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Kemi Seba : lettre ouverte au président guinéen Alpha Condé

A quelques mois de la fin de son second et dernier mandat constitutionnel, le président guinéen, Alpha Condé, fait feu de tout bois, pour réviser la Constitution du pays. Une situation qui a fait basculé la Guinée dans une série de manifestations gigantesques, à travers lesquelles le peuple guinéen continue à démontrer à la face du monde sa détermination à s'opposer à toute modification de la Constitution ainsi qu'à tout éventuel troisième mandat de l'actuel président.

 Pour apporter son soutien à ce vaillant peuple de Guinée dans sa lutte légitime pour la victoire de la démocratie, Kemi Seba, président de l’Ong Urgences panafricanistes, s’adresse, dans une lettre ouverte,  au Chef de l’Etat guinéen, l'invitant à écouter son peuple en renonçant clairement - pendant qu'il est encore temps - à toute velléité d'un troisième mandat ainsi qu'à toute modification de la Constitution. En voici la teneur :

Kémi Séba : "Lettre à Alpha Condé"

À son excellence le président actuel de la République de Guinée Conakry, Monsieur Alpha Condé.

Je vous écris ce message en une période critique de l’Histoire  de Guinée, et de l’Afrique de manière générale.

Monsieur le Président,

Vous avez été durant vos débuts politiques (dans l’opposition) un héroïque et fervent défenseur de la démocratie. Défenseur qui fût même envoyé en prison pour ses convictions.

Aujourd’hui au pouvoir, vous l’ex-détenu politique pro-démocratie, vous incarcérez illégitimement  à foison. Pire  vous faites assassiner ceux qui ont le malheur de s’opposer à votre tragique dérive dictatoriale.

Vous étiez un ESPOIR, vous êtes en train de devenir UN CAUCHEMAR. A cause de quoi? A cause de votre amour MALADIF du POUVOIR.

Vous souhaitez un 3ème mandat. Et la majeure partie du peuple s’y oppose. Elle ne s’y oppose pas uniquement  parce qu’elle tient religieusement à la loi des 2 mandats maximum pour un président. La majorité du peuple guinéen s’oppose aussi  à votre 3ème mandat car dans les faits vous n’avez rien fait de bon  sur le terrain de la justice sociale durant vos 2 mandats. Et il y a un adage qui dit jamais 2 sans 3.

Corruption, népotisme, enrichissement d’une minorité, paupérisation de la majorité. Triste est le bilan.

Monsieur le Président, si vous aimez l’Afrique plus que le pouvoir, je vous en conjure, arrêtez le massacre. Retirez-vous avec dignité, présentez vos excuses aux familles de ceux de vos compatriotes que vous faîtes assassiner. Libérez ceux qui comme mon courageux  frère et ami ELIE KAMANO, ont été injustement INCARCÉRÉS car (comme vous auparavant) ils se battent pour la LIBERTÉ.


Monsieur le président, chaque persécution a un début et une fin. Vous êtes à une période où vous avez les pleins pouvoirs dans vos mains et vous vous pensez  sans doute intouchable. Mais n’oubliez jamais qu’aucun président n’est éternel, et tôt ou tard si vous ne vous retirez pas avec dignité, le peuple finira par vous déloger. Et à ce moment-là,  c’est le pire que vous risquerez.

Kemi Seba, président de l’ONG Urgences Panafricanistes.


Au Burkina Faso, un sentiment anti-français diffus

Confronté à une crise djihadiste croissante, le pays sahélien doit faire appel à l’aide de Paris alors que son opinion publique dénonce une présence militaire étrangère.

Dans le cadre d’une tournée au Sahel, la ministre française des armées, Florence Parly, a atterri, lundi 4 novembre après-midi, au Burkina Faso, pays fragilisé par les attaques djihadistes et où la question de la présence militaire française fait débat.

Cette visite intervient près d’un an après la signature d’un « accord intergouvernemental de défense » pour renforcer la coopération entre la France et le Burkina et alors que la force française « Barkhane » multiplie les opérations dans le pays, plongé dans une grave crise sécuritaire. Les attaques terroristes ont tué plus de 600 personnes depuis 2015 et provoqué le déplacement forcé d’un demi-million de civils.

A la demande des autorités burkinabées, « Barkhane » a dû intervenir à deux reprises en septembre au nord du pays pour suppléer des forces de sécurité locales sous-équipées, mal formées, démoralisées et désorganisées. « Environ 80 soldats français » et deux hélicoptères britanniques ont ainsi été envoyés du 13 au 16 pour sécuriser la ville de Djibo, qui menaçait de subir « une attaque d’envergure ». Selon un haut gradé de la police, cette montée en puissance de la force française au Burkina Faso est un « mal nécessaire ». « On aimerait s’en passer, mais on n’y arrivera pas tout seul, on a besoin d’aide c’est clair, même si la hiérarchie ne veut pas l’assumer officiellement », ajoute-t-il.

« Syndrome de l’ancienne puissance coloniale »
L’opinion publique vient rappeler régulièrement aux autorités que les interventions françaises ne sont pas nécessairement les bienvenues. « Armée française, hors du Burkina et d’Afrique ! » Le slogan a le mérite d’être clair. Le 12 octobre, plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblées devant la Bourse du travail de Ouagadougou pour dénoncer le « terrorisme et la présence de bases militaires étrangères » sur le continent. Menace djihadiste, trafic d’armes, pauvreté, « pillage » des ressources naturelles… La faute à « la Françafrique ! », clamaient les manifestants qui soupçonnent la France de vouloir établir « une nouvelle base militaire à Djibo ».

Paris et Ouagadougou ont démenti cette rumeur tenace. « On a reçu beaucoup d’appels et de questions à ce sujet, certains de nos auditeurs restent convaincus qu’une base française est en construction, rapporte Hyacinthe Sanou, le directeur des rédactions de la Radio Omega, la France déchaîne toujours autant les passions, on la soupçonne de tout et son contraire, c’est le syndrome de l’ancienne puissance coloniale. » Tantôt admirée, tantôt détestée, elle ne cesse d’alimenter les fantasmes. « Il y a une posture paradoxale, analyse Cyriaque Paré, journaliste et docteur en sciences de l’information et de la communication, certains Burkinabés aiment critiquer la présence française tout en exigeant plus de ses forces militaires. »


Les contempteurs du « néocolonialisme français » se nourrissent aux sources révolutionnaires et anti-impérialistes de l’ancien président Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987. Mais, avant lui, le père de l’indépendance burkinabée, Maurice Yaméogo, avait refusé de signer un « accord de défense » avec la France en 1961, entraînant le démantèlement de la base militaire française de Bobo-Dioulasso, à l’ouest du pays, l’une des plus importantes de la région à l’époque.

« Le petit plus »
Souci d’indépendance, héritage sankariste remis au goût du jour depuis la chute de Blaise Compaoré à la suite d’une insurrection population en 2014, le gouvernement actuel a toujours été réticent à demander de l’aide à la France. « Il est tiraillé entre la mémoire et les idées de Sankara, dont il se réclame, et la réalité du terrain et de son armée qui manque de moyens. Il se voit obligé de faire de la realpolitik », observe un politologue et ancien diplomate burkinabé.

En décembre 2018, la France et le Burkina Faso ont signé un « accord intergouvernemental de défense » pour renforcer la coopération militaire entre les deux pays. A la demande de Ouagadougou, « Barkhane » opère depuis le Niger et le Mali voisins, au « coup par coup », souvent dans l’urgence. « Les autorités burkinabées sont acculées, sans capacité de réaction et nous appellent à l’aide tout en nous demandant de rester discrets », confie une source sécuritaire à Paris. Pourtant, la situation ne cesse de s’aggraver. « Cette guerre ne peut pas se mener tout seul aujourd’hui, elle a besoin de synergie avec les pays de la sous-région et les autres forces. […] Certaines opérations françaises nous apportent le petit plus, la puissance de feu qu’on peut ne pas avoir », concède Rémis Fulgance Dandjinou, le ministre de la communication burkinabé.

Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance) - Monde


Mali : une attaque terroriste contre des militaires fait 54 morts

C’est un véritable carnage et le bilan n’est pour l’instant que provisoire. L’armée malienne a essuyé vendredi une de ses plus grosses pertes depuis plusieurs années avec la mort de 53 soldats et d’un civil dans une « attaque terroriste » contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger. Le ministre malien de la Communication, Yaya Sangaré, a également fait état de « dix rescapés » et de « dégâts matériels importants ».

Une attaque pour le moment non revendiquée
Le gouvernement malien a pour sa part fait savoir vendredi soir qu’il « condamnait » cette « attaque terroriste qui a fait des morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels du côté des Forces nationales de défense et de sécurité ». « Des renforts ont été dépêchés pour sécuriser la zone et traquer les assaillants », a ajouté le gouvernement, sans donner de précisions sur ces derniers. L’attaque n’a pour l’instant pas été revendiquée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours. Cependant les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

20minutes

Le Front populaire ivoirien, le parti fondé par Laurent Gbagbo, a protesté mercredi 30 octobre contre « la honteuse immixtion » du gouvernement ivoirien dans la procédure à la Cour pénale internationale (CPI) contre l'ancien président, dénonçant une « cabale ».

