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Trump, un personnage attachant

Le 20 janvier, le monde assistera à l'investiture de Joe Biden, vainqueur de l'élection présentielle du 3 novembre 2020. Donald Trump, qui aura maintenu tambour battant sa contestation des résultats jusqu'au bout, passera tout de même la main et cèdera enfin, malgré lui, la direction des affaires de l’État au président démocratiquement élu de tous les Américains. Il quittera la Maison Blanche et abandonnera, du même coup, ses velléités quelque peu morbides de la « squatter » contre le gré de la majorité, quitte à se retrouver seul et contre tous, démocrates comme républicains.

Jamais président des États-Unis n'était allé aussi loin, réussissant à se mettre à dos aussi bien ses adversaires politiques que ses propres partisans. La récente intrusion au Capitole de certains de ses partisans, à son instigation, en est la parfaite illustration. C'est en effet un précédent qualifié d'historique par les observateurs, dès lors que ce monument n'avait, jusqu'ici, jamais connu pareil assaut, perpétré de surcroît par des citoyens américains. La seule attaque qu'ait jamais connue le Capitole remonte à la Seconde Guerre anglo-américaine (1812-1815), lorsque l'armée britannique y avait mis le feu. 

Trump s'est-il soudain réveillé de sa léthargie ? S'est-il rendu compte de la gravité de son acte ? Ou se rend-il tout simplement à l'évidence ? Le fait est que quelle qu'en soit la raison, quelques heures après la violation de ce symbole de la démocratie et juste après la  reconnaissance et la certification par le Congrès de l'élection de Joe Biden comme prochain président des États-Unis, la Maison Blanche a publié une déclaration dont la teneur faisait état de l'engagement de Donald Trump à assurer « une transition ordonnée » le 20 janvier, date de l'investiture de son adversaire démocrate.

Le 20 janvier donc, Joe Biden prendra les rênes du pouvoir. Il sera investi 46e président des États-Unis, mais la cérémonie de passation de pouvoir fera certainement une entorse à la tradition, dès lors que Donald Trump a d'ores et déjà annoncé son refus de s'y rendre, tweetant une réponse cinglante à tous ceux qui se posaient la question : « Je n'irai pas à l'inauguration » ! 

Un tweet de trop ou une démarche répressive destinée à faire taire l'indélicat président afin de prévenir toute dérive avant et pendant la cérémonie du 20 janvier ? Le fait est que Twitter a finalement conclu à la fermeture sans délai du compte de Donald Trump, le coupant ainsi de son contact avec plus de 81 millions d'abonnés. 

Mais Trump n'en démord pas pour autant. Et s'il a promis d'assurer une  transition ordonnée
», il campe tout de même sur ses positions inébranlables de contestataire de l'élection de Biden ainsi que de farouche opposant, qui ne semble pas pour l'instant - loin s'en faut - décidé à quitter la scène politique. 

Bien au contraire, il promet un engagement politique durable et sans faille à ses partisans, à qui Trump déclare : « les 75 millions de grands patriotes américains qui ont voté pour moi, pour (ses slogans ndlr) « l'Amérique d'abord » et « Restituer sa grandeur à l'Amérique », auront une voix énorme, longtemps dans le futur. Ils ne seront ni méprisés, ni traités injustement de quelque manière que ce soit ». 

Une promesse qui tombe comme un couperet, annonçant d'ores et déjà la couleur de ce que sera le magistère de Joe Biden : une cohabitation assez difficile dans un contexte de crise économique et sanitaire, et le tout dans une Amérique   - faut-il le dire - divisée.

Aussi, s'il n'y a pas de débordements majeurs - eu égard aux manifestations sporadiques actuellement en cours des pro Trump - Joe Biden sera investi le 20 janvier, avec tout de même un redoutable adversaire politique, en l'occurrence Trump himself, qui ne le lâchera pas d'une semelle, et qui fera feu de tout bois pour le discréditer aux yeux de ceux-là mêmes qui l'ont élu. Mais quoi qu'il en soit, l'on se souviendra toujours de Donald Trump comme d'un personnage quelque peu... attachant : vrai et fidèle à lui-même – quoi que l'on dise.

