Mis en vedette

Images de thèmes de kelvinjay. Fourni par Blogger.

Santé

International

Religions

Science et Technologie

Un monde fou

Culture


France : une mère de famille meurt happée par son robot cuiseur

La mère de famille était en train de faire un gâteau avec son fils quand son foulard s'est coincé dans le robot, l'étranglant. Une fois sur place, les pompiers et le Samu ont vainement tenté de ranimer la quinquagénaire.

Une femme de 58 ans qui confectionnait un gâteau avec son fils, est morte étranglée ce dimanche à Saint-Etienne lorsque son foulard s'est coincé dans son robot multi-cuiseur, a appris l'Agence France-Presse (AFP) auprès des pompiers et de la police.

Vers 10 heures, les secours ont été appelés par le fils de la victime, âgé de 15 ans, qui se trouvait à ses côtés dans l'appartement au moment de l'accident domestique. Les pompiers et le Samu ont vainement tenté de ranimer la quinquagénaire.

Avant leur arrivée, l'adolescent avait, sur les conseils des secours, coupé l'alimentation électrique du robot ménager et tranché le foulard porté par sa mère, précise-t-on de mêmes sources.

D'après les premiers éléments de l'enquête, l'accident est survenu alors que la quinquagénaire confectionnait dans sa cuisine un gâteau avec son fils, à l'aide d'un robot multi-cuiseur électrique, dont la marque n'a pas été précisée.

Jé. M. avec AFP


Au Burkina Faso, un sentiment anti-français diffus

Confronté à une crise djihadiste croissante, le pays sahélien doit faire appel à l’aide de Paris alors que son opinion publique dénonce une présence militaire étrangère.

Dans le cadre d’une tournée au Sahel, la ministre française des armées, Florence Parly, a atterri, lundi 4 novembre après-midi, au Burkina Faso, pays fragilisé par les attaques djihadistes et où la question de la présence militaire française fait débat.

Cette visite intervient près d’un an après la signature d’un « accord intergouvernemental de défense » pour renforcer la coopération entre la France et le Burkina et alors que la force française « Barkhane » multiplie les opérations dans le pays, plongé dans une grave crise sécuritaire. Les attaques terroristes ont tué plus de 600 personnes depuis 2015 et provoqué le déplacement forcé d’un demi-million de civils.

A la demande des autorités burkinabées, « Barkhane » a dû intervenir à deux reprises en septembre au nord du pays pour suppléer des forces de sécurité locales sous-équipées, mal formées, démoralisées et désorganisées. « Environ 80 soldats français » et deux hélicoptères britanniques ont ainsi été envoyés du 13 au 16 pour sécuriser la ville de Djibo, qui menaçait de subir « une attaque d’envergure ». Selon un haut gradé de la police, cette montée en puissance de la force française au Burkina Faso est un « mal nécessaire ». « On aimerait s’en passer, mais on n’y arrivera pas tout seul, on a besoin d’aide c’est clair, même si la hiérarchie ne veut pas l’assumer officiellement », ajoute-t-il.

« Syndrome de l’ancienne puissance coloniale »
L’opinion publique vient rappeler régulièrement aux autorités que les interventions françaises ne sont pas nécessairement les bienvenues. « Armée française, hors du Burkina et d’Afrique ! » Le slogan a le mérite d’être clair. Le 12 octobre, plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblées devant la Bourse du travail de Ouagadougou pour dénoncer le « terrorisme et la présence de bases militaires étrangères » sur le continent. Menace djihadiste, trafic d’armes, pauvreté, « pillage » des ressources naturelles… La faute à « la Françafrique ! », clamaient les manifestants qui soupçonnent la France de vouloir établir « une nouvelle base militaire à Djibo ».

Paris et Ouagadougou ont démenti cette rumeur tenace. « On a reçu beaucoup d’appels et de questions à ce sujet, certains de nos auditeurs restent convaincus qu’une base française est en construction, rapporte Hyacinthe Sanou, le directeur des rédactions de la Radio Omega, la France déchaîne toujours autant les passions, on la soupçonne de tout et son contraire, c’est le syndrome de l’ancienne puissance coloniale. » Tantôt admirée, tantôt détestée, elle ne cesse d’alimenter les fantasmes. « Il y a une posture paradoxale, analyse Cyriaque Paré, journaliste et docteur en sciences de l’information et de la communication, certains Burkinabés aiment critiquer la présence française tout en exigeant plus de ses forces militaires. »


Les contempteurs du « néocolonialisme français » se nourrissent aux sources révolutionnaires et anti-impérialistes de l’ancien président Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987. Mais, avant lui, le père de l’indépendance burkinabée, Maurice Yaméogo, avait refusé de signer un « accord de défense » avec la France en 1961, entraînant le démantèlement de la base militaire française de Bobo-Dioulasso, à l’ouest du pays, l’une des plus importantes de la région à l’époque.

« Le petit plus »
Souci d’indépendance, héritage sankariste remis au goût du jour depuis la chute de Blaise Compaoré à la suite d’une insurrection population en 2014, le gouvernement actuel a toujours été réticent à demander de l’aide à la France. « Il est tiraillé entre la mémoire et les idées de Sankara, dont il se réclame, et la réalité du terrain et de son armée qui manque de moyens. Il se voit obligé de faire de la realpolitik », observe un politologue et ancien diplomate burkinabé.

En décembre 2018, la France et le Burkina Faso ont signé un « accord intergouvernemental de défense » pour renforcer la coopération militaire entre les deux pays. A la demande de Ouagadougou, « Barkhane » opère depuis le Niger et le Mali voisins, au « coup par coup », souvent dans l’urgence. « Les autorités burkinabées sont acculées, sans capacité de réaction et nous appellent à l’aide tout en nous demandant de rester discrets », confie une source sécuritaire à Paris. Pourtant, la situation ne cesse de s’aggraver. « Cette guerre ne peut pas se mener tout seul aujourd’hui, elle a besoin de synergie avec les pays de la sous-région et les autres forces. […] Certaines opérations françaises nous apportent le petit plus, la puissance de feu qu’on peut ne pas avoir », concède Rémis Fulgance Dandjinou, le ministre de la communication burkinabé.

Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance) - Monde


Accusé de viols, Tariq Ramadan se dit «victime d’un traquenard»

Interviewé vendredi 6 septembre par Jean-Jacques Bourdin sur RMC, l’islamologue suisse mis en examen dans deux affaires de viol a traité ses accusatrices de «menteuses» et assuré qu’il n’avait «jamais été violent».

Tariq Ramadan en conversation avec un groupe de personnes, à sa sortie du Palais de justice à Paris, après une audition le 30 août 2019. afp.com/Martin BUREAU

«Quand une femme me dit non, c’est non, je sais ce qu’est le non». Ce vendredi 6 septembre, sur BFMTV-RMC, Tariq Ramadan a clamé son innocence pendant une demi-heure face à Jean-Jacques Bourdin, à l’occasion de la sortie de son livre Devoir de vérité (Presses du Châtelet). «Ce livre, c’est l’histoire du cheminement d’un homme qu’on a diabolisé et déshumanisé dans ce pays. [...] Pendant deux ans, je ne me suis pas exprimé, mais tout a été déballé dans les médias. Je me suis tu mais le tribunal populaire a déterminé que j’étais coupable. [...] Je suis victime d’une injustice, mais je ne vais rien lâcher», a-t-il martelé, comparant son cas à celui d’Alfred Dreyfus.

Le quinquagénaire est revenu sur chacune des accusations de viol portées contre lui, traitant les femmes qui affirment avoir été violées de «menteuses». «Je suis victime d’un traquenard», a-t-il déclaré, assurant que ces femmes se connaissaient et lui avaient tendu un piège. Il a longuement évoqué les cas des deux premières personnes à l’avoir mis en cause, Henda Ayari et Christelle (dont il a révélé le nom à l’antenne). «Tout ce qu’il dit est faux, et il le sait», a rapidement réagi Me Eric Morain, l’avocate de cette dernière, toujours sur BFMTV. «C’est absurde, il n’y a pas une once de début de traquenard.»

