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CAN : le Bénin élimine le Maroc et le Sénégal dompte l'Ouganda

Victoire du Bénin contre le Maroc aux tirs aux buts après un match nul (1-1). Le Bénin crée ainsi la surprise en se qualifiant pour les quarts de finale et rencontrera le vainqueur du Match Sénégal-Ouganda, remporté justement par les Lions de la Téranga par 1 but à zéro, inscrit par l'infatigable, l'indéfectible Sadio Mané.

C'est donc parti pour un Sénégal-Bénin qui sera certainement tout aussi alléchant que mémorable, eu égard à l'ascension aussi inattendue que fulgurante des Écureuils, qui semblent d'ores et déjà avoir créé la surprise de cette CAN 2019 ; d'abord en tenant tête aux lions de l'Atlas, avant de les bouter hors de la compétition.

Une surprise qui devrait sonner comme un avertissement aux oreilles d'Alioune Cissé et ses hommes, qui ne devraient surtout pas commettre l'erreur de sous-estimer leurs prochains adversaires.

Abdoulaye Jamil Diallo

Harcelées, agressées : en Espagne, la révolte des cueilleuses de fraises marocaines

Des plaintes déposées par des saisonnières marocaines contre leurs employeurs en Espagne sèment l’émoi en Andalousie, où 16 000 jeunes mères marocaines avaient été embauchées cette année pour la cueillette des fraises, dans des conditions de "grande vulnérabilité".

Dans la province méridionale de Huelva – qui fait de l’Espagne le premier producteur de fraises d’Europe – les investigations judiciaires ont été lancées fin mai. Au moins 12 plaintes ont été enregistrées, selon le parquet provincial. Huit Marocaines et quatre Espagnoles, qui récoltaient les fruits dans trois domaines agricoles différents, ont dénoncé des situations de harcèlement au travail et sexuel, ainsi que des viols ou tentatives de viol.

Fadila, 29 ans, raconte le jour où elle a cru pouvoir accepter que "le chef" la transporte en voiture: "j’ai dû lutter avec lui sur le siège avant, il m’a étreinte et embrassée de force, m’a touché les seins et…", dit-elle, sans poursuivre.

Ces femmes sont soutenues dans leurs démarches par le Syndicat andalou des travailleurs (SAT). CRÉDIT PHOTO : CRISTINA QUICLER AFP OR LICENSORS


Belen Lujan, une de leurs avocats, affirme que des dizaines d’autres "ont trop peur pour le faire" ou sont déjà retournées au Maroc. Plusieurs responsables ou chefs d’équipe ont déjà été mis en examen pour "abus sexuels" présumés, a indiqué le parquet sans préciser leur nombre.

Avoir des enfants de moins de 14 ans
Dans cette province d’Espagne, le nombre de Marocaines recrutées directement dans leur pays pour la saison de la fraise (février-juin) est passé de 200 en 2001 à plus de 16 000 cette année.

"L’Espagne est le premier exportateur de fruits et légumes d’Europe", rappelle le professeur d’économie José María Sumpsi, dirigeant de l’organisation Economistes sans frontières, mais "dans les régions de culture intensive, il n’y a quasiment plus de main-d’œuvre espagnole".

Pour postuler au Maroc, il faut obligatoirement être une femme de 18 à 45 ans, "issue du milieu rural", "en bonne santé" et "avoir des enfants de moins de 14 ans", pour s’assurer qu’elles retourneront au pays après la récolte, selon un document en arabe de l’établissement public marocain en charge de l’emploi Anapec.

Payées 0,75 euro la cagette de 5 kg
"Tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain"
Les contrats de trois mois prévoient un salaire de 39 à 40 euros pour 6H30 de travail par jour, avec repos le dimanche. Mais à notre arrivée, "on nous a dit que c’était la deuxième récolte et qu’on serait payées au rendement: 0,75 euro la cagette" de 5 kilos, assure sous le couvert de l’anonymat une des plaignantes. Elle raconte qu’il faut "cueillir les fraises très, très vite" sous peine d’être privée de travail plusieurs jours.