Abdoulaye Jamil Diallo

Gibraltar rejette la demande américaine de retenir le pétrolier iranien

La demande émise par la justice américaine de retenir le pétrolier iranien Grace 1, qui avait été arraisonné le 4 juillet, a été rejetée par le gouvernement de Gibraltar.

Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a rejeté dimanche une demande du ministère américain de la Justice de retenir le pétrolier iranien qui s'apprête à quitter ses eaux territoriales, expliquant que les sanctions américaines ne sont pas applicables dans l'Union européenne.

«En vertu du droit européen, Gibraltar est dans l'impossibilité de prêter l'assistance demandée par les États-Unis», qui veulent saisir le pétrolier en vertu des sanctions américaines contre l'Iran, ont expliqué les autorités dans un communiqué.

«Le régime des sanctions de l'Union européenne est fondamentalement différent de celui des États-Unis», souligne le communiqué. De plus, la réglementation européenne «interdit spécifiquement d'appliquer certaines lois américaines», dont celles sur les sanctions contre l'Iran.

Le commandement de la Marine iranienne a déclaré que l’ère de «frapper et courir» était terminée et s’est dit prêt à escorter les pétroliers iraniens dans le Golfe.

La longue histoire du Grace 1
Arraisonné le 4 juillet, le Grace 1 a été libéré le 15 août par les autorités de Gibraltar. Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar a affirmé début juillet que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banias.

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, l'Iran n’a pas donné de garanties concernant le fait que le navire ne se dirigerait pas vers les côtes syriennes après sa libération. Or, les autorités de l’île ont affirmé avoir reçu la promesse écrite de Téhéran qu'il n’y enverrait pas son pétrole.

Le 16 août, un tribunal américain a émis un mandat de saisie visant le Grace 1, qui a suivi une plainte de l'administration des États-Unis.

Sputnik
VIDÉO - L'agression, que le juge Kavanaugh a formellement démentie, se serait produite dans les années 1980 au lycée selon le témoignage d'une femme publié dimanche dans le Washington Post. Un retournement qui pourrait perturber sa confirmation par le Sénat américain.


Nouveau retournement dans le processus de nomination du juge Kavanaugh au siège de la Cour suprême. Dans un témoignage publié dimanche dans le Washington Post, une femme a accusé le candidat de Donald Trump d'agression sexuelle dans les années 1980, lorsqu'il était lycéen. Un retournement qui promet de perturber sa confirmation par le Sénat américain. Magistrat conservateur, ancien conseiller du président George W. Bush, le juge Brett Kavanaugh, 53 ans, conteste catégoriquement ces accusations. Les démocrates ont immédiatement réagi, exigeant le report du vote au Sénat sur sa confirmation.

L'enjeu est grand. Brett Kavanaugh pourrait, s'il est confirmé à ce poste à vie, faire basculer pendant au moins une génération l'équilibre de la Cour suprême. Elle est chargée aux États-Unis de trancher sur des questions divisant profondément la société, comme l'avortement ou les armes. Les républicains disposent d'une très courte majorité (51-49) au Sénat, qui a le dernier mot sur les candidats désignés par le président américain. Déjà sous la loupe, la réaction de deux sénatrices républicaines défendant le droit à l'avortement va donc être scrutée de près dans les prochains jours.

«Devoir civique»
A deux mois d'élections parlementaires qui pourraient voir les démocrates prendre la majorité au Congrès américain, la Maison Blanche et les républicains n'ont pas de temps à perdre. Mais le témoignage de Christine Blasey Ford, publié dimanche par le Washington Post, pourrait enrayer un processus qui s'annonçait rapide.

Professeure universitaire de psychologie âgée de 51 ans, elle affirme qu'au début des années 1980, lorsque Brett Kavanaugh était scolarisé dans la proche banlieue de Washington, ce dernier et un ami «complètement ivres» l'auraient coincée dans une chambre lors d'une soirée. Brett Kavanaugh l'aurait maintenue de force sur un lit, avant de se livrer à des attouchements par dessus ses vêtements, qu'il aurait tenté sans succès de lui retirer. Quand elle aurait tenté de crier, il lui aurait couvert la bouche avec la main. «J'ai pensé qu'il risquait de me tuer sans le vouloir», a-t-elle confié au journal. Elle avait finalement pu se dégager de son étreinte et quitter la pièce.

