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Mali : libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin

Libération confirmée par la Primature de Soumaïla Cissé après la mise en liberté d'une centaine de djihadistes présumés par l'Etat malien.


La libération du chef de file de l'opposition malienne Soumaïla Cissé a été annoncée ce jeudi 8 octobre par la Primature malienne en début de soirée, suivie presque aussitôt par l'Elysée. Emmanuel Macron a exprimé son "immense soulagement" après la libération de la Française Sophie Pétronin, détenue par ses ravisseurs depuis le 24 décembre 2016 et du "responsable politique malien", selon le communiqué de l'Elysée, enlevé lors des dernières législatives maliennes. 

Le QG de l'opposant malien a été pris d'assaut par plusieurs de ses partisans à la fois heureux et surpris très agréablement par l'annonce de sa libération.

Au moment où nous écrivions ces ligne, Ismaïla Cissé et Sophie Pétronin, dernière otage française au monde, étaient en route vers Bamako avec d'autres otages dont deux Italiens, libérés par la même occasion.

Depuis sa prise du pouvoir, après la  chute d'IBK, le CNT (Conseil national de transition) était en pourparlers avec les groupes djihadistes en vue de la libération du chef de file de l'opposition malienne.

Mali : libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin

La libération du chef de file de l'opposition malienne Soumaïla Cissé a été annoncée ce jeudi 8 octobre par la Primature malienne en début de soirée, suivie presque aussitôt par l'Elysée. Emmanuel Macron a exprimé son "immense soulagement" après la libération de la Française Sophie Pétronin, détenue par ses ravisseurs depuis le 24 décembre 2016 et du "responsable politique malien", selon le communiqué de l'Elysée, enlevé lors des dernières législatives maliennes. 
Le QG de l'opposant malien a été pris d'assaut par plusieurs de ses partisans à la fois heureux et surpris très agréablement par l'annonce de sa libération.

Au moment où nous écrivions ces ligne, Ismaïla Cissé et Sophie Pétronin, dernière otage française au monde, étaient en route vers Bamako avec d'autres otages dont deux Italiens, libérés par la même occasion.

Depuis sa prise du pouvoir, après la  chute d'IBK, le CNT (Conseil national de transition) était en pourparlers avec les groupes djihadistes en vue de la libération du chef de file de l'opposition malienne.

L’Afrique sous la menace d’une crise systémique (3). Dans ce pays en guerre, la solidarité migratoire est une source de revenus cruciale pour une majorité de Maliens.

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Sur le bureau de Mahamdaou Camara, le téléphone n’arrête pas de sonner. « Tous les jours, des gens m’appellent pour me demander de l’aide, avance le secrétaire exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur. Certains sont bloqués en France et ne peuvent pas rentrer pour apporter de l’argent à leur famille, d’autres sont coincés au Mali et ne peuvent pas retourner en France travailler. » Depuis le début des mesures de confinement prises à travers le monde, M. Camara répond la même chose à ses compatriotes inquiets : « Désolé, mais nous ne pouvons rien faire, il faut attendre ».
Une phrase d’autant plus difficile à prononcer qu’il sait qu’une majorité de Maliens « vit au jour le jour et dépend énormément des transferts monétaires en provenance de la diaspora dispersée dans 77 pays », souligne-t-il.
Présentation de notre série L’Afrique sous la menace d’une violente crise économique
Le Mali est le neuvième pays africain bénéficiant le plus des fonds envoyés par ses expatriés et le troisième des pays francophones du continent, après le Sénégal et la République démocratique du Congo (RDC). Selon la Banque mondiale, ces transferts monétaires auraient représenté plus d’un milliard de dollars en 2017, soit 6,7 % du PIB malien. Un calcul qui ne prend pas en compte les transferts d’argent clandestins qui porteraient ce nombre « à plus de 11 % du PIB national », affirme M. Camara. « Ce pourrait même être le double, voire le triple », abonde Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale et auteur d’un récent rapport qui annonce une baisse des envois de fonds des migrants sans précédent dans l’histoire.

