyadema, alors ulcérés par les prises de position anti-impérialistes de ce jeune révolutionnaire adulé par la jeunesse africaine.

Selon le Comité international mémorial Thomas Sankara (CIMTS), "sauf contrainte de dernière minute", la veuve de Thomas Sankara, Mariam, qui vit depuis 1990 à Montpellier dans le sud de la France, devrait assister à l'ouverture du procès.

Par Stéphane BARBIER et Armel BAILY - AFP 

Source : le Monde