Christine Blasey Ford dit n'avoir parlé à personne des ces faits, qui l'ont pendant longtemps affectée, jusqu'à une séance de thérapie de couple avec son époux en 2012. Elle a fourni au journal des notes prises par son psychothérapeute à l'époque, quand elle évoquait «une tentative de viol» pendant son adolescence. Ces informations étaient parvenues dès cet été dans une lettre confidentielle à une influente sénatrice démocrate, Dianne Feinstein, qui n'en avait pas touché mot aux autres sénateurs. Cette dernière avait finalement révélé jeudi avoir donné sa lettre à des inspecteurs.

Christine Blasey Ford explique au Washington Post que face aux rumeurs folles qui couraient depuis sur son identité, elle a décidé de sortir de l'ombre. «J'estime désormais que mon devoir civique pèse plus lourd que mon angoisse et ma terreur face à des représailles», explique cette professeure de l'université de Palo Alto. Electrice démocrate, elle a fait des petits dons à des organisations politiques, précise le Washington Post.

«Une insulte pour les femmes»
Un vote en commission sénatoriale est prévu jeudi sur la confirmation de Brett Kavanaugh, avant le vote final en séance plénière qui pourrait intervenir dès fin septembre. Maintenant que l'accusatrice a parlé publiquement «il revient au FBI de mener une enquête. Cela devrait se produire avant que le Sénat n'avance sur cette nomination», a déclaré dimanche Dianne Feinstein, dans un communiqué. «Insister pour voter maintenant serait une insulte pour les femmes américaines et l'intégrité de la Cour suprême», a tonné le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

Dénonçant depuis jeudi une «opération de la dernière chance», la Maison Blanche a renvoyé le Washington Post vers le démenti «catégorique et sans équivoque» de Brett Kavanaugh publié en fin de semaine. «Je n'ai pas fait cela, que ce soit au lycée ou à n'importe quel autre moment», écrivait le juge, catholique pratiquant, marié et père de deux filles. Plus de 60 femmes disant le connaître à l'époque l'ont défendu dans une lettre.

«Au cours de ses 25 ans dans la fonction publique le FBI a consciencieusement et régulièrement étudié le parcours de Brett Kavanaugh», avait insisté jeudi la Maison Blanche. Un argument repris par les républicains au Sénat. Après la publication de l'interview, le sénateur républicain Lindsey Graham s'est toutefois dit prêt à entendre Christine Blasey Ford en commission si elle le désire. Avant d'ajouter que cela devrait «être fait immédiatement, afin que le processus puisse se poursuivre comme prévu».

lefigaro.fr

Afrique: malgré ses propos injurieux, Trump invité au sommet d'Addis Abeba

Une semaine après les propos injurieux de Donald Trump à l’égard des pays africains, les diplomates du continent sont partagés entre demande d’explications et apaisement. D’anciens ambassadeurs lui ont écrit pour dire leur indignation et l’appeler à réévaluer sa vision et les représentants du continent à l’ONU l’ont invité au sommet de l’Union Africaine d’Addis-Abeba des 28 et 29 janvier 2018.

Depuis la révélation par le Washington Post, le 12 janvier 2018, des propos du président américain traitant les pays africains, Haïti et le Salvador de «pays de merde», il ne se passe pas un jour sans que des réactions d’indignation se fassent entendre.

D'anciens diplomates demandent à Trump de réviser sa vision de l'Afrique
Parmi les plus notoires, la lettre qui lui a été adressée par 78 anciens représentants de 48 pays d’Afrique aux Etats-Unis, malgré ses démentis et son affirmation «je ne suis pas raciste» à quelques journalistes en Floride.

«Cher M.Le président, nous vous écrivons pour dire notre profonde inquiétude au sujet de vos récentes remarques sur les pays africains», écrivent-ils. «L'Afrique est un continent de grands talents humains, d'une beauté extraordinaire et de ressources naturelles sans pareilles, poursuit la lettre. C'est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les Etats-Unis.»

