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IMC : votre poids est-il en accord avec votre taille ?

Connaissez-vous votre poids idéal ? Ou encore, savez-vous si votre poids est adapté à votre taille ? Ou tout simplement comment calculer votre indice de masse corporelle ou IMC, en vue de déterminer s'il est normal, faible, élevé ou très élevé, afin de prévenir les risques de maladies métaboliques (comme le diabète), cardiaques ou cardiovasculaires.

L'IMC, qu'est-ce à dire
Utilisé par les médecins pour évaluer l'état nutritionnel, l'indice de masse corporelle (IMC) a été inventé vers 1840 et permet de déteminer si vous souffrez de maigreur, de dénutrition, de surpoids ou d'obésité. Le calcul de cet indicateur repose sur un rapport taille/poids et est approuvé par l'OMS.

Comment calculer votre IMC
Pas besoin d'être Pythagore ou Thalès pour calculer son indice de masse corporelle ! Il suffit pour ce faire de diviser le poids par le carré de la taille (IMC = poids en kg/taille² en m). Quoi ? Trop compliqué pour vous ? Utilisez donc notre script : c'est rapide. Et surtout, il ne se trompe jamais ! Vous pouvez même vous évertuer à trouver votre poids idéal.

Comment trouver votre poids idéal
Ci-dessous, vous pouvez calculer votre poids idéal en procédant comme suit : Entrez votre taille (en centimètres) et votre poids actuel (en kilogrammes) dans les zones de saisie correspondantes, puis cliquez sur le bouton pour calculer votre indice de masse corporelle (IMC), qui s'affichera en dessous du formulaire, suivi d'un conseil relatif à votre résultat.

Après, vous n'aurez plus qu'à moduler la zone de saisie réservée au poids (en remontant ou en descendant d'1 kilo ou davantage) et en renouvelant chaque fois le calcul, jusqu'à obtention d'un résultat satisfaisant.

Une fois ce résultat obtenu, il ne vous restera plus qu'à travailler sur vous-même (activité physique, régime, traitement médical ou autre) pour atteindre ce poids idéal. Sans oublier, toutefois, de consulter avant tout votre médecin traitant.

Calculez votre IMC

Vitamine D : les symptômes d’une carence


 En hiver, la chaleur du soleil n’est, pour ainsi dire, pas toujours au rendez-vous. Pourtant, elle contribue énormément au bon fonctionnement de l’organisme, dès lors qu’elle est au cœur de la fonction d’absorption du calcium et du phosphore par l’appareil digestif, et occupe un rôle majeur dans la minéralisation des os et des articulations. En effet 80 à 100 % de nos besoins en vitamine D, selon l’endroit où vous habitez, sont produits grâce à l’action de synthétisation du soleil.  Aussi est-ce en période hivernale que se manifestent la plupart des carences en vitamines D. Petit florilège des symptômes de cette carence.

Troubles et sensibilité des intestins
Nombreux sont les nutritionnistes qui établissent aujourd’hui un lien entre les troubles de l’intestin, la maladie de Crohn et l’intolérance au gluten avec une carence en vitamine D, suggérant même aux  personnes qui en souffrent de consommer davantage d’aliments riches en vitamine D. 

Chaleur et transpiration
 Attention ! L a sensation de chaleur et la transpiration même sans grand effort physique, comme un front qui se perle de sueur sans raison apparente, peuvent être le signe d’une carence plus ou moins importante en vitamine D, laquelle augmente considérablement la température corporelle.  Songer donc à examiner cette piste pour y remédier.

Fragilité du système immunitaire
Les carences en vitamines, en général, et en vitamine D, en particulier, fragilisent le système immunitaire, exposant le corps, devenu plus vulnérable, à des attaques récurrentes allant d’un simple rhume à l’angine et maintes autres maladies dues à l’état de fragilité des personnes concernées.

Trouble du sommeil
Une carence en vitamine D, a établi une étude récente, empêcherait les personnes qui en souffrent de profiter des effets réparateurs du sommeil. L’étude réalisée sur un échantillon de 1500 patients présentant des symptômes de problèmes neurologiques est arrivée à la conclusion qu’une carence en vitamine D est susceptible de causer des troubles récurrents du sommeil, l’une des manifestations pathologiques les plus aiguës de cette carence.