Le contrat prévoit aussi un logement gratuit mais "on dormait à six dans un préfabriqué" très rudimentaire, pour lequel on nous retirait "trois euros par jour", ajoute-t-elle. "Analphabètes, les femmes signent ce qu’on leur dit et ne réclament rien, elles disent: 'tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain’".

"Fraise pleine d’humiliation"
"En Europe, au 21e siècle, on ne peut pas vendre la fraise comme ça, pleine d’exploitation, d’abus, d’humiliation", s’indigne Diego Canamero, journalier agricole devenu en 2016 député du parti de gauche radicale Podemos. "L’entrepreneur peut respecter ou non le contrat signé, il n’y a pas de contrôle", accuse-t-il.

Pour la fondation Cepaim, visant à favoriser l’intégration des migrants, ces femmes se retrouvent "en situation de grande vulnérabilité du fait de la nécessité impérieuse d’obtenir des moyens de subsistance pour leur famille". Elles débarquent "sans parler l’espagnol ni connaître la convention collective", constate le coordinateur local de Cepaim, Javier Perez, et sont souvent logées au milieu des domaines, "sans soutien social" en cas d’abus.

Cepaim, qui a visité des dizaines de fraiseraies au printemps, confirme des cas de "passeports confisqués", "de femmes laissées sans travail plusieurs jours pour les punir de ne pas ramasser suffisamment de fraises", de "paie retenue jusqu’au jour du retour"…

Le gouvernement régional d’Andalousie a annoncé le 13 juin qu’un protocole "tolérance zéro" était élaboré avec le secteur, pour l’an prochain. Il prévoit la formation des responsables de la cueillette aux "questions de genre", le recrutement de médiateurs neutres, la remise de tracts aux saisonnières pour leur expliquer leurs droits dans leur langue.

Les dénonciations ont été farouchement rejetées au sein de l’importante entreprise Donana 1998 qui les accuse d’avoir "monté" ce scandale pour rester en Espagne.

Sudouest.fr

La Fondation Mohamed VI organise à Abidjan un colloque scientifique sur la coexistence pacifique

Une centaine de guides religieux prendra part, jeudi, à Abidjan, à un colloque scientifique en vue de la promotion de la Coexistence Pacifique initiée par la Fondation Mohamed VI, a appris APA lundi sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon l’Imam Ousmane Diakité, Secrétaire exécutif du Conseil supérieur des imams en Côte d’Ivoire (COSIM), membre de la Fondation, qui justifie la thématique, +doctrine Acharite: Fondements et avantages en matière de Coexistence Pacifique+, l’Imam Achari est un des plus grands Ouléma (savant) de la pensée islamique ».

« Il a développé un enseignement qui va dans le sens de la modération, de la coexistence pacifique », a ajouté le guide religieux regrettant que « beaucoup de choses sont faites au nom de l’islam,  (le terrorisme) ».

Pour l’Imam Ousmane Diakité, il est important de revenir à un islam pacifique, tolérant qui accepte les autres. « Le  fondement de l’islam transmis par nos parents se base sur les enseignements de cet imam », a-t-il rappelé.

Ce colloque se déroulera les 21 et 22 juin 2018 à Abidjan et sera également l’occasion du lancement officiel des activités de la section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains.

La Fondation Mohamed VI des Oulémas Africains créée le  13 juillet 2015 et  dirigée par le Roi du Maroc, se veut être un cadre de coopération entre les Oulémas du Maroc et ceux des pays africains d’une part, et entre ces Oulémas africains d’autre part, aux fins de préserver la religion contre les déviations et l’extrémisme, de sorte que ses valeurs magnanimes soient au service de la stabilité et du développement dans ces pays.

Il s’inscrit également dans  le cadre de la consolidation des liens tant religieux, historiques et civilisationnels  (culturels) qui unissent le Royaume du Maroc à l’Afrique.

