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Sommet de la Cédéao sur le Mali à Accra : un piège tendu à Assimi Goïta ?


Les chefs d’État de la Cédéao se réunissent ce vendredi 25 mars à partir de 14hTU à Accra, au Ghana, pour un sommet extraordinaire consacré au Mali, mais sans le président Assimi Goïta. S’achemine-t-on vers un accord sur la durée de la prolongation de la transition ? Va-t-on connaître l’échéance des futures élections devant permettre le retour à l’ordre constitutionnel, et qui permettrait également une levée immédiate des sanctions de la Cédéao ?

Jeudi 24 mars, la Cour de justice de l’Uemoa a demandé la suspension des sanctions prises depuis le 9 janvier dernier, en attendant de se prononcer sur le fond de leur légalité, du fait de leurs lourdes conséquences sur le pays. Des signaux qui laissent envisager une possible sortie de crise, après des mois de négociations entre la Cédéao et Bamako. Pour autant, le Président malien de transition a décidé de ne pas se rendre à Accra pour le sommet. Aucune justification officielle n’a été donnée par Bamako.

Les plus complotistes y voient une sage mesure de précaution devant un piège tendu par les chefs d’État de la Cédéao, voire par la France au Président malien.

Les plus critiques estiment que le Colonel Assimi Goïta, plus militaire que politique, et qui n’a pas conduit directement les négociations, aurait pu se trouver « gêné », techniquement, au milieu de ses pairs.

Les plus patriotes estiment enfin que le Président de transition se serait abaissé à répondre à cette invitation en forme de convocation, et qu’il fallait donc la décliner.

Vers un accord ?

Le Colonel Assimi Goïta propose tout de même de participer à la réunion par visioconférence.

Une délégation de quatre ministres se préparait à représenter le Mali à Accra, mais le format du sommet, un huis-clos entre chefs d’État, interdit de fait leur participation. C’est ce qu’a expliqué dans un tweet le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.

Un accord pourrait-il être conclu ? Les autorités maliennes de transition, qui dirigent le pays depuis le Coup d’État d’août 2020, veulent une rallonge. Leur proposition initiale, cinq ans de plus, a été ramenée à deux ans ; la Cédéao, jusqu’à la semaine dernière, s’en tenait à une durée d’un an maximum. D’autres points de négociations pourraient permettre un compromis. La décision, jeudi, de la Cour de justice de l’Uemoa, qui demande une suspension des sanctions de la Cédéao, renforce incontestablement la partie malienne. Mais l’absence de représentant du Mali à ce sommet semble de moins bon augure. 

Source : rfi

 24 heures après l'annonce du retrait des troupes françaises et étrangères engagées dans Takuba au Mali par la France et ses alliés, le gouvernement de transition annonce prendre "acte de la décision unilatérale des autorités françaises en violation des accords liant la France et le Mali et impliquant d'autres partenaires".  Rappelant par la même occasion, dans son communiqué, que les résultats obtenus par les autorités françaises n'ont pas été satisfaisants ni en 2013, avec l'opération Serval, ni en 2016, avec Barkhane. 

Alors que le président français Emmanuel Macron parle de 4 à 6 mois pour un retrait des troupes françaises, les autorités maliennes, elles, invitent la France, à travers le même communiqué, à retirer sans délai les forces Barkhane et Takuba du territoire national, et ce, sous la supervision des autorités maliennes.

Abddoulaye Jamil Diallo - S'informer Utile

Le Mali déclare l'ambassadeur français persona non grata

 Les derniers propos hostiles et outrageux du ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian et l'attitude quelque peu paternaliste et doublement condescendante de la France à l'égard du Mali ont fini par envenimer les relations entre Paris et Bamako.
 
C'est ainsi que le gouvernement de la République du Mali a fini par prendre, en ce lundi 31 janvier 2022, une décision vigoureuse pour rappeler les autorités françaises à l'ordre, notamment en sommant l'ambassadeur de France de quitter le territoire malien dans un délai de 72 heures.
Voici la teneur du communiqué de la décision prise par le gouvernement malien :
 
"Le gouvernement de la république du Mali informe l'opinion nationale et internationale qu'en ce jour lundi 31 janvier 2022, l'ambassadeur de France à Bamako, son excellence Joël Meyer, a été convoqué par le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, qui lui a notifié la décision du gouvernement, qui l'invite à quitter le territoire national dans un délai de 72 heures. 

Cette mesure fait suite aux propos hostiles et outrageux que le ministre français de l'Europe et des affaires étrangères Jean Yves Le Drian, a tenus récemment, et à la récurrence de tels propos par les autorités françaises à l'égard des autorités maliennes, en dépit des protestation maintes fois élevées. Le gouvernement du Mali condamne vigoureusement et rejette ces propos qui sont contraires au développement de relations amicales entre nations. 

 Le gouvernement de la république du Mali réitère sa disponibilité à maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l'ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la France, dans le respect mutuel et sur la base du principe cardinal de non-ingérence, conformément aux aspirations légitimes du peuple malien. Koulouba le 31 janvier 2022".

Sanctions de la Cédéao contre le Mali : grosse perte pour le Sénégal ?

Des chauffeurs maliens oisifs errant devant le port de Dakar. Cela fait déjà une semaine que Lamine et Cheikh espèrent un allègement de l’embargo et de la fermeture des frontières des pays de la Cédéao avec leur pays.

"Nous, nous sommes des chauffeurs. Nous venons chercher les véhicules pour le Mali. Depuis lundi jusqu’à présent, tout est bloqué", a déclaré Lamine Dagamaissa, chauffeur de véhicules d’occasion en transit.

"Franchement, nous sommes en difficulté ici. Nous avons des familles qui sont au Mali, et il y a des centaines de véhicules ici. Ça c’est une perte pour nous ! Ça ne va pas car les véhicules sont des commandes, regrette Cheikh Koné", lui aussi chauffeur.

Le plus grand perdant

Le plus grand perdant, c’est le Sénégal, affirment plusieurs exportateurs sénégalais qui ont préféré garder l’anonymat.