Le texte rappelle les liens économiques entre Afrique et Etats-Unis mais aussi militaires et en termes de renseignement. Cet engagement mutuel est «vital pour nos intérêts nationaux», expliquent les ex-ambassadeurs, «mais nous savons aussi que le monde est plus riche grâce à la contribution des Africains et notamment des Américains descendants d'Africains».

Et les anciens diplomates de conclure: «Nous espérons que vous allez réviser votre vision de l'Afrique et de ses citoyens et que vous reconnaîtrez la contribution importante que les Africains et les Afro-Américains ont apporté et continuent d'apporter à votre pays et à son histoire.»

Une occasion pour Trump de s'adresser directement aux dirigeants africains
Si tel était le cas, une occasion en or lui est fournie par les ambassadeurs des pays africains à l’ONU, en exercice ceux-là. En dépit des «remarques scandaleuses, racistes et xénophones» dénoncées par des élites africaines, ils ont adressé à Donald Trump une invitation à se rendre au prochain sommet de l’Union Africaine (UA) qui doit se tenir les 28 et 29 janvier 2018 à Addis Abeba.

«Loin d’être une invitation de complaisance, les diplomates africains espèrent obtenir un face-à-face entre Donald Trump et les chefs d’Etats africains», écrit Africanews qui rapporte l’information.

C’est Jerry Matjila, ambassadeur sud-africain et porte-parole des diplomates africains à l’ONU, qui a émis cette proposition au nom du groupe, estimant qu’il «pourrait être utile» que Trump s’adresse directement aux dirigeants du continent, précise le site d’informations africaines.

L’invitation a été transmise sous forme de recommandation lors d’une rencontre du corps diplomatique africain avec l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Haley, le 18 janvier à New York.

C’est d’ailleurs à la demande de cette dernière que la rencontre a eu lieu après la publication d’un communiqué des diplomates exigeant des excuses du président américain pour ses propos «racistes», a indiqué l’ambassadeur de Guinée équatoriale, Anatolio Ndong Mba.

«Une rencontre très amicale» avec Nikki Haley
L'ambassadrice américaine n'a pas présenté d'excuses lors de cette rencontre à huis clos, mais a exprimé ses regrets, a-t-il affirmé. Nikki Haley a expliqué aux ambassadeurs qu'«elle n'était pas à la Maison Blanche, elle n'était pas sûre de ce qui s'y est dit, mais qu'elle regrettait toute cette situation», a poursuivi le diplomate.

Au cours de la rencontre qualifiée de «très amicale» par Anatolio Ndong Mba, Nikki Haley a pris acte de la recommandation qui pourrait, selon d'autres diplomates, prendre la forme d’un message d’amitié aux dirigeants africains au sommet d’Addis-Abeba, et promis de la transmettre à son président.

En geste d’apaisement, la mission américaine à l’ONU a mis en ligne des photos de la réunion accompagnées du message: «Merci au groupe africain pour la réunion d’aujourd’hui.»

France info

L’étonnante conférence de presse de Donald Trump


Revue des attaques et justifications du président américain lors de sa singulière conférence de presse.

Dans un exercice inédit tournant au spectacle, Donald Trump s'est « lâché », jeudi dans la somptueuse « East Room » de la Maison Blanche, pour défendre le bilan de ses quatre premières semaines au pouvoir exceptionnellement agitées.

Près d'une heure et demie d'une conférence de presse surprenante - car cassant tous les codes de ces lieux -, décousue, et dont le président a parfois donné l'impression de perdre le contrôle. Une intervention-fleuve qu'il a menée sur le mode de la colère et du combat, et dans laquelle perçait à chaque instant clairement sa frustration. Et qui a souvent laissé ses « spectateurs » perplexes ... et inquiets.

L'excuse de l' « héritage »

« Pour être honnête, j'ai hérité d'une situation chaotique. C'est la pagaille », a d'abord justifié le président américain au cours d'une longue tirade, citant les emplois qui « fuient notre pays », à « Mexico et ailleurs » et le « désastre » au Moyen-Orient. Et en y opposant une nouvelle administration fonctionnant comme « une machine bien réglée » et la marée de décrets signés dans le Bureau ovale : pour lui, jamais une présidence n'a autant fait en aussi peu de temps.

