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Voici comment regarder la télé sur votre smartphone

Vous voulez regarder votre émission préférée ou votre match en direct sur votre téléphone portable,
depuis le bureau, le café ou de tout autre endroit où vous vous trouvez ? C'est possible ! Voici comment.

Rester devant la télé vous fatigue, vous êtes dans les transports au moment de la diffusion de votre émission préférée, ou vous souhaitez tout simplement vous allonger dans votre chambre pour suivre votre dernier film du soir ? Voici une solution très simple et doublement efficace pour regarder la télé sur votre téléphone partout. Il suffit - bien sûr - d'avoir une assez bonne connexion.
1 - Télécharger cette  version de l'application loujtv ici, puis l'installer sur votre smartphone.
2 - Une fois l'application lancée, vous inscrire (facultatif) en remplissant les champs prénom et email (veiller à saisir un email valide si vous souhaitez participer aux jeux pour gagner des mois d'IPTV) ainsi que le champ téléphone (vous n'êtes pas obligé de donner votre vrai numéro de téléphone). Vous pouvez aussi sauter l'étape de l'inscription en cliquant sur SKIP : vous arriverez alors diectemnt sur l'interface des chaîne disponibles avec le menu dans le coin supérieur gauche.

3 - Cliquer sur View All pour déployer toutes les chaînes et choisir celle que vous voulez regarder.

Amusez-vous bien !

Maladie d'Alzheimer : 3 points essentiels pour l’éviter

Trois points essentiels, si vous souhaitez veillir avec toute votre tête
D’après les statistiques, la maladie d’Alzheimer surviendrait, dans 75 % des cas, de l’interaction de nos gènes avec des facteurs liés à notre mode de vie : composition de l’alimentation, masse corporelle et activité physique et mentale. Il est donc évident qu’en modifiant le mode de vie, il devient possible sinon d’éviter du moins repousser l’apparition des premiers symptômes.
Une alimentation qui protège
Selon des études convergentes, les personnes qui consomment des poissons gras riches en oméga 3, tels que les sardines, le saumon, le maquereau, et des végétaux riches en polyphénols, comme les myrtilles, le thé vert ou la grenade, présenteraient un risque moindre de développer la maladie d’Alzheimer. D’où l’importance de réguler notre alimentation de sorte à consommer davantage, et de manière plus régulière, ce type d’aliments.

Surveiller son poids
Quand on sait que le diabète de type 2 est dans la majorité des cas lié à l’obésite, il devient alors primordial de surveiller son poids, d’autant plus qu’il est avéré que les personnes diabétiques ont un risque accru estimé à 50 % de développer  la maladie d’Alzheimer.
Inutile donc de dire qu’il est fortement recommandé de travailler à conserver régulièrement un poids normal, si nous souhaitons vieillir sans nous exposer à des troubles dégénératifs de la mémoire.

Sollicitation régulière des capacités physiques et mentales
Bouger est bénéfique pour le corps et salutaire pour l’esprit. Il est donc conseillé de pratiquer régulièrement une activité physique (marche, natation,  gymnastique suédoise, yoga ou un art martial), deux ou trois fois par semaine. Sans négliger de faire travailler nos facultés mentales en pratiquant par exemple des jeux de société, en s’adonnant à la lecture méditative de livres spirituels, religieux (si vous êtes croyant) ou philosophiques, de manière individuelle et/ou collective (en se joignant à des groupes de méditation, de prière ou de discussion, etc.).

Ces trois points, lorsqu’ils sont pris en compte sans négligence, auront, affirment les spécialistes, des répercussions positives certaines sur notre vie, de manière générale, et sur notre intellect, de manière particulière, et annihileront ou du moins repousseront très loin les symptômes de cette maladie.


Abdoulaye Jamil Diallo

7 signes pour reconnaître une personne négative

Se plaindre constamment, s'alarmer à propos de tout et de rien, tristesse, anxiété et manque de confiance en soi et en tout... sont des facteurs d'autodestruction certaine. Voilà pourtant les traits de caractères les plus récurrents d'une personne négative. Contrairement aux personnes positives, les personnes négatives oublient que la vie est faite de hauts et de bas, de pentes abruptes et de descentes paisibles, et s'interdisent de penser à des lendemains meilleurs.