« Ajouter une guerre à la guerre »
Selon lui, le Covid-19 va causer une chute des transferts monétaires de l’ordre de 20 % dans le monde et de 23 % en Afrique, entraînant une récession aux répercussions multiples. « Les Africains auront des difficultés à subvenir à leurs besoins, à payer nourriture, éducation et soins, prévient-il. Combinée aux récentes invasions de criquets qui détruisent les récoltes, cette crise économique risque de démultiplier les famines ».

La partie francophone du continent, dont les populations émigrent traditionnellement en Europe, sera plus durement touchée à cause d’une dépréciation de l’euro par rapport au dollar. Le Mali, déjà sujet à des violences intercommunautaires dans le centre et à des attaques djihadistes dans le nord et l’est, sera en première ligne. Près de 30 % des transferts officiels proviennent de la diaspora malienne de France, la plus grande hors d’Afrique, comptant 120 000 personnes.

Ces travailleurs sont employés dans des secteurs fortement touchés par la crise et les mesures de confinement : le bâtiment, la restauration, le transport, la vente au détail, l’entretien et la manutention. « Ce sont de petits salaires, des précaires, qui envoient souvent 50 % de leurs revenus à leur famille restée au pays », explique Diarra Hady, vice-président du Haut Conseil des Maliens de France. Son téléphone à lui aussi ne cesse de sonner. « Ils sont effrayés, tout est à l’arrêt, ils n’ont plus de boulot. Si certains touchent le chômage partiel, la plupart, les précaires, les non-déclarés, n’ont aucune aide, poursuit-il. S’ils ne peuvent travailler, ce n’est pas seulement eux qui en paient le prix, mais dix, vingt personnes restées au Mali et qui dépendent de leur salaire ».

Episode 1 - En Côte d’Ivoire, le cacao et la noix de cajou restent à quai
Lui-même en subit les conséquences. Il était venu apporter à sa famille 40 % de ses revenus gagnés comme chef de poste sécurité et incendie dans un centre commercial de Drancy, dans la banlieue parisienne, et s’est retrouvé coincé au Mali lorsque le président Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré la fermeture des frontières le 17 mars. Il a dû annoncer à ses parents, ses cousins et ses tantes qu’il ne pourra pas les aider ces prochains mois. « Je leur ai dit que le monde entier est bloqué, de Paris jusqu’au village », raconte-t-il. Certains, habitant loin de la capitale, ignoraient tout de la pandémie et des mesures sanitaires. Ils devront trouver rapidement d’autres sources de revenus, mais comment ? En se rendant au marché, certains craignent d’attraper le virus. Il faudra pourtant s’y résoudre.

« Vous pensez qu’on va télétravailler alors que la plupart des Maliens gagnent leur vie dans le secteur informel ? », lance Tahirou Dembélé, Franco-Malien à la tête d’une boîte d’intérim dans l’hôtelier en région parisienne. Lui aussi est resté bloqué à Bamako à cause du coronavirus et s’inquiète pour une « économie malienne déjà à l’arrêt depuis huit ans à cause de la guerre ». Même s’il a la chance de toucher le chômage partiel français, il risque de devoir mettre la clé sous la porte. Une situation « impensable », en particulier pour ses nombreux employés maliens qui n’ont pas ses moyens de subsistance et ceux qui, au pays, sont sans retraite ni chômage ni assurance-santé. « Nous ne pouvons pas être privés de cette source d’argent très longtemps, affirme-t-il. Sinon, nous allons ajouter une guerre à la guerre ».

« Se serrer la ceinture »
Dans un Mali fébrile, où le taux d’extrême pauvreté atteignait 42,7 % en 2019, on ne s’attendait pas à ce qu’un virus puisse à tel point dérégler une économie déjà affaiblie et instable, mettant à mal cette tradition de solidarité migratoire, où les jeunes « partis à l’aventure » soutiennent les finances familiales par l’envoi de devises. Mêmes les migrants qui touchent le chômage ou conservent quelques réserves peinent à les reverser, les agences de transfert comme Western Union ou MoneyGram étant fermées. « Afin de minimiser le choc de ces mesures, il faudrait appuyer les gouvernements africains dans le rapatriement de leurs ressortissants les plus vulnérables et assouplir les règles interdisant l’ouverture des bureaux de transfert de fonds », avance M. Ratha.