Une violente attaque contre la presse

Donald Trump s'en est pris à la presse, son bouc émissaire du moment. La charge a été nourrie de colère, le président dénonçant « un niveau de malhonnêteté hors-de-contrôle » des médias et « la haine » dont il fait l'objet de la part de journalistes. Prenant ses électeurs à témoin, il a affirmé que « la plupart des médias, à Washington DC, mais aussi à New York et Los Angeles, ne parlent pas pour le peuple mais pour des intérêts particuliers et pour les profiteurs d'un système qui est cassé ». « Je vous dis simplement que vous êtes des gens malhonnêtes », a lancé le président à l'adresse des journalistes, « le public ne vous croit plus ». « Asseyez-vous ! », a-t-il même intimé à un journaliste qui tentait une relance après sa question, « Taisez-vous ! », a-t-il ordonné à un autre.

Faisant allusion à son utilisation pluri-quotidienne de Twitter, Donald Trump a rappelé « Je suis ici une nouvelle fois pour faire passer mon message directement au peuple », ajoutant que s'il le voulait il serait « un très bon reporter ».

Le décret sur l'immigration sera remanié

Le décret interdisant aux ressortissants de sept pays musulmans d'entrer aux Etats-Unis, dont la justice américaine a suspendu l'application, sera remanié la semaine prochaine, a annoncé Donald Trump. La procédure juridique d'appel engagée par la Maison Blanche contre cette suspension du décret du 27 janvier, prononcée par le juge James Robart de Seattle à la demande de l'Etat de Washington, est donc abandonnée.

« Nous avons eu un mauvais tribunal, une mauvaise décision », a déploré Donald Trump, en promettant que la nouvelle version serait « tout à fait conforme » à la législation. « Nous pouvons ajuster le décret à cette décision et obtenir tout ce qu'on souhaite, peut-être même plus », a-t-il ajouté.

Trump nomme le premier Hispanique du gouvernement au département du travail

Au lendemain de l'humiliation du retrait de son précédent candidat, Andrew Puzder - le PDG d'un groupe de restauration rapide dont la candidature a été plombée par des révélations sur d'anciens épisodes de sa vie professionnelle et personnelle -, Donald Trump a annoncé avoir désigné Alexander Acosta pour occuper le poste de secrétaire au Travail, le premier Hispanique de son gouvernement. « Il a un diplôme de l'université de droit d'Harvard. Super étudiant. (...) Il a eu une formidable carrière », a indiqué le président, « Nous venons juste de discuter et je pense qu'il sera un formidable ministre du Travail ».

Trump rejette toute collusion avec la Russie

Donald Trump a également nié i les informations de presse faisant état de contacts entre son équipe de campagne et les services de renseignement russes avant son élection, lors de laquelle les renseignements russes sont accusés d'avoir piraté des proches d'Hillary Clinton. Des révélations de la presse, fondées sur des fuites, ont fait état de contacts répétés l'année dernière entre des membres de son équipe et des responsables proches du Kremlin. « Non, non, personne de ma connaissance », a-t-il déclaré le président américain. « Je n'ai rien à voir avec la Russie. À ma connaissance, aucune des personnes qui m'entourent non plus », a ajouté le président américain.

« Toute l'histoire de la Russie est une ruse », a tonné le milliardaire, en déplaçant le débat sur les fuites de renseignements. « Les fuites sont absolument réelles. L'information est fausse », a-t-il affirmé lors de la conférence de presse, parlant d'une « escroquerie » et d'une « ruse » de la presse. « Personne que je connaisse » n'a eu de contact avec la Russie avant l'élection du 8 novembre, a-t-il insisté.

« Quant à moi, je ne possède rien en Russie. Je n'ai pas de prêts en Russie. Je n'ai aucun accord en Russie », a-t-il ajouté. « Vous pouvez dire ce que vous voulez sur la Russie, ce sont de fausses informations fabriquées pour compenser la défaite des démocrates, et la presse joue le jeu ».

Trump s'explique sur le limogeage de son conseiller à la Sécurité nationale

Le président a assuré qu'il n'avait pas demandé à Michael Flynn, son ex-conseiller à la Sécurité nationale, d'appeler l'ambassadeur russe à Washington. Michael Flynn avait été contraint à la démission, lundi, après les révélations sur cette conversation, illégale au regard du droit américain, qui a porté sur une éventuelle levée des sanctions américaines contre Moscou.