Troubles de l’érection
Autre manifestation de la carence en vitamine D, notamment chez l’homme, le dysfonctionnement érectile, qui selon une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine, pourrait être un des nombreux symptômes de cette même carence. D’autant plus que les troubles de l’érection sont souvent dus à une mauvaise irrigation des vaisseaux sanguins, laquelle pourrait être elle aussi liée  à une carence en vitamine D.

Douleurs osseuses et musculaires
Elles concernent généralement l’adulte, même si elles peuvent aussi toucher certains enfants, et sont souvent le signal de besoins non comblés en vitamines D. Elles se manifestent par  une certaine rigidité douloureuse des articulations, et sont connues sous le nom d’ostéomalacie. En cas de doute, demander à votre médecin qui vous conseillera peut-être une prise supplémentaire de cette bonne vitamine D.    

Dépression nerveuse et vitamine D
Autre symptôme d’une carence en vitamine D, la dépression nerveuse ; particulièrement lorsqu’elle se fait intense et bien plus tenace qu’une petite déprime passagère. La cause en est toute simple et viendrait du signal émis par certains capteurs du cerveau sensibles à cette vitamine, et dont le manque, affirment les spécialistes, peut plonger le patient dans une dépression profonde.

Autant de symptômes qui lorsqu’ils se manifesteront – chez vous ou un proche – vous feront désormais songer à vérifier si votre organisme ne manque pas d’une bonne petite dose de vitamine D.

Abdoulaye Jamil Diallo

Nutrition : l'astuce toute simple qui vous fera vivre 30 ans de plus

Elle est très facile à mettre en place, même si cet ajustement ne sera peut-être pas du goût de tous.
Nous souhaitons tous vivre le plus longtemps possible. Il est donc important de faire attention à notre façon de vivre. Un professeur italien a sa petite idée pour nous permettre de profiter de la vie quelques décennies de plus.

Vade retro viandanas !
Valter Longo est professeur en gérontologie et il vient de publier un livre intitulé Le Régime de longévité (Actes Sud), dans lequel il donne des conseils pour allonger notre existence jusqu’à 30 ans ! Son secret qui va faire bouillir de nombreux Français : baisser radicalement sa consommation de protéines animales, bien trop riches en graisses saturées. L’homme préconise de se contenter de 0,7g de viande par kilo par jour. Ce qui équivaut, pour un homme de 80kg, à 56g, soit un tiers de steak haché. Une recommandation qui vaut également pour la charcuterie, les fromages et les œufs. Le professeur en est arrivé à cette conclusion en analysant, pendant plusieurs décennies, les régimes de nombreux centenaires à travers le monde.

L’homme n’est pas avare en conseils pour compenser cette réduction de la quantité de viande.

D’abord, privilégier le poisson, les fruits de mer, les légumes, les céréales, les fruits secs et l’huile d’olive.

Puis laisser environ 12h entre le premier et le dernier repas de la journée. Même chose entre ce dernier et le petit déjeuner.

Enfin, il conseille également de jeûner 3 à 4 fois par an. Quelques jours dans l’année durant lesquels l’alimentation se limite à des potages, des barres de céréales et des infusions de thé. Une manière, selon lui, de purifier les organes.

Il rappelle cependant que ses conseils s’adressent exclusivement aux personnes de moins de 65 ans, et que tout changement de régime doit se faire, quoi qu’il arrive, avec l’encadrement d’un médecin ou d’un nutritionniste.

voltage.fr

Les compléments alimentaires sont-ils utiles ? Dangereux ?

Quel complément alimentaire pour quel usage ? Sont-ils utiles ? Peuvent-ils être dangereux ? Le professeur Eric Fontaine de l’Inserm, Université Grenoble Alpes et CHU de Grenoble, répond à toutes ces questions.