Episode 2 - En Tunisie, le secteur du tourisme se prépare à une énième saison manquée
En attendant la réouverture des frontières, les Maliens vont devoir compter sur des sources de solidarité locales. « Au Mali, quand tu as mangé et que ton voisin non, tu ne peux pas dormir tranquille », assure Mouhamadou Camara. Il espère qu’en ce mois de ramadan, la solidarité confessionnelle se déploiera dans les quartiers et les villages. « On va se serrer la ceinture, souffle-t-il. Mais je ne sais pas combien de temps on tiendra ».

Le Monde

Mali : une attaque terroriste contre des militaires fait 54 morts

C’est un véritable carnage et le bilan n’est pour l’instant que provisoire. L’armée malienne a essuyé vendredi une de ses plus grosses pertes depuis plusieurs années avec la mort de 53 soldats et d’un civil dans une « attaque terroriste » contre un camp militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger. Le ministre malien de la Communication, Yaya Sangaré, a également fait état de « dix rescapés » et de « dégâts matériels importants ».

Une attaque pour le moment non revendiquée
Le gouvernement malien a pour sa part fait savoir vendredi soir qu’il « condamnait » cette « attaque terroriste qui a fait des morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels du côté des Forces nationales de défense et de sécurité ». « Des renforts ont été dépêchés pour sécuriser la zone et traquer les assaillants », a ajouté le gouvernement, sans donner de précisions sur ces derniers. L’attaque n’a pour l’instant pas été revendiquée.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours. Cependant les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

20minutes
Carlos Lopes, ex-directeur de la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU, considère dans cette tribune - et ce en dépit de quelques doutes et interrogations - que si la prochaine monnaie unique de l'Afrique de l'Ouest, en l'occurrence l'Eco, semble être "un rêve", il  est politiquement utile de la défendre.
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Tribune. La première proposition de création d’une monnaie européenne commune date de 1969. Il a fallu plus de trente ans de délibérations, dont le traité de Maastricht de 1992, pour aboutir à une monnaie – encore virtuelle – en 1999. A l’époque, l’objectif était de pouvoir opérer des transferts, d’émettre des chèques et surtout d’adopter une série de politiques macroéconomiques convergentes, en vue d’émettre une devise, avec billets et pièces.

Ce qui est finalement intervenu début 2002 avec l’Euro. Ce long et laborieux processus n’a pas empêché la zone Euro de connaître des problèmes majeurs, exposés par la crise financière mondiale de 2008-2009 et les répliques qui ont suivi.

Il est important de rappeler l’histoire de l’Euro, après l’annonce spectaculaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur l’établissement d’une monnaie commune pour les quinze Etats membres de cette sous-région de l’Afrique, baptisée l’Eco.



Cibler un seuil minimal de convergence
L’Afrique a une histoire riche et ancienne en matière de monnaies communes. Cela inclut des expériences qui se sont terminées depuis (comme par exemple en Afrique orientale) et d’autres qui sont l’objet de controverses politiques telles que les deux zones du franc CFA ou l’aire monétaire du rand en Afrique australe. On pourrait donc imaginer que beaucoup de leçons ont été apprises sur le continent, dans ce domaine.

A l’instar de l’Euro, l’Eco suit un scénario connu, consistant à cibler un seuil minimal de convergence avant de lancer la mise en œuvre progressive d’une zone monétaire. Dans le cas de l’Eco, les critères clés sont des réserves de changes couvrant trois mois d’importations, une inflation inférieure à 10 % (à réduire rapidement à moins de 5 %), un déficit budgétaire inférieur à 3 %, et des politiques de financement du déficit budgétaire par les Banques centrales ne dépassant pas 10 % des recettes fiscales de l’année précédente. Enfin, le niveau d’endettement ne doit pas excéder 70 % du produit intérieur brut (PIB).