Comment reconnaître les personnes négatives ? Quels sont les signes qui devraient vous alerter ? Voici, ci-dessous, quelques signes qui vous permettront de reconnaître facilement une personne négative. 

1 - Se plaindre constamment : Les personnes négatives sont des champions de l'insatisfaction. Elles se plaignent à propos de tout et de rien et instaurent ainsi autour d'elles une atmosphère de frustration. Elles ont le sentiment que le monde entier est contre elles. Pour elles, qu'il pleuve, neige ou qu'il fasse beau temps, peu importe, elles trouveront toujours matière à se plaindre : les transports qui arrivent en avance ou en retard, la fluctuation des prix, le personnel domestique, leur boulot, etc.

2 - Constante indécision : Les personnes négatives procrastinent et peinent à sortir de leur zone de confort. Tout leur fait peur ou les dérange ; elles répugnent à faire face à de nouveaux défis par crainte de l'échec, et s'interdisent ainsi toute évolution. Elles restent ainsi engluées dans l'ennui et l'insatisfaction.
3 - Une mauvaise estime de soi : La négativité est l'une des causes les plus récurrentes de l'échec. Les personnes négatives ont une mauvaises estime d'elles-mêmes. Elles pensent toujours qu'elles ne sont pas assez bien pour ceci ou cela, pas assez intelligentes pour telle ou telle chose, pas suffisamment douées pour telle ou telle autre activité. Mais en réalité leur intelligence émotionnelle se trouve tout simplement neutralisée par leurs critiques constantes et leur attitude négative. Pour elles, demain ou l'avenir n'augure rien de bon : il n'y a tout simplement pas d'opportunités, pensent-elles, s'interdisant ainsi toute décision de changement, occupées à se plaindre de leur misère, vraie ou supposée. Leur vie est un peu comme une nuit polaire, avec son froid paralysant, à la différence près que la leur est quasi éternelle.

4 - Elles vous bouffent votre énergie : Vous reconnaîtrez une personne négative au fait qu'une simple discussion avec elle suffit à vous vider de votre énergie. Elle fait s'envoler, d'une phrase ou d'un geste, votre bonne humeur et vous laisse aussi vide qu'une serpillère essorée. Les personnes négatives sont tout simplement incapables de créer autour d'elles une atmosphère positive. Les côtoyer est chose éreintante et vous videra,  à coup sûr, de toute votre énergie.

5 - Des expériences et émotions limitées : Les personnes négatives s'autorisent rarement certaines émotions et sentiments : la joie, l'excitaion positive, la beauté sont pour elles des émotions - certes non pas connues - mais rarement expérimentées.  C'est à peine si elles reconnaissent l'existence de ce côté plus gai de la vie, plus promptes à se complaire dans leurs tourments quasi sempiternels.

6 - Un pessimisme constant : Les personnes négatives ne voient pas ou se refusent de voir le bon côté des choses. Elles trouvent plutôt un problème à chaque solution. Et quand elles entrevoient une lueur d'espoir, elles sont toujours en train de guetter la survenue d'une quelconque déconvenue. Sourire, pour elles, n'est pas chose aisée, car elles pensent  au fond d'elles-mêmes qu'un pépin n'est jamais loin.

7 - Une inquiétude sempiternelle : Même quand tout va bien, les personnes négatives sont toujours en train d'anticiper quelque problème - qu'elles sont les seules à imaginer - et qui pourrait surgir à tout moment. C'est dire que pour elles, tout est au mal dans le pire des mondes possibles, pour paraphraser Voltaire dans Candide. Oubliant de ce fait qu'en cultivant chaque jour - avec foi et sérénité - notre jardin, l'on puisse vraiment éloigner de nous "le vice, l'ennui et le besoin".

AJD | S'informer Utile

E-business ou e-commerce : quelle différence ?

L'e-business est l'abréviation tu terme anglais electronic business, et désigne l'activité qui consiste à se servir des nouvelles technologies de l'information et de la communication, notamment internet et ses nombreux outils et applications, dans le but de faire prospérer ses affaires par le commerce électronique.

Il faut dire que la limite est assez ténue entre e-commerce et e-business à telle enseigne qu'il n'est pas toujours facile de distinguer ces deux concepts. Car pour faire du e-commerce (vendre ou acheter sur internet), il faut absolument passer par le e-business qui s'occupe de la mise en place des moyens et process nécessaires pour rendre possible l'acte virtuel d'achat et de vente.