APA (Côte d'Ivoire)

Mondial 2026 : le trio nord-américain l'emporte face Maroc

Le Maroc n’organisera pas le Mondial 2026, le Congrès de la FIFA lui a préféré le trio "United 2026", à 134 voix contre 65.

Fin du rêve pour le Maroc : le Congrès de la FIFA lui a en effet préféré le trio USA-Canada-Mexique, par un vote éliminatoire de 134 contre 65 voix.

Les Africains qui supportaient la candidature du Royaume devront donc prendre leur mal en patience, car le sort en est désormais scellé : après 2010, il faudra attendre encore longtemps avant d'accueillir - si jamais ils arrivent à franchir le vote de la FIFA - une nouvelle Coupe du Monde.

L'organisation de l'édition 2026, la toute première à accueillir 48 sélections, ira donc aux Etats-Unis, le Canada et le Mexique, surnommés pour l'occasion le trio "United 2026", a tranché le Congrès de la FIFA, réuni ce mercredi  à Moscou.

Une grosse déception pour le Maroc, battu par le vote massif des Américains (67% contre 33% des voix), soit seulement 65 voix sur les 203 fédérations ayant participé au scrutin. Le Royaume s'incline ainsi pour la cinquième fois, malgré ses démarches courageuses et doublement énergiques pour défendre sa candidature.

Il faut dire que les menaces de représailles du président américain Donald à l'encontre de ceux qui voteraient contre le désormais célèbre "United 2026" ont sans conteste eu leur effet.

Toutefois, peu importe, le Maroc prendra son mal en patience et ne se laissera pour ainsi dire pas décourager dans sa quête constante d'une prochaine organisation de la Coupe du Monde, d'autant plus que d'ici-là, les Africains auront eu le temps d'améliorer leurs infrastrutures pour décupler les chances de leur candidature.

 Otr'Actu News

Coupe du Monde 2018 : tout ce qu’il faut savoir sur le Maroc

Dans quelques semaines, la Coupe du Monde 2018 débutera. En attendant, Foot Mercato vous propose un tour d'horizon des qualifiés pour la Russie. On s'arrête sur le Maroc aujourd'hui.

Le Maroc fête sa cinquième participation à la Coupe du Monde à Abidjan




Un come-back retentissant pour les Lions de l’Atlas. Le Maroc retrouve le mondial 20 ans après sa dernière participation en 1998 en France. Le Royaume poursuit ainsi son retour au premier plan dans le football africain et international, à l’image de son succès aux Jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire en juillet 2017 et un quart de finale lors de la dernière CAN au Gabon en janvier 2017. Les hommes d’Hervé Renard veulent surfer sur cette bonne dynamique en Russie en rééditant leur parcours durant le mondial 1986. Au Mexique, les Marocains se hissent en huitièmes de finale mais la tâche s’annonce compliquée pour le refaire en 2018 en Russie avec comme adversaire dans leur poule l’Espagne, le Portugal et l’Iran dans le groupe B.

Une défense de fer durant les éliminatoires
Pour disputer une nouvelle phase de finale de Coupe du Monde, la cinquième de son histoire, le Maroc devance dans son groupe la Côte d’Ivoire (champion d’Afrique 2015), le Gabon et le Mali dans l’une des poules les plus relevées de ce dernier tour de qualification. Le bilan est honorable avec trois victoires, trois matchs nuls et zéro défaite et aucun but encaissé. Ils finissent aussi parmi l’une des meilleures attaques de ces éliminatoires avec 11 réalisations.

Des statistiques impressionnantes marquées par trois résultats clés dans cette campagne victorieuse. Après des débuts poussifs durant la phase aller, le Maroc se libère lors de la phase retour des qualifications. Les Lions de l’Atlas terrassent le Mali 6-0 (triplé de Khaled Boutaib, deuxième meilleur buteur des éliminatoires) et confirment contre le Gabon toujours à la maison 3-0 cette fois-ci. Puis ils remportent la finale du groupe à Abidjan devant la Côte d’Ivoire en s’imposant 2-0.