L’État de Côte d’Ivoire a déposé le 25 octobre une demande auprès de la CPI pour s’opposer à la libération sans condition de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté en première instance, mais en liberté surveillée en Belgique en raison d’un appel de la procureure Fatou Bensouda.

Il s’agit là d’«une honteuse immixtion du gouvernement ivoirien dans la procédure », a déclaré Assoa Adou, secrétaire général du FPI, au nom de son parti et de la coalition d’opposition « Ensemble pour la démocratie et la souveraineté » (EDS).

« Une cabale pour écarter un adversaire »
« Par ces agissements, le RDR (ancien nom du parti au pouvoir) et (le président ivoirien) Alassane Ouattara viennent de faire tomber le masque derrière lequel ils n’ont eu cesse de manipuler la procureure ». « Le procès n’est rien d’autre qu’une cabale politique pour écarter un adversaire », à un an de la prochaine élection présidentielle, a-t-il assuré au cours d’une conférence de presse. Interrogé à sa sortie du conseil des ministres mercredi, le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, a décliné tout commentaire.

"Ils veulent l'empêcher de rentrer"
Par ailleurs, Assoa Adou a affirmé que la justice ivoirienne a confirmé en appel mardi la condamnation à 20 ans de prison de Laurent Gbagbo. En janvier 2018, l’ex-président avait été condamné, ainsi que trois coaccusés, à 20 ans de prison pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale de 2010-11.

« Ils veulent l’empêcher de rentrer au pays. Peu importe, quand il sera libéré par la CPI, il rentrera. S’ils veulent l’arrêter, ils l’arrêteront. On verra bien ce qui se passera », a commenté à l’issue de la conférence de presse un proche de Laurent Gbagbo. Dans l’attente de la décision de la CPI après l’appel de la procureure, l’ancien président réside à Bruxelles. Laurent Gbagbo et Charles Ble Goudé, ont été jugés pour crimes contre l’humanité commis en 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales, avant d’être acquittés et libérés sous conditions. Son éventuel retour en Côte d’Ivoire avant la présidentielle de 2020 est devenu un serpent de mer.

jeuneafrique


Ce que l'on sait du nouveau chef de Daesh


Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi a été désigné, ce jeudi, comme le nouveau chef de Daesh, après que l'organisation a officiellement confirmé la mort de son précédent leader Abou Bakr al-Baghdadi.

Daesh a confirmé, ce jeudi, la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d'attentats sanglants. Le nom de son successeur a également été dévoilé. Il s'agit d'Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi. Celui-ci n'avait que rarement été  mentionné parmi les potentiels successeurs de al-Baghdadi.

Le principal juge de Daesh
L'organisation a précisé que le "Majlis al-choura (l'assemblée consultative en arabe, NDLR)" avait prêté allégeance à Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi en tant que "commandeur des croyants" et nouveau "calife des musulmans".

"Nous ne savons pas grand-chose de lui, sauf qu'il est le principal juge de Daesh et qu'il dirige l'Autorité de la charia (loi islamique)", a indiqué Hicham al-Hachemi, un expert irakien de Daesh.

Son nom, "al-Qourachi", indique que, comme al-Baghdadi, le nouveau chef de Daesh est un descendant de la tribu des Qourachi, celle du prophète Mohammed, soit un pré-requis nécessaire pour devenir "calife".

L'utilisation de la particule "al-Qourachi" indique, selon un spécialiste interviewé par le New York Times, que Daesh se voit ainsi toujours comme un "califat" alors que le "califat" territorial de Daesh a été déclaré défait par les Américains en mars dernier dans son dernier réduit en Syrie.

D'autres prétendants avaient été avancés
Abou Bakr al-Baghdadi était originaire du village de Al Jallam, en Irak. Un détail important, note le New York Times dans sa nécrologie de l'ancien leader de Daesh, car Al Jallam est peuplé par des membres de la tribu al-Badri, dont la lignée remonte à la tribu des Qourachi, celle du prophète Mohammed. Des origines qui lui ont alors permis de devenir facilement "calife" de l'organisation.

Parmi les prétendants à sa succession, si Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi n'avait pas été mis en avant, d'autres avaient été pressentis, comme Abdallah Qirdash, un proche d'al-Baghdadi depuis plusieurs années, et Abou al-Hassan al-Mouhajir, bras droit de l'ancien chef de Daesh. Mais il a été révélé plus tard que ce dernier est également mort lors du raid américain.

Mort "comme un chien", selon Trump
Donald Trump a annoncé dimanche la mort du chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, lors d'une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie, un succès à l'international pour le président américain, accueilli avec retenue par ses alliés européens.
   
Le président américain a livré un récit détaillé du raid au cours duquel le chef de Daesh a été acculé par les forces américaines, puis s'est fait sauter avec sa ceinture d'explosifs. Mercredi, le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l'on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l'enceinte du complexe où était caché le chef jihadiste dans le village de Baricha, dans le nord-ouest de la Syrie.

Le "calife" autoproclamé en 2014 ayant un temps présidé aux destinées de 7 millions de personnes en Irak et en Syrie est mort "comme un chien", a assuré Donald Trump.

Clément Boutin avec AFP


Mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, chef mystérieux du groupe État islamique


Le président américain Donald Trump a confirmé la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, le 27 octobre à Idleb, lors d'une opération américaine. Surnommé « le fantôme » pour sa discrétion, cet Irakien ultra-radical a d’abord été proche d’al-Qaïda avant d'être l’artisan de la montée en puissance du groupe terroriste.

Il y a un peu plus de cinq ans, Abou Bakr al-Baghdadi devenait le visage de l’organisation État islamique. Le 4 juillet 2014, il se présentait au minbar de la mosquée al-Nouri de Mossoul (nord de l’Irak) pour prononcer un prêche devant un parterre de croyants, entouré de gardes du corps. Aujourd’hui, la mosquée et son célèbre minaret penché ont été rasés et Baghdadi « est mort », a confirmé Donald Trump lors d'une conférence de presse dimanche 27 octobre. La dernière apparition du « calife Ibrahim » remontait au mois d'avril dernier,dans une vidéo de propagande.

Le prêche, filmé et abondamment diffusé par le groupe État islamique, relevait plus d’une nécessité que d’un choix, comme l’expliquait alors notre correspondant à BeyrouthPaul Khalifeh. Pour se proclamer « commandeur des croyants » dans les règles, l’intéressé devait se départir de sa prudence habituelle. Il devait revendiquer ce titre au vu et su de tous. Depuis, ces images d’un quadragénaire exalté à la barbe grisonnante, habillé et coiffé de noir, ont fait le tour du monde. Notamment parce qu'elles sont l'une des deux seules traces vidéo connues d'al-Baghdadi : celui-ci a su rester discret pendant ces cinq dernières années, commandant ses troupes tout en restant caché et apparaissant surtout par le biais d'enregistrements audio.

Des études de théologie

Feu le chef de l'organisation terroriste État islamique serait né en 1971 à Falloujah, dans le centre de l’Irak (selon un document parcellaire déclassifié par l’agence américaine Freedom of Information), ou plus probablement à Samarra, au nord de Bagdad, selon d'autres sources concordantes. Ibrahim Awad al-Badri – de son vrai nom – appartient au clan des Badrites et grandit dans une famille pauvre. « Les biographies diffusées par les partisans d'al-Baghdadi le présentent comme un descendant direct de l'imam Ali ben Abi Taleb, cousin et gendre du prophète de l'islam. Ce lignage prestigieux lui attribue des origines remontant à Quraich, la tribu de Mahomet, une condition indispensable pour prétendre au titre de calife », expliquait notre journaliste Paul Khalifeh en 2014.

Le jeune Ibrahim aime le football et croit déjà dur comme fer. Avec des amis, ils s'appellent « l'équipe des mollahs », rapporte la journaliste Sofia Amara pour l'hebdomadaire Paris Match. Auprès de l’Agence France-Presse (AFP), l'auteure d’un documentaire sur al-Baghdadi décrit aussi un jeune « introverti, pas très sûr de lui », dont les notes et la vue sont trop mauvaises, respectivement pour lui permettre de devenir avocat ou militaire, comme il l’espérait.

Ibrahim Awad al-Bidri se tourne donc vers la religion. Au début des années 1990, il obtient un doctorat en études islamiques à l’université de Bagdad. C’est ce qui lui aurait permis d’enseigner la charia (loi islamique) dans plusieurs mosquées d’Irak et lui aurait valu le premier surnom de « docteur Ibrahim ».

Détenu à Camp Bucca

L’invasion américaine de 2003 en Irak est décisive pour le futur chef terroriste : il s’y oppose en prenant la tête d’une milice et le nom d'Abou Duaa. Arrêté en 2004 par des soldats américains, qui cherchaient en réalité à arrêter l'un de ses proches, il passe dix mois dans la prison de Camp Bucca. Le complexe pénitentiaire, proche de la frontière koweïtienne, est considéré comme un véritable vivier de jihadistes, où combattants islamistes et baasistes de l’ancien régime de Saddam Hussein se côtoient et nouent des alliances.