Nous pouvons donc en déduire que quiconque fait du e-commerce fait absolument du e-business, tandis que le contraire n'est pas toujours justifié, en raison notamment de l'importance des process (autrement dit, les moyens et techniques utilisés) qui n'impliquent pas forcément tous - ni directement d'ailleurs - l'acte d'achat ou de vente sur internet.

L'ebusiness est adopté par aussi bien des entreprises que des particuliers pour faciliter l'accès à leurs produits et services au travers d'outils et de plateformes divers (cms, tpe, banques électroniques) dans le but d'accroître leurs parts de marché au-delà des limites (locales ou nationales, pour la plupart) qui étaient les leurs avant l'avènement de cette avancée technologique. 

Ce commerce électronique est rendu possible par la démocratisation de plus en plus grandissante de l'internet à travers le monde entier, des campagnes occidentales jusqu'aux hameaux les plus reculés d'Afique et d'Asie. Par l'ordinateur ou les téléphones intelligents (smartphones), devenus désormais des outils quasiment à la portée de tous. 

C'est dire que le terme d'Herbert Marshall Mc Luhan de "village planétaire" n'a jamais été aussi vrai qu'en ces ces deux dernières décennies. Car aujourd'hui, un Parisien, un Berlinois ou un New-Yorkais peut s'offrir en un clic les produits ou les services d'un Malgache, d'un Indien ou d'un Brésilien, situé à des milliers de kilomètres de chez lui, et vice versa, dès lors qu'il possède un ordinateur ou un téléphone connecté avec - bien sûr - un moyen de paiement, en l'occurrence une carte bancaire ou tout autre compte de paiement électronique.

Un exploit, certes, il y a trois décennies, mais rendu possible aujourd'hui par une diffusion plus large des outils de l'e-business grâce notamment à l'entrée sur ce marché de plus de 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires, de sites à l'instar de Facebook  drainant plus de 2,2 milliard d'utilisateurs actifs par mois à travers le monde, venus rejoindre sur ce créneau les géants américains (Amazon et ebay) et chinois (Alibaba).

L'e-commerce - à travers son corolaire l'e-business - devient ainsi une option indispensable pour tout entrepreneur professionnel ou particulier désireux de parvenir rapidement à une diffusion plus large de ses produits et services, pour une reconnaissance à l'échelle planétaire. 

AJD | S'informer Utile


DJ Arafat, la dernière balade

L’artiste ivoirien icône du coupé-décalé DJ Arafat est mort ce lundi 12 août aux urgences de l’hôpital, des suites d’un accident à moto survenu au cours d’une balade nocturne entre amis à Abidjan.
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L’artiste ivoirien, aficionado de motos et de la vitesse, était sorti vers 23 heures ce 11 août pour une balade entre amis. Amoureux de cascades à moto, il a soulevé en pleine course sa roue avant, cabrant sa bécane sur la roue arrière, avant de percuter, quelques mètres plus loin, le véhicule d’une journaliste de radio.  Un choc violent qui a complètement détruit l’engin de l’artiste, comme en témoignent les images partagées sur les réseaux sociaux.

Transporté d'urgence à l'hôpital, DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier, y décédera alors que circulaient de nombreuse rumeurs : consommation d ‘alcool, selon certains, de stupéfiants selon d’autres ; toutes réfutées les unes après les autres par Yves Jay Jay, le chargé de communication de l’artiste.

La journaliste percutée serait toujours hospitalisée, selon le magazine Life et sa vie serait hors de danger.

Figure populaire du coupé-décalé, la mort du chanteur ivoirien a déclenché une vive émotion chez ses fans nombreux, tant à Abidjan – par un afflux massif à l’hôpital -  que sur les réseaux sociaux, à travers des vidéos d’hommage et de reconnaissance pour son immense contribution à la promotion de la culture ivoirienne.

Une émotion et une tristesse partagées jusqu’au sommet de l’État : « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Houon Ange Didier « DJ Arafat », icône de la jeunesse et ambassadeur de la musique et de la culture ivoiriennes. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à tous ses fans », a twitté le président ivoirien, Alassane Ouattara.