Un guide convoité en Afrique
Pour réussir cette performance (une cinquième participation à la Coupe du Monde), la Fédération marocaine de football choisit comme entraîneur Hervé Renard. Ce dernier prend les rênes du Maroc en 2016 et connaît parfaitement le Continent en jouissant d’une belle réputation avec à son actif deux CAN gagnées (Côte d’Ivoire en 2015, Zambie en 2012). Il est le premier entraîneur à réaliser cet exploit. Après ses deux succès à la CAN, il arrive à se qualifier pour la première fois en phase finale de Coupe du Monde avec une sélection africaine et tentera de passer le premier tour.

Un milieu fourni et une attaque limitée
Le Maroc dispose d’atouts intéressants pour contrarier les meilleurs nations du monde en Russie notamment l’Espagne et le Portugal qui se trouvent dans son groupe au Mondial. Le Royaume s’appuie sur une nouvelle génération très talentueuse avec comme tête d’affiche Achraf Hakimi (Real Madrid) et Hakim Ziyech (Ajax Amsterdam). Ces jeunes sont entourés par des cadres comme Mehdi Benatia (Juventus Turin) et M’barek Boussoufa (Al Jazira), qui ont connu toutes les périodes moins fastes du football marocain.

Un collectif possédant un bon état d’esprit dirigé par Hervé Renard. Ce dernier possède la faculté à tirer le meilleur de ses troupes dans tous les domaines, sur le plan défensif, offensif et tactique. Il s’agit du point fort de cette sélection. Bien fourni en défense et dans l’entrejeu, le Maroc, qui évolue en 4-2-3-1, dispose de moins de talents en attaque, plus précisément au poste d’avant-centre. Il leur manque un grand buteur tels que Didier Drogba ou bien Samuel Eto’o. Cette faiblesse peut porter défaut à la sélection maghrébine dans ses objectifs de passer le premier tour en Russie.

Le joueur clé : Mehdi Benatia
Figurant parmi les meilleurs défenseurs d’Afrique, le capitaine des Lions de l’Atlas se présente naturellement comme le leader de cette sélection sur le terrain. Auteur d’un des deux buts de la qualification à Abidjan, il dirige d’une main de fer sa défense et n’est pas étranger au fait que sa sélection termine le dernier tour de qualification sans encaisser de but. Sa puissance, son efficacité dans le jeu aérien et sa rigueur lui ont valu des transferts de prestige au Bayern Munich et à la Juventus.

Liste des 23 du Maroc
Gardiens : Mounir El Kajoui (Numancia, Espagne), Yassine Bounou (Girona, Espagne), Ahmad Reda Tagnaouti (IRT)

Défenseurs : Mehdi Benatia (Juventus, Italie), Romain Saiss (Wolverhampton, Angleterre), Manuel Da Costa (Basaksehir, Turquie), Badr Benoun (RCA), Nabil Dirar (Fenerbahçe, Turquie), Achraf Hakimi (Real Madrid, Espagne), Hamza Mendyl (LOSC, France)

Milieux de terrain : M’barek Boussoufa (Al Jazira, EAU), Karim El Ahmadi (Feyenoord, Pays-Bas), Youssef Ait Bennasser (Caen, France), Sofyan Amrabat (Feyenoord, Pays-Bas), Younès Belhanda (Galatasaray, Turquie), Fayçal Fajr (Getafe, Espagne), Amine Harit (Schalke 04, Allemagne).