Donald Trump a estimé que parler de sanctions entrait dans le cadre général du travail de son proche conseiller, et confirmé qu'il l'avait limogé parce qu'il n'avait pas dit la vérité. « Il n'y a rien de mal dans ce qu'il a fait », a assuré le président, « Mike faisait son travail. Il appelait des pays et ses homologues. Ce qu'il a fait ne me pose pas de problème (...) Je ne le lui ai pas demandé, mais je l'aurais fait parce c'est son travail », a-t-il poursuivi, ajoutant que le problème venait du fait que son conseiller avait menti à Mike Pence, le cice-président.

La réforme de l'Obamacare présentée d'ici la mi-mars

Donald Trump a annoncé qu'il présenterait sa réforme de la loi sur l'assurance santé à laquelle son prédécesseur a donné son nom dans la première quinzaine de mars., « Nous nous occupons de l'Obamacare. Nous en sommes aux derniers stades. Nous la présenterons donc début ou mi-mars », a-t-il déclaré.

L'abrogation de cette réforme-phare de Barack Obama -qualifiée de « désastre » par le candidat républicain »- était l'un des principaux arguments de la campagne de l'homme d'affaires.

D.B.

lesEchos.fr

Trump: Des contacts répétés avec les services secrets russes ?


L'équipe de campagne de Donald Trump a eu des contacts répétés avec de hauts responsables des services de renseignement russes avant son élection à la Maison Blanche, affirme le New York Times. La Maison Blanche tente de calmer la tempête née de la démission du chef du Conseil de sécurité nationale Michael Flynn, mais les interrogations subsistent sur les relations passées - et futures - de l'équipe de Donald Trump avec la Russie.

« Quatre hauts responsables américains », dont certains encore en poste. Le New York Times vise haut et tape fort. Dans son édition numérique, le prestigieux quotidien américain affirme que des conversations téléphoniques enregistrées et des registres de conversations téléphoniques montrent des contacts répétés de l'équipe de campagne de Donald trump avec les services de renseignement russes.

« Les enquêteurs et les services de renseignement américains ont intercepté ces communications à peu près à la même époque où ils découvraient les preuves des tentatives russes de perturber l'élection présidentielle américaine en piratant le Comité national du parti démocrate », précise le New York Times.

La nature de ces supposés appels n'est en revanche pas révélée.

« Je suis un agent des services de renseignement russes »

Le seul membre de l'équipe de campagne du futur président Trump à être mentionné par le NYT est Paul Manafort, ancien président de la campagne du milliardaire républicain et ancien consultant politique en Russie et en Ukraine.

« C'est absurde », a réagi celui-ci auprès du quotidien new-yorkais: « Je n'ai jamais parlé en connaissance de cause avec des membres des services de renseignement russes, et je n'ai jamais été impliqué dans quoi que ce soit avec le gouvernement russe, ou l'administration Poutine, ou quelque dossier que ce soit actuellement objet d'une enquête ».

« Ce n'est pas comme si ces gens là portaient des badges affirmant : "je suis un agent des services de renseignement russes" », a-t-il ironisé auprès du journal.

Selon le NYT, les services de renseignement américains enquêtent afin de déterminer « si l'équipe de campagne de Trump était de mèche avec les Russes dans le cadre de ce piratage ou d'autres tentatives de jouer sur le cours de l'élection ».

Les hauts responsables interviewés par le NYT n'ont jusque-là pas vu d'éléments suggérant une telle coopération.

L'administration Trump en difficulté

Quoi qu'il en soit, la Maison Blanche tente de calmer la tempête née de la démission du chef du Conseil de sécurité nationale Michael Flynn, mais les interrogations subsistent sur les relations passées - et futures - de l'équipe de Donald Trump avec la Russie.

Moins d'un mois après sa prise de fonction, et quelques jours après un revers judiciaire cinglant sur l'immigration, le président républicain de 70 ans a été contraint de se séparer du personnage central de son équipe rapprochée sur les affaires étrangères, qui fut aussi l'un des piliers de sa campagne.