Pour El-hadj Matabara Dieye, chef transit à Transit moderne du Sénégal, les pertes seront énormes à court terme, non seulement au port de Dakar mais aussi dans plusieurs autres secteurs d’activité.

"Si ça perdure, il y aura des conséquences vraiment extraordinaires dans ce port. Imaginez que tous les conteneurs qui devraient être acheminés au Mali restent là. Notre port sera bourré de conteneurs et il n’y aura plus de places pour recevoir les navires qui vont arriver. C’est ça notre inquiétude. Le pays perd dans la mesure où les débarquements, les transports, les camions qui prenaient leur carburant ici pour aller au Mali, toutes leurs marchandises passent par le Sénégal. Donc économiquement, nous serons impactés", a souligné El-hadj Matabara Dieye.

Selon l’économiste Ndongo Samba Sylla, qui a cité dans l’un de ses tweets l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, "le Mali, comme destination à l’exportation, avec 474 milliards de francs CFA en 2020, est plus important pour le Sénégal que tous les pays de l’Union européenne réunis."

Il en déduit qu’en acceptant les sanctions de la Cédéao contre le Mali, le Sénégal se tire une balle dans le pied.

Auteur: Robert Adé

Les Maliens ont répondu massivement vendredi à Bamako et à travers le pays à l'appel de la junte à manifester contre les sanctions ouest-africaines et à faire pièce aux pressions internationales qui ne faiblissent pas, ont constaté les correspondants de l'AFP.

Des milliers de Maliens parés aux couleurs nationales vert, jaune et rouge se sont massés dans la capitale sur la place de l'Indépendance pour entendre différents orateurs éreinter l'organisation des Etats ouest-africains Cédéao, exalter la souveraineté malienne et faire ovationner l'armée et le projet de "refondation" du pays en crise.

“Vive Assimi (Goïta), vive Choguel (Maïga)", s'enthousiasmait Abdoulaye Yanoga, chômeur de 27 ans en parlant dans le vacarme ambiant des chefs de la junte et du gouvernement, "nous les soutenons et nous avons compris que c’est la France qui est derrière (les organisations ouest-africaines) Cédéao et Uémoa, mais ces sanctions ne passeront pas ici".

"Ceux qui doutaient que la transition (les autorités) est soutenue par le peuple malien ont leur réponse”, se réjouissait Nouhoum Sarr, membre de ce qui fait office d'organe législatif.

Grosse affluence aussi à Tombouctou, sur la place Sankoré, devant la mosquée, ont indiqué plusieurs Tombouctiens à l'AFP.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une foule dense marchant et chantant derrière le drapeau national dans les rues de Kadiolo, frontalière de la Côte d’Ivoire. Scène analogue à Bougouni, également dans le sud.

Le gouvernement malien a lancé lundi, au lendemain des mesures de rétorsion "extrêmes" selon lui prises par la Cédéao, un appel "à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national".

Le colonel Assimi Goïta, porté à la tête du Mali par un premier coup d'Etat en août 2020 et intronisé président "de la transition" à la suite d'un second en mai 2021, a exhorté les Maliens à "défendre (leur) patrie".

Le Mali, déjà plongé dans une grave crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012, fait face depuis dimanche à de lourdes sanctions de la Cédéao. 

Celles-ci punissent le projet des militaires de continuer à gouverner pendant plusieurs années, et l'engagement révoqué d'organiser en février 2022 des élections qui auraient ramené les civils à la tête du pays.

La fermeture des frontières de la Cédéao, l'embargo sur les échanges commerciaux (hors produits de première nécessité) et sur les transactions financières ainsi que le gel des avoirs maliens dans les banques ouest-africaines, menacent dangereusement l'économie d'un pays parmi les plus pauvres du monde, enclavé et éprouvé par les violences et la pandémie.

Des compagnies ouest-africaines ainsi qu'Air France ont suspendu leurs vols vers Bamako. Le pays risque l'asphyxie faute de liquidités. 

Le Mali n'a pas pu réaliser une opération sur le marché financier régional mercredi. Il est "coupé du reste du monde", dit Kako Nubukpo, commissaire pour l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).



Les sanctions ont suscité un concert de réprobations au Mali. La Cédéao est accusée d'être un club dépassé de dirigeants coupés des populations et l'instrument de l'étranger, dont la France, l'ancien puissance coloniale engagée militairement au Sahel.

- L'ONU au travail -

Les Maliens se sont ralliés en nombre vendredi derrière le slogan de défense des intérêts nationaux, sans tous vouloir brûler les ponts avec la Cédéao ou la communauté internationale, ou même soutenir inconditionnellement la junte.

"Je suis venu soutenir mon pays face au danger qui nous guette", déclarait dans la foule à Bamako Alassane Kanouté, professeur, mais "soyons raisonnables: une guerre contre le monde est perdue d'avance”.

Le colonel Goïta, a validé vendredi un "plan de risposte" gouvernemental aux sanctions ouest-africaines, ont indiqué ses services sur Facebook. Le plan a plusieurs composantes, diplomatiques ou économiques, disent-ils sans plus de précisions.

"L'objectif de ce plan n’est pas d'être dans une posture de bras de fer" avec les organisations ouest-africaines, et le Mali reste "ouvert au dialogue", disent-ils.

Le chef de l'ONU Antonio Guterres a réclamé jeudi du gouvernement malien un calendrier électoral "acceptable", rappelant que la Cédéao pourrait alors lever graduellement les sanctions.

Des partenaires du Mali aussi importants que la France et les Etats-Unis ont apporté leur soutien aux sanctions ouest-africaines. 

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a indiqué jeudi que l'UE allait prendre des dispositions "dans la même ligne" que la Cédéao.