 Il y a trois difficultés avec ces critères. Tout d’abord, aucun des adhérents actuels n’est près de les respecter. Deuxièmement, les délais pour atteindre les objectifs sont irréalistes.
Troisièmement, même s’ils étaient remplis, ces critères ne sont pas les mêmes que ceux préconisés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui regroupe les huit Etats de cette zone du franc CFA. Ils diffèrent aussi d’autres obligations auxquelles sont soumis certains Etats membres, dans le cadre de plans du Fonds monétaire international (FMI), par exemple.

Il est donc nécessaire de comprendre le sens de cette précipitation. Est-il politique ou économique ? Est-il question de symbole ou de substance ?



Apparences trompeuses
Dans la théorie économique, les unions monétaires sont l’avant-dernière étape d’une intégration économique complète. Celle-ci devrait être précédée de l’établissement d’une zone commerciale préférentielle, d’une zone de libre-échange, d’une union douanière, d’un marché unique et d’une union économique. On peut se demander si les Etats membres de la Cédéao ont pleinement mis en œuvre ces préalables, qui justifieraient le saut actuel.

Si l’on tient compte du fait que le Nigeria est l’un des plus réticents, il y a aussi lieu de s’interroger. Le poids de ce pays est massif au sein de la communauté. Il représente les deux tiers du PIB total de la Cédéao, 77 % des exportations et 41 % des importations. La monnaie nigériane, le Naira, est fortement tributaire de la manière dont l’Etat fédéral génère ses revenus, principalement à partir des exportations de pétrole. Très dépendant des cours des hydrocarbures, il souffre de la volatilité extrême des prix. En termes simples, le Nigeria dispose d’une flexibilité limitée pour mener une politique monétaire indépendante. Sa frilosité vis-à-vis de l’Eco se justifie par ces restrictions. Le Nigeria doit protéger son économie.

Qu’en est-il des autres ? Plus petits, les pays membres de l’UEMOA obtiennent des résultats supérieurs à ceux du Nigeria dans les différentes catégories d’intégration telles que les infrastructures régionales, le commerce, l’intégration productive, l’intégration financière et macroéconomique ou la libre circulation des personnes. En la matière, la Côte d’Ivoire et le Togo sont les champions absolus dans la sous-région. On pourrait donc soutenir que leur appartenance à une union monétaire déjà existante, celle du franc CFA, a permis de les rapprocher. Mais les apparences sont trompeuses. Leur performance est inférieure à celle des membres de la Communauté d’Afrique de l’Est, qui ne possèdent pas et ne souhaitent pas d’union monétaire, préférant plutôt la convergence dans d’autres domaines d’intégration.

Le franc CFA est d’ailleurs le sujet de polémiques récurrentes. Et si la Côte d’Ivoire a été l’un des plus fervents défenseurs des accords en vigueur dans l’UEMOA, le pays a également émergé, récemment, comme l’un des plus enthousiastes promoteurs de l’Eco. C’est intéressant politiquement. Cela pourrait indiquer que l’Eco est perçu comme un vecteur essentiel d’une intégration plus poussée au sein de la région, prévoyant l’abandon du franc CFA, au profit de relations économiques plus étroites avec l’Afrique de l’Ouest non francophone. Ou cela peut signifier que, si l’Eco est un rêve lointain, il serait politiquement utile de le défendre.

Avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le débat revêt encore une autre dimension. Le récent sommet extraordinaire de l’Union africaine, tenu à Niamey les 7 et 8 juillet, a vu quatre acteurs de l’Afrique de l’Ouest voler la vedette : le Nigeria et le Bénin adhérant en dernier à la zone de libre-échange, le Niger accueillant le sommet et confirmant son rôle de champion des négociations, et le Ghana, qui a vu sa capitale choisie comme lieu du futur secrétariat de la zone.