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?
« Ce sont des produits riches en nutriments et qui ont une allégation de prévention de pathologie, de renforcer les défenses, de mieux vieillir ou encore d’avoir de beaux cheveux, etc. Ils ne sont pas faits pour guérir une personne malade. Très souvent les allégations sont formulées ainsi : “favoriserait” ou “peut aider à…”. Sur des bases non pas prouvées chez l’être humain mais in vitro. La seule chose que les autorités vérifient, c’est que le produit ne soit pas dangereux. L’absence de preuve ne veut pas dire que ce n’est pas efficace, mais que la preuve de l’efficacité n’a pas été faite. »

Quels sont les différents types de compléments alimentaires et à quoi servent-ils ?
« Les prébiotiques sont des fibres alimentaires qui ne sont pas digérées par notre système digestif et qui sont censées nourrir, et faire croître, dans notre intestin les bactéries qui sont bonnes pour la santé. Techniquement, il est très difficile de savoir si ça fonctionne. De leur côté, les probiotiques sont des bactéries ou des levures, censées résister à la destruction par la digestion et qui seraient bonnes pour la santé.

Les produits des abeilles sont aussi à ranger parmi les compléments alimentaires puisqu’il n’y a pas de preuve de leur efficacité. Les acides aminés et la créatine également car ils n’ont pas vocation à guérir de quelque chose. Ils sont censés augmenter les performances physiques.

Cependant, la citrulline, qui est un acide aminé, peut être utilisée pour augmenter la force musculaire des personnes âgées. Son efficacité a été étudiée chez l’homme selon des protocoles utilisés pour les médicaments, contre placebos. Les résultats sont encourageants, mais encore parcellaires.

La carnitine pure est utilisée sur prescription médicale pour répondre à de rares cas de déficit en carnitine, mais on en trouve parfois dans certains compléments alimentaires. »

Qu’en est-il des vitamines, sels minéraux et plantes ?
« Les vitamines et les sels minéraux, lorsqu’ils sont prescrits par un médecin, le sont à des concentrations qui les font entrer dans la catégorie des médicaments. Ils corrigent un symptôme.

Ils sont parfois aussi prescrits sans preuve de leur efficacité. C’est, par exemple, le cas de la vitamine C et le magnésium que l’on prend lorsque l’on est fatigué. Le magnésium a aussi un effet contre la constipation.

Parmi les plantes, un grand nombre ont un effet thérapeutique. D’ailleurs, la pharmacopée a été développée à partir de plantes et beaucoup de médicaments contiennent une molécule refabriquée qui existe dans des plantes. Certaines ont de vrais principes actifs et ont un statut de médicament. D’autres sont tout aussi actives sans avoir un statut de médicament. C’est par exemple le cas de l’extrait de levure de riz rouge qui contient une statine naturelle. Celui-ci relève donc plus de la phytothérapie et ne devrait pas être considéré comme un complément alimentaire. »

Faut-il les utiliser pour rééquilibrer notre alimentation ou pallier des carences ?
« La vraie question est : pour quelle raison aurions-nous des carences alimentaires ? Si l’on mange “normalement” et que l’on n’est pas malade, on n’a pas de carence. Pour être en carence, il faut avoir une pathologie précise, digestive par exemple : vous n’absorbez pas bien certains produits. C’est le cas de la maladie de Biermer, due à une carence en vitamine B12 causée par une malabsorption. On va en prescrire parce que des gens sont malades. Elle est prescrite aussi aux végans, parce qu’ils ne mangent aucun produit d’origine animale et deviendraient carencés en vitamine B12 sans cet apport.

Chez une personne qui a un régime omnivore, il n’y a pas raison d’être carencé, sauf en vitamine D car on ne va pas assez au soleil et que les villes étant polluées, les rayons du soleil ne sont plus assez efficaces. À partir de 70 ans environ, tout le monde devrait en prendre, à de toutes petites doses, pour prévenir l’ostéoporose. Si l’on dépasse les doses prescrites par un médecin, il y a un risque rare d’hypervitaminose avec la vitamine D, d’hypercalémie, c’est-à-dire trop de calcium dans le sang, ce qui peut provoquer des arrêts cardiaques».

Certains compléments alimentaires peuvent-ils être dangereux ?
En théorie, non. En effet, le législateur, avant d’autoriser la mise sur le marché, vérifie que le produit n’est pas toxique. Mais le professeur Eric Fontaine nous met tout de même en garde : « On dit que si on mange un bol de pépins de pommes, on peut faire une intoxication au cyanure. Je ne sais pas si c’est vrai. Ce qu’il faut retenir de cet exemple, c’est que le poison c’est la dose. C’est vrai pour tout. De même, je pense que si vous mangez un kilo de thym, vous allez être malade ». Si l’on prend la dose de complément prévue, a priori le risque n’existe pas. Cependant, la vitamine A en forte dose est contre-indiquée pour les patients aux antécédents de cancer. Et les phyto-estrogènes et les phyto-progestagènes en cas de cancer du sein. Certaines substances, en particulier le millepertuis ou le pamplemousse, peuvent également interagir avec les médicaments. S’il on est sous traitement médicamenteux, il faut donc impérativement en parler à son médecin. »

A.B. Magazine Santé

Manger de la viande, un danger pour la santé ?