«Je n’ai jamais été violent»
Interrogé sur la nouvelle plainte déposée mi-juillet par une quatrième femme, qui l’accuse de l’avoir violée le 23 mai 2014 à l’hôtel Sofitel de Lyon, le quinquagénaire a assuré qu’il ne connaissait pas cette personne. «Je ne l’ai jamais contactée, je ne sais même pas qui elle est. Je ne suis jamais descendu au Sofitel de Lyon, et le 23 mai 2014, je donnais une conférence à Baltimore (États-Unis) devant 10.000 personnes. Cette plainte, c’est un écran de fumée sur tout ce que l’on sait.» Selon l’AFP, l’entourage de l’islamologue a ensuite précisé que le 23 mai, il avait quitté l’Europe depuis Londres à 16h35 et que la conférence avait en fait eu lieu le lendemain.

L’islamologue a nié toute «violence» ou «emprise» envers la gent féminine. «Tout ce que j’ai pu faire avec une femme a toujours été dans le consentement. Je n’ai jamais été violent et je déteste la violence. Je suis un homme de paix et de dialogue». De quoi faire bondir Me Morain: «Tout le dossier n’est que violence!». Tariq Ramadan a cependant reconnu avoir menti en niant toute relation sexuelle avec Henda Ayari et Christelle. «J’ai voulu me protéger et protéger ma famille. C’était une erreur. Mais c’est un mensonge complètement différent de celui des femmes qui disent avoir été violées, alors qu’il n’y a pas de viol».

Bourdin critiqué
Tariq Ramadan a par ailleurs présenté ses excuses «à Dieu, à [sa] famille, et à ceux qu’[il a déçu] dans la communauté musulmane» pour avoir été «en contradiction avec certains de [ses] principes». «Je ne suis pas un imposteur, je suis un homme, avec toutes mes contradictions. J’ai fait mon examen de conscience et j’essaye d’être meilleur», a-t-il insisté, soulignant que le fait qu’il ait des «défaillances morales» ne voulait pas dire qu’il était «coupable sur le plan du droit».

Critiqué pour avoir invité l’islamologue soupçonné de viols en plein Grenelle contre les violences conjugales, Jean-Jacques Bourdin s’est justifié en évoquant la présomption d’innocence du mis en examen, l’interview précédemment faite par BFMTV d’une des accusatrices de ce dernier, et son refus de choisir ses invités «en fonction du calendrier du gouvernement». «Je ne vous donne pas une tribune mais la parole», a tenu à préciser Jean-Jacques Bourdin, qui n’a pas ménagé son invité durant l’interview.

lefigaro.fr

 Au lendemain de la condamnation puis de l'incarcération de Patrick Balkany pour fraude fiscale, l'ancien président Nicolas Sarkozy a fait part samedi de son soutien à son "ami d'enfance", le maire de Levallois-Perret, et à son épouse.

Le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, entouré de journalistes alors qu'il se présente au tribunal de Paris pour son procès, le 13 septembre 2019. Benoit Tessier, Reuters.


Au lendemain de la condamnation puis de l'incarcération de Patrick Balkany pour fraude fiscale, l'ancien président Nicolas Sarkozy a fait part samedi de son soutien à son "ami d'enfance", le maire de Levallois-Perret, et à son épouse.

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a dit samedi 14 septembre avoir "de la peine" pour son "ami d'enfance" Patrick Balkany, condamné vendredi à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt, et espérer que le maire Les Républicains de Levallois-Perret et son épouse Isabelle "vont tenir le coup".

"C'est un ami d'enfance et ça m'a fait de la peine pour lui, ça me fait de la peine pour elle. C'est certainement pas quand les gens sont dans la difficulté qu'il faut les abandonner", a déclaré à la presse l'ancien chef de l'État, un très proche du couple Balkany, qui s'exprimait en marge d'une séance de dédicace de son livre à Neuilly-sur-Seine.

"Un peu d'humanité ne fait pas de mal. Je sais la règle dans la vie politique et je connais la règle aussi de la vie médiatique : quand vous êtes dans la tourmente, il n'y a plus personne", a ajouté M. Sarkozy.

"J'espère qu'ils vont tenir le coup et qu'ils vont surmonter ce qui est une épreuve. Peut-être qu'on peut les laisser tranquille maintenant et peut-être qu'on peut faire preuve aussi d'un peu de pudeur", a conclu l'ancien président de la République.

Condamné pour fraude fiscale, Patrick Balkany, une figure de la droite française, a passé sa première nuit à la prison de la Santé à Paris. Selon une source proche du dossier, l'ancien député a été placé en détention au quartier "pour personnes vulnérables", "qui n'est en aucun cas un quartier VIP". Ce quartier spécifique accueille notamment des fonctionnaires de police, des élus et des hommes soupçonnés d'infractions à caractère sexuel.

Une peine "inédite"

Les avocats du maire de Levallois-Perret, qui a aussi été condamné à dix ans d'inéligibilité, ont dénoncé une peine "inédite" et "qui bat tous les records". Ils ont immédiatement fait appel et déposé une demande de mise en liberté. Cette demande sera examinée par la cour d'appel de Paris, qui doit statuer dans les deux mois.

Isabelle, son épouse et première adjointe, a elle été condamnée à trois ans de prison ferme, mais sans mandat de dépôt. "Je ne comprends pas (...) et je comprends d'autant moins que le président du tribunal a dit deux fois qu'il n'y avait pas un centime d'argent public" dans la fraude fiscale du couple, a réagi Isabelle Balkany sur BFMTV juste après la condamnation.

Le couple a "toujours assumé" ses fautes, a estimé la première adjointe de Levallois-Perret, qui cogérait avec son mari cette ville cossue proche de Paris. "Je pensais, peut-être naïvement – j'aurais dû poursuivre mes études de droit –, que l'on plaçait sous mandat de dépôt quelqu'un qui représentait éventuellement un danger pour l'ordre public ou qui pourrait quitter la France subitement. Ce n'est évidemment pas le cas de mon époux", a ajouté Mme Balkany.

Des habitants sous le choc

À Levallois-Perret, l'incarcération de Patrick Balkany, âgé de 74 ans et dirigeant la commune des Hauts-de-Seine depuis 1983, a suscité la stupeur chez de nombreux habitants.

Une cinquantaine de personnes se sont ainsi rassemblées, samedi 14 septembre, devant la mairie pour dénoncer la détention du maire de la ville. "Cette condamnation est inadmissible, incompréhensible, c'est tout simplement scandaleux", s'est emportée Anne auprès de l'AFP. Ex-habitante de Levallois-Perret, elle a fait le déplacement pour signer un livre d'or de soutien au couple, installé devant l'hôtel de ville.

Réaction similaire pour Nathalie, qui vit dans cette ville cossue depuis 12 ans : "Aller en prison pour fraude fiscale, c'est complètement disproportionné ! Il paie pour tous les autres." Une vision partagée par Thierry Khayat, tee-shirt blanc floqué de l'inscription "Soutien total à Balkany". Pour lui, "cette histoire de mandat de dépôt, ça n'a pas de précédent. Personne, aucun politique condamné n'a dormi en prison. On fait ça pour l'humilier."

Une heure après le début du rassemblement, Isabelle Balkany, qui assure l'intérim de son époux en tant que première adjointe, est sortie, sous les acclamations, saluer les habitants. "Je suis profondément touchée", a-t-elle déclaré à la presse.

Réélu en 2014 pour un quatrième mandat municipal, Patrick Balkany espère toutefois pouvoir retrouver ses pleines fonctions à la mairie si sa demande de mise en liberté est acceptée. Son épouse assure qu'en son absence, elle continuera de "travailler pour les Levalloisiens" et mènera notamment le conseil municipal" prévu le 23 septembre.

France 24 avec AFP

JUSTICE - Le maire de Levallois-Perret a été condamné à 4 ans de prison ferme avec incarcération immédiate pour "fraude fiscale". Son épouse, Isabelle, a - elle - été condamnée à 3 ans de prison ferme mais sans mandat de dépôt. Patrick Balkany a été immédiatement conduit à la prison de la Santé. Il a déposé dans la foulée une demande de remise en liberté.