Il est remarqué pour son intelligence et ses qualités de stratège par ses codétenus. Il va même jusqu'à résoudre des conflits entre les prisonniers et l'administration pénitentiaire. Ses geôliers américains, faute de preuves manifestes de sa dangerosité (il est arrêté désarmé et en tant que « prisonnier civil », et non comme combattant), décident de le relâcher en décembre 2004.

À sa sortie de prison il prête allégeance à Abou Moussab al-Zarqaoui dont il a rencontré les proches à Camp Bucca et se rapproche d’al-Qaïda. Le futur al-Baghdadi attire l’attention du Pentagone, selon le quotidien britannique The Telegraph, qui évoque un document de 2005 des autorités américaines : « Abou Duaa est lié à l’intimidation, à la torture et au meurtre de civils à Al-Qaïm », une ville irakienne proche de la frontière syrienne. « Il kidnappe des personnes ou des familles entières, les accuse, les juge et les exécute publiquement », peut-on lire dans ce même document.

« Comme un fantôme qui réapparaît sans cesse »

Celui qui prétendra à devenir le calife de tous les musulmans monte rapidement dans l’organisation État islamique en Irak. Celle-ci est née des cendres de la branche irakienne d’al-Qaïda, dont le Jordanien al-Zarqaoui, tué dans une frappe américaine en 2006, a été l’un des derniers chefs.

Au début des années 2010, al-Qaïda semble être en perte de vitesse partout dans la région. La mort de son leader emblématique Oussama Ben Laden, en mai 2011, puis le début des Printemps arabes semblent condamner l'organisation terroriste à disparaître. Mais un homme va donner un nouveau souffle au groupe État islamique en Irak : celui qui a pris le nom d’Abou Bakr al-Baghdadi, en hommage à son ami et prédécesseur à la tête de l’organisation, Abou Omar al-Baghdadi, et au premier calife de l’islam et successeur de Mahomet, Abou Bakr. Al-Baghdadi signifie littéralement « qui vient de Bagdad ».

Ainsi Abou Bakr al-Baghdadi, nommé calife de l’État islamique en mai 2010, rallie à sa cause d'anciens baasistes dont les connexions lui sont profitables et multiplie les attentats. Le tout en prenant ses distances vis-à-vis d'al-Qaïda. Moins de sept ans après avoir été relâché, en octobre 2011, sa tête est mise à prix pour 10 millions de dollars par le gouvernement américain. Quelques années plus tard, la prime atteindra même 25 millions.

On dit d’Abou Bakr al-Baghdadi qu’il est capable d'adopter plusieurs accents arabes pour se fondre dans le décor. La légende veut qu’il soit parfois en première ligne avec ses troupes et qu’il ne se manifeste que le visage caché quand il est entouré de personnes ne faisant pas partie de sa garde rapprochée, pour ne pas être trahi.

Sa mort elle-même, annoncée plusieurs fois, relève alors du fantasme. Déjà en 2014, un ancien des forces spéciales britanniques témoignait auprès du Telegraph : « On a capturé ou tué une demi-douzaine d’hommes qui portaient le même nom que lui. Il est comme un fantôme qui réapparaît sans cesse, je ne sais pas où s’arrête la réalité et où commence la fiction. » À l’époque, certains pensent que plusieurs personnes partagent le nom de guerre d’Abou Bakr al-Baghdadi.

Au milieu de l’année 2011, al-Baghdadi dépêche, depuis l’Irak où il est basé, des soldats et des lieutenants de son organisation vers la Syrie. Il profite de la guerre civile naissante pour participer à la création du Front al-Nosra, et lutter contre les chiites et le gouvernement de Bachar el-Assad.

Malgré les guerres fratricides qui rongent les mouvements jihadistes de la région –al-Nosra et l'EI entrent même en guerre ouverte pendant plusieurs mois –, al-Baghdadi réussit en 2013 à unifier ses troupes des deux côtés de la frontière irako-syrienne sous la bannière de l’État islamique en Irak et au Levant, bientôt raccourci au seul « État islamique ». Contre la stratégie d'al-Qaïda dont il s’émancipe définitivement, al-Baghdadi livre une guerre ouverte aux musulmans chiites afin d'obtenir le soutien des tribus sunnites de la région.

Vie et mort du califat ?

Mais les ambitions d’al-Baghdadi, comme celles de son héros Oussama Ben Laden dont il a juré de venger la mort, vont bien au-delà du Moyen-Orient. Au moment de la prise de la ville irakienne de Falloujah par ses troupes début 2014, al-Baghdadi annonçait aux Américains, dans un enregistrement audio, que la guerre ne faisait que commencer et qu’ils verraient bientôt « les moudjahidines au cœur de [leur] pays ». Six mois plus tard, après avoir pris Mossoul, la deuxième ville d'Irak, il y annonce la création d’un califat à cheval sur les territoires syrien et irakien et fait symboliquement détruire la frontière qui les sépare.

Ces deux dernières années, le territoire de l'État islamique avait réduit comme peau de chagrin, l'organisation ne cessant de perdre du territoire. Le 23 mars 2019, la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) proclamait la fin du califat de l'EI en Syrie, mais son influence demeure en Syrie eten Irak. On ne compte plus néanmoins les centaines de victimes d’attentats commis par des terroristes ayant prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi et à son organisation. Il est très probable que sa mort ne signifie donc pas la fin définitive de celle-ci.

rfi

Le président-élu Kaïs Saïed et sa femme Ichraf Chebil, dimanche à Tunis après l'annonce des premiers sondages. Photo Zoubeir Souissi. Reuters

Le candidat indépendant, juriste de formation, a été élu très largement dimanche avec plus de 70% des voix selon les sondages à la sortie des urnes, devant l’homme d’affaires Nabil Karoui. Des milliers de Tunisiens ont envahi le centre-ville pour un rassemblement jamais vu depuis la révolution.

«C’est la révolution qui reprend ! Regardez comment les gens sont heureux. Vous avez vu les scores : de droite, de gauche, le peuple a voté Kaïs Saïed. Avec notre soutien, il pourra réussir à instaurer une égalité de droit entre tous les Tunisiens et en finir avec les castes», se réjouit Abdelrazak Zammlai au milieu d’une foule massée sur l’avenue Bourguiba, la principale artère du centre-ville de Tunis. Les sondages à la sortie des urnes – les résultats officiels sont attendus lundi ou mardi – sont sans appel : avec entre 72 et 77% des voix pour une participation de 57,8%, le professeur de droit Kaïs Saïed, qui était le favori après être arrivé en tête au premier tour le 15 septembre, devrait obtenir environ 2,5 millions de voix de plus que son adversaire, l’homme d’affaires controversé Nabil Karoui.

Des chiffres qui se traduisent vestimentairement dans la rue où, n’en déplaise à certains élus français, les jeans taille basse côtoient les abayas et les barbes de hipster, les kamis des salafistes. Dans les cafés, les consommateurs de Celtia (la bière locale) trinquent avec les buveurs de thés en chantant «le pouvoir au peuple». Tout le monde est bienvenu à condition de laisser son appartenance politique de côté. Des partisans de Ennahdha (musulman-conservateur) se sont vus arracher leur drapeau aux couleurs de leur parti qu’ils voulaient brandir.

Feu d’artifice
Sur les marches du théâtre municipal, les militants les plus fervents déclenchent un feu d’artifice improvisé obligeant les familles venues avec leurs enfants à s’éloigner. Une effervescence non maîtrisée qui rappelle, à beaucoup de participants, la révolution. Et plus précisément les sit-in de Casbah pour Abdelrazak Zammlai. Au lendemain du 14 janvier 2011, jour de la fuite de Ben Ali, des jeunes occupent la place du gouvernement (Casbah) à deux reprises pour obliger le Premier ministre d’alors, Mohamed Ghannouchi, à changer son gouvernement, puis à démissionner.

La mobilisation avait débouché sur l’élection de l’assemblée constituante. C’est durant ces journées entre le janvier et mars que Kaïs Saïed émerge médiatiquement en donnant son avis de professeur de droit constitutionnel. Il arpente alors la Casbah pour soutenir les manifestants, restés ces fidèles huit ans après. «Kaïs, ce n’est pas seulement qu’on le soutient, on l’aime. Il est d’une rigueur, d’une honnêteté intransigeante. Quand il parle, on sait que ce n’est pas pour mentir. Ça, les Tunisiens l’ont compris et apprécient», assure Syrine Mrabet, coordinatrice de la campagne du président élu.