La France et les Européens, engagés militairement contre les jihadistes , veulent rester au Mali, mais ne le feront "pas à n'importe quel prix", a dit le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

kt-sd-lal/emp | AFP

Riposte musclée du Mali contre la Cédéao



Le Mali a décidé à son tour de fermer ses frontières terrestres et aériennes avec les pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

En réponse aux lourdes sanctions économiques et financières de la Cedeao, le Mali a décidé d'appliquer la « réciprocité ». En plus de la fermeture des frontières, le gouvernement de transition a décidé de « rappeler ses ambassadeurs » dans les pays de l'organisation régionale, informe un communiqué du porte-parole du Gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.   

Selon le dirigeant malien, « ces mesures contrastent avec les efforts fournis par le Gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la Cedeao sur le chronogramme des élections au Mali ». En conséquence, détaille le communiqué, « le Mali a promis de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de riposter à ces sanctions malencontreuses dans les prochaines heures ». Dans sa réponse, le Mali dit apprendre avec « stupéfaction les sanctions économiques et financières prises par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) dimanche à Accra (Ghana) ».  Le Mali regrette que des « organisations sous régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra régionales aux desseins inavoués », indique le communiqué. 

En outre, le gouvernement malien « dénonce et rejette les décisions suivantes qui ne sont fondées sur aucun texte communautaire ». Selon toujours les autorités maliennes, « l'embargo décidé par les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Cedeao, applicable à un Etat souverain constitue une violation manifeste du Traité de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et des statuts de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ».

Partant de ce constat, « le gel des avoirs d'un État, des entreprises publiques et parapubliques ne saurait être appliqué par la Banque centrale qui reste un organe indépendant auquel chaque Etat membre a concédé son droit souverain d'émission » fulminent les autorités de la transition. Le Mali souligne « le caractère inhumain de ces mesures qui viennent affecter les populations déjà durement éprouvées par la crise sécuritaire et la crise sanitaire, notamment celle de la Covid-19 ». 

Selon la junte au pouvoir, « des dispositions ont été prises pour assurer l'approvisionnement normal du pays par tous les moyens appropriés ». Constatant ces « violations répétées des textes, principes et objectifs de ces organisations », le Mali « tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation à ces entités » mentionne le communiqué.

Source : Journal du Gabon

Macron annule son déplacement au Mali

Le président français Emmanuel Macron a annulé vendredi le déplacement qu'il devait effectuer au Mali pour rencontrer le président de la transition et célébrer Noël avec les troupes françaises, en raison de la crise du Covid-19, a annoncé l'Elysée.

"Cette décision a été prise dans un souci de cohérence entre les mesures annoncées au niveau national et l'agenda international du président, et dans un souci de ne pas exposer notre dispositif militaire dans un moment de dégradation de la situation sanitaire en métropole", a expliqué la présidence.

L'annonce de l'annulation a été faite à l'issue d'un conseil de défense sanitaire qui s'est réuni pour examiner de nouvelles mesures face à la cinquième vague fulgurante de Covid-19 et au variant Omicron très contagieux.

Le Premier ministre Jean Castex a également annulé le déplacement qu'il devait faire en Jordanie avec la ministre des Armées Florence Parly et le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal pour rencontrer les militaires basés dans ce pays.

Paris avait annoncé mercredi qu'Emmanuel Macron devait se rendre lundi à Bamako pour une première rencontre avec le colonel Assimi Goïta, dans un climat de haute tension entre Paris et la junte militaire au pouvoir depuis 2020, dont la lenteur à rendre le pouvoir aux civils et les velléités de recourir à des mercenaires russes exaspèrent Paris.

La présidence a souligné vendredi que l'organisation de cette rencontre était difficile. Emmanuel Macron voulait qu'y participent les présidents en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédeao) - le président ghanéen Nana Akufo-Addo - et du G5 Sahel - le Tchadien Mahamat Idriss Déby Itno. Un format rejeté par les autorités maliennes, qui souhaitaient un entretien bilatéral.

"Les difficultés sur la table ne sont pas franco-maliennes, mais entre le Mali et ses partenaires. Elles ne peuvent se résoudre que dans un cadre collectif", a expliqué l'Elysée. "Il y a un grand besoin de clarification", notamment sur "le flottement sur les élections, qui a jeté beaucoup de trouble parmi les partenaires" internationaux.

Après avoir promis d'organiser des élections en février, la junte traîne des pieds pour présenter un calendrier de transition, au grand dam des membres de la Cédéao, qui la menacent de sanctions supplémentaires dès janvier si le dossier n'avance pas.

Paris cherche en outre à dissuader le colonel Goïta de recourir aux paramilitaires russes de Wagner, réputés proches du Kremlin et accusés de prédation et d'exactions dans les pays où ils sévissent, comme en République centrafricaine. Il a averti que leur déploiement serait "inacceptable".

Au terme de la courte étape à Bamako, le président français devait partir célébrer le traditionnel Noël avec les troupes lundi soir et mardi matin sur la base de Gao (nord-est) avec des soldats français déployés au sein de la force antijihadiste française Barkhane, en pleine restructuration.

Mais l'Elysée a annoncé que le repas de fête préparé par le chef de l'Elysée sera bien envoyé au Sahel pour être apprécié par quelque 2.800 militaires.

Après l'avoir célébré au Niger, au Tchad et en Côte d'Ivoire entre 2017 et 2019, Emmanuel Macron avait déjà été contraint d'annuler le Noël avec les troupes l'an dernier après avoir été déclaré positif au Covid le 17 décembre 2020.

Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, la France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de 5.000 actuellement, à 2.500/3.000 d'ici 2023.

17/12/2021 22:35:24 - Paris (AFP) - © 2021 AFP

 

Mali : libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin

Libération confirmée par la Primature de Soumaïla Cissé après la mise en liberté d'une centaine de djihadistes présumés par l'Etat malien.


La libération du chef de file de l'opposition malienne Soumaïla Cissé a été annoncée ce jeudi 8 octobre par la Primature malienne en début de soirée, suivie presque aussitôt par l'Elysée. Emmanuel Macron a exprimé son "immense soulagement" après la libération de la Française Sophie Pétronin, détenue par ses ravisseurs depuis le 24 décembre 2016 et du "responsable politique malien", selon le communiqué de l'Elysée, enlevé lors des dernières législatives maliennes. 