Le couperet du volet "fraude fiscale" au procès de Patrick et Isabelle Balkany est tombé ce vendredi. Le couple a été reconnu coupable des faits qui leur étaient reprochés. Isabelle Balkany a été condamnée à 3 ans de prison. Patrick Balkany a lui été condamné à 4 ans de prison avec incarcération immédiate. Une peine nécessaire" selon le tribunal. Il a été conduit immédiatement à la prison de la Santé à Paris et a ensuite déposé une demande de remise en liberté.  

A l'énoncé du jugement, les policiers se sont avancés vers le "baron des Hauts-de-Seine", 71 ans, sous les yeux de son épouse venue assister au délibéré. Le tribunal correctionnel a également condamné les deux élus LR de cette commune cossue de l'ouest parisien à 10 années d'inéligibilité.

Le tribunal a estimé notamment que les époux Balkany avaient fait usage de "dispositifs sophistiqués" pour cacher leur patrimoine au fisc."L’écart ne peut s’expliquer que par la volonté résolue des époux Balkany de dissimuler à l’administration fiscale l’étendue réelle de leur patrimoine", a notamment lu le président du tribunal faisant référence à la villa Pamplemousse, le riad de Marrakech et le moulin de Giverny. 

Dans ce volet "fraude fiscale", l'accusation avait demandé contre lui quatre ans de prison ferme assortis d'une incarcération immédiate. Des réquisition intégralement suivie. Contre son épouse, quatre ans dont deux ferme, une peine aménageable. Et contre tous deux, dix ans d'inéligibilité, le maximum.

"On s'est payé Balkany"

Interrogé par la presse à la sortie de la salle d'audience, Éric Dupond-Moretti, avocat de Patrick Balkany, a déclaré : "Je ne suis absolument pas surpris. J’avais prévenu tout le monde. On a une leçon de morale publique, c’est le  jugement dont vous avez entendu la lecture. Naturellement on a oublié que ces faits étaient anciens. On a résumé toute l’action de monsieur Balkany à sa fraude et toute sa vie à cette fraude. (...) Ce qui me choque le plus c’est le mandat de dépôt totalement inutile et pour nous insupportable. Jamais personne ne peut dire sérieusement que Monsieur Balkany aurait tenté de prendre la fuite. Il était présent à tous les actes de la procédure. Je pense que l’on s’est payé Balkany, nous allons bien sûr interjeter appel."

L'avocat d'Isabelle Balkany, Pierre-Olivier Sur a lui indiqué qu'il trouvait "disproportionné" la condamnation. "Je considère que c'est jugé de façon très très lourde, que d'envoyer quelqu'un en prison alors qu'il n'y a pas d'argent public détourné et que la juridiction n'est pas en mesure de déterminer quelle est l'assiette de l'impôt qui aurait été éludé. Oui cela me semble injuste mais il a fallu que le tribunal envoie une image. C'est cette image pour vous, mesdames et messieurs de la presse, c'est cette image pour cette justice qui est devenue surtout médiatique, c'est cette image d'un homme qui part en prison avec sa femme qui l'enlace et qui pleure."
"Jusqu'à la Cour Européenne" s'il le faut"

Le PNF et le fisc, qui avait porté plainte en 2015, reprochent aux Balkany de n'avoir pas payé d'ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d'euros annuels minimum. Mais également d'avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014.

Au total, les sommes éludées sont estimées à plus de 4 millions d'euros d'impôts sur le revenu et la fortune, un montant contesté par la défense. Les élus de Levallois-Perret ont admis des "fautes", reconnaissant certaines des accusations de fraude fiscale.

L'incarcération immédiate demandée par le PNF avait suscité l'ire de la défense. "Il faudrait l'envoyer en prison pour que tout le monde se régale ?", s'était insurgé son avocat, Eric Dupond-Moretti, appelant à ne pas ajouter une "humiliation" à la condamnation de son client. Les avocats du couple avaient soutenu que "la richesse considérable des familles" explique aisément la différence entre revenus déclarés et dépenses somptuaires, et tenté de décrédibiliser les estimations du patrimoine avancées par l'accusation.

Dimanche, une journaliste de l'émission Quotidien avait interrogé un Patrick Balkany tout sourire dans la rue. À la question "et si vous êtes condamné ?", le maire avait répondu qu'il "ferait appel" et qu'il irait jusqu'à la "Cour européenne" s'il le fallait.

Le second jugement, attendu le 18 octobre, s'annonce plus risqué encore pour le baron des Hauts-de-Seine, contre qui sept ans de prison, l'incarcération immédiate et la confiscation de tous ses biens ont été requis.

LCI

 
Selon Cadremploi, les 3 millions de cadres du secteur privé français évoluent sur un marché de plein emploi, ce qui expliquerait d'une part leur appétit de changement retrouvé et d'autre part la difficulté qu'affrontent les entreprises pour les recruter et à les fidéliser.

Les employeurs et leurs DRH risquent de tomber de leur chaise en lisant ce sondage réalisé par l'Ifop pour le compte de Cadremploi : six cadres sur dix envisagent de démissionner de leur poste actuel, principalement pour améliorer leurs perspectives professionnelles et leur salaire, selon une étude Ifop pour Cadremploi publiée mardi. 20% des cadres pensent même "souvent" à démissionner et "plus d'un cadre sur trois" va jusqu'à envisager une reconversion, d'après cette enquête.

Pour 80% des cadres, démissionner a été positif sur le bien-être général
Mais quatre cadres sur dix perçoivent la démission "comme risquée". Pourtant, parmi les cadres qui ont déjà démissionné, plus de 80% "constatent un impact positif sur leur niveau de bien-être général", notamment sur leur vie privée, relève Cadremploi dans un communiqué.

Pour ceux qui pourraient franchir le pas, "le manque de perspectives professionnelles et la rémunération" seraient "les principaux déclencheurs de démission", devant les "relations avec le management", "l'intérêt des missions" et "des raisons relevant de la vie personnelle", précise Cadremploi.

"Les cadres - qui sont plus de 3 millions en France dans le secteur privé - évoluent sur un marché de plein emploi où les entreprises ont des difficultés à les recruter et à les fidéliser. Les cadres ont donc la chance de pouvoir envisager de quitter leur entreprise pour tenter d'être plus heureux ailleurs si cette dernière ne répond pas à leurs attentes", souligne Julien Breuilh, directeur des études de Cadremploi, cité dans le communiqué.

Démissionner et toucher le chômage ? Une nouveauté bien accueillie
La loi "Avenir professionnel" est "bien accueillie" par six cadres sur dix, selon l'enquête. Votée l'été dernier, cette loi va ouvrir le droit à une indemnisation chômage, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou avec un projet de création ou reprise d'entreprise.

Mais pour entrer en vigueur, ce dispositif doit encore être retranscrit dans la nouvelle convention d'assurance chômage dont les négociations entre partenaires sociaux viennent à peine de commencer.

___

Méthodologie

Cette enquête a été réalisée en ligne, du 10 au 16 octobre, auprès d'un échantillon de 1.001 cadres, représentatif de la population française des cadres actifs en poste selon la méthode des quotas. Cadremploi se présente comme le premier site pour l'emploi des cadres du secteur privé en France, notamment avec des offres d'emploi et le dépôt de CV.

latribune.fr

Un jeune Français exprime son indignation après la mort de Mamoudou Barry, sauvagement assassiné sur fond de CAN, le soir de la rencontre Sénégal-Algérie. Monsieur Barry, âgé de seulement 31 ans, était enseignant-chercheur à l'Université de Rouen, et représentait un modèle de réussite et d'intégration autant que d'espoir pour la jeunesse issue de l'immigration. L'intervenant relate aussi le détail de ce meurtre odieux, commis sur la personne de M. Barry au seul motif que la victime était noire.
A partager au maximum pour que ce paisible citoyen, marié et père d'une fillette de 2 ans, ne soit pas mort pour rien ; sinon demain, ce sera peut-être vous ou moi ou quelqu'un de nos proches, tout simplement parce que nous sommes noirs, blancs, jaunes ou basanés.