«Bye-bye, Makrouna !»
Abstentionniste par conviction, Bahram Aloui est sorti se mêler à la foule pour prendre la température. Le cinéaste avoue qu’il est agréablement surpris : «C’est un vrai mélange de tous les Tunisiens. Je ne suis pas sûr qu’il y avait autant de monde pour la révolution. Après, comparer ça à Casbah 1 ou 2, je ne sais pas. Faut voir avec le temps. Là, c’est surtout festif.» La foule s’amuse d’ailleurs à chanter des slogans contre le perdant du jour : «Bye-bye Makrouna !» Nabil Karoui est surnommé «Makrouna» (pâtes, en tunisien) par ses détracteurs à cause de la mise en avant jugée outrancière du travail de son œuvre caritative par sa chaîne de télévision, Nessma TV, afin de se présenter comme «le candidat des pauvres».

Ce dernier a dans la soirée de dimanche accepté sa défaite – sans s’interdire toutefois de déposer recours – mais a souligné que la campagne avait été inéquitable à cause de sa détention provisoire pendant quarante-sept jours, du 23 août au 9 octobre : «C’est comme faire les Jeux olympiques et on vous casse un genou avant le 100 mètres.» Le magnat de la presse a également rappelé que son parti, Qalb Tounes, était arrivé second des législatives du 6 octobre. «La partie ne fait que commencer. Nous serons dans une opposition constructive.»

Sans majorité parlementaire
La question de la majorité parlementaire, alors que Kaïs Saïed n’a aucun parti à l’Assemblée mais que beaucoup de formations de l’extrême gauche à l’extrême droite ont appelé à voter pour lui, se révèle déjà épineuse. Membre du mouvement des jeunes du Watad (parti de gauche panarabe), Marouene Bendhiafi célèbre la victoire dans les rues de Tunis mais prévient : «On espère tous qu’il saura rassembler le peuple. Je crois en lui. Mais s’il refuse d’avancer sur les questions sociétales comme la dépénalisation de l’homosexualité, nous serons dans la rue, comme ce soir, mais contre lui.»

Dans la salle d’apparat du Tunisia Palace, à deux pas de la foule, Omar Habib, beau-frère de Kaïs Saïed, ne se fait aucun souci : «C’est un excellent médiateur. Il saura rassembler. D’ailleurs, son score très important va l’aider.» Quelques minutes plus tard, Kaïs Saïed prononce son premier discours de président élu. Debout, les bras raides le long du corps, il pose, martial, les premiers jalons de sa mandature : «"Le peuple veut… !" [slogan de la révolution, ndlr] et sa volonté sera appliquée à tous et à moi en premier lieu […] L’époque de la soumission est finie.»

Mathieu Galtier correspondant à Tunis - Libération


 Le Premier ministre britannique propose un nouvel accord sans contrôles à la frontière irlandaise

Alors que le Premier ministre britannique doit ce mercredi présenter une offre « de la dernière chance » à l’Union européenne pour encadrer la sortie du Royaume-Uni, Boris Johnson a affirmé que le Brexit aurait bien lieu, « quoi qu’il arrive », le 31 octobre. Avec ou sans accord, donc, alors qu’une loi, votée récemment à la Chambre des communes, l’empêche théoriquement de partir sans accord avec Bruxelles.

La proposition du Premier ministre ne comporte pas le rétablissement de contrôles à la frontière irlandaise. C’est le principal point d’achoppement qui empêche, jusque-là, la ratification de l’accord de sortie par le Royaume-Uni.

Le Premier ministre conservateur a dit espérer que l’Union fasse « un compromis, à son tour », pour une sortie en bon ordre du pays. Boris Johnson a par ailleurs affirmé que l’année 2020 serait celle du « chaos, avec deux référendums » si jamais Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste, dans l’opposition, arrivait, à nouveau, à retarder le Brexit.

20minutes

La demande émise par la justice américaine de retenir le pétrolier iranien Grace 1, qui avait été arraisonné le 4 juillet, a été rejetée par le gouvernement de Gibraltar.

Le gouvernement du territoire britannique de Gibraltar a rejeté dimanche une demande du ministère américain de la Justice de retenir le pétrolier iranien qui s'apprête à quitter ses eaux territoriales, expliquant que les sanctions américaines ne sont pas applicables dans l'Union européenne.

«En vertu du droit européen, Gibraltar est dans l'impossibilité de prêter l'assistance demandée par les États-Unis», qui veulent saisir le pétrolier en vertu des sanctions américaines contre l'Iran, ont expliqué les autorités dans un communiqué.

«Le régime des sanctions de l'Union européenne est fondamentalement différent de celui des États-Unis», souligne le communiqué. De plus, la réglementation européenne «interdit spécifiquement d'appliquer certaines lois américaines», dont celles sur les sanctions contre l'Iran.

Le commandement de la Marine iranienne a déclaré que l’ère de «frapper et courir» était terminée et s’est dit prêt à escorter les pétroliers iraniens dans le Golfe.

La longue histoire du Grace 1
Arraisonné le 4 juillet, le Grace 1 a été libéré le 15 août par les autorités de Gibraltar. Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar a affirmé début juillet que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banias.

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, l'Iran n’a pas donné de garanties concernant le fait que le navire ne se dirigerait pas vers les côtes syriennes après sa libération. Or, les autorités de l’île ont affirmé avoir reçu la promesse écrite de Téhéran qu'il n’y enverrait pas son pétrole.

Le 16 août, un tribunal américain a émis un mandat de saisie visant le Grace 1, qui a suivi une plainte de l'administration des États-Unis.

Sputnik


Rapport Oxfam : 90% des nouveaux milliardaires sont … des hommes


Ne devient pas milliardaire qui veut, enfin surtout pour celle qui le voudrait. Selon le rapport de l'ONG britannique OXFAM, un nouveau milliardaire apparait tous les deux jours. Sur les 2 043 milliardaires recensés aujourd’hui dans le monde, neuf sur dix sont des hommes.

Les riches sont de plus en plus riches, mais les pauvres un peu moins pauvres ? Un constat aux allures de vraie fausse bonne nouvelle en tout cas du côté des femmes, car ce sont elles que l'on trouve toujours et encore au bas de l'échelle.

Pour le dénoncer, l’ONG britannique OXFAM sait manier l’art des chiffres et des comparaisons. Tout aussi choquantes les unes que les autres avec pour objectif celui de nous interpeller, nous et surtout ceux qui font partie de la minorité la plus riche de la planète, celle qui se retrouve cette semaine au sommet annuel mondial économique de Davos en Suisse.

Dans ce rapport intitulé "Récompenser le travail, pas la richesse", on apprend que 62 personnes (53 hommes, 8 femmes) sont aussi riches que la moitié des habitants de la planète, leur fortune a augmenté de 44% depuis 2010, celle des autres a chuté de 41%.

Ce boom incroyable équivaut à sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées dans le monde en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

L’enquête publiée quelques jours avant la tenue du World Economic Forum (WEF), l’ONG nous explique qu’il ne faut que quatre jours au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales de textile pour empocher ce qu’une ouvrière du secteur au Bangladesh mettra une vie entière à gagner.

« Les travailleuses et travailleurs pauvres s'échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l'extrême richesse d'une minorité. Les femmes occupent les postes les plus difficiles tandis que la quasi-totalité des grandes fortunes sont entre les mains d'hommes », peut-on lire.

La directrice exécutive d'Oxfam International, l’Ougandaise Winnie Byanyima s'est rendue cette semaine à Davos pour interpeller le ghota des plus riches de la planète, et pour leur dire que selon elle, « Le boom des milliardaires n'est pas le signe d'une économie prospère, mais un symptôme de l'échec du système économique ».

"On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs", a-t-elle aussi déclaré pour commenter les résultats de l'enquête menée par Oxfam.

En décembre 2017, en marge d'une conférence du FMI, la directrice lançait un appel, emprunt d'émotion et de colère, "Huit hommes, et pas une femme, détiennent à eux seuls autant de richesses que 8,6 milliards de personnes. Chaque soir une personne sur neuf s'endort la faim au ventre. Je suis en colère. Je ne peux pas accepter ces contradictions, que chacun se contente de dire il y a des vainqueurs et des perdants".
Les grandes marques de la confection mondiale pointées du doigt
Au Myanmar, où Oxfam œuvre auprès des jeunes ouvrières du textile qui confectionnent des vêtements pour les grands noms de la mode. Celles-ci sont rémunérées 4 dollars par jour, soit deux fois plus que le seuil d'extrême pauvreté. Pour cela, elles travaillent six ou sept jours par semaine, à raison de 11 heures par jour. Malgré tout ce temps passé au travail, elles peinent à répondre à leurs besoins élémentaires (nourriture, médicaments) et se retrouvent fréquemment endettées.

Pour le plus grand bénéfice des grandes marques. Comme le montre le dividende annuel versé par la société mère de la chaîne de magasins de vêtements Zara à Amancio Ortega (la quatrième plus grande fortune privée au monde), qui s'élève à environ 1,3 milliard d'euros. Même chose du côté de Stefan Persson, dont le père a fondé H&M, classé 43e rang du classement Forbes des personnes les plus riches du monde, il a récolté l’année dernière un dividende de 658 millions d’euros.

Le rapport cite le cas d’Anju au Bangladesh. Rencontrée par OXFAM Australie, la jeune femme coud des vêtements destinés à l'exportation. Elle travaille jusqu'à 12 heures par jour, jusque tard dans la nuit. Il lui arrive souvent de sauter des repas par manque d'argent. Elle gagne un peu plus de 900 dollars par an.