Le QG de l'opposant malien a été pris d'assaut par plusieurs de ses partisans à la fois heureux et surpris très agréablement par l'annonce de sa libération.

Au moment où nous écrivions ces ligne, Ismaïla Cissé et Sophie Pétronin, dernière otage française au monde, étaient en route vers Bamako avec d'autres otages dont deux Italiens, libérés par la même occasion.

Depuis sa prise du pouvoir, après la  chute d'IBK, le CNT (Conseil national de transition) était en pourparlers avec les groupes djihadistes en vue de la libération du chef de file de l'opposition malienne.

Mali : libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin

La libération du chef de file de l'opposition malienne Soumaïla Cissé a été annoncée ce jeudi 8 octobre par la Primature malienne en début de soirée, suivie presque aussitôt par l'Elysée. Emmanuel Macron a exprimé son "immense soulagement" après la libération de la Française Sophie Pétronin, détenue par ses ravisseurs depuis le 24 décembre 2016 et du "responsable politique malien", selon le communiqué de l'Elysée, enlevé lors des dernières législatives maliennes. 
Le QG de l'opposant malien a été pris d'assaut par plusieurs de ses partisans à la fois heureux et surpris très agréablement par l'annonce de sa libération.

Au moment où nous écrivions ces ligne, Ismaïla Cissé et Sophie Pétronin, dernière otage française au monde, étaient en route vers Bamako avec d'autres otages dont deux Italiens, libérés par la même occasion.

Depuis sa prise du pouvoir, après la  chute d'IBK, le CNT (Conseil national de transition) était en pourparlers avec les groupes djihadistes en vue de la libération du chef de file de l'opposition malienne.

L’Afrique sous la menace d’une crise systémique (3). Dans ce pays en guerre, la solidarité migratoire est une source de revenus cruciale pour une majorité de Maliens.

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Sur le bureau de Mahamdaou Camara, le téléphone n’arrête pas de sonner. « Tous les jours, des gens m’appellent pour me demander de l’aide, avance le secrétaire exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur. Certains sont bloqués en France et ne peuvent pas rentrer pour apporter de l’argent à leur famille, d’autres sont coincés au Mali et ne peuvent pas retourner en France travailler. » Depuis le début des mesures de confinement prises à travers le monde, M. Camara répond la même chose à ses compatriotes inquiets : « Désolé, mais nous ne pouvons rien faire, il faut attendre ».
Une phrase d’autant plus difficile à prononcer qu’il sait qu’une majorité de Maliens « vit au jour le jour et dépend énormément des transferts monétaires en provenance de la diaspora dispersée dans 77 pays », souligne-t-il.
Présentation de notre série L’Afrique sous la menace d’une violente crise économique
Le Mali est le neuvième pays africain bénéficiant le plus des fonds envoyés par ses expatriés et le troisième des pays francophones du continent, après le Sénégal et la République démocratique du Congo (RDC). Selon la Banque mondiale, ces transferts monétaires auraient représenté plus d’un milliard de dollars en 2017, soit 6,7 % du PIB malien. Un calcul qui ne prend pas en compte les transferts d’argent clandestins qui porteraient ce nombre « à plus de 11 % du PIB national », affirme M. Camara. « Ce pourrait même être le double, voire le triple », abonde Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale et auteur d’un récent rapport qui annonce une baisse des envois de fonds des migrants sans précédent dans l’histoire.

« Ajouter une guerre à la guerre »
Selon lui, le Covid-19 va causer une chute des transferts monétaires de l’ordre de 20 % dans le monde et de 23 % en Afrique, entraînant une récession aux répercussions multiples. « Les Africains auront des difficultés à subvenir à leurs besoins, à payer nourriture, éducation et soins, prévient-il. Combinée aux récentes invasions de criquets qui détruisent les récoltes, cette crise économique risque de démultiplier les famines ».

La partie francophone du continent, dont les populations émigrent traditionnellement en Europe, sera plus durement touchée à cause d’une dépréciation de l’euro par rapport au dollar. Le Mali, déjà sujet à des violences intercommunautaires dans le centre et à des attaques djihadistes dans le nord et l’est, sera en première ligne. Près de 30 % des transferts officiels proviennent de la diaspora malienne de France, la plus grande hors d’Afrique, comptant 120 000 personnes.

Ces travailleurs sont employés dans des secteurs fortement touchés par la crise et les mesures de confinement : le bâtiment, la restauration, le transport, la vente au détail, l’entretien et la manutention. « Ce sont de petits salaires, des précaires, qui envoient souvent 50 % de leurs revenus à leur famille restée au pays », explique Diarra Hady, vice-président du Haut Conseil des Maliens de France. Son téléphone à lui aussi ne cesse de sonner. « Ils sont effrayés, tout est à l’arrêt, ils n’ont plus de boulot. Si certains touchent le chômage partiel, la plupart, les précaires, les non-déclarés, n’ont aucune aide, poursuit-il. S’ils ne peuvent travailler, ce n’est pas seulement eux qui en paient le prix, mais dix, vingt personnes restées au Mali et qui dépendent de leur salaire ».

Episode 1 - En Côte d’Ivoire, le cacao et la noix de cajou restent à quai
Lui-même en subit les conséquences. Il était venu apporter à sa famille 40 % de ses revenus gagnés comme chef de poste sécurité et incendie dans un centre commercial de Drancy, dans la banlieue parisienne, et s’est retrouvé coincé au Mali lorsque le président Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré la fermeture des frontières le 17 mars. Il a dû annoncer à ses parents, ses cousins et ses tantes qu’il ne pourra pas les aider ces prochains mois. « Je leur ai dit que le monde entier est bloqué, de Paris jusqu’au village », raconte-t-il. Certains, habitant loin de la capitale, ignoraient tout de la pandémie et des mesures sanitaires. Ils devront trouver rapidement d’autres sources de revenus, mais comment ? En se rendant au marché, certains craignent d’attraper le virus. Il faudra pourtant s’y résoudre.