Repose en paix, Mamoudou.


Le Pen père recourt à l’Etat pour faire casquer sa fille

Pour préparer la campagne présidentielle de 2017, le Rassemblement national avait emprunté 6 millions d'euros à Jean-Marie Le Pen, dont près de 4,5 n'ont toujours pas été remboursés. L'ancien président du FN recourt aujourd'hui à l'Etat pour récupérer l'argent prêté à sa fille.
--
Pour financer sa dernière campagne présidentielle, Marine Le Pen avait eu recours au micro-parti de son père, Cotelec, qui n'est autre que le financeur historique du parti d'extrême droite pour un prêt à un taux d'intérêt de 6%. Cela fait maintenant plusieurs mois que le prêt est arrivé à échéance, révèle le Journal du dimanche, pourtant près de 4,5 des 6 millions d'euros de ce crédit restent toujours dus.

Après avoir recouru à l'Etat, Jean-Marie Le Pen attend maintenant que le Ministère de l'Intérieur valide sa demande de cession de créance. Car le souhait du fondateur du Front national est désormais que le montant manquant soit directement ponctionné sur les aides publiques perçues chaque année par le RN, et dont le montant s'élève à 5,1 millions d'euros.

Dans son entourage, il se dit que les créanciers de la Cotelec, rémunérés à un taux de 3%, ne cachent plus leur inquiétude quant à l'avenir de leurs investissements, d'autant plus que l'ancien chef de l'extrême droite, âgé aujourd'hui de 91 ans, connaît depuis 2018 des problèmes de santé dus, selon le diagnostic, à « une fièvre persistante ».

Et si la relation père-fille n'a pas été affectée par cette affaire, certains prétendent tout de même que le vieil homme a obligé sa fille, par avocats interposés, à signer en brandissant la menace de lui « intenter une procédure de recouvrement de créance ». Bref, toujours père et fille, certes, mais à la guerre comme à la guerre.


Abdoulaye Jamil Diallo


Les négociations se seront déroulées dans la douleur. Mais elles ont enfin abouti mardi : les 27 se sont mis d'accord sur les candidats qui doivent occuper les principaux postes de l'UE. Le Belge Charles Michel prend la présidence du Conseil européen, tandis que Christine Lagarde, directrice générale du FMI, devrait diriger la Banque centrale européenne. LCI


La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a précisé, jeudi sur RTL, que les autorités françaises étudiaient « plusieurs options ».

La question du sort des djihadistes français détenus dans les prisons françaises et par les Kurdes en Syrie se pose avec acuité aux autorités françaises.

La ministre de la justice Nicole Belloubet a d’une part confirmé, jeudi 31 janvier sur RTL, qu’une « trentaine » de djihadistes ayant purgé leur peine allaient sortir de prison en 2019. « Lorsque nous sommes face à des détenus de ce type, il y a une évaluation de leur dangerosité, il y a un placement dans un quartier étanche. A leur sortie, il y a évidemment un suivi extrêmement strict par les services de renseignement territoriaux », a précisé Nicole Belloubet.

Concernant le retour de ceux détenus en Syrie, « Nous avons fait un choix, qui est celui de la préférence du contrôle et donc du rapatriement en France », a déclaré la garde des sceaux, tout en précisant que les autorités françaises étudiaient « plusieurs options ».

« La situation nouvelle, qui est liée notamment au retrait des forces américaines [de la région], a bouleversé la donne et évidemment nous nous préparons à un éventuel retour des Français qui sont actuellement au nord de la Syrie. »

Lire nos informations : Le retour des djihadistes français détenus en Syrie n’est plus un tabou
« 75 % d’enfants »
La ministre a confirmé au passage un changement de doctrine de Paris, qui affirmait jusqu’alors que les djihadistes français devaient être jugés par les autorités locales.

« Au moment où je vous parle, rien n’est certain, évidemment. Mais ce n’est plus le seul scénario et il va de soi que si les Français qui sont détenus par les Kurdes devaient être remis en liberté, expulsés, nous avons, je crois, collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu’ils deviennent plutôt que de les laisser libres sans savoir où ils sont. »

Elle a confirmé que les adultes qui reviendront en France seraient interpellés à leur arrivée mais précisé que ces Français détenus par les Kurdes syriens dans des camps étaient en majorité des enfants. « Nous pensons qu’à peu près à 75 % ce seraient des enfants de moins de 7 ans », a déclaré Nicole Belloubet. Elle a cependant dit ne pas être en mesure de préciser à ce stade le nombre total de ressortissants français concernés.


Mercredi soir, sur France Inter, Edouard Philippe a également défendu la nouvelle position française : « S’ils sont expulsés, je préfère qu’ils soient jugés et condamnés, sévèrement (…) punis en France plutôt qu’ils se dispersent dans la nature pour fomenter d’autres actions y compris contre notre pays », a-t-il déclaré.

Un retour critiqué
Plusieurs responsables politiques de droite et d’extrême droite ont dénoncé l’éventuel retour de ces djihadistes, le député LR Pierre-Henri Dumont appelant même à des « assassinats ciblés ».

Un peu plus tôt, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait affirmé que la doctrine française n’avait « jamais varié ». « Ceux qui peuvent être jugés dans des Etats qui ont des institutions qui permettent de les juger » seraient jugés « là-bas », a-t-il dit. Quant aux Etats « qui n’auraient pas ces institutions, si les forces qui ont la garde de combattants terroristes français prenaient la décision de les expulser vers la France, ils seraient immédiatement remis à la justice », a-t-il expliqué.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a expliqué de son côté que les enfants des djihadistes concernés feraient l’objet d’un « traitement spécial, au cas par cas, en relation avec la Croix-Rouge internationale et sous le contrôle des autorités judiciaires françaises. »

lemonde.fr


Gilets jaunes : Macron ne s’exprimera pas avant lundi

Le président de l’Assemblée nationale a confié à l’AFP que le président s’exprimerait devant les Français « en début de semaine prochaine », soit plus de trois semaines après le début du mouvement de protestation des gilets jaunes.

Emmanuel Macron s’exprimera « en début de semaine prochaine » sur la crise des « gilets jaunes », le chef de l’État ne souhaitant « pas mettre d’huile sur le feu » avant les manifestations de samedi, a annoncé vendredi le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand à l’AFP.

« Après différents échanges et un tour d’horizon, le Président, lucide sur le contexte et la situation, ne souhaite pas mettre d’huile sur le feu et par conséquent n’a pas l’intention de s’exprimer avant samedi », a déclaré M. Ferrand. « À l’inverse, en début de semaine prochaine, il sera amené à s’exprimer », a-t-il ajouté.
Dispositif « exceptionnel »

Trois semaines après la première grande mobilisation contre la hausse de la taxe sur les carburants, le gouvernement se prépare au pire et craint une nouvelle flambée de violences pour « l’acte IV » du mouvement des « gilets jaunes ».

Un dispositif « exceptionnel » de 89 000 membres des forces de l’ordre, dont 8 000 à Paris, sera déployé sur tout le territoire pour tenter d’éviter les mêmes scènes d’émeutes que samedi dernier, notamment sous l’Arc de Triomphe.

À Paris, pour la première fois depuis des décennies, l’État engagera même des « VBRG », ces véhicules blindés à roue de la gendarmerie, pour maintenir l’ordre face notamment à des groupuscules d’extrême gauche et d’extrême droite déterminés à en découdre.
« On ne peut plus les arrêter »

Jeudi, tous les membres du gouvernement ont multiplié les appels au calme et à la responsabilité, relayés désormais par la plupart des partis d’opposition, les syndicats et même les évêques de France.

« Il faut sauver la République. Elle est aujourd’hui menacée », s’alarme le président du Sénat Gérard Larcher (LR).

Plusieurs responsables de la majorité font état de « remontées inquiétantes ». Des élus et leurs familles ont été intimidés. Des proches collaborateurs de M. Macron ont reçu des menaces de mort jusque sur leur téléphone.