De nouvelles études paraissent régulièrement pour dénoncer les multiples effets de la viande sur notre santé. Mais que sait-on concrètement ? Le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l'Institut Pasteur de Lille, nous aide à y voir plus clair sur les conséquences d'un régime carné ou, à l'inverse, végétarien.

Depuis les années 2010, de multiples études scientifiques ont été publiées concernant les effets néfastes de la viande sur la santé. Elle augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, de diabète ou encore d'inflammation de l'intestin. On fait le point avec le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l'Institut Pasteur de Lille et auteur du livre « La viande : un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ? ».

LA VIANDE ROUGE AU BANC DES ACCUSÉS
Les connaissances les plus abouties concernent les liens entre viande et cancer. En effet, en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (OMS-CIRC) a classé la viande rouge et la viande transformée (saucisse, charcuterie, etc.) comme probablement cancérogènes et cancérigènes pour l'homme. La même année, une étude de l'Anderson Cancer Center (Houston, Etats-Unis) a lié la viande cuite au cancer du rein. La cuisson formerait deux substances : le PhIP et le MeIOx. Filtrés par les reins, ces produits y stagneraient, augmentant ainsi le risque de développer un cancer. La viande grillée serait la plus néfaste d'entre toute, en générant des amines hétérocycliques et des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des molécules également cancérogènes.

Pour le cancer colorectal, le mécanisme diffère. Des chercheurs de l'Inra ont mis en lumière le rôle du fer héminique dans la viande rouge et la charcuterie. Le fer héminique, composé d'un atome de fer et de protéines, donne cette couleur rouge à la viande. Cependant, lors de la digestion, il se transforme par oxydation en un composé toxique : l'aldéhyde. Celui-ci favorise les mutations au niveau de l'ADN et provoque la mort des cellules du côlon et du rectum. Avec une exception : les cellules précancéreuses résistent très bien à ces agressions. De cette façon, une consommation excessive de viandes rouges et de charcuteries abîme le tissu du côlon et du rectum, mais en plus, sélectionne les cellules précancéreuses. « Le fer héminique est l'hypothèse principale qui explique que la viande rouge soit davantage mise en cause dans les cancers », précise le Dr Jean-Michel Lecerf. « Mais des facteurs génétiques entrent aussi en jeu. »

Le Dr Lecerf rappelle que dans la plupart des études, un risque accru de cancer n'est observé que lorsque la consommation de viande rouge dépasse 100 grammes en quantité "comptée cuite", après cuisson. Il rassure cependant en comparant à la cigarette : " il y a seulement 17 % d'augmentation du risque de cancer avec la viande rouge, contre 1 000 % avec la cigarette !"

VIANDE ET MICROBIOTE INTESTINAL, UN ÉQUILIBRE FRAGILE
Le second lien bien établi est l'augmentation du risque de maladie cardiovasculaire. Contrairement à l'idée largement répandue qui met en cause les graisses saturées, en particulier dans les viandes grasses, le problème résiderait dans la modification de certains acides aminés sous l'action du microbiote intestinal, soit tous les virus, bactéries et champignons qui peuplent notre tube digestif. Ces derniers transforment la carnitine (une molécule présente dans la viande rouge) en triméthylamine N-oxyde (TMAO), une molécule pouvant modifier le métabolisme du cholestérol, ralentir son élimination et favoriser son accumulation sur les parois artérielles. « Si l'alimentation ne contient pas assez de produits végétaux, nous avons un mauvais microbiote qui aura tendance à produire plus de TMAO », schématise le médecin. A noter que le risque accru de maladies cardiovasculaires et de diabète est associé plus généralement à un régime alimentaire déséquilibré, pauvre en végétaux.