Autre témoignage, celui de Lan, couturière au Vietnam : « Lorsque je suis tombée enceinte, la direction m'a transférée dans l'entrepôt. Il y avait plein de boîtes de chaussures, que je devais étiqueter. Avec dedans de très belles chaussures idéales pour mon fils.J'aimerais les voir à ses pieds un jour, mais c'est impossible. Je sais qu'il en voudrait, je suis triste pour lui. Ce sont des chaussures vraiment belles. Mais mon salaire mensuel ne couvre même pas le prix d'une paire. »

Selon les experts consultés par l’ONG, « La revalorisation des salaires des 2,5 millions d'ouvrières et d'ouvriers de la confection vietnamien.ne.s à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars chaque année. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grandes entrepises du secteur de la confection ».

"Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes" souligne le rapport Oxfam.

Le rapport pointe aussi les inégalités économiques  entre les femmes et les hommes, qui restent étroitement liées : « Alors que, dans la plupart des pays, l'écart salarial entre les femmes et les hommes a fait l'objet d'une plus grande attention, les écarts de richesses entre les femmes et les hommes sont généralement encore plus importants. Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes; à travail égal, les hommes gagnent davantage que les femmes, et les hommes sont plus nombreux dans les emplois plus prestigieux et mieux rémunérés. »

Des inégalités encore plus frappantes quand il s'agit de travail temporaire ou précaire, la norme dans bien des pays en développement, phénomène qui s'intensifie dans les nations riches. Les employé.e.s temporaires ont des salaires plus bas, moins de droits et bénéficient d'un accès réduit à la protection sociale. Ces emplois sont le plus souvent occupés par des femmes et des jeunes.

D'après l'OIT, plus de 2,78 millions de travailleuses et de travailleurs meurent chaque année des suites d'un accident du travail ou de maladies professionnelles, soit 1 personne toutes les 11 secondes.

Partout dans le monde, les femmes au travail sont souvent victimes de graves blessures, mettent en péril leur santé ou sont exposées à des violences sexuelles sur leur lieu de travail, nous dit aussi le rapport. « Le personnel hôtelier interrogé par Oxfam en République dominicaine, au Canada et en Thaïlande a signalé des cas réguliers d'agressions ou de harcèlement sexuels perpétrés par des clients masculins. Il est également sujet à des problèmes de santé liés à la manipulation de substances chimiques contenues dans les produits de nettoyage. »

"Le harcèlement sexuel est monnaie courante dans ce type de travail. Au moins 90 % des employées sont harcelées par des clients ou par les propriétaires. La justice est du côté des entreprises", relève le rapport Oxfam.

Les enquêteurs d’OXFAM rapportent ce témoignage, celui de Myint, femme de ménage immigrée. Elle travaille dans un hôtel en Thaïlande, victime de harcèlement sexuel par des clients, ses patrons l’incitent à accepter la situation au risque de perdre son emploi.
"Pause pipi" interdite
Autre exemple de violence subie au travail par les femmes, « Au Bangladesh, de nombreuses jeunes femmes travaillant dans des usines de confection souffrent d'infections urinaires à répétition parce qu'elles ne sont pas autorisées à se rendre aux toilettes. »
Une enquête menée aux Etats-Unis en 2016 par Oxfam auprès du personnel travaillant dans la transformation des volailles aux États-Unis avait déjà révélé qu'une partie de la main-d'oeuvre portait des couches, pour pallier à l'interdiction de "pause pipi".

Dolores, ancienne employée dans une usine de transformation de volailles dans l'Arkansas, témoigne aujourd'hui : « C'était totalement dévalorisant. Nous arrivions à 5 heures du matin et travaillions jusqu'à 11 ou 12 heures sans aller aux toilettes. J'avais honte de leur dire que je devais changer ma couche ».

Pour Oxfam, les ouvrières se retrouvent "tout en bas de la pyramide". « Dans le monde entier, les femmes gagnent moins que les hommes et elles sont sur-représentées dans les emplois les moins bien payés et les plus précaires », constate Winnie Byanyima .

« 9 milliardaires sur 10 sont des hommes. Les femmes ont fourni 10 billions (mille milliards) de dollars en soins non rémunérés tandis que les fortunes des milliardaires ont augmenté de 762 milliards de dollars l'an dernier. 1% possède plus de richesse que tout le reste de l'humanité » , pointe cette internaute.

Sur cette question des soins non rémunérés, nous avons joint Erik Van Mele, chargé de plaidoyer politique sur les inégalités chez Oxfam Belgique. Il estime que « Nous, les hommes, devrions partager à part égale ces tâches, cela rééquilibrerait la répartition du travail non rémunéré. Ce sont 10 mille milliards de dollars de soins, en quasi totalité effectués par les femmes, pour les enfants ou les personnes âgées, non rétribués qui ne sont pas comptabilisés dans le produit intérieur brut des pays. Ce n'est pas valorisé !  »

L'ONG lance un appel aux dirigeants réunis à Davos pour que « l'économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ». Elle préconise la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d'entreprises, la fin de "la brèche salariale" entre hommes et femmes, ainsi que la lutte contre l'évasion fiscale.

Ce sondage a été réalisé pour Oxfam auprès de 70.000 personnes représentatives d'un quart de la population mondiale, dans dix pays : en Inde, au Nigeria, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Mexique, en Afrique du Sud, en Espagne, au Maroc, aux Pays-Bas et au Danemark.

Source : information tv5 monde

AFP - Angela Merkel a défendu vendredi la ligne centriste et humaniste qu'elle a imprimée pendant 18 ans à la tête du parti conservateur allemand, avant qu'il ne choisisse pour lui succéder entre une de ses proches et un rival tenant d'un virage à droite.

La chancelière a été longuement applaudie debout pour ses adieux à ce poste au cours d'un congrès à Hambourg par un millier de délégués. Certains étaient en larmes et tenaient des pancartes orange sur lesquelles était écrit "merci Cheffe".

Mais avant de passer la main, elle a défendu avec vigueur son héritage politique, malgré les critiques dont il fait l'objet en Allemagne et en dehors des frontières, notamment sur la question des migrants.

"En ces moments difficiles, nous ne devrions pas oublier nos valeurs chrétiennes-démocrates", a mis en garde la chancelière, manifestement émue.

Angela Merkel, qui quitte le tête de son parti mais entend rester chancelière jusqu'à la fin de son mandat en 2021, a établi une longue liste des dangers actuels comme "la remise en cause du multilatéralisme, un repli sur le national, la réduction de la collaboration internationale" et les menaces de "guerre commerciale". Une référence évidente à la politique du président américain Donald Trump notamment. 

 Appel à l'unité

Elle a aussi au cours de ce congrès lancé un appel à l'unité de son parti, la campagne des dernières semaines pour sa succession ayant avivé les tensions en son sein.

"Je souhaite que nous sortions de ce congrès bien armés, motivés et unis", a-t-elle dit.

Trois prétendants briguent le poste, qui est aussi à terme un strapontin pour la chancellerie allemande.

Le ministre de la Santé Jens Spahn étant jugé hors course, le vote devrait se résumer à un duel entre une proche de la chancelière, Annegret Kramp-Karrenbauer ("AKK", 56 ans) qui endosse la ligne centriste de Mme Merkel, et un rival, Friedrich Merz, 63 ans, partisan d'un net virage à droite.

Ce conservateur traditionnel de la vieille école veut ainsi récupérer les déçus de la CDU qui sont allés voter pour l'extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), en particulier après l'ouverture des portes de l'Allemagne à plus d'un million de réfugiés syriens ou irakiens en 2015 et 2016.

Autrefois affectueusement surnommée "Mutti" (Maman) par l'opinion, Angela Merkel a été contrainte fin octobre de renoncer à se représenter à la tête de son parti après deux élections régionales très décevantes.

Chacun des candidats a promis de respecter son souhait de rester chancelière jusqu'en 2021. Mais une cohabitation harmonieuse de longue durée avec Friedrich Merz, poussé il y a une décennie hors de la CDU justement par Angela Merkel, paraît difficilement envisageable.

Beaucoup prédisent son départ de la chancellerie dès l'an prochain après les élections européennes de mai si les partis traditionnels sont de nouveau sanctionnés ou au plus tard à l'automne après des scrutins dans trois Länder (Etats régionaux) de l'est, tous des bastions de l'extrême droite.

A moins que son partenaire au sein de la coalition gouvernementale, le parti social-démocrate lui-même en pleine crise, accélère le départ de la chancelière en quittant lui-même le gouvernement.

Prises de distance

Friedrich Merz a reçu un précieux soutien en la personne du président de la chambre des députés Wolfgang Schäuble, pour qui son élection "serait ce qu'il y a de miLa CDU est concurrencée sur sa droite par l'AfD et rongée au centre par les Verts. La formation ne recueille plus avec son allié bavarois CSU que 26 à 28% des intentions de vote dans les sondages.