« Si je ne me fais pas casser la gueule d’ici la fin du mandat, je considère que j’aurai de la chance. Je me dis que ça va arriver, dans ce climat violent, d’hystérisation », dit une députée LREM.

Dans le Figaro vendredi, Jacline Mouraud, une des représentantes du mouvement prévient : les « gilets jaunes, on ne peut plus les arrêter ».
Recule du gouvernement

Les concessions du gouvernement, qui a définitivement abandonné, après 24 heures d’extrême confusion, toute augmentation de la taxe carbone sur les carburants en 2019, semblent n’avoir eu aucun effet.

Si ce n’est d’avoir fragilisé le Premier ministre Édouard Philippe, en première ligne depuis quelques jours et qui défendait une simple suspension de la hausse avant d’être brutalement désavoué par l’Élysée.

Emmanuel Macron est plus que jamais la cible numéro un des « gilets jaunes ». Sur tous les barrages, les appels à la démission fusent. Sa visite éclair dans la semaine à la préfecture du Puy-en-Velay, incendiée samedi, s’est achevée dans un flot d’insultes et de menaces.
Appels à renverser les institutions sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, les mots d’ordre évoquent un renversement des institutions : « dissolution de l’Assemblée nationale », « Manu, on arrive ! », « Pot de départ de Macron ! », ou encore « Tous à la Bastille ».

« Il est conscient que pour l’instant il est l’incarnation de ce que les protestataires portent. Mais il ne renonce jamais », soutient un proche du président.

En attendant, Paris et d’autres grandes villes se préparent à vivre un nouveau samedi noir. La tour Eiffel et le Louvre resteront fermés, tout comme les commerces sur les Champs-Élysées, point de crispation principal.

À Bordeaux, une dizaine d’établissements culturels et espaces publics seront fermés. Six matches de la Ligue 1 de football ont d’ores et déjà été reportés.
Extension de la grogne à d’autres secteurs

L’exécutif craint une alliance entre ultradroite, ultragauche, « gilets jaunes » les plus remontés et jeunes de banlieue, dont certains se sont livrés à des pillages samedi dernier dans la capitale.

On redoute aussi une extension à d’autres secteurs, notamment les agriculteurs, les transporteurs routiers et l’éducation où la situation est très tendue.

Plus de 700 lycéens ont ainsi été interpellés par les forces de l’ordre jeudi lors de la quatrième journée de mobilisation lycéenne, marquée une nouvelle fois par des incidents et des violences.

ouest-france.fr


Gilets jaunes: Trump twitte sur les "vastes manifestations"

Le président américain Donald Trump, le 16 novembre 2018 à la Maison Blanche, à Washington DC afp.com/SAUL LOEB
Le président américain a une nouvelle fois mis la pression sur Emmanuel Macron et l'Union européenne.
Donald Trump a une nouvelle fois mis la pression dimanche sur Emmanuel Macron et plus largement sur l'Union européenne au sujet du commerce et des dépenses militaires en montrant au président français qu'il suit de près les manifestations des "gilets jaunes" en France.

"Les vastes et violentes manifestations en France ne prennent pas en compte à quel point les Etats-Unis ont été mal traités sur le plan du commerce par l'Union européenne ou sur nos dépenses justes et raisonnables pour notre GRANDE protection militaire. Il faut remédier à ces deux sujets bientôt", a lancé le président américain dans un message assez obscur sur Twitter.


Il n'a pas directement mentionné son homologue français, mais sa déclaration intervient au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation en France des "gilets jaunes", un mouvement hétéroclite qui dénonce la baisse du pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur le carburant décidée par Emmanuel Macron.

Répliques humoristique

Elle fait également suite à une passe d'armes inédite entre les deux dirigeants. Mi-novembre, à peine rentré de Paris où il avait célébré la paix avec les autres dirigeants du monde, Donald Trump s'était vivement attaqué à la France et à Emmanuel Macron, dont il avait raillé la "très faible cote de popularité".

Dans une série de tweets, il avait attaqué sa proposition de créer une armée européenne et s'en était pris au secteur du vin. "Entre alliés on se doit le respect", avait répondu le président français.

Du côté de la twittosphère française, on a répondu avec humour au message de Trump, avec des références à l'univers d'Astérix ou en plaisantant sur le rapprochement par le président américain de deux informations sans grand rapport...

lexpress.fr

« Lifeline » : la France accueillera une partie des migrants, mais Macron critique l’ONG
Le navire humanitaire bloqué en mer avec 233 migrants devrait finalement accoster à Malte. Le président français accuse l’ONG allemande de « faire le jeu des passeurs ».

La France sera un des six pays européens à accueillir des migrants qui se trouvent sur le navire humanitaire Lifeline, bloqué au large de Malte, a annoncé, mardi 26 juin, le président français, Emmanuel Macron, dans la foulée des gouvernements italien et portuguais, qui s’y sont eux aussi engagés plus tôt dans la journée.
Mais le chef de l’Etat a également formulé des critiques à l’encontre de l’ONG allemande.

Le navire pourra accoster à Malte

Le navire humanitaire, qui attendait depuis une semaine un port pour l’accueillir, pourra, finalement, accoster à Malte, a annoncé le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte. « Je viens d’avoir le premier ministre [maltais] Muscat au téléphone : le navire de l’ONG Lifeline accostera à Malte », a-t-il déclaré à la mi-journée, sans préciser quand le navire serait autorisé à accoster.

Le gouvernement maltais a, pour sa part, annoncé que si le Lifeline entrait à Malte, il enquêterait et prendrait des mesures contre le navire « qui a ignoré les instructions données conformément aux règles internationales par les autorités italiennes ». Epousant la ligne dure représentée par son ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), M. Conte a lui aussi annoncé que le Lifeline serait « soumis à une enquête pour s’assurer de sa nationalité et du respect des règles du droit international de la part de son équipage ».

Le Lifeline est un navire d’une trentaine de mètres de long de l’ONG allemande du même nom mais il bat pavillon néerlandais. A bord, les migrants enduraient mardi la chaleur et des conditions sanitaires qui n’ont cessé de se dégrader depuis qu’ils ont été recueillis mercredi. « Il n’y a pas de toilette chimique, [seulement] trois petits W.-C. en mauvais état que tout le monde utilise, décrit le quotidien italien La Repubblica. Le commandant du navire a ouvert ses toilettes mais seulement pour les 44 femmes et les enfants et il faut faire une longue queue. »

France, Italie et Portugal prêts à accueillir des migrants
La France sera l’un des six pays européens à accueillir les migrants du navire humanitaire, a annoncé Emmanuel Macron en fin de journée. Il s’agira de « quelques dizaines d’individus par pays » d’accueil, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse, à l’issue de sa visite au pape François.

Avant lui, le gouvernement portugais s’était dit prêt à accueillir une partie des migrants qui se trouvent à bord du Lifeline. Le ministre de l’intérieur, Eduardo Cabrita, a déclaré que le nombre de personnes que son pays pourrait accueillir restait « à définir ». Alors que l’Union européenne est dans l’impasse pour réformer son système commun d’asile, le Portugal a plusieurs fois affiché son ouverture à l’accueil de migrants et de réfugiés.

« De manière cohérente avec le principe clé de notre proposition sur l’immigration selon laquelle qui débarque sur les côtes italiennes, espagnoles, grecques ou maltaises débarque en Europe, l’Italie fera sa part et accueillera une partie des migrants qui sont à bord du Lifeline », a indiqué de son côté le chef du gouvernement italien.

Pour Macron, l’ONG « a agi contre toutes les règles »
Emmanuel Macron a adressé de vives critiques à l’ONG allemande Lifeline, lui reprochant de « faire le jeu des passeurs ». Pour lui, l’ONG « a coupé le signal et elle est intervenue en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens » ; elle « fait le jeu des passeurs », un reproche selon lui « indicible dans l’émotion collective ».

Le président français rejoint ainsi certaines des critiques du gouvernement italien sur le rôle des ONG en Méditerranée. Et de poursuivre :

« On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l’humanitaire cela veut dire qu’il n’y plus aucun contrôle. A la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs. C’est d’un cynisme terrible ».