« Vous pensez qu’on va télétravailler alors que la plupart des Maliens gagnent leur vie dans le secteur informel ? », lance Tahirou Dembélé, Franco-Malien à la tête d’une boîte d’intérim dans l’hôtelier en région parisienne. Lui aussi est resté bloqué à Bamako à cause du coronavirus et s’inquiète pour une « économie malienne déjà à l’arrêt depuis huit ans à cause de la guerre ». Même s’il a la chance de toucher le chômage partiel français, il risque de devoir mettre la clé sous la porte. Une situation « impensable », en particulier pour ses nombreux employés maliens qui n’ont pas ses moyens de subsistance et ceux qui, au pays, sont sans retraite ni chômage ni assurance-santé. « Nous ne pouvons pas être privés de cette source d’argent très longtemps, affirme-t-il. Sinon, nous allons ajouter une guerre à la guerre ».

« Se serrer la ceinture »
Dans un Mali fébrile, où le taux d’extrême pauvreté atteignait 42,7 % en 2019, on ne s’attendait pas à ce qu’un virus puisse à tel point dérégler une économie déjà affaiblie et instable, mettant à mal cette tradition de solidarité migratoire, où les jeunes « partis à l’aventure » soutiennent les finances familiales par l’envoi de devises. Mêmes les migrants qui touchent le chômage ou conservent quelques réserves peinent à les reverser, les agences de transfert comme Western Union ou MoneyGram étant fermées. « Afin de minimiser le choc de ces mesures, il faudrait appuyer les gouvernements africains dans le rapatriement de leurs ressortissants les plus vulnérables et assouplir les règles interdisant l’ouverture des bureaux de transfert de fonds », avance M. Ratha.

Episode 2 - En Tunisie, le secteur du tourisme se prépare à une énième saison manquée
En attendant la réouverture des frontières, les Maliens vont devoir compter sur des sources de solidarité locales. « Au Mali, quand tu as mangé et que ton voisin non, tu ne peux pas dormir tranquille », assure Mouhamadou Camara. Il espère qu’en ce mois de ramadan, la solidarité confessionnelle se déploiera dans les quartiers et les villages. « On va se serrer la ceinture, souffle-t-il. Mais je ne sais pas combien de temps on tiendra ».

Le Monde

Mali : une attaque terroriste contre des militaires fait 54 morts

C’est un véritable carnage et le bilan n’est pour l’instant que provisoire. L’armée malienne a essuyé vendredi une de ses plus grosses pertes depuis plusieurs années avec la mort de 53 soldats et d’un civil dans une « attaque terroriste » contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger. Le ministre malien de la Communication, Yaya Sangaré, a également fait état de « dix rescapés » et de « dégâts matériels importants ».

Une attaque pour le moment non revendiquée
Le gouvernement malien a pour sa part fait savoir vendredi soir qu’il « condamnait » cette « attaque terroriste qui a fait des morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels du côté des Forces nationales de défense et de sécurité ». « Des renforts ont été dépêchés pour sécuriser la zone et traquer les assaillants », a ajouté le gouvernement, sans donner de précisions sur ces derniers. L’attaque n’a pour l’instant pas été revendiquée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours. Cependant les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

20minutes
Carlos Lopes, ex-directeur de la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU, considère dans cette tribune - et ce en dépit de quelques doutes et interrogations - que si la prochaine monnaie unique de l'Afrique de l'Ouest, en l'occurrence l'Eco, semble être "un rêve", il  est politiquement utile de la défendre.
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Tribune. La première proposition de création d’une monnaie européenne commune date de 1969. Il a fallu plus de trente ans de délibérations, dont le traité de Maastricht de 1992, pour aboutir à une monnaie – encore virtuelle – en 1999. A l’époque, l’objectif était de pouvoir opérer des transferts, d’émettre des chèques et surtout d’adopter une série de politiques macroéconomiques convergentes, en vue d’émettre une devise, avec billets et pièces.

Ce qui est finalement intervenu début 2002 avec l’Euro. Ce long et laborieux processus n’a pas empêché la zone Euro de connaître des problèmes majeurs, exposés par la crise financière mondiale de 2008-2009 et les répliques qui ont suivi.

Il est important de rappeler l’histoire de l’Euro, après l’annonce spectaculaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur l’établissement d’une monnaie commune pour les quinze Etats membres de cette sous-région de l’Afrique, baptisée l’Eco.



Cibler un seuil minimal de convergence
L’Afrique a une histoire riche et ancienne en matière de monnaies communes. Cela inclut des expériences qui se sont terminées depuis (comme par exemple en Afrique orientale) et d’autres qui sont l’objet de controverses politiques telles que les deux zones du franc CFA ou l’aire monétaire du rand en Afrique australe. On pourrait donc imaginer que beaucoup de leçons ont été apprises sur le continent, dans ce domaine.

A l’instar de l’Euro, l’Eco suit un scénario connu, consistant à cibler un seuil minimal de convergence avant de lancer la mise en œuvre progressive d’une zone monétaire. Dans le cas de l’Eco, les critères clés sont des réserves de changes couvrant trois mois d’importations, une inflation inférieure à 10 % (à réduire rapidement à moins de 5 %), un déficit budgétaire inférieur à 3 %, et des politiques de financement du déficit budgétaire par les Banques centrales ne dépassant pas 10 % des recettes fiscales de l’année précédente. Enfin, le niveau d’endettement ne doit pas excéder 70 % du produit intérieur brut (PIB).

 Il y a trois difficultés avec ces critères. Tout d’abord, aucun des adhérents actuels n’est près de les respecter. Deuxièmement, les délais pour atteindre les objectifs sont irréalistes.
Troisièmement, même s’ils étaient remplis, ces critères ne sont pas les mêmes que ceux préconisés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui regroupe les huit Etats de cette zone du franc CFA. Ils diffèrent aussi d’autres obligations auxquelles sont soumis certains Etats membres, dans le cadre de plans du Fonds monétaire international (FMI), par exemple.