Elle était sortie affaiblie des législatives de septembre 2017, mais avec encore 33% des suffrages.

Tous les prétendants cherchent en conséquence un moyen de se démarquer de l'héritage d'Angela Merkel.

En matière de politique migratoire, "AKK" a plaidé pour l'expulsion des Syriens reconnus coupables d'actes criminels, un pas que même le très conservateur ministre de l'Intérieur bavarois Horst Seehofer a exclu de sauter.

Friedrich Merz, quant à lui, est allé jusqu'à remettre en cause le droit d'asile. Il a aussi proclamé son intention de "diviser (les résultats de) l'AfD par deux" et indirectement reproché à la chancelière d'avoir favorisé la montée de ce parti.


Trump : "L'accord de Paris est fondamentalement mauvais"

Donald Trump profite de la crise des "gilets jaunes" pour tacler Emmanuel Macron.. Sur Twitter, le président américain a évoqué la situation en France pour justifier son retrait de l'accord de Paris sur le climat.

Le débat sur les "gilets jaunes" traverse l'Atlantique. Donald Trump a ironisé, mardi 4 décembre, sur les concessions faites par Emmanuel Macron au sujet des taxes sur les carburants – le gouvernement français a annoncé un moratoire sur la hausse de la taxe carbone et un gel des tarifs du gaz et de l'électricité. Un argument, selon lui, pour justifier le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, qu'il considère comme voué à l'échec.

"Je suis heureux que mon ami Emmanuel Macron et les manifestants à Paris soient tombés d'accord sur la conclusion à laquelle j'avais abouti il y a deux ans", a écrit le président américain sur son compte Twitter. Et Donald Trump de continuer : "L'accord de Paris est fondamentalement mauvais car il provoque une hausse des prix de l'énergie pour les pays responsables, tout en donnant un blanc-seing à certains des pires pollueurs au monde."

L'Elysée a choisi de s'abstenir de commenter ce message. "Pas de commentaire", a répondu l'entourage du président à une interrogation de l'AFP, alors que les relations entre les deux chefs d'Etat se sont singulièrement refroidies ces derniers mois.

francetvinfo.fr


Gilets jaunes: Trump twitte sur les "vastes manifestations"

Le président américain Donald Trump, le 16 novembre 2018 à la Maison Blanche, à Washington DC afp.com/SAUL LOEB
Le président américain a une nouvelle fois mis la pression sur Emmanuel Macron et l'Union européenne.
Donald Trump a une nouvelle fois mis la pression dimanche sur Emmanuel Macron et plus largement sur l'Union européenne au sujet du commerce et des dépenses militaires en montrant au président français qu'il suit de près les manifestations des "gilets jaunes" en France.

"Les vastes et violentes manifestations en France ne prennent pas en compte à quel point les Etats-Unis ont été mal traités sur le plan du commerce par l'Union européenne ou sur nos dépenses justes et raisonnables pour notre GRANDE protection militaire. Il faut remédier à ces deux sujets bientôt", a lancé le président américain dans un message assez obscur sur Twitter.


Il n'a pas directement mentionné son homologue français, mais sa déclaration intervient au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation en France des "gilets jaunes", un mouvement hétéroclite qui dénonce la baisse du pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur le carburant décidée par Emmanuel Macron.

Répliques humoristique

Elle fait également suite à une passe d'armes inédite entre les deux dirigeants. Mi-novembre, à peine rentré de Paris où il avait célébré la paix avec les autres dirigeants du monde, Donald Trump s'était vivement attaqué à la France et à Emmanuel Macron, dont il avait raillé la "très faible cote de popularité".

Dans une série de tweets, il avait attaqué sa proposition de créer une armée européenne et s'en était pris au secteur du vin. "Entre alliés on se doit le respect", avait répondu le président français.

Du côté de la twittosphère française, on a répondu avec humour au message de Trump, avec des références à l'univers d'Astérix ou en plaisantant sur le rapprochement par le président américain de deux informations sans grand rapport...

lexpress.fr

Deux autres bâtiments de guerre de la Marine ukrainienne ont quitté vers midi le port de Berdiansk, dans la mer d’Azov, pour rejoindre trois navires de guerre que Kiev avait envoyés ce matin dans l’espace maritime russe près du détroit de Kertch, a annoncé le FSB

Deux bateaux d'artillerie blindés ukrainiens qui ont quitté dimanche à 11h30, heure locale, le port de Berdiansk, dans la mer d’Azov, se dirigent à vitesse maximale vers le détroit de Kertch où Kiev a organisé ce matin une provocation dans l’espace maritime russe, indique le département des frontières du Service fédéral de sécurité (FSB) en République de Crimée.

Le FSB a mis en garde les autorités ukrainiennes contre «les actions dangereuses et irresponsables» et a souligné que des mesures nécessaires étaient mises en place «pour empêcher cette provocation».
Rappelons que ce dimanche, vers 7h00, trois navires de guerre de la Marine ukrainienne sont illégalement entrés dans l'espace maritime russe et se sont dirigés vers le détroit de Kertch. Selon le FSB, après avoir «traversé la frontière russe de façon illégale», les bâtiments ont effectué des manœuvres dangereuses en négligeant les demandes des autorités russes.

fr.sputniknews.com

AFP/Archives Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et la Première ministre britannique Theresa May lors d'un Conseil européen à Bruxelles le 18 octobre 2018
Madrid va donc lever son veto et voter en faveur du Brexit, a déclaré le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Gibraltar a très largement voté contre le Brexit, craignant un isolement total du reste du continent.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé officiellement à Madrid, samedi 24 novembre, que l'Espagne avait obtenu "un accord sur Gibraltar" et voterait "en faveur du Brexit". Cette enclave britannique a toujours irrité les Espagnols et ceux-ci souhaitaient obtenir un droit de regard sur les conditions de sortie de Gibraltar de l'Union européenne.

Gibraltar, enjeu du Brexit

"Je viens d'annoncer au roi d'Espagne que l'Espagne est parvenue à un accord sur Gibraltar", a déclaré Pedro Sanchez à la télévision. "Par conséquent, le Conseil européen aura lieu demain", a-t-il dit, en annonçant très clairement que "l'Espagne lèvera son veto et votera en faveur du Brexit". D'intenses négociations s'étaient poursuivies dans la journée entre Londres, Madrid et Bruxelles.

Madrid voulait des garanties sur l'avenir de Gibraltar
Madrid exigeait d'obtenir noir sur blanc un droit de veto à l'application de tout accord futur entre l'UE et Londres à Gibraltar, un territoire britannique située à l'extrême sud de la péninsule ibérique, et dont l'Espagne revendique la souveraineté. Pedro Sanchez avait averti que l'Espagne mettrait "son veto à l'accord sur le Brexit" si l'Espagne n'obtenait pas satisfaction.

La détermination de l'Espagne à obtenir des "garanties" sur l'avenir de Gibraltar avait fait planer le doute sur la réussite du sommet européen de dimanche sur le Brexit, qui doit sceller un accord historique de divorce entre l'UE et le Royaume-Uni.

Après 17 mois de négociations, les deux parties ont en effet réussi à finaliser un "traité de retrait" du Royaume-Uni puis une "déclaration politique" ébauchant les futures relations de Londres avec l'UE. Mais ces derniers jours, les exigences espagnoles étaient apparues comme un obstacle inattendu à l'approbation unanime de l'accord.

franceinfotv.fr

Emmanuel Macron aux côtés du négociateur en chef de l'UE Michel Barnier, du chancelier fédéral d'Autriche Sebastian Kurtz et du président du conseil européen Donald Tusk — JOHN THYS / AFP
SEPARATION - C'est une page historique qui se tourne, le Royaume-Uni étant le premier pays à claquer la porte du cercle européen...

Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne ont tourné une page historique en approuvant ce dimanche l’accord de divorce avec le Royaume-Uni ainsi que la déclaration ébauchant la relation post- Brexit avec ce pays. « Le Conseil européen approuve l’accord de retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique », écrivent les 27 dans les conclusions du sommet, ajoutant vouloir instaurer la relation « la plus proche possible » post-Brexit avec Londres.

Cette relation future a fait l’objet d’une « déclaration politique » séparée de l’accord de divorce, qui a également été approuvée par le Conseil européen.

La question de Gibraltar chère à Madrid
Les 27 ont remercié le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier « pour ses efforts inlassables » et « sa contribution pour maintenir l’unité parmi les 27 Etats membres tout au long des négociations » avec Londres.

Le procès-verbal du sommet réaffirme qu’un accord sur la pêche est « une priorité » et qu’il devrait être négocié avec le Royaume-Uni « bien avant la fin de la période de transition » fin décembre 2020.

Dans des documents annexes, dont une lettre du représentant britannique au conseil européen ainsi qu’une lettre du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du président du Conseil européen Donald Tusk au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, des assurances sont données à l’Espagne sur le fait qu’elle aura son mot à dire dans les discussions sur la future relation entre l’UE et Gibraltar.

Cette question du rocher de Gibraltar, territoire britannique situé à l’extrême sud de l’Espagne, a menacé l’organisation du sommet jusqu’à la veille de la rencontre.