Il a aussi rappelé que l’Europe veut « renforcer sa coopération avec les garde-côtes » libyens pour « limiter les mouvements » de migrants car, selon lui, « la capacité à fermer cette route est la plus efficace et aussi la plus humaine ».

« L’Europe peut prendre sa part mais elle ne peut pas prendre plus que sa part », a-t-il poursuivi. « Cette jeunesse part car elle n’a plus d’espoir ». « Nous serons là pour être à la hauteur de nos principes mais sans dire que tout est possible et que l’Europe est un nouvel eldorado ».

Malte refuse l’Aquarius
Petite île méditerranéenne d’à peine plus de 400 000 habitants, Malte a, en revanche, refusé d’ouvrir ses ports au navire humanitaire Aquarius, pourtant sans migrant à son bord, selon l’ONG SOS Méditerranée. L’Aquarius a donc mis le cap sur Marseille pour une escale technique qu’il doit effectuer dans les prochains jours.

lemonde.fr avec AFP

LE SCAN POLITIQUE - Le recadrage infligé par le chef de l'État à un collégien dans les Hauts-de-Seine n'est pas le premier du genre. Certaines prises de bec précèdent son élection.

La soufflante du Mont Valérien n'était pas une première. Lors d'un déplacement officiel lundi, Emmanuel Macron a sèchement recadré un collégien qui, après avoir entonné les premières paroles de L'Internationale , s'était permis de hêler le président en l'appelant «Manu». La scène a déjà fait le tour des réseaux sociaux, où elle a été vue des centaines de milliers de fois. «Tu fais les choses dans le bon ordre. Le jour où tu veux faire la révolution, tu apprends d'abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même, d'accord? Et à ce moment-là tu iras donner des leçons aux autres», lui assène-t-il notamment.

L'affaire du «costard»
Emmanuel Macron est coutumier de ce type de réaction à chaud. En tant que ministre de l'Économie de François Hollande, il s'était illustré, déjà, en répondant aux interpellations dont il pouvait faire l'objet à l'occasion de ses déplacements. L'une des séquences les plus emblématiques fut celle du «costard», lorsqu'en mai 2016, l'intéressé s'était rendu à Lunel pour une visite dédiée au numérique. Accueilli par des grévistes opposés à la loi El Khomri, le fondateur d'En Marche! a perdu patience.


«Je n'ai pas de leçons à recevoir. Si vous ne voulez pas que la France soit bloquée, arrêtez de la bloquer. (...) Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler», avait lancé Emmanuel Macron à ses contradicteurs.

La séquence Whirlpool
L'un des moments phares de la campagne présidentielle fut le chassé-croisé Macron-Le Pen sur le site de l'usine Whirlpool d'Amiens, le 27 avril 2017. Après le coup de com' de la candidate frontiste, venue s'afficher avec les ouvriers menacés de perte d'emploi, son adversaire est sorti de sa réunion avec l'intersyndicale sous les huées. Improvisant une rencontre avec des syndicalistes en colère, Emmanuel Macron a choisi de se montrer ferme, quitte à bousculer ses contempteurs.



«J'ai quitté mon emploi de ministre et ce qui va avec et la fonction publique, (...) pour prendre mon risque! Donc les leçons de morale et compagnie, je veux bien qu'on me les fasse. Mais pas aujourd'hui, pas ici!», a-t-il tonné, avant de prier son interlocuteur de ne pas le tutoyer. François Ruffin, qui à l'époque était connu surtout en tant que réalisateur du documentaire militant Merci patron!, était également venu interpeller le candidat. Lequel n'a pas dévié: «Interdire de verser des dividendes ou interdire à une entreprise de fermer un site qu'elle a décidé de fermer, c'est quelque chose qui n'est pas possible. (...) Si je fais ça demain, il n'y a plus personne qui viendra investir en France!» Les deux hommes se sont revus dans l'usine quelques mois plus tard, l'un en tant que député Insoumis, l'autre en tant que président de la République, pour discuter du projet de reprise du site.

Tensions à Saint-Martin
Parfois, l'échange tendu peut s'achever sur une note légère. En témoigne celui entre Emmanuel Macron et une habitante de l'île de Saint-Martin, ravagée l'automne dernier par l'ouragan Irma. Venu constater les dégâts, le chef de l'État s'est vu reprocher par Lila d'être «sur une tour d'ivoire».

«Je ne vais pas dire “M. le président”, parce que je ne peux pas», a-t-elle entamé, annonçant qu'elle appellerait l'Élysée si Emmanuel Macron n'était pas de retour sur place dans les six mois. Avant de prévenir: «Je suis une chieuse». «Est-ce que je peux me permettre de vous dire que ça se voit un peu? Mais je ne vous demande pas de changer pour autant», a répondu le président avec ironie. Une familiarité qui permet à Emmanuel Macron de se placer à un niveau d'égal à égal avec ses concitoyens.

«Embrouille» sur la colonisation
Le collégien du Mont Valérien n'est pas le seul jeune à avoir subi les foudres présidentielles. Lors d'une déambulation à Alger en décembre, Emmanuel Macron a été rattrapé par le sujet de la colonisation française, sur lequel il avait perdu quelques plumes en tant que candidat. «Il faut que la France assume son passé colonial vis-à-vis de l'Algérie», a lancé un badaud au chef de l'État avant de l'accuser de vouloir «éviter le sujet».


La réplique ne s'est pas fait attendre. «Qui évite quoi? J'évite de venir vous voir? J'évite de dire ce qui s'est passé? (...) Il y a des gens qui ont vécu des histoires d'amour ici. Il y a des gens, français, qui aiment encore terriblement l'Algérie, qui ont contribué et qui ont fait des belles choses, il y en a qui ont fait des choses atroces. On a cette histoire entre nous mais moi je n'en suis pas prisonnier. Mais vous, vous avez quel âge?», s'est défendu Emmanuel Macron. «J'ai 25 ans», a répondu le jeune homme. Après quoi le président a rétorqué: «Mais vous n'avez jamais connu la colonisation! Qu'est-ce que vous venez m'embrouiller avec ça? Vous votre génération, elle doit regarder l'avenir.»

Glyphosate et SNCF
L'actualité économique et sociale est la principale source de ces algarades parfois musclées. L'une des plus tendues fut celle du premier Salon de l'agriculture du quinquennat. Après avoir essuyé de nombreuses huées, le président de la République est allé au contact de céréaliers mécontents, venus l'interpeller au sujet de la suppression du glyphosate, herbicide classé cancérogène. Piqué au vif, Emmanuel Macron a invoqué l'exemple de l'amiante, expliquant qu'il aurait à répondre de ce qu'il fait «demain, après-demain» auprès des Français.


«Moi, les ouvriers agricoles, les consommateurs, qui demain diront, “vous aviez le glyphosate, vous le saviez, vous n'avez rien fait”, ils me regarderont les yeux dans les yeux! Ils n'iront pas vous chercher, vous!», a-t-il lancé aux agriculteurs, qui lui ont signifié qu'il perdait ses nerfs. «Attendez, vous êtes calmes?! Vous m'avez sifflé dans le dos depuis tout à l'heure et vous me donnez des leçons?», leur a-t-il rétorqué, affirmant qu'un «engagement a été pris» sur le sujet et que l'exécutif le respecterait.
Même tonalité lors du déplacement présidentiel dans les Vosges, en avril. Cette fois-ci, c'est la réforme ferroviaire qui est dans tous les esprits. Un cheminot de la CGT demande à l'État de reprendre la dette de la SNCF. «Cette réforme, je ne vais pas vous mentir, on doit la faire. (...) Les propositions de la CGT ne permettent pas de réformer», répond Emmanuel Macron, qui discute près d'un quart d'heure avec le syndicaliste, parfois sur des points très techniques du projet de loi. «Vous pouvez râler, (...) mais ne bloquez pas tout le pays et il ne faut pas être insultant, c'est tout», poursuit-il avant de mettre fin à l'échange. Quelques mètres plus loin, il prévient les journalistes: «Je ne vais pas différer les réformes pour que je puisse le promener dans les rues tranquillement, (...) je ne vais pas me calfeutrer».