Attaquants : Khalid Boutaïb (Malatyaspor, Turquie), Aziz Bouhaddouz (Saint Pauli, Allemagne), Ayoub El Kaabi (RSB), Nordin Amrabat (Leganés, Espagne), Mehdi Carcela (Standard de Liège, Belgique), Hakim Ziyech (Ajax Amsterdam, Pays-Bas)

Réservistes : Youssef En-Nesyri (Malaga, Espagne), Mazraoui Noussair (Ajax Amsterdam), Oualid El Hajjam (Amiens, France)

Maillot du Maroc


Programme des matchs de préparation du Maroc
Programme du Maroc dans le groupe B 

Maroc-Iran le 15 juin à 17 heures sur beIN Sports

Portugal-Maroc le 20 juin à 14 heures sur beIN Sports

Espagne-Maroc le 25 juin à 20 heures sur beIN Sports

Footmercato.net



Maroc : des adouls et enfin des adoules



Elles l'attendaient sans doute, elles l'obtiennent enfin : les fonctions d'adoul ne seront plus l'apanage des de la gente masculine, désormais les femmes pourront aussi exercer ce métier.

Sa Majesté le roi Mohammed VI ouvre enfin l'exercice de la profession d'adoul (auparavant réservée aux seuls hommes) aux femmes qui souhaiteraient embrasser cette profession,

La décision a été annoncée lors du Conseil des ministres du lundi 22 janvier et a fait l'objet d'un communiqué publié le même jour. Sa Majesté, selon le porte -parole du Palais Royal Abdelhak Lamrini, a exhorté à "prendre les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif".

La décision royale, qui a été prise après consultation du Conseil supérieur des oulémas, est consécutive à l'avis dudit  Conseil "autorisant la femme à exercer la profession d'adoul", et ce "conformément aux dispositions de la Chariâa relatives au témoignage (chahada) et ses différents types, et les constantes religieuses du Maroc, en premier lieu desquelles les principes du rite malékite", souligne le communiqué.

L'adoul - faudrait-il le dire - n'est ni plus ni moins qu'un "notaire de droit commun musulman", si l'on en croit un de leurs confrères, du quartier des Habous à Casablanca.

Otr'Actu

«Pays de merde»: la lettre de diplomates africains à Donald Trump

Les récents propos de Donald Trump sur Haïti et les pays africains qualifiés de «pays de merde» continuent de faire polémique en Afrique. Cette fois ce sont 48 anciens ambassadeurs de pays africains aux Etats-Unis qui diffusent une pétition en forme de lettre ouverte au président américain pour dire leur «profonde inquiétude» suite à ces propos de Donald Trump.

Du Sénégal à l'Algérie en passant par le Nigeria, l'Ethiopie et l'Afrique du Sud, ils sont en tout 48 et représentent la quasi-totalité des pays du continent. Tous anciens ambassadeurs africains aux Etats-Unis, ils cosignent une lettre de protestation adressée à Donald Trump après ses propos lors d'une réunion sur l'immigration qualifiant les pays d'Afrique et Haïti de « pays de merde ».

« Cher M. Le president, nous vous écrivons pour dire notre profonde inquiétude au sujet de vos récentes remarques sur les pays africains » écrivent-ils. « L'Afrique est un continent de grands talents humains, d'une beauté extraordinaire et de ressources naturelles sans pareilles » poursuit la lettre, « c'est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les Etats-Unis  ».

Le texte rappelle les liens économiques entre Afrique et Etats-Unis mais aussi militaires et en termes de renseignement. Cet engagement mutuel est « vital pour nos intérêts nationaux  » expliquent les ex ambassadeurs « mais nous savons aussi que le monde est plus riche grâce à la contribution des Africains et notamment des Américains descendants d'Africains ».

Et les 48 anciens ambassadeurs africains aux Etats Unis de conclure « nous espérons que vous allez réviser votre vision de l'Afrique et de ses citoyens et que vous reconnaitrez la contribution importante que les africains et les afro-américains ont apporté et continuent d'apporter à votre pays et à son histoire ».

Rfi

Afrique: malgré ses propos injurieux, Trump invité au sommet d'Addis Abeba

Une semaine après les propos injurieux de Donald Trump à l’égard des pays africains, les diplomates du continent sont partagés entre demande d’explications et apaisement. D’anciens ambassadeurs lui ont écrit pour dire leur indignation et l’appeler à réévaluer sa vision et les représentants du continent à l’ONU l’ont invité au sommet de l’Union Africaine d’Addis-Abeba des 28 et 29 janvier 2018.