DJ Arafat disparaît à seulement 33 ans, laissant derrière lui une œuvre à la hauteur de sa renommée d’icône populaire et de porte-étendard de la musique ivoirienne.

Abdoulaye Jamil Diallo

Psycho : savez-vous vraiment ce qu’est la schizophrénie ?

Nous nous hâtons souvent de traiter nos amis ou connaissances aux décisions incertaines et la plupart du temps fluctuantes de « schizos ». Pourtant ceux qui souffrent vraiment de ce mal présentent des symptômes d’un trouble mental bien plus sévère, mais qui – bien heureusement – peuvent être traités de manière efficace, s’ils sont sont pris en charge. Otractunews vous présente ici l'avis d'un spécialiste.
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Par François Lelord, psychiatre et écrivain
Le qualificatif « schizo » est parfois utilisé pour désigner une personne à l'attitude contradictoire. Émue par la souffrance animale mais ne résistant pas à l'attrait d'un bon steak, par exemple, ou qui achète des produits importés tout en se désolant de la disparition de notre industrie.


Mais la vraie schizophrénie, dont le nom vient des mots de grec ancien schizein (« couper ») et phrèn (« esprit »), est un trouble mental qui touche près de 1 % de la population française. La maladie apparaît en général à l'adolescence ou à l'entrée dans l'âge adulte, et se caractérise par deux types de symptômes, dits positifs et négatifs.

Déconnexion de la réalité
Les symptômes positifs – ce que le patient a « en plus » – se manifestent sous forme d'idées délirantes qui ne correspondent pas à la réalité, tels des sentiments de persécution souvent associés à des hallucinations. Le patient « entend » des sons et des voix qui n'existent pas, dont le contenu est parfois hostile ou effrayant. Au début, l'entourage peut simplement remarquer que la personne touchée semble « ailleurs », cherche à s'isoler ou, au contraire, à se plonger dans une ambiance bruyante, dans le but d'atténuer les symptômes.

Tendance à l'isolement et à l'inaction

Les symptômes négatifs désignent ce que le patient a « en moins » : difficulté à se concentrer, à associer des idées, perte de l'envie de communiquer et tendance à l'inaction. La personne se retire et s'isole, réagissant peu aux sollicitations de ses proches, qui ne comprennent pas son état et lui demandent en vain de « se secouer ».


Un diagnostic long à établir
La schizophrénie existe dans tous les pays, mais le contenu des délires varie selon la culture. C'est une maladie d'origine biologique, et non liée à l'environnement familial, longtemps accusé injustement. Lors du premier accès, l'hospitalisation permet de mettre le patient à l'abri et d'élaborer un traitement à base de médicaments neuroleptiques, qui réduisent rapidement les délires et les hallucinations. En cas d'épisode bref, et si le patient retrouve ensuite son comportement normal, on parle de « bouffée délirante ». Le diagnostic de schizophrénie n'est envisagé que si les troubles persistent au-delà de six mois.

Médicaments et suivi psychologique
Grâce au traitement, nombre de personnes schizophrènes retrouvent un quotidien presque normal. En plus des médicaments, indispensables, un suivi psychologique les aide à affronter les situations stressantes, à l'origine des rechutes. Pour d'autres, l'évolution est plus mouvementée, entrecoupée d'hospitalisations, parfois de longue durée. La famille est souvent impliquée dans le suivi du patient, et doit être soutenue et informée sur la maladie. En attendant que des médicaments plus efficaces soient mis au point, suivre scrupuleusement le traitement et savoir demander de l'aide dès les premiers signes de crise augmentent les chances d'une évolution favorable.

Du CFA à l'Eco, parle-t-on vraiment d'une même voix ?