Si l'Institut de recherche sur le cancer recommande de ne pas dépasser 500 grammes de viande rouge par semaine et de limiter la quantité de charcuterie à 50 grammes par jour, le Dr Lecerf préconise, quant à lui, un apport de viande encore plus faible, en particulier pour ses patients diabétiques ou atteints de maladies cardiovasculaires : « environ un quart des Français consomme de la viande en excès. Souvent, l'ensemble de leur mode de vie est à risque : sédentarité et parfois obésité, diabète, tabagisme et alcool », précise-t-il.

LE VÉGÉTARISME COMME SOLUTION ?
Alors, pourquoi ne pas se passer de produits carnés, tout simplement ? Les qualités nutritionnelles de la viande ne la rendent pas indispensable. Seuls les nutriments qu'elle contient se révèlent essentiels, ce qui n'empêche en rien de les trouver ailleurs. À savoir : des protéines, du fer, du zinc et quelques vitamines - notamment du groupe B et en particulier la B9 et la B12. Mais si l'on choisit d'exclure la viande, il faut alors d'autant plus veiller à l'équilibre de son assiette. « Dans le cas d'un régime végétarien de type ovo-lacto-végétarien, avec des produits laitiers et des œufs, cela ne pose pas de problème », selon le médecin nutritionniste.

Concernant le régime végétalien, le Dr Lecerf le qualifie de « plus compliqué à gérer » à cause du risque de déficit en calcium, en zinc, en fer, en sélénium ou en iode. Mais ces différents éléments existent aussi ailleurs, tel que le calcium dans l'eau minérale. En revanche, la vitamine B12 dite "bio-assimilable", c'est-à-dire celle que notre organisme est capable d'assimiler, ne provient que de produits animaux et de la synthèse par des bactéries. « Celle que l'on trouve dans les algues comme la spiruline ne sert à rien ! », prévient-il. Le déficit, qui ne s'installe qu'au bout de quatre ans, cause des déficiences cognitives. Les végétaliens doivent donc prendre de la vitamine B12 en complément, en veillant à sa provenance.

Végétarien ou végétalien, il convient d'associer des sources de protéines variées : des céréales (riz, pain, semoule) et des légumineuses comme des lentilles et des haricots. L'ensemble fournit alors toutes les briques de base de nos protéines - les acides aminés - y compris ceux que notre corps ne sait pas synthétiser lui-même, dits "essentiels". Le monde végétal offre d'autres composants bénéfiques, comme les antioxydants et les fibres, dont les "mordus" de viande ont aussi besoin !

Source : topsante

Boire trop de café ou de thé augmenterait le risque de cancer du poumon


Boissons poisons - D'après une récente étude, présentée à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, boire deux tasses ou plus de thé ou de café augmenterait le risque de cancer du poumon.

Thé ou café ? À cette question, vous risquez bientôt de répondre : aucun. Alors qu’en mars dernier, une étude franco-iranienne établissait un lien entre la consommation de café ou de thé trop chauds et le cancer de l’œsophage, de nouveaux travaux, présentés à la convention annuelle de l’Association américaine de recherche sur le cancer, enfoncent le clou.

Ces recherches, menées par des étudiants à la Vanderbilt University au Tennessee (États-Unis), ont regroupé les données de dix-sept études menées sur 1,2 million de personnes aux Etats-Unis et en Asie. Suivies sur une moyenne de 8,6 ans, plus de 20.000 participants ont développé un cancer du poumon dans ce laps de temps. La moitié était pourtant non-fumeuse.

D’après les étudiants, les non-fumeurs qui ont bu deux tasses ou plus de café par jour avaient 41 % de risques supplémentaires de développer un cancer du poumon que ceux qui n’en buvaient pas. Le café décaféiné, lui augmentait encore de 15% ce risque. Les buveurs de thé, eux, ne sont pas bien mieux lotis, avec un risque plus élevé de 37 % d’avoir ce type de maladie en buvant deux tasses ou plus par jour, par rapport à ceux qui ne consommaient pas cette boisson. Les scientifiques ont noté que les risques n’évoluaient pas de façon significative selon l’âge, le sexe ou les origines de la personne.