Preuve que ces prises de bec «au débotté» sont devenues une marque de fabrique du chef de l'État: son équipe numérique les publie quasiment toutes in extenso sur son compte YouTube.

lefigaro.fr

Le dernier numéro de "Complément d'enquête" se penche sur le sélectionneur des Bleus. Loué dans le milieu du football français, il compte pourtant quelques détracteurs, même s'ils sont réticents à s'exprimer.

 Vingt ans plus tard, la pilule n'est toujours pas passée. En 1998, David Ginola était écarté de la liste des 23 Bleus appelés à disputer la Coupe du monde de football organisée en France et  remportée par les Tricolores le 12 juillet de cette année-là.

Cette non-sélection, l'ex-star du PSG l'attribue à Didier Deschamps, alors capitaine de l'équipe de France, comme il l'affirme dans le numéro de "Complément d'enquête" diffusé sur France 2, jeudi 24 mai, consacré à l'actuel sélectionneur français.

"C'est à cause de lui"
"Si je n'ai pas fait la Coupe du monde 1998, c'est à cause de lui, confie celui qui est aujourd'hui animateur sur M6, sans savoir qu'il est enregistré. C'est quelqu'un qui m'a empêché de réaliser mon rêve." A l'origine de la brouille entre les deux joueurs, on retrouve le fameux match France-Bulgarie, perdu par les Bleus en 1993, synonyme de non-qualification pour la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis. Une défaite attribuée par beaucoup, dont le sélectionneur de l'époque Gérard Houiller, aux mauvais choix de David Ginola en fin de match. Ce dernier est persuadé que la blessure n'était toujours pas refermée cinq années plus tard.

"Ne me demandez pas, s'il vous plaît, de parler d'un événement qui a fait pleurer toute ma famille, qui m'a empêché de réaliser mon rêve d'enfant et de parler de quelqu'un qui fait partie des personnes qui ont refusé que je fasse partie des 23 [joueurs retenus pour le Mondial]", déplore David Ginola.

La peur de parler
Si l'ex-attaquant du PSG témoigne de son amertume vis-à-vis du patron des Bleus, difficile de trouver des voix prêtes à critiquer Didier Deschamps. De nombreux acteurs du football, joueurs, entraîneurs ou journalistes, ont préféré botter en touche lorsque l'équipe de "Complément d'enquête" s'est penchée sur la face sombre du sélectionneur des Bleus, déjà éclaboussé par les affaires de dopage à la Juventus de Turin ou le match truqué entre Valenciennes et l'OM en 1993.

"On n'attaque pas le coach de l'équipe nationale à trois mois du Mondial", lance ainsi un acteur du monde du football sous couvert d'anonymat. "Je ne peux pas tenir face caméra des propos autres qu'hagiographiques, ajoute un autre. Si je vous parle, je ne peux pas tout vous dire."

francetvinfo.fr

SAINT-PETERSBOURG - Emmanuel Macron rencontre Vladimir Poutine, ce jeudi, dans le cadre d’une visite de deux jours en Russie. Le président russe l'a accueilli dans le fasteux palais Constantin. Alors qu'un air de Guerre froide souffle sur les relations Est-Ouest, les présidents français et russe ont avancé quelques points de convergence, notamment sur l'Iran et la Corée du Nord.

Corée du Nord
Vladimir Poutine : "Nous comptions beaucoup" sur la rencontre entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. "Nous espérons que le dialogue puisse être redémarré, poursuivi"

Emmanuel Macron: "Je n'ai pas plus d'explications sur la décision [prise par Donald Trump]. Il importe que le processus engagé dans la région puisse se poursuivre"

Iran
Vladimir Poutine à propos du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien : "La Russie n'a jamais approuvé des sanctions unilatérales et n'en a jamais mis en oeuvre"

Macron : "Je souhaite que l'ensemble des signataires de l'accord de 2015 avec l'Iran restent dans l'accord et le préservent"

"Nous avons avec Vladimir Poutine cette volonté commune de préserver ce cadre"


Source : lci.fr


Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb révèle ce vendredi matin qu’un projet d’attentat a été déjoué. Deux hommes d’origine égyptienne ont été arrêtés à Paris il y a une semaine.
Un nouvel attentat a été déjoué en France et deux hommes d’origine égyptienne ont été arrêtés, a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sans préciser la date ni le lieu.

« Il y avait deux jeunes gens d’origine égyptienne qui s’apprêtaient à commettre un attentat, avec soit de l’explosif soit à la ricine, ce poison […] très fort », a déclaré le ministre sur RMC et BFMTV. Selon lui, les deux hommes échangeaient sur la messagerie Telegram, où ils ont été repérés. Ils disposaient de « tutoriels » pour fabriquer des poisons à base de ricine.

Selon une source proche de l’enquête interrogée par l’AFP, l’interpellation a eu lieu dans le XVIIIe arrondissement de Paris vendredi 11 mai, veille de l’attaque au couteau menée par le djihadiste d’origine tchétchène Khamzat Azimov.

Selon les informations du Parisien, c’est bien la messagerie Telegram qui a mené à ces deux hommes. En scrutant les réseaux sociaux, notamment un compte particulièrement actif dans la sphère pro-djihadiste, la DGSI est parvenue à identifier un certain M.M., né en 1998 en Egypte. A son domicile, ont été retrouvés un sac contenant de la poudre noire, extraite d’un bloc de pétards, plusieurs supports numériques contenant notamment des tutoriels de fabrication d’explosif et une vidéo expliquant comment utiliser un poison puissant.


Interpellé avec O.M., né la même année en Egypte, M.M. a, toujours selon les informations du Parisien, affirmé qu’un individu - non identifié à ce jour — lui avait demandé via Telegram de se procurer le bloc de pétards pour fabriquer l’explosif lui permettant de commettre un attentat en France.

M.M. a tenté de minimiser ses intentions. Mais l’exploitation des éléments recueillis contredit ses déclarations : l’homme, étudiant âgé de 20 ans, fiché S depuis janvier et surveillé par la DGSI, avait en réalité accepté de réaliser cette mission. Il a reconnu en garde à vue être proche de la mouvance djihadiste, dont il consultait les vidéos de propagande. Il était prêt à mourir en martyr en se faisant exploser.

Il a été mis en examen et écroué. O.M. a été remis en liberté.

Correctement extraite de la graine de ricin - une fleur courante —, et fortement concentrée, la ricine est potentiellement 6 000 fois plus puissante que le cyanure. C’est ce toxique qui était utilisé dans les fameux « parapluies bulgares » du temps de la guerre froide.

Le troisième projet d’attentat déjoué depuis janvier
Depuis le 1er janvier 2018, la France a connu deux attentats majeurs, dans l’Aude, à Carcassonne et Trèbes le 23 mars, et à Paris le 12 mai. Mais les services de renseignement et de sécurité français ont déjoué trois projets d’attentats. En dévoilant ce projet, ce vendredi, le ministre de l’Intérieur n’en est pas à une première. Fin février, il avait déjà révélé qu’une personne « radicalisée » et « suivie » avait été interceptée pour avoir fomenté un projet d’attentat dans l’Ouest, vraisemblablement dans un stade de football. Mi-janvier, un homme a aussi été arrêté dans la région de Nîmes pour avoir voulu s’attaquer aux forces armées. Âgé de 33 ans, il avait prêté allégeance à Daech dans une vidéo.

En 2017, vingt projets d’attentat avaient été stoppés au stade du projet.

leparisien


Saint-Louis (Sénégal) - Une foule impressionnante a accueilli samedi à Saint-Louis du Sénégal le président français Emmanuel Macron, qui a annoncé une aide de 15 millions d'euros pour lutter contre l'érosion côtière qui menace la ville, auxquels s'ajouteront 24 millions d'euros débloqués par la Banque Mondiale.
M. Macron a également annoncé une aide de 25 millions d'euros pour la préservation et la rénovation du patrimoine historique de l'ancienne capitale de l'Afrique-Occidentale française et du Sénégal.