L'Eco ou la future monnaie africaine arrive à grandes enjambées, car les huit pays utilisateurs du franc CFA sont plus que jamais déterminés à réviser les termes de l'accord monétaire qui les lie à la France. Or plus qu'une révision des clauses établies entre la France et les pays de la zone, les populations de la Cédéao - ou du moins les pays usagers du franc CFA - s'attendent plutôt à une rupture d'avec la France pour enfin embrasser sereinement leur avenir politique et économique, de manière totalement indépendante. Mais si les démarches se multiplient pour le passage à l'Eco, les visées des uns et des autres restent encore à clarifier.
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La polémique semble aujourd'hui être à son paroxysme. Pourtant rien ni personne ne semble désormais pouvoir ou plutôt vouloir s'opposer à l'avènement de la nouvelle monnaie unique ouest-africaine, conçue un peu comme étant une réelle solution d'intégration et d'apaisement politique dans les pays de la Cédéao ; surtout dans les huit pays ayant en commun l'usage du franc CFA. C'est en tout cas ce que confirment les récentes déclarations d'Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire, et de son homologue ghanéen Nanan Akufo-Addo, lors de leur rencontre, à l'Elysée, avec le président français Emmanuel Macron.

Des propos toutefois pas aussi clairs que le souhaiterait la jeunesse de ces pays, bien décidée à voir la fin pure et simple du franc CFA et leur libération définitive du joug de la France. Car si l'on en croit Alassane Ouattara, l'avènement de cette nouvelle monnaie unique ne marquerait peut-être pas une rupture définitive avec le franc CFA, mais bien le passage d'une dénomination à une autre : « Le FCFA se porte bien », affirme le président ivoirien. Et d'ajouter : « Nous avons décidé qu’ensemble, à quinze, nous allons mettre en place une nouvelle monnaie qui s’appelle l’Eco. A terme, le FCFA s’appellera l’Eco et nous allons continuer d’y travailler. On espère que ça pourra se faire le plus tôt possible ». C'est on ne peut plus clair : nulle mention d'une sortie ni même de la fin du franc CFA. 

Alors, l'Eco nouvelle monnaie unique indépendante de la Cédéao ou perpétuation camouflée du franc CFA orchestrée par la France, dans le but unique d'apaiser des tensions politiques insoupçonnées ? La question semble d'autant plus pertinente que la fin du franc CFA serait un sérieux revers pour la France, qui se verrait ainsi privée de la manne que lui apportent - depuis plus de 60 ans - les clauses honteuses de cette pseudo coopération monétaire, dont le seul but est de perpétuer encore et encore l'exploitation économique des Etats usagers de la monnaie coloniale. 

Les propos de Nanan Akufo-Addo semblent, eux, plutôt rassurants par leur fermeté et leur clarté quant à la nécessité des réformes dans les pays de la zone CFA« Clairement, il faudra qu’il y ait quelques transformations dans l’arrangement monétaire de ces pays », a déclaré  le président ghanéen, s'alignant sur ce point sur la même ligne que le Nigéria. 

Le leader ghanéen s'est par ailleurs félicité de la position de la France, rappelant à ce propos les déclarations en 2017 d'Emmanuel Macron, lorsque le président français affirmait que la France « laissait la décision et le choix aux pays africains d'opter pour le CFA ou une autre monnaie ». Une déclaration, une nouvelle fois, confirmée par Macron en ces termes : « Le FCFA a existé, il existe, il y a une utilité, mais il ne faut pas qu’il y ait de tabou. C’est un sujet qu'on doit pouvoir ouvrir et qu'on a décidé d'ouvrir ensemble avec nos partenaires africains de manière apaisée, sans culte du symbole » ; soulignant toutefois la nécessité d'en conserver « la part de stabilité que ça apporte », sans nier l'opportunité de « permettre à toute la région de s’intégrer pleinement dans un espace monétaire intégré, comme l’a dit le président du Ghana».

Bref, le franc CFA - il n'y a aucun doute - est voué à une disparition certaine. Car quelles que soient les révisions que les pays de la zone CFA entreprendront avec l'ancien colonisateur, il est clair que les anciens privilèges de la France ne sauraient être maintenus dans un monde de plus en plus au fait des affaires politiques grâce à l'usage des NTIC ; un monde où les populations sont désormais conscientes de la nécessité de prendre en main leur destin. 

L'Eco est donc inévitable, et marquera sans doute le début d'une nouvelle ère pour l'ensemble des pays de la Cédéao. Et il faudrait que chaque leader africain travaille, en toute sincérité, à la réussite de ce projet ; car l'instauration de la nouvelle monnaie unique élèvera certainement des personnalités de l'actuelle sphère politique africaine, autant qu'elle en fera tomber plusieurs autres. A jamais ! Et l'histoire retiendra.

Abdoulaye Jamil Diallo