En revanche, le principal auteur de l’étude, Jingjing Zhu, insiste auprès du média Live Science sur le fait qu’il ne s’agit que d’une étude d’observation. Aucun lien de cause à effet entre l’absorption de thé et de café et le cancer du poumon n'a donc été  prouvé. Selon lui cependant, la caféine ne serait pas responsable, mais plutôt la technique de torréfaction.

Au-delà du simple constat dressé, l'étude tire aussi ses limites du fait qu'elle n'a pas pris en compte le fait que certaines personnes ont peut-être commencé à fumer pendant les recherches, ou que d'autres ont pu être exposées à un tabagisme passif.

ici.fr

Obésité: le régime méditerranéen n'a plus la cote

Longtemps considéré comme le régime exemplaire en matière d'alimentation saine et équilibrée, le régime méditerranéen semble être tombé en disgrâce dans ses pays d'origine. En témoignent les chiffres de l'obésité dans les pays où il est traditionnellement appliqué.

Longtemps adulé, le régime méditerranéen est-il dépassé? Les dernières conclusions de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) démontrent que ce qu'on appelle aussi le "régime crétois", ce régime alimentaire considéré comme sain et équilibré et qui fait la part belle aux légumes, à l'huile d'olive, aux fruits, dans une moindre mesure aux produits laitiers et aux poissons mais préconise une consommation réduite de viande, n'a plus la cote dans ses pays d'origine.

Remplacé par la junk food
L'agence onusienne, qui intervenait dans le cadre du Congrès européen sur l'obésité, qui se tient à Vienne, en Autriche, a alerté sur l'obésité infantile chez les enfants grecs, espagnols et italiens, qui vivent dans les pays où le régime méditerranéen fait pourtant loi, rapporte le Guardian.

Selon l'OMS, ce sont les enfants qui ont grandi dans le bassin méditerranéen qui souffriraient aujourd'hui le plus de surpoids en Europe. Un constat qui amène l'institution à penser que ce régime alimentaire est désormais "mort" dans les pays censés l'appliquer naturellement.

En cause, l'alimentation de ces enfants de l'Europe du sud, aujourd'hui bien éloignée des préconisations du régime crétois. Les bonbons, la junk food ou encore les boissons sucrées se sont substitués aux salades grecques et autres poissons grillés, et constitueraient désormais l'essentiel de leurs repas, bien trop riches en sel, en sucre et en graisses. De quoi faire monter en flèche le taux d'obésité.

Changement de moeurs
Ainsi, à Chypre, 43% des enfants, aussi bien filles que garçons, âgés de neuf ans, sont en surpoids ou obèses. Un taux qui est évalué à 40% en Grèce, en Espagne et en Italie. Autrement dit, les pays méditerranéens censés appliquer de la façon la plus rigoureuse ce fameux régime, donné pour être le plus sain du monde, élèvent les enfants qui ont les plus gros problèmes de poids au sein de l'Europe.

Le régime méditerranéen en lui-même n'est pas directement lié à ce constat. Ce n'est pas parce que ces enfants l'appliquent au quotidien dans l'assiette qu'ils sont en surpoids, bien au contraire. C'est justement parce que que le régime crétois a disparu des moeurs alimentaires traditionnelles chez les jeunes du bassin méditerranéen, qui l'ont totalement délaissé. Couplé à un phénomène d'inactivité physique, ce changement radical d'alimentation se ressent sur la corpulence de toute la nouvelle génération.

Revenir au régime crétois 
Aussi, les médecins alertent sur un retour nécessaire au régime méditerranéen dans l'alimentation des enfants d'Europe du sud, ou recommandent tout du moins d'y intégrer plus de fruits et légumes.

"Il n'y a plus de régime méditerranéen. Il est parti et nous devons le récupérer", a ainsi martelé le docteur Joao Breda, à la tête du bureau européen de l'OMS pour la prévention des maladies non transmissibles, qui prenait la parole sur ce sujet pendant le Congrès sur l'obésité.

A titre comparatif, le taux d'obésité infantile se situe entre 5 et 9% en France, en Norvège, en Lettonie et au Danemark. Selon le docteur Joao Breda, c'est aujourd'hui en Suède que le régime alimentaire des enfants s'apparente le plus au régime méditerranéen, avec beaucoup plus de consommation de poisson, d'huile d'olive et de tomates que chez les enfants du sud de l'Europe.

Adrienne Sigel - BFMTV