Un texte à l'épreuve du parlement britannique 
Le « traité de retrait », négocié dans la douleur pendant 17 mois entre Londres et Bruxelles, doit encore passer l’épreuve de la ratification du Parlement européen et surtout celle du parlement britannique avant d’entrer en vigueur le 29 mars 2019.

L’accord des députés britanniques, qui devront voter en décembre, est loin d’être gagné.

« Je ferai campagne corps et âme pour remporter ce vote, (…) pour le bien du Royaume-Uni et de l’ensemble de notre population », a promis Theresa May dans une lettre ouverte publiée dimanche dans la presse britannique.

 Nous resterons des alliés, des partenaires et des amis » avec le Royaume-Uni, a déclaré Michel Barnier à son arrivée au sommet.

Voir le Royaume-Uni « quitter l’UE n’est pas un moment de jubilation ni de célébration, c’est un moment triste et c’est une tragédie », a déclaré de son côté Jean-Claude Juncker.

20minutes avec AFP

Etudier à Dakar (4/5). L’établissement formera policiers, militaires et civils à la lutte contre le terrorisme, le piratage informatique et la criminalité dans l’espace numérique.

Les ministres français et sénégalais des affaires étrangères ont inauguré, mardi 6 novembre à Dakar, une école de cybersécurité à vocation régionale. « Aucun pays ne peut se prémunir à lui seul des cyberattaques », a déclaré le chef de la diplomatie sénégalaise, Sidiki Kaba, à l’occasion du cinquième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.

Présenté lors de l’édition précédente du forum, le projet a été conçu pour développer les compétences des pays africains en matière de lutte contre la cybercriminalité et le cyberterrorisme, mais pas seulement. « Cette école n’est pas qu’un projet de défense mais répondra aussi aux besoins de régulation économique dans l’espace numérique », confiait lors de l’annonce de sa création, en novembre 2017, une source haut placée au sein de la Direction de la coopération de sécurité et de défense, organe du Quai d’Orsay qui pilote ce projet : « L’Afrique est en train d’effectuer des sauts technologiques plus rapides que l’Europe sans avoir tous les systèmes de protection nécessaires. Cet établissement permettra aux élites africaines de pallier leurs vulnérabilités informatiques. »

L’une des « priorités du futur »
Impulsée par la France mais portée par le Sénégal, l’idée de ce centre de formation est d’abord une volonté de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, qui voit dans la cybersécurité l’une des « priorités du futur » sur le continent.

« Les phénomènes d’usage d’Internet pour le financement du terrorisme et la diffusion de discours extrémistes encourageant à la radicalisation constituent des menaces pour la stabilité de ces Etats, a expliqué dans un communiqué le ministère français des affaires étrangères. Extorquer de l’argent ou détourner des systèmes de transfert constitue également un défi à la sécurité. En outre, le cyberespace ne connaissant pas de frontière, cette criminalité peut potentiellement affecter les Etats au-delà du continent africain. »

Provisoirement installé à Dakar, au sein des locaux de l’Ecole nationale d’administration (ENA), ce centre de formation disposera bientôt de son propre bâtiment dans la ville nouvelle de Diamniadio, située à une trentaine de kilomètres à l’est de la capitale. Il fera partie du réseau des Ecoles nationales à vocation régionale (ENVR), ces établissements de formation sécuritaire issus de partenariats entre la France et des Etats africains. Il en existe aujourd’hui seize dans dix pays, couvrant des domaines tels que le déminage, le maintien de l’ordre, la sécurité maritime et la protection civile. Deux ENVR ont été créées au Sénégal, l’une pour la formation de l’infanterie, à Thiès, et l’autre pour les officiers de gendarmerie, à Ouakam. Comme pour les autres établissements du réseau, l’école de cybersécurité devra respecter la règle suivante : 30 % d’étudiants nationaux et 70 % en provenance d’autres pays africains.

Si l’école s’adresse en priorité aux policiers et aux militaires, il est prévu qu’elle accepte aussi des civils et forme des jeunes à destination des entreprises. Ses cursus couvriront aussi bien la lutte contre le piratage informatique ou la surveillance d’Internet et des réseaux sociaux que la mise en place de cyberpatrouilleurs et de réseaux étatiques sécurisés.

Succès de la division spéciale
Plusieurs raisons expliquent le choix du Sénégal comme pays d’accueil. « Les Sénégalais possèdent des capacités numériques avancées et nous coopérons activement avec eux dans ce domaine, avance Jay Dharmadhikari, conseiller de Jean-Yves Le Drian. En outre, Dakar organise chaque année les Security Days [sur la sécurité numérique en Afrique] avec des entreprises françaises et le pays a adhéré à la convention de Budapest sur la cybercriminalité en 2016. »

La création de cette ENVR apparaît comme la suite logique des succès de la division spéciale de cybersécurité. Mise sur pied en six mois et opérationnelle depuis juillet 2017, cette structure, qui dépend de la direction de la police judiciaire sénégalaise, a déjà plusieurs faits d’armes. Elle a par exemple permis l’arrestation d’une quarantaine de hackeurs qui s’étaient introduits dans le système informatique de grandes entreprises sénégalaises pour détourner des sommes évaluées à plus de 100 000 euros. La France avait participé à la création de cette unité en fournissant 80 000 euros de matériel et en mettant à disposition un expert technique.

Episode 3 L’Université virtuelle du Sénégal, du numérique au physique
« Internet ne peut pas être une zone de non-droit qui échappe au contrôle de nos sociétés », a souligné Jean-Yves Le Drian, estimant que l’école « permettra de renforcer les capacités des Etats africains à exercer leur souveraineté sur le cyberespace ».

Des pays comme le Tchad, le Cameroun, la République démocratique du Congo (RDC), le Mali, le Gabon et le Niger sont régulièrement épinglés pour des coupures d’Internet et la censure sur les réseaux sociaux, en particulier lors des périodes électorales ou des manifestations d’envergure. N’y a-t-il pas un risque de voir ces enseignements et ces outils de cybersécurité détournés de leur usage afin d’augmenter la surveillance électronique et de limiter la liberté d’expression des populations du continent ? La question reste en suspens.

lemonde.fr

Avec une majorité désormais démocrate à la Chambre des représentants, les deux prochaines années s'annoncent difficiles pour Donald Trump. Franceinfo vous détaille les conséquences de l'issue de ces "midterms" pour le président américain.

Donald Trump n'aura pas obtenu la vague "rouge" qu'il espérait lors des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre. Le président américain devra désormais cohabiter avec le Parti démocrate après la victoire du "camp bleu" à la Chambre des représentants. Mercredi 7 novembre, à 7 heures (heure française), les démocrates avaient gagné 24 sièges supplémentaires à la chambre basse du Congrès, au détriment du parti présidentiel.

A l'issue du scrutin, Donald Trump bénéficie pourtant encore d'une majorité au Sénat, renforcée d'au moins trois sièges, selon les dernières estimations du New York Times* mercredi matin. Affaibli par une nouvelle majorité "bleue" à la Chambre des représentants, mais aidé par un Sénat plus "rouge", comment Donald Trump pourra-t-il mener les deux dernières années de son mandat ? Franceinfo fait le point sur ce que ces midterms vont changer pour le président américain.

1 - Son agenda législatif bloqué
Avec une majorité d'élus démocrates à la Chambre des représentants – l'équivalent américain de l'Assemblée nationale – "l'agenda législatif conservateur risque de mourir", explique le site américain Vox*. Minoritaires, les élus républicains pourront difficilement proposer de nouvelles lois à leur exécutif au cours des deux prochaines années.

Concrètement, plusieurs des mesures emblématiques du programme de Donald Trump risquent d'être bloquées sur le plan législatif. Sans majorité, Donald Trump sera ainsi incapable d'abroger la loi Obamacare, réforme emblématique de l'assurance-maladie mise en place sous la présidence de Barack Obama. Il pourra difficilement toucher aux budgets alloués à plusieurs programmes sociaux, et réduire encore davantage la taxation des entreprises et des ménages américains les plus favorisés. Donald Trump devra également renoncer à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, précise Le Figaro. Il perdra enfin une marge de manœuvre conséquente sur la négociation des traités, puisque ceux-ci sont ratifiés par le Congrès, explique France Culture.

Cette cohabitation entre une Maison Blanche "rouge" et une chambre basse "bleue" risque d'engendrer une "impasse", relève Vox. Le site rappelle en effet que Donald Trump bénéficie d'un pouvoir de veto – les propositions démocrates risquent ainsi d'être bloquées, à leur tour, par le dirigeant. De son côté, le président aura toujours la possibilité d'avancer ses pions en signant des décrets présidentiels, auxquels Barack Obama avait largement eu recours après avoir perdu le contrôle démocrate de la Chambre des représentants. Mais ces décrets seraient susceptibles d'être défaits par une simple signature d'un prochain président.