Mis en cause pour le contenu de ses conversations téléphoniques avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak, et la façon dont il les avait relatées au vice-président élu Mike Pence, le général Flynn a jeté l'éponge lundi soir.

Si M. Trump a pris la parole plusieurs fois mardi, il ne s'est jamais exprimé sur le sujet qui tenait Washington en haleine.

Son porte-parole, Sean Spicer, a lui reconnu que le président avait été informé par le ministère de la Justice il y a plusieurs semaines déjà sur les interrogations concernant les appels du général Flynn.

Mais, a-t-il assuré, la Maison Blanche a déterminé que le général Flynn n'avait en aucun cas violé la loi. « Ce n'était pas une question de droit, c'était une question de confiance », a-t-il martelé.

Russie, dossier politiquement sensible

Point de détail troublant: Mike Pence n'avait pas été informé par le président et a donc appris l'affaire par la presse jeudi 9 février.

Loin de clore le chapitre sur la nature exacte des interactions entre l'équipe Trump et le Kremlin au cours des mois écoulés, cet épisode spectaculaire pourrait être l'élément déclencheur de nouvelles investigations.

Conscient que l'épisode pourrait laisser des traces, après une campagne au cours de laquelle le magnat de l'immobilier avait à plusieurs reprises tressé des lauriers au président russe Vladimir Poutine, l'exécutif a tenté d'envoyer des signaux contraires mardi.

« L'ironie est que le président a été incroyablement ferme face à la Russie », a ainsi affirmé Sean Spicer, à la peine cependant pour appuyer ses dires.

La question est politiquement sensible: la Russie est l'un des rares sujets qui a provoqué de réelles tensions entre Donald Trump et les élus républicains du Congrès.

« La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l'appareil de sécurité nationale », a souligné le sénateur républicain John McCain.

« Donald Trump doit aux Américains une explication complète sur les interactions de son administration avec la Russie, avant et après l'élection », a de son côté estimé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Lors de ses discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie, en décembre, Michael Flynn avait déjà été désigné à ce poste-clé de conseiller à la sécurité nationale, mais l'équipe Trump était encore en pleine période de transition, trois semaines avant de prendre officiellement les rênes du pouvoir.

Entendu par le FBI

Au moment même où l'administration Obama ordonnait des sanctions contre la Russie pour son ingérence présumée dans l'élection américaine, Michael Flynn a-t-il assuré à son interlocuteur qu'il ne fallait pas s'inquiéter et que les relations s'amélioreraient après l'investiture le 20 janvier ?

La Maison Blanche a farouchement contesté que Trump ait pu lui donner de telles instructions : « Non, absolument pas. Non, non, non », a répondu son porte-parole.

Lorsque l'existence de ces conversations téléphoniques avait fait surface au tout début de l'année, l'ancien général avait nié toute évocation des sanctions, avant de revenir finalement sur ses dénégations.

Selon le New York Times, Michael Flynn a été entendu par le FBI dans les jours qui ont suivi la prestation de serment de Donald Trump. S'il s'avérait qu'il avait aussi menti alors à la police fédérale sur le contenu de ses conversations, il pourrait s'exposer à des poursuites judiciaires.

Pour l'heure, le général à la retraite Joseph Kellogg a été désigné pour assurer l'intérim. Le vice-amiral Robert Harward, ancien commandant adjoint du Commandement militaire central, et le général David Petraeus, font partie des noms les plus cités pour remplacer Michael Flynn.

Mardi, un autre général, en exercice lui, n'a pas mâché ses mots pour décrire son inquiétude.

« Notre gouvernement continue à être dans une incroyable tourmente », a déclaré le général américain Tony Thomas lors d'une conférence.

Ouest-france

Trump précise son projet d'expulser les sans-papiers des Etats-Unis

Le candidat républicain Donald Trump en campagne dans l'Iowa,
 le 12 novembre 2015 (Reuters)
Donald Trump confirme et détaille son projet d'expulser tous les migrants illégaux vivants aux Etats-Unis. Mardi dernier, lors du débat des candidats républicains, le sujet a provoqué une altercation entre le milliardaire et l'ancien gouverneur Jeb Bush. Et depuis, Donald Trump persiste : s'il accède à la Maison Blanche, il mettra rapidement en place un service chargé des expulsions.