L'assaut des vagues a déjà obligé 200 familles de Saint-Louis à déménager, soit environ 2.000 personnes, et à terme ce sont près de 10.000 qui devront être relogées, selon Louise Cord, directrice Sénégal de la Banque Mondiale.

Samedi matin, des dizaines de milliers d'habitants ont envahi le centre de cette ville de pêcheurs du nord du pays, à l'embouchure du fleuve Sénégal, qui fut le premier établissement fondé au sud du Sahara par la France au XVIIe siècle, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Arrivé en avion de Dakar, où il participait la veille à une conférence sur l'éducation, Emmanuel Macron, 13 ans après la dernière visite de son prédécesseur Jacques Chirac, était accompagné à Saint-Louis de son homologue sénégalais Macky Sall. 


Les épouses des deux présidents étaient également du voyage, dernière étape de la visite officielle du président français au Sénégal.

Massés sur plusieurs rangs, les habitants ont salué les deux présidents lors de leurs différents arrêts avec de chants de bienvenue, des portraits des deux présidents et de leurs épouses, des banderoles et des drapeaux français et sénégalais.

Après avoir annoncé vendredi la hausse de l'engagement français dans le Partenariat mondial pour l'éducation (PME) à 200 millions d'euros, contre 17 millions précédemment, M. Macron a indiqué que l'Agence française de développement (AFD) allait débloquer 15 millions d'euros pour la construction "en un an" de murs pour protéger les habitants de la Langue de Barbarie.

Cette somme devra aussi servir à la construction d'une longue digue dans la partie sud de cette étroite bande de sable d'une trentaine de kilomètres de long qui protège la ville mais qui est rongée par l'érosion.

- 'Mer inarrêtable' -

Autrefois d'un seul tenant, la Langue de Barbarie a été sectionnée par le creusement en 2003 d'un canal destiné à évacuer les eaux du fleuve Sénégal et éviter la submersion de la ville lors des fortes pluies.

Large de 4 mètres lors de son percement, ce canal s'est inexorablement élargi pour atteindre une dizaine de kilomètres, modifiant profondément l'écosystème exceptionnel de la région et menaçant l'activité économique de la ville.

Aux côtés d'Emmanuel Macron, le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, a pour sa part dévoilé un plan de financement de 30 millions de dollars (24 millions d'euros) pour reloger 900 familles, soit environ 10.000 personnes, vivant dans les quartiers de pêcheurs les plus touchés. 

A plus long terme, l'institution basée à Washington a lancé une étude pour tenter de trouver une solution plus durable face à la montée des eaux.

La construction de digues promises par la France devrait donner le temps aux familles de déménager.

"Ils devront partir à terme, on ne pourra pas arrêter la mer", a déclaré à l'AFP Laurence Hart, directrice Sénégal de l'AFD. 

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, avait alerté Emmanuel Macron sur la situation dramatique de sa ville lors du Sommet One Planet du 12 décembre.

- Patrimoine à restaurer -

Ces menaces, qui conjuguent l'élévation du niveau de la mer et à l'accélération des occurrences de forte houle, sont liées au réchauffement climatique, a souligné M. Macron. 

Fendant la foule dans une voiture décapotable roulant au pas, debout aux côtés de Macky Sall, le président français s'est ensuite rendu sur la place Faidherbe, qui porte le nom du plus connu des gouverneurs français du Sénégal, à la fin du XIXe siècle.

Fondée en 1659, Saint-Louis a été la tête de pont de la conquête coloniale française au sud du Sahara. La ville fut ensuite la capitale de l'Afrique-Occidentale française (1895-1902) et celle du Sénégal jusqu'en 1957.

Les façades décrépies du coeur historique et les murs fissurés de sa cathédrale soulignent son déclin ces dernières années.

Le gouvernement sénégalais a lancé des programme de réhabilitation de ce patrimoine classé par l'Unesco, dont les résultats tardent toutefois à se concrétiser.

Emmanuel Macron a annoncé une enveloppe de 25 millions d'euros pour "la cathédrale, les maisons, la place Faidherbe".

l'express

Arrivée ce lundi 18 décembre à l'aéroport de Roissy dans le val d'Oise des premiers réfugiés africains sur les 3000 que le président français s'est engagé "réinstaller" avant 2019. Un autre groupe leur emboîtera le pas avant mercredi.

Ce sont en tout 19 personnes (plusieurs Soudanais ainsi qu'une famille centrafricaine) qui sont arrivés très tôt ce mardi en provenance d'un camps du HCR de la capitale tchadienne.

Un document attestant de leur statut de réfigié leur a été délivré par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et justifie de leur éligibilité au droit d'asile.

Les familles ont ensuite été acheminés par cars vers Thal-Noirmoutier, dans le Bas-Rhin, où elles seront, dans un premier temps, hébergées dans un couvent de bonnes soeurs assez spacieux, dont une grande partie reste encore inoccupée, le temps de leur trouver des logements durables dans un délai de quatre mois, selon Julie Bouaziz, adjointe à l'asile à la Direction générale des étrangers en France(DGEF).

Ce premier hébergement, souligne Julie Bouaziz, leur permettra de jouir d'un certain "temps d'adaptation à la vie occidentale" ; ils pourront ainsi entreprendre les premières démarches en vue de leur insertion. Un dispositif qui, selon l'adjointe à l'asile, sera appliqué à l'ensemble des 3000 migrants attendus d'ici 2019.

D'autres réfugiés exfiltrés récemment de Lybie (25 au total) et préalablement admis dans des centres du HCR au Niger, arriveront également ce mardi, en provenance de Niamey, ainsi que 12 autres réfugiés venant du Tchad ; ce qui fera en tout 56 personnes pour cette première vague de demandeurs d'asile.

Le but de ce programme, souligne Mourad Derbak, chef de la division Europe à l'Ofpra, est "d'empêcher que des personnes ne se mettent en danger en prenant la mer à partir de la Libye notamment". Et d'ajouter :  "ces personnes ont été identifiées par le HCR et nous avons ensuite vérifié qu'elles étaient éligibles au statut de réfugié en France, qu'elles avaient un lien avec la migration et une certaine vulnérabilité".

Abdoulaye Jamil Diallo


Les propos tenus par Emmanuel Macron sur la colonisation lors d'une interview à une chaîne algérienne ont placé le candidat à la présidentielle dans le viseur de la droite et de l'extrême droite.

Mais quelle mouche a donc piqué Emmanuel Macron ? D'habitude soucieux de ne froisser personne, consensuel, au risque parfois d'être taclé pour ses formules creuses, l'ancien ministre de l'Economie a qualifié depuis Alger la colonisation française de "crime contre l'humanité". "C'est une vraie barbarie", a-t-il développé, ajoutant que " nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes."

Ces propos du ministre tenus auprès de la chaîne privée algérienne Echourouk News ont provoqué un tollé à droite et à l'extrême droite.

Une "honte", "indigne", "pas digne d'un chef d'Etat"

Plusieurs responsables politiques Les Républicains mais surtout du Front national ont vivement réagi au lendemain de la mise en ligne de cette interview. "Honte à Emmanuel Macron qui insulte la France à l'étranger", a tweeté le député LR Gérald Darmanin, un proche de Nicolas Sarkozy.


"Il faut utiliser les bons mots au bon endroit"

A gauche, peu de réaction pour le moment sur ce sujet sensible, si ce n'est celle de l'écologiste Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, plutôt d'accord sur le fond mais qui regrette la forme. "Je n'utiliserais pas le terme de crime contre l'humanité, parce que c'est une notion juridique très particulière et je pense qu'il faut utiliser les bons mots au bon endroit. Mais dire que la colonisation fait partie de notre histoire et que c'est une horreur de notre histoire, je pense qu'il faut le dire", a-t-elle jugé sur France 2.

Ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron évoque la colonisation. En novembre dernier, au Point, le candidat d'En Marche! n'avait pas tout à fait le même avis. "Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un Etat, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie", expliquait-il.

l'express