Il est donc nécessaire de comprendre le sens de cette précipitation. Est-il politique ou économique ? Est-il question de symbole ou de substance ?



Apparences trompeuses
Dans la théorie économique, les unions monétaires sont l’avant-dernière étape d’une intégration économique complète. Celle-ci devrait être précédée de l’établissement d’une zone commerciale préférentielle, d’une zone de libre-échange, d’une union douanière, d’un marché unique et d’une union économique. On peut se demander si les Etats membres de la Cédéao ont pleinement mis en œuvre ces préalables, qui justifieraient le saut actuel.

Si l’on tient compte du fait que le Nigeria est l’un des plus réticents, il y a aussi lieu de s’interroger. Le poids de ce pays est massif au sein de la communauté. Il représente les deux tiers du PIB total de la Cédéao, 77 % des exportations et 41 % des importations. La monnaie nigériane, le Naira, est fortement tributaire de la manière dont l’Etat fédéral génère ses revenus, principalement à partir des exportations de pétrole. Très dépendant des cours des hydrocarbures, il souffre de la volatilité extrême des prix. En termes simples, le Nigeria dispose d’une flexibilité limitée pour mener une politique monétaire indépendante. Sa frilosité vis-à-vis de l’Eco se justifie par ces restrictions. Le Nigeria doit protéger son économie.

Qu’en est-il des autres ? Plus petits, les pays membres de l’UEMOA obtiennent des résultats supérieurs à ceux du Nigeria dans les différentes catégories d’intégration telles que les infrastructures régionales, le commerce, l’intégration productive, l’intégration financière et macroéconomique ou la libre circulation des personnes. En la matière, la Côte d’Ivoire et le Togo sont les champions absolus dans la sous-région. On pourrait donc soutenir que leur appartenance à une union monétaire déjà existante, celle du franc CFA, a permis de les rapprocher. Mais les apparences sont trompeuses. Leur performance est inférieure à celle des membres de la Communauté d’Afrique de l’Est, qui ne possèdent pas et ne souhaitent pas d’union monétaire, préférant plutôt la convergence dans d’autres domaines d’intégration.

Le franc CFA est d’ailleurs le sujet de polémiques récurrentes. Et si la Côte d’Ivoire a été l’un des plus fervents défenseurs des accords en vigueur dans l’UEMOA, le pays a également émergé, récemment, comme l’un des plus enthousiastes promoteurs de l’Eco. C’est intéressant politiquement. Cela pourrait indiquer que l’Eco est perçu comme un vecteur essentiel d’une intégration plus poussée au sein de la région, prévoyant l’abandon du franc CFA, au profit de relations économiques plus étroites avec l’Afrique de l’Ouest non francophone. Ou cela peut signifier que, si l’Eco est un rêve lointain, il serait politiquement utile de le défendre.

Avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le débat revêt encore une autre dimension. Le récent sommet extraordinaire de l’Union africaine, tenu à Niamey les 7 et 8 juillet, a vu quatre acteurs de l’Afrique de l’Ouest voler la vedette : le Nigeria et le Bénin adhérant en dernier à la zone de libre-échange, le Niger accueillant le sommet et confirmant son rôle de champion des négociations, et le Ghana, qui a vu sa capitale choisie comme lieu du futur secrétariat de la zone.

Cocher les cases
Ainsi, l’Afrique de l’Ouest est déjà bien occupée à promouvoir le commerce au niveau de tout le continent. Y a-t-il des énergies supplémentaires pour d’autres chantiers ? Il est utile de savoir que le dossier d’une monnaie commune dans la région a été plus d’une fois remis à plus tard, faute d’un début de convergence entre les différents Etats membres. Le document de référence actuel pour la Cédéao, « Vision 2020 », a besoin que des cases soient cochées avant que soit conçue une nouvelle « vision ». La monnaie commune était l’objectif le plus difficile à atteindre à l’horizon 2020. Assurément, l’annonce d’un nom et d’un réengagement au plus haut niveau a plu à beaucoup. Mais est-ce une chimère ? Le temps nous le dira.

Carlos Lopes est professeur à l’Université du Cap et à Sciences Po. Il a présidé la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

Carlos Lopes
ATTAQUE- Des militaires français sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes...

Nouvelle attaque dans le Sahel. Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés ce dimanche par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne.

« Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem », a déclaré la source militaire occidentale. Une source militaire malienne a confirmé cette information.

« Une voiture piégée conduite par un kamikaze »
Une habitante de Gao a déclaré de son côté que « c’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao ». « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao.

« Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a indiqué un jeune habitant de Gao, ajoutant que des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Gao.

Cette attaque survient alors que le sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

H. B. avec AFP

«Pays de merde»: la lettre de diplomates africains à Donald Trump

Les récents propos de Donald Trump sur Haïti et les pays africains qualifiés de «pays de merde» continuent de faire polémique en Afrique. Cette fois ce sont 48 anciens ambassadeurs de pays africains aux Etats-Unis qui diffusent une pétition en forme de lettre ouverte au président américain pour dire leur «profonde inquiétude» suite à ces propos de Donald Trump.

Du Sénégal à l'Algérie en passant par le Nigeria, l'Ethiopie et l'Afrique du Sud, ils sont en tout 48 et représentent la quasi-totalité des pays du continent. Tous anciens ambassadeurs africains aux Etats-Unis, ils cosignent une lettre de protestation adressée à Donald Trump après ses propos lors d'une réunion sur l'immigration qualifiant les pays d'Afrique et Haïti de « pays de merde ».

« Cher M. Le president, nous vous écrivons pour dire notre profonde inquiétude au sujet de vos récentes remarques sur les pays africains » écrivent-ils. « L'Afrique est un continent de grands talents humains, d'une beauté extraordinaire et de ressources naturelles sans pareilles » poursuit la lettre, « c'est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les Etats-Unis  ».

Le texte rappelle les liens économiques entre Afrique et Etats-Unis mais aussi militaires et en termes de renseignement. Cet engagement mutuel est « vital pour nos intérêts nationaux  » expliquent les ex ambassadeurs « mais nous savons aussi que le monde est plus riche grâce à la contribution des Africains et notamment des Américains descendants d'Africains ».

