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Le président sénégalais s’est adressé à la nation à la veille du 62e anniversaire de l’indépendance du pays. Alors que les musulmans ont entamé ce dimanche 3 avril le ramadan et que les chrétiens sont en plein carême, le chef de l’État a insisté sur les enjeux du prix des denrées et de l’autosuffisance alimentaire.

Après deux ans sans célébration pour cause de Covid-19, une cérémonie de prise d’armes suivie d’un défilé militaire « petit format » à la place de l’Indépendance commémorera ce lundi 4 avril le 62e anniversaire du Sénégal. Mais le discours du président Macky Sall était surtout un appel au rassemblement, dans un contexte d’augmentation des prix liée à la guerre en Ukraine.

« Considérant le risque élevé de pénurie et de flambée des prix en raison de la crise mondiale, j’appelle à une mobilisation générale pour accroitre et valoriser davantage nos produits agricoles, d’élevage et de pêche », a-t-il déclaré.

« Relever le défi de l’autosuffisance alimentaire »

Le président sénégalais a également détaillé avoir baissé les prix des denrées de première nécessité et augmenté la subvention du riz local pour aider les ménages. « Mais, pour être à l'abri des aléas de la conjoncture internationale, nous devons faire preuve de résilience en gagnant au plus vite la bataille de la souveraineté alimentaire. Ce sont des investissements massifs que l’état continue de consacrer à la modernisation et à la diversification des secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’agriculture. Relever le défi de l’autosuffisance alimentaire, c’est aussi facilité les échanges entre les zones de production et les marchés. »

Alors que cette fête d’indépendance a pour thème les forces de défense et de sécurité et la résilience nationale, Macky Sall a aussi insisté sur la poursuite du « programme de renforcement des capacités opérationnelles de l’armée » afin qu'elle soit prête à assurer la défense du territoire national « dans un contexte mondial agité et incertain. »

Source: rfi

Le président sénégalais Macky Sall est arrivé ce jeudi 20 juin, en fin de matinée, en Côte d'ivoire. Il y effectuera une visite d'amitié de deux jours, a annoncé la présidence ivoirienne. Macky Sall s'entretiendra avec son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, à partir de 17 heures, selon la même source. Au cours de cette visite, les deux chefs d'Etat examineront, ente autres, les voies et moyens pour améliorer les relations bilatérales entre les deux pays.

Otr'Actu

Afrique-Chine : le plaidoyer anti-dette de Macky Sall

L'Afrique ne doit « pas avoir la conscience perturbée » par les critiques occidentales contre la dette des pays africains vis-à-vis de la Chine, s'est insurgé le président sénégalais lors du 7e Forum sur la coopération sino-africaine.

« Tout ce que nous faisons avec la Chine – j'insiste là-dessus – est parfaitement maîtrisé, y compris le volet financier, le volet de la dette », a déclaré le président Macky Sall qui s'exprimait ce mardi lors de la conférence de presse finale du 7e Forum sur la coopération sino-africaine, sommet diplomatique et commercial qui a réuni pendant deux jours des dirigeants de 53 pays africains. Et le président sénégalais Macky Sall, dont le pays hérite de la coprésidence tournante du Forum, d'ajouter, cité par l'AFP : « Nous ne devons pas avoir la conscience perturbée par les critiques faites sur la nature de nos relations avec la Chine. »

Face aux critiques...
L'empire du Milieu est le premier partenaire commercial de l'Afrique. Elle investit annuellement plusieurs milliards de dollars sur le continent depuis 2015 dans des infrastructures (routes, chemins de fer, ports) ou des parcs industriels. Des investissements largement salués par les pays africains.

Ces initiatives chinoises ont suscité et suscitent encore des critiques croissantes venues d'institutions ou d'instituts de recherche occidentaux. Ils estiment que l'endettement de l'Afrique est en grande partie dû aux prêts généreux accordés par Pékin.