2 - Vers de nouvelles enquêtes parlementaires le concernant
Une majorité démocrate à la Chambre des représentants implique aussi de nouvelles investigations visant le président américain. Comme le note la chaîne britannique BBC*, les démocrates vont désormais prendre la tête d'importants comités à la chambre basse, ce qui peut leur permettre de lancer des enquêtes, entre autres, sur les accusations d'agressions sexuelles visant Donald Trump, ou encore sur les affaires concernant ses sociétés, telles que le Trump International Hotel.

Le président américain semble également menacé par Bill Pascrell, un élu démocrate du New Jersey, qui se bat pour la diffusion des déclarations fiscales de Donald Trump. Victorieux mardi soir, ce parlementaire pourrait prendre la tête de la commission des "Ways and Means", en charge de la fiscalité à la Chambre des représentants, relève France Culture.

Les enquêtes existantes sur les soupçons de collusion entre la campagne de Donald Trump et la Russie, en 2016, risquent enfin de s'accélérer, une fois les démocrates à la tête de la Chambre des représentants. Toute politique controversée pourrait faire l'objet d'une enquête, note Vox.

3 - Son pouvoir de nomination des juges fédéraux conservé
Avec une majorité conservée et consolidée au Sénat, Donald Trump a échappé au pire cas de figure, celui d'un Congrès contrôlé par une "super-majorité" démocrate. Avec la chambre haute acquise à sa cause, le président pourra continuer à remodeler les tribunaux fédéraux à son image. Il va aussi conserver le pouvoir de nomination des juges fédéraux, qui peuvent peser sur des décisions concernant un large éventail de sujets, comme la protection sociale, le droit de vote ou l’accès à l’avortement.

Pendant les deux premières années de son mandat, la majorité républicaine au Sénat avait déjà permis à Donald Trump d’utiliser allègrement ce pouvoir de nomination. La chambre haute a ainsi confirmé 29 nominés de Donald Trump à des tribunaux d’appel fédéraux, alors qu’à titre de comparaison, elle n’avait confirmé que deux nominés à des postes équivalents lors des deux dernières années du mandat de Barack Obama, comme le souligne NPR.

4 - La perspective de sa destitution définitivement écartée
Avec une majorité simple à la Chambre des représentants, les démocrates pourraient théoriquement lancer une procédure d’"impeachment" à l’encontre du président des Etats-Unis. Mais une fois cette première étape franchie, le président ne serait destitué qu’à l’issue d’un procès et d’un vote au Sénat nécessitant une majorité qualifiée de deux tiers, c’est-à-dire de 67 sénateurs.

C’est en raison de cette condition que dans l’histoire des Etats-Unis, aucun président sous le coup d’une procédure d’impeachment n’a été destitué. Et avec une majorité de républicains au Sénat, le scénario d'une destitution de Donald Trump est tout simplement impossible.

francetvinfo.fr

Les bureaux de vote sont ouverts aux Etats-Unis pour des élections de mi-mandat en forme de scrutin pour ou contre la politique de Donald Trump.

Les Américains sont appelés aux urnes, mardi 6 novembre, pour désigner leurs représentants au Congrès. Deux ans après la présidentielle de 2016 qui avait propulsé Donald Trump à la Maison Blanche, le scrutin va prendre des allures de référendum pour ou contre le président américain, dans un pays profondément divisé. En jeu : les 435 sièges de la Chambre des représentants, 35 au Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’Etats, de la Floride à l’Alaska.
Les premiers bureaux de vote viennent d’ouvrir. Ils fermeront entre 18 et 21 heures (Etat de New York, Iowa, Dakota du Nord).

Signe du grand intérêt suscité par ces élections : déjà plus de 36 millions de bulletins avaient été déposés le 5 novembre dans les Etats permettant le vote anticipé ou par procuration. Ce chiffre est nettement supérieur aux quelque 22 millions enregistrés avant le jour du vote lors d’un rendez-vous comparable en 2014.

Incertitude réelle
L’impact de ces scrutins pourrait être monumental : en plus de cent cinquante ans, le parti du président n’a que très rarement échappé à un vote sanction, et les républicains redoutent de perdre le contrôle du Congrès.

Mais l’incertitude est réelle et les enquêtes sont trop serrées dans une vingtaine de circonscriptions pour pouvoir dire avec certitude qui, des républicains ou des démocrates, sera le vainqueur. Les sondeurs, échaudés par la « surprise » Trump en 2016 se gardent bien d’être trop définitifs dans leurs analyses. Le dernier billet de Nate Silver, le patron du site FiveThirtyEight, résume bien cette extrême prudence : « Les démocrates ne sont pas certains de prendre la Chambre, mais ils sont assez clairement les favoris. »

Pour reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, les démocrates doivent gagner 23 sièges supplémentaires et la victoire est à leur portée même si une trentaine de scrutins sont très serrés, selon les sondeurs ;
Les républicains devraient, en revanche, conserver le contrôle du Sénat : ils y disposent d’une courte majorité (51-49), mais la carte électorale de la Chambre haute est beaucoup plus défavorable aux démocrates car ils doivent défendre 26 sièges – et six d’entre eux sont menacés – contre seulement neuf pour les républicains.

Les électeurs républicains mobilisés
La bonne santé de l’économie américaine, qui connaît une situation de plein emploi et une croissance qui pourrait dépasser 3 % cette année, n’a pas été jugée comme un thème suffisamment fédérateur pour endiguer ce qui, un temps, a pu apparaître comme une vague bleue démocrate qui pourrait emporter la Chambre des représentants. Donald Trump a fait campagne jusqu’au bout, enchaînant les rassemblements « Make America Great Again », délivrant un message anxiogène sur l’immigration et en critiquant les élites représentées par une presse qu’il qualifie de mensongère et partisane.

En outre, la confirmation à la Cour suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé d’abus sexuels lorsqu’il était lycéen, a provoqué un réveil de l’électorat évangélique, attaché aux questions liées à la famille et à la religion.

Les démocrates en manque de leadeurs
Les démocrates ont fait campagne sur la défense du système de santé. Mais ils parient aussi sur le rejet de Donald Trump, qu’ils sont nombreux à qualifier ouvertement de menteur et de catalyseur des violences racistes et antisémites récentes.

Faute de figure démocrate emblématique, l’ancien président Barack Obama est sorti de la réserve qu’il observait depuis son départ de la Maison Blanche et est venu faire campagne pour son parti, appelant avant tout les Américains à voter pour ce qu’il a qualifié d’élections les plus importantes de leur vie.

Inquiétudes sur la manipulation du scrutin
A la veille du scrutin, les agences de renseignement ont mis en garde les Américains contre les acteurs étrangers, « la Russie en particulier », qui continuent d’essayer d’influencer l’opinion publique.

Et Facebook a annoncé avoir bloqué environ 30 comptes, ainsi que 85 comptes sur le réseau de partage de photos Instagram qu’il détient, qui pourraient être liés à des entités étrangères et servir à des ingérences dans les élections américaines.



Lemonde.fr

AQUARIUS - L'ONG SOS Méditerranée a demandé lundi à la France de pouvoir accoster "à titre exceptionnel" dans le port de Marseille. Le navire humanitaire Aquarius a à son bord 58 migrants à bord, dont 17 mineurs. La demande réveille les divisions politiques sur l'accueil des réfugiés secourus en mer Méditerrranée.

L'Aquarius est en route vers Marseille. L'ONG SOS Méditerranée a déclaré ce lundi 24 septembre lors d'une conférence de presse qu'elle demandait l'autorisation à la France de débarquer dans la cité phocéenne à "titre exceptionnel".  A son bord, se trouvent 58 migrants, parmi lesquels 17 mineurs, dont la plupart a dû faire face à du "travail forcé et non rémunéré" en Libye, selon un communiqué de l'association SOS Méditerranée.

Le directeur des opérations de l'association, Frédéric Penard, a affirmé que Marseille était le seul "port envisageable", après avoir essuyé le refus de l'Italie et de Malte. Le navire a, par ailleurs, appris ce matin que le Panama allait lui retirer son pavillon.

En fin d'après-midi, Matignon a indiqué à l'AFP que la France cherchait "une solution européenne".

"Nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser"
"Nous avons alerté d'autres pays, mais nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser, compte tenu de la situation humanitaire", a déclaré Francis Vallat, le président de l'ONG en France. Sans préjuger de la réponse, il a assuré qu'à aucun moment les autorités "ne nous ont dissuadé de monter vers Marseille".

Il faut "environ quatre jours", depuis la position actuelle du navire, pour gagner Marseille, a indiqué Francis Vallat. Toutefois, Frédéric Penard s'est dit incapable de prévoir "quand le navire arrivera" sur les côtes françaises "parce que les éléments changent", l'Aquarius étant "toujours susceptible d'être mobilisé" pour une opération de sauvetage en mer.


Cette annonce a déclenché les réactions des politiques : Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis et député de Marseille, a estimé qu'il était de "notre devoir et notre honneur" de laisser accoster l'Aquarius. Un avis partagé par Benoit Hamon qui réclame également que la France accorde son pavillon au navire humanitaire. 


Marine Le Pen a fustigé "les passeurs de l'Aquarius".

LCI