Et les 48 anciens ambassadeurs africains aux Etats Unis de conclure « nous espérons que vous allez réviser votre vision de l'Afrique et de ses citoyens et que vous reconnaitrez la contribution importante que les africains et les afro-américains ont apporté et continuent d'apporter à votre pays et à son histoire ».

Rfi

Afrique: malgré ses propos injurieux, Trump invité au sommet d'Addis Abeba

Une semaine après les propos injurieux de Donald Trump à l’égard des pays africains, les diplomates du continent sont partagés entre demande d’explications et apaisement. D’anciens ambassadeurs lui ont écrit pour dire leur indignation et l’appeler à réévaluer sa vision et les représentants du continent à l’ONU l’ont invité au sommet de l’Union Africaine d’Addis-Abeba des 28 et 29 janvier 2018.

Depuis la révélation par le Washington Post, le 12 janvier 2018, des propos du président américain traitant les pays africains, Haïti et le Salvador de «pays de merde», il ne se passe pas un jour sans que des réactions d’indignation se fassent entendre.

D'anciens diplomates demandent à Trump de réviser sa vision de l'Afrique
Parmi les plus notoires, la lettre qui lui a été adressée par 78 anciens représentants de 48 pays d’Afrique aux Etats-Unis, malgré ses démentis et son affirmation «je ne suis pas raciste» à quelques journalistes en Floride.

«Cher M.Le président, nous vous écrivons pour dire notre profonde inquiétude au sujet de vos récentes remarques sur les pays africains», écrivent-ils. «L'Afrique est un continent de grands talents humains, d'une beauté extraordinaire et de ressources naturelles sans pareilles, poursuit la lettre. C'est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les Etats-Unis.»

Le texte rappelle les liens économiques entre Afrique et Etats-Unis mais aussi militaires et en termes de renseignement. Cet engagement mutuel est «vital pour nos intérêts nationaux», expliquent les ex-ambassadeurs, «mais nous savons aussi que le monde est plus riche grâce à la contribution des Africains et notamment des Américains descendants d'Africains».

Et les anciens diplomates de conclure: «Nous espérons que vous allez réviser votre vision de l'Afrique et de ses citoyens et que vous reconnaîtrez la contribution importante que les Africains et les Afro-Américains ont apporté et continuent d'apporter à votre pays et à son histoire.»

Une occasion pour Trump de s'adresser directement aux dirigeants africains
Si tel était le cas, une occasion en or lui est fournie par les ambassadeurs des pays africains à l’ONU, en exercice ceux-là. En dépit des «remarques scandaleuses, racistes et xénophones» dénoncées par des élites africaines, ils ont adressé à Donald Trump une invitation à se rendre au prochain sommet de l’Union Africaine (UA) qui doit se tenir les 28 et 29 janvier 2018 à Addis Abeba.

«Loin d’être une invitation de complaisance, les diplomates africains espèrent obtenir un face-à-face entre Donald Trump et les chefs d’Etats africains», écrit Africanews qui rapporte l’information.

C’est Jerry Matjila, ambassadeur sud-africain et porte-parole des diplomates africains à l’ONU, qui a émis cette proposition au nom du groupe, estimant qu’il «pourrait être utile» que Trump s’adresse directement aux dirigeants du continent, précise le site d’informations africaines.

L’invitation a été transmise sous forme de recommandation lors d’une rencontre du corps diplomatique africain avec l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Haley, le 18 janvier à New York.

C’est d’ailleurs à la demande de cette dernière que la rencontre a eu lieu après la publication d’un communiqué des diplomates exigeant des excuses du président américain pour ses propos «racistes», a indiqué l’ambassadeur de Guinée équatoriale, Anatolio Ndong Mba.

«Une rencontre très amicale» avec Nikki Haley
L'ambassadrice américaine n'a pas présenté d'excuses lors de cette rencontre à huis clos, mais a exprimé ses regrets, a-t-il affirmé. Nikki Haley a expliqué aux ambassadeurs qu'«elle n'était pas à la Maison Blanche, elle n'était pas sûre de ce qui s'y est dit, mais qu'elle regrettait toute cette situation», a poursuivi le diplomate.

Au cours de la rencontre qualifiée de «très amicale» par Anatolio Ndong Mba, Nikki Haley a pris acte de la recommandation qui pourrait, selon d'autres diplomates, prendre la forme d’un message d’amitié aux dirigeants africains au sommet d’Addis-Abeba, et promis de la transmettre à son président.

En geste d’apaisement, la mission américaine à l’ONU a mis en ligne des photos de la réunion accompagnées du message: «Merci au groupe africain pour la réunion d’aujourd’hui.»

France info

Visite d'IBK en France : Paris-Bamako, deux partenaires fidèles

Pour la première fois depuis le début du quinquennat de François Hollande, un président d'Afrique subsaharienne a les honneurs d'une visite d'Etat en France. Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien, est reçu durant deux jours à Paris. Après un dîner à l'Elysée mercredi 21 octobre, il ouvrira
demain la conférence des donateurs impulsée par Paris et qui aura lieu au siège de l'OCDE. Il se rendra ensuite à l'ossuaire de Douaumont dans l'Est pour saluer la mémoire des soldats maliens tombés pour la France.

Cette première visite d'Etat du président IBK se veut le reflet de l'amitié particulière qui unit Paris et Bamako. Une relation forte explique une source diplomatique française, qui s'est traduit par l'intervention française Serval en janvier 2013 pour stopper l'avancée des jihadistes vers le sud du pays.

François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta entretiennent des liens personnels, souligne-t-on dans les coulisses de l'Elysée. Le président IBK est venu en France à plusieurs reprises, il était notamment là aux côtés de François Hollande lors de la marche du 11 janvier dernier qui a suivi l'attentat contre le journal Charlie Hebdo. Pour Paris, le Mali est un partenaire « fidèle ». Comme preuve de cette amitié, François Hollande a remis à son homologue les insignes de la Grand-Croix de la Légion d’honneur mercredi 21 octobre.