... l'empire du Milieu se défend
Pour la Chine, les raisons de l'alourdissement de la dette africaine sont plus complexes que ça et sont à chercher derrière les fluctuations de l'économie mondiale. Celles-ci auraient, d'un côté, « accru le coût du financement pour l'Afrique » et favorisé le recul des recettes fiscales pour les pays exportateurs de matières premières à la suite de la baisse des cours mondiaux. « Même pour les pays lourdement endettés, la Chine n'est pas le principal créancier. C'est donc insensé et infondé de mettre la dette africaine sur notre dos », plaide-t-on du côté de l'empire du Milieu.

En plus de promettre lundi une nouvelle enveloppe de 60 milliards de dollars dédiée au développement de l'Afrique, montant intégrant notamment des investissements et des prêts supplémentaires pour le continent, le président chinois Xi Jinping a tenu à indiquer que son pays allait être « très consciencieux [avec cette somme] ».

« Nous ferons une étude de faisabilité complète avant de sélectionner un projet », a souligné Xu Jinghu, représentante spéciale du gouvernement chinois pour les Affaires africaines. Et de conclure : « Il s'agira d'aider l'Afrique à renforcer sa capacité d'autosuffisance, et d'éviter d'accroître la dette. »

afrique.lepoint.fr

Macky Sall : « Je tends la main à tous les Sénégalais »


 À six mois des élections législatives, le chef de l’État esquisse un premier bilan et revient sur les affaires qui agitent les médias locaux, de Wade fils à Sall maire et frère (Khalifa et Aliou). Sans oublier les enjeux mondiaux que sont le terrorisme, l’immigration, la CPI…

Cela faisait longtemps que nous tentions d’obtenir une grande interview de Macky Sall. Pour parler de ses quatre années à la tête du pays, de l’évolution du Sénégal, des polémiques dont les médias locaux sont friands, mais aussi du reste de l’Afrique ou des grands débats internationaux du moment. Rendez-vous a finalement été pris pour cet entretien, le deuxième depuis son élection en 2012, en marge du Forum international pour la paix et la sécurité en Afrique, à Dakar, avant sa visite d’État en France.

« Négociations » complexes?: le chef de l’État n’apprécie guère l’exercice… Il nous a reçus au palais présidentiel, côté résidence, le 6 décembre en fin de journée, à l’issue du Forum. Son bilan, la compétition électorale des législatives de juillet prochain, la classe politique sénégalaise, les attentes de ses concitoyens, les promesses pétrolières, l’UA, la CPI, le terrorisme, les surprises Trump et Fillon, mais aussi l’inquiétant et imprévisible voisin gambien, Yahya Jammeh…

Sans préparation aucune ni même exiger de relire la version finale de l’interview, Macky Sall a répondu à nos questions au cours d’une longue discussion à bâtons rompus. Comme toujours, calme, décontracté… et sûr de lui.

Le pays va mieux…

« Je suis satisfait des efforts fournis à travers le Plan Sénégal émergent, qui ont permis d’obtenir des niveaux de croissance soutenus?: le Sénégal, en 2015, a été la troisième économie la plus dynamique en Afrique, quasiment ex aequo avec la Tanzanie et derrière la Côte d’Ivoire. Depuis 2012, notre croissance a régulièrement progressé, jusqu’à 6,5 % aujourd’hui, et nous projetons d’atteindre 6,8 % en 2017. Cette progression s’accompagne d’une bonne maîtrise budgétaire. Nous avons également sensiblement augmenté le recouvrement?: en 2012, le budget de l’État était de 2?200 milliards de F CFA [3,35 milliards d’euros]. Avec la loi de finance 2017, nous sommes à 3?360 milliards de F CFA, soit plus de 1?100 milliards en seulement quatre ans d’exercice?!

C’est un gros effort. Sur la même période, nous avons mobilisé plus de 5?100 milliards de F CFA auprès des bailleurs et des investisseurs internationaux, contre moins de 4?000 milliards sur les douze années précédentes. Ils nous font confiance, ce qui nous permet d’accélérer notre développement, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures routières et de l’électrification, qui atteindra les 60 % de taux de couverture en 2017.

Jeune Afrique Crédits:idem