 Au printemps dernier, Donald Trump qui venait de se déclarer candidat à la présidentielle faisait scandale en évoquant l'expulsion des 11 millions de sans-papiers qui vivent aux Etats-Unis. Mais les mois ont passé et le projet Trump n'est plus considéré comme une provocation sans lendemain car le milliardaire, contre toute attente, reste en tête des sondages.
Interrogé sur la chaîne NBC après le débat de mardi, celui qui sera peut-être le porte-drapeau du parti républicain en 2016 a précisé son plan d'action. « Nous allons créer une force chargée des déportations, a-t-il déclaré. Nous n'avons pas le choix ! Nous ne savons même pas combien ils sont : 8 millions ? 20 millions ? Nous n'avons aucune idée du nombre d'illégaux dans notre pays. L'immigration illégale nous coûte 200 milliards par an. »

Des expulsions qui coûteraient chers

Le sujet est polémique et à part Ted Cruz, candidat des Tea Party, aucun leader républicain n'approuve publiquement cette approche.

L'institut de recherche économique AAF a publié un rapport détaillé sur le plan d'action de Donald Trump. Les expulsions coûteraient entre 700 et 900 milliards de dollars aux Etats-Unis, réduiraient la population active de 6%, et plongeraient certains Etats du Sud comme le Texas et la Californie dans la récession.

rfi

Iran: Barack Obama lance le processus vers la levée des sanctions P

Le président américain Barack Obama a formellement demandé ce dimanche à son administration de préparer la levée des sanctions contre l'Iran. Washington se plie ainsi aux obligations de la résolution des Nations unies, 90 jours après son adoption.


Ce « jour de l'adoption », pour employer le terme officiel, marque le début d'un long processus qui devrait aboutir à la levée de certaines sanctions américaines contre l'Iran. Le département d'Etat, les ministères des Finances et de l'Energie sont concernés. Ils doivent se tenir prêts à lever ces sanctions, lorsque l'Agence internationale de l'énergie atomique aura vérifié que Téhéran respecte sa part du contrat.

L'accord signé en juillet dernier détaille les étapes. Téhéran doit à partir d'aujourd'hui, s'employer à démanteler ses installations nucléaires, l'AIEA doit vérifier sur le terrain, et ce n'est qu'après cette vérification, et le feu vert des experts, que les premières sanctions seront levées. Cette étape doit durer de six à neuf mois, selon Washington. Mais l'impatience est réelle à Téhéran, et l'Iran estime pouvoir remplir ses obligations en moins de trois mois.

Les relations sont toujours tendues entre Washington et Téhéran. Trente-cinq ans d'inimitié ne peuvent s'effacer en quelques mois, et quatre Américains sont toujours retenus dans ce pays. Rien ne pourra vraiment se normaliser sans leur retour aux Etats-Unis.

Le facteur « politique intérieure » n'est par ailleurs pas favorable. L'Amérique est en campagne pour la présidentielle 2016. Certains candidats républicains affirment qu'ils feront, une fois élus, tout ce qui est en leur pouvoir pour revenir sur le texte signé. Et le parti conservateur attend la première occasion, le premier faux pas iranien, pour repartir à l'offensive. Le temps presse pour Barack Obama qui quitte la Maison Blanche dans un an.

■ Vu d’Iran

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

L'Iran s'est dit prêt à mettre en œuvre ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire. Téhéran a annoncé la mise en application du protocole additionnel qui permet un contrôle plus poussé de son programme nucléaire.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi a, de son côté, affirmé que des mesures avaient été prises pour réduire le nombre des centrifugeuses de 19 000 à 6 000.

Les centrifugeuses sont destinées à faire de l'enrichissement d'uranium. Pour rassurer la communauté internationale, Téhéran va également modifier son réacteur à eau lourde d'Arak (centre) pour réduire la production de plutonium.

L'Iran va aussi réduire son stock d'uranium à 300 kilogrammes contre 10 tonnes actuellement pour donner des assurances qu'il ne cherche pas à fabriquer l'arme atomique. C'est seulement ensuite que les sanctions seront levées, soit à la fin de l'année.

rfi