Relancer l’économie malienne

Autre témoignage du soutien de Paris au Mali, la conférence impulsée la France pour débloquer des fonds en faveur de la relance de l'économie du pays. Elle aura lieu ce jeudi, le 22 octobre, à l'OCDE (l'Organisation de coopération et de développement économiques) et réunira investisseurs et partenaires internationaux du Mali autour des membres du gouvernement malien qui ont fait le déplacement à Paris.

En prévision de cette conférence, intitulée « Bâtir un Mali émergent » François Hollande a annoncé mercredi que Paris débloquerait 360 millions d'euros d'aide au pays, sous forme de prêts et de dons (à hauteur de 50 %). Dont 80 millions d'euros pour le nord. Une somme qui s'ajoute déjà aux quelque 300 millions qu'avaient déboursés Paris pour la période 2013-2015 (en prêts et dons).

Cette journée pour la reconstruction et la relance du Mali s'inscrit officiellement dans la dynamique de l'accord de paix signé le 20 juin dernier. Des représentants des groupes signataires de l'accord de paix seront d'ailleurs exceptionnellement présents à l'OCDE, pour une photo de famille très symbolique.

Bâtir et reconstruire

Deux ans après la conférence de Bruxelles en mai 2013 qui avait marqué l'engagement des partenaires du Mali, en faveur de la reconstruction du pays, les besoins, dans la partie nord en particulier, restent énormes. Infrastructures à reconstruire, écoles à réhabiliter, centres de santé à rééquiper, alimentation électrique à rétablir, sécurisation des routes, la liste des urgences est longue.

Les ONG qui opèrent au Mali attendent elles toujours en particulier la reconstruction de la piste d'atterrissage de Kidal. Elles viennent d'écrire une lettre ouverte aux bailleurs de fonds pour que les réparations menées par la Minusma et qui sont en cours depuis neuf mois s'accélèrent et se terminent. Pour l'heure, aucun avion civil ne peut se poser. Seul un hélicoptère assure des rotations depuis Gao, ce qui rend très difficile l'acheminement de l'aide humanitaire dans la zone.

Tournée vers l'avenir du Mali, cette visite d'Etat sera aussi l'occasion pour le président malien de célébrer la mémoire des quelque 17 000 Maliens morts pendant les deux guerres mondiales. Ibrahim Boubacar Keïta, dont l'arrière grand-père est mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale, se rendra ce jeudi sur le site de l'Ossuaire de Douaumont, près de Verdun, dans l'est de la France.

■ L’affaire Tomi s’invite dans la visite officielle d’IBK à Paris

Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé lors de son premier jour en France ne jamais avoir eu de « relation d'affaires » avec l'homme d'affaires français Michel Tomi, mis en examen dans un dossier de fraude fiscale présumée concernant notamment l'achat de l'avion du président malien. Les policiers français cherchent à savoir dans quelle mesure l'homme d'affaires a participé à l'achat du Boeing présidentiel malien, une transaction estimée à 20 milliards de francs CFA (environ 30,5 millions d'euros). Cette acquisition a également été épinglée par le Bureau vérificateur général, autorité malienne indépendante, qui a dénoncé des pratiques de surfacturation, de détournement de fonds publics, de fraude, de trafic d'influence et de favoritisme.

rfi
Le Gouvernement de la République du Mali a appris avec une vive préoccupation que des éléments armés de la CMA ont occupé le 18 septembre 2015 Anefis après le départ de la Plateforme de cette localité.

Le Gouvernement de la République du Mali avait considéré à l’époque, l’occupation d’Anefis par la Plateforme comme une violation de l’Accord pour la paix et la Réconciliation et avait exigé de cette dernière de se conformer aux dispositions dudit Accord dont la mise en œuvre devrait mobiliser toutes les énergies des parties prenantes :
le retrait de la Plateforme avait été demandé sans conditions par le Président de la République du Mali et par la Médiation internationale.

Le Gouvernement de la République du Mali qui s’était réjoui de l’exécution de ces exhortations par la Plateforme ne peut aujourd’hui que condamner avec fermeté l’occupation à nouveau d’Anefis par les éléments armés de la CMA, qui constitue une grave violation de l’Accord et est de nature à compromettre les chances de succès de la politique d’apaisement à laquelle demeurent attachés le Gouvernement et l’ensemble de la Médiation internationale.

Aussi, le Gouvernement de la République du Mali demande-t-il à la CMA de procéder dans les meilleurs délais et sans conditions au retrait de ses éléments armés d’Anefis.

Le Gouvernement de la République du Mali appelle de nouveau l’attention de la MINUSMA sur la nécessité d’assumer toutes ses responsabilités conformément à son mandat de stabilisation de la paix et de protection des populations civiles.

Le Gouvernement du Mali saisit également cette opportunité pour lancer un appel pressant à toutes les parties signataires de l’Accord de paix ainsi qu’à la Médiation internationale pour une mobilisation générale en faveur de la restauration de la paix dont l’un des moyens essentiels reste le cantonnement des groupes armés conformément aux dispositions pertinentes de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation signé le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015.

Le Gouvernement de la République du Mali réitère sa ferme volonté de respecter pleinement tous les engagements auxquels il a souscrits pour la mise en œuvre réussie de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.



​​​​​​Fait à Bamako, le 19 Septembre 2015

Accord CPI-Mali, ou les dessous d'une affaire de geôles délocalisées

Le Mali, par la voix de son ministre de la Justice, Marafa Traoré, vient d'annoncer une forme assez particulière de coopération internationale : se transformer en geôle du CPI. Quelles pourraient être les motivations d'une telle initiative?

Le pays d'ATT (Amadou Toumani Touré) vient, en effet, de conclure un accord avec la CPI, relatif notamment à l'exécution des peines d'emprisonnement que prononcerait la Cour pénale internationale. Le Mali devient ainsi le premier pays à