Depuis la révélation par le Washington Post, le 12 janvier 2018, des propos du président américain traitant les pays africains, Haïti et le Salvador de «pays de merde», il ne se passe pas un jour sans que des réactions d’indignation se fassent entendre.

D'anciens diplomates demandent à Trump de réviser sa vision de l'Afrique
Parmi les plus notoires, la lettre qui lui a été adressée par 78 anciens représentants de 48 pays d’Afrique aux Etats-Unis, malgré ses démentis et son affirmation «je ne suis pas raciste» à quelques journalistes en Floride.

«Cher M.Le président, nous vous écrivons pour dire notre profonde inquiétude au sujet de vos récentes remarques sur les pays africains», écrivent-ils. «L'Afrique est un continent de grands talents humains, d'une beauté extraordinaire et de ressources naturelles sans pareilles, poursuit la lettre. C'est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les Etats-Unis.»

Le texte rappelle les liens économiques entre Afrique et Etats-Unis mais aussi militaires et en termes de renseignement. Cet engagement mutuel est «vital pour nos intérêts nationaux», expliquent les ex-ambassadeurs, «mais nous savons aussi que le monde est plus riche grâce à la contribution des Africains et notamment des Américains descendants d'Africains».

Et les anciens diplomates de conclure: «Nous espérons que vous allez réviser votre vision de l'Afrique et de ses citoyens et que vous reconnaîtrez la contribution importante que les Africains et les Afro-Américains ont apporté et continuent d'apporter à votre pays et à son histoire.»

Une occasion pour Trump de s'adresser directement aux dirigeants africains
Si tel était le cas, une occasion en or lui est fournie par les ambassadeurs des pays africains à l’ONU, en exercice ceux-là. En dépit des «remarques scandaleuses, racistes et xénophones» dénoncées par des élites africaines, ils ont adressé à Donald Trump une invitation à se rendre au prochain sommet de l’Union Africaine (UA) qui doit se tenir les 28 et 29 janvier 2018 à Addis Abeba.

«Loin d’être une invitation de complaisance, les diplomates africains espèrent obtenir un face-à-face entre Donald Trump et les chefs d’Etats africains», écrit Africanews qui rapporte l’information.

C’est Jerry Matjila, ambassadeur sud-africain et porte-parole des diplomates africains à l’ONU, qui a émis cette proposition au nom du groupe, estimant qu’il «pourrait être utile» que Trump s’adresse directement aux dirigeants du continent, précise le site d’informations africaines.

L’invitation a été transmise sous forme de recommandation lors d’une rencontre du corps diplomatique africain avec l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Haley, le 18 janvier à New York.

C’est d’ailleurs à la demande de cette dernière que la rencontre a eu lieu après la publication d’un communiqué des diplomates exigeant des excuses du président américain pour ses propos «racistes», a indiqué l’ambassadeur de Guinée équatoriale, Anatolio Ndong Mba.

«Une rencontre très amicale» avec Nikki Haley
L'ambassadrice américaine n'a pas présenté d'excuses lors de cette rencontre à huis clos, mais a exprimé ses regrets, a-t-il affirmé. Nikki Haley a expliqué aux ambassadeurs qu'«elle n'était pas à la Maison Blanche, elle n'était pas sûre de ce qui s'y est dit, mais qu'elle regrettait toute cette situation», a poursuivi le diplomate.

Au cours de la rencontre qualifiée de «très amicale» par Anatolio Ndong Mba, Nikki Haley a pris acte de la recommandation qui pourrait, selon d'autres diplomates, prendre la forme d’un message d’amitié aux dirigeants africains au sommet d’Addis-Abeba, et promis de la transmettre à son président.

En geste d’apaisement, la mission américaine à l’ONU a mis en ligne des photos de la réunion accompagnées du message: «Merci au groupe africain pour la réunion d’aujourd’hui.»

France info