Cocher les cases
Ainsi, l’Afrique de l’Ouest est déjà bien occupée à promouvoir le commerce au niveau de tout le continent. Y a-t-il des énergies supplémentaires pour d’autres chantiers ? Il est utile de savoir que le dossier d’une monnaie commune dans la région a été plus d’une fois remis à plus tard, faute d’un début de convergence entre les différents Etats membres. Le document de référence actuel pour la Cédéao, « Vision 2020 », a besoin que des cases soient cochées avant que soit conçue une nouvelle « vision ». La monnaie commune était l’objectif le plus difficile à atteindre à l’horizon 2020. Assurément, l’annonce d’un nom et d’un réengagement au plus haut niveau a plu à beaucoup. Mais est-ce une chimère ? Le temps nous le dira.

Carlos Lopes est professeur à l’Université du Cap et à Sciences Po. Il a présidé la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

Carlos Lopes
ATTAQUE- Des militaires français sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes...

Nouvelle attaque dans le Sahel. Des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés ce dimanche par une attaque « terroriste » dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, ont indiqué des sources militaires occidentale et malienne.

« Des militaires français de l’opération Barkhane sont tombés ce dimanche dans une embuscade tendue par des terroristes à la sortie qui mène vers la localité de Bourem », a déclaré la source militaire occidentale. Une source militaire malienne a confirmé cette information.

« Une voiture piégée conduite par un kamikaze »
Une habitante de Gao a déclaré de son côté que « c’est une patrouille de l’opération Barkhane qui a été visée par une voiture piégée conduite par un kamikaze (…) de Gao ». « Très vigilant, un blindé lui a barré la voie et le véhicule kamikaze s’est fait exploser », a déclaré Fatouma Wangara, ajoutant que des hélicoptères de la force Barkhane survolaient le ciel au-dessus de Gao.

« Le périmètre de l’attaque a été complètement bouclé par les militaires français », a indiqué un jeune habitant de Gao, ajoutant que des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Gao.

Cette attaque survient alors que le sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche à Nouakchott, deux jours après un attentat suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

H. B. avec AFP

«Pays de merde»: la lettre de diplomates africains à Donald Trump

Les récents propos de Donald Trump sur Haïti et les pays africains qualifiés de «pays de merde» continuent de faire polémique en Afrique. Cette fois ce sont 48 anciens ambassadeurs de pays africains aux Etats-Unis qui diffusent une pétition en forme de lettre ouverte au président américain pour dire leur «profonde inquiétude» suite à ces propos de Donald Trump.

Du Sénégal à l'Algérie en passant par le Nigeria, l'Ethiopie et l'Afrique du Sud, ils sont en tout 48 et représentent la quasi-totalité des pays du continent. Tous anciens ambassadeurs africains aux Etats-Unis, ils cosignent une lettre de protestation adressée à Donald Trump après ses propos lors d'une réunion sur l'immigration qualifiant les pays d'Afrique et Haïti de « pays de merde ».

« Cher M. Le president, nous vous écrivons pour dire notre profonde inquiétude au sujet de vos récentes remarques sur les pays africains » écrivent-ils. « L'Afrique est un continent de grands talents humains, d'une beauté extraordinaire et de ressources naturelles sans pareilles » poursuit la lettre, « c'est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les Etats-Unis  ».

Le texte rappelle les liens économiques entre Afrique et Etats-Unis mais aussi militaires et en termes de renseignement. Cet engagement mutuel est « vital pour nos intérêts nationaux  » expliquent les ex ambassadeurs « mais nous savons aussi que le monde est plus riche grâce à la contribution des Africains et notamment des Américains descendants d'Africains ».

Et les 48 anciens ambassadeurs africains aux Etats Unis de conclure « nous espérons que vous allez réviser votre vision de l'Afrique et de ses citoyens et que vous reconnaitrez la contribution importante que les africains et les afro-américains ont apporté et continuent d'apporter à votre pays et à son histoire ».

Rfi

Afrique: malgré ses propos injurieux, Trump invité au sommet d'Addis Abeba

Une semaine après les propos injurieux de Donald Trump à l’égard des pays africains, les diplomates du continent sont partagés entre demande d’explications et apaisement. D’anciens ambassadeurs lui ont écrit pour dire leur indignation et l’appeler à réévaluer sa vision et les représentants du continent à l’ONU l’ont invité au sommet de l’Union Africaine d’Addis-Abeba des 28 et 29 janvier 2018.

Depuis la révélation par le Washington Post, le 12 janvier 2018, des propos du président américain traitant les pays africains, Haïti et le Salvador de «pays de merde», il ne se passe pas un jour sans que des réactions d’indignation se fassent entendre.

D'anciens diplomates demandent à Trump de réviser sa vision de l'Afrique
Parmi les plus notoires, la lettre qui lui a été adressée par 78 anciens représentants de 48 pays d’Afrique aux Etats-Unis, malgré ses démentis et son affirmation «je ne suis pas raciste» à quelques journalistes en Floride.

«Cher M.Le président, nous vous écrivons pour dire notre profonde inquiétude au sujet de vos récentes remarques sur les pays africains», écrivent-ils. «L'Afrique est un continent de grands talents humains, d'une beauté extraordinaire et de ressources naturelles sans pareilles, poursuit la lettre. C'est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les Etats-Unis.»

Le texte rappelle les liens économiques entre Afrique et Etats-Unis mais aussi militaires et en termes de renseignement. Cet engagement mutuel est «vital pour nos intérêts nationaux», expliquent les ex-ambassadeurs, «mais nous savons aussi que le monde est plus riche grâce à la contribution des Africains et notamment des Américains descendants d'Africains».

Et les anciens diplomates de conclure: «Nous espérons que vous allez réviser votre vision de l'Afrique et de ses citoyens et que vous reconnaîtrez la contribution importante que les Africains et les Afro-Américains ont apporté et continuent d'apporter à votre pays et à son histoire.»

Une occasion pour Trump de s'adresser directement aux dirigeants africains
Si tel était le cas, une occasion en or lui est fournie par les ambassadeurs des pays africains à l’ONU, en exercice ceux-là. En dépit des «remarques scandaleuses, racistes et xénophones» dénoncées par des élites africaines, ils ont adressé à Donald Trump une invitation à se rendre au prochain sommet de l’Union Africaine (UA) qui doit se tenir les 28 et 29 janvier 2018 à Addis Abeba.

«Loin d’être une invitation de complaisance, les diplomates africains espèrent obtenir un face-à-face entre Donald Trump et les chefs d’Etats africains», écrit Africanews qui rapporte l’information.

C’est Jerry Matjila, ambassadeur sud-africain et porte-parole des diplomates africains à l’ONU, qui a émis cette proposition au nom du groupe, estimant qu’il «pourrait être utile» que Trump s’adresse directement aux dirigeants du continent, précise le site d’informations africaines.

L’invitation a été transmise sous forme de recommandation lors d’une rencontre du corps diplomatique africain avec l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Haley, le 18 janvier à New York.

C’est d’ailleurs à la demande de cette dernière que la rencontre a eu lieu après la publication d’un communiqué des diplomates exigeant des excuses du président américain pour ses propos «racistes», a indiqué l’ambassadeur de Guinée équatoriale, Anatolio Ndong Mba.

«Une rencontre très amicale» avec Nikki Haley
L'ambassadrice américaine n'a pas présenté d'excuses lors de cette rencontre à huis clos, mais a exprimé ses regrets, a-t-il affirmé. Nikki Haley a expliqué aux ambassadeurs qu'«elle n'était pas à la Maison Blanche, elle n'était pas sûre de ce qui s'y est dit, mais qu'elle regrettait toute cette situation», a poursuivi le diplomate.

Au cours de la rencontre qualifiée de «très amicale» par Anatolio Ndong Mba, Nikki Haley a pris acte de la recommandation qui pourrait, selon d'autres diplomates, prendre la forme d’un message d’amitié aux dirigeants africains au sommet d’Addis-Abeba, et promis de la transmettre à son président.

En geste d’apaisement, la mission américaine à l’ONU a mis en ligne des photos de la réunion accompagnées du message: «Merci au groupe africain pour la réunion d’aujourd’hui.»

France info