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Vivre sans faire l’amour, un pari impossible ?

De nos jours, si le sexe est  partout, n’empêche tout de même qu’il est avéré que nos contemporains font de moins en moins l’amour. Au point que l’on en arrive à se demander si l’on peut vivre sans faire – comme diraient certains – « la chose ». Question d’autant plus d’à propos qu’il y a de plus en plus de jeunes adultes, entre trente et quarante ans, affirment psychanalystes et sexologues, qui sans s’adonner au plus vieux et plus simple sport du monde, vivent pourtant très bien.

Vous  en doutez ? Eh bien, soyez-en sûr ! Car les études sont légion aujourd’hui, qui à l’instar de celle menée par le Professeur David Spiegelhalter, confirment non seulement la tendance à l’abstinence, mais vont jusqu’à annoncer le renoncement pur et simple à l’acte naturel le plus commun aux humains. Oui – je sais – vous êtes en train de vous dire : « comment est-ce possible ? ». Surtout que la plupart d’entre nous ne croient toujours pas en l’existence des relations purement platoniques.


En effet, si manger, boire et dormir sont des besoins essentiels, il n’en est pas de même pour copuler, car le sexe, affirment les spécialistes, est moins un besoin vital qu’un besoin psychologique, qui varie d’un individu à l’autre.

A force de s’abstenir, le corps finit tout simplement par intégrer l’abstinence comme étant tout à fait naturelle, au point de mettre en veille ou de carrément endormir le désir sexuel. Aussi est-il conseillé aux abstinents d’avoir une pratique sportive régulière pour garder le contact avec leur corps, afin de pouvoir – au besoin – sortir volontairement de leur léthargie sexuelle.
A propos justement de ces abstinents, il faut distinguer ceux qu’on appelle les désabusés de la sexualité, autrement dit, ceux qui après une expérience sexuelle malheureuse, ont opté pour l’abstinence ; les abstinents introspectifs ou ceux qui ont décidé de se recentrer un peu sur leur propre personne pour une mise au point nécessaire de leur vie dans son ensemble ; et enfin, les adeptes de l’amour platonique qui, eux, ont une conception de la sexualité où l’acte sexuel n’est carrément pas une nécessité pour la survie de la relation du couple.


En tous les cas, il faut dire que plus l’abstinence sera longue, plus la reprise de l’activité sexuelle sera difficile, et plus encore il faudra faire preuve de patience pour un retour effectif du désir sexuel.

En somme, vivre sans faire l’amour n’est pas une utopie. Cela est tout à fait possible, si l’on en croit les spécialistes, dont certains pensent même qu’une telle alternative – loin d’être folle – serait peut-être « une réponse plutôt réfléchie (sic) » à l’apologie excessive du sexe, à laquelle s’adonnent aujourd’hui nos sociétés modernes. Une alternative qui nous permettrait – pensent certains - de garder le contrôle sur notre liberté, au lieu de nous laisser submerger par les démons d'un monde de plus en plus sexuel.

Abdoulaye Jamil Diallo

Alimentation : le régime sans gluten est-il fait pour vous ?


Du 3 au 5 septembre, un congrès international sur la maladie cœliaque se tiendra à Paris. Un colloque est prévu sur les "mythes et réalités" à propos du gluten.
L'occasion de se pencher sur le régime sans gluten. Est-il recommandé à tout le monde ? Ses effets ont-ils été prouvés ? Le point sur ce qu'on en sait.

Où trouve-t-on du gluten ?
Le gluten est une protéine présente sur certaines céréales, comme le blé, le seigle, l'orge ou l'épeautre. Se passer du gluten signifie donc se passer de produits aussi courants que le pain, les pâtes, les pizzas, les biscuits... Un choix très engageant, donc.
D'autant que nombre de produits industriels font un usage abondant du gluten, qui sert de liant aux aliments.

Que peut-on manger ?
Les fruits, les légumes ne contiennent pas de gluten. Il en est de même pour la viande, lorsqu'elle n'est pas transformée. Les merguez, saucissons et autres steaks pas 100% bœuf sont donc à proscrire.
Pour remplacer les céréales, des alternatives existent. On fait des pâtes et du pain au maïs ou au riz, des biscottes au quinoa, etc. Pour les passionnés de cuisine, ça peut même devenir très amusant ! En revanche, c'est beaucoup plus onéreux.
Exemple chez Carrefour, où le kilo de farine de blé le moins cher coûte 0,53€... contre 4,32€ pour l'équivalent sans gluten le moins cher.

L'intolérance au gluten, une maladie auto-immune

En France, on compte environ 330 000 personnes qui sont allergiques au gluten, soit 0,5% de la population. La plupart du temps, cette maladie auto-immune est détectée dès l'enfance, au moment où le bébé est confronté au gluten dans ses petits pots. Si elle n'est pas diagnostiquée, elle peut entraîner des retards de croissance, des carences, un amaigrissement...
Chez l'adulte, si cette intolérance au gluten n'est pas traitée, elle provoque des diarrhées, favorise l'apparition d'autres maladies auto-immunes, voire du cancer.
Bref, pour les malades cœliaques, ne pas manger de gluten est impératif.

Les hypersensibles, sujet sensible...
Troubles intestinaux, douleurs à l'abdomen, flatulences... Des personnes se plaignent de ce que les spécialistes appellent une hypersensibilité non cœliaque au gluten.
"Nombreux sont ceux qui s'autoproclament malades, sans avoir fait de test sanguin, expliquait Brigitte Jolivet, présidente de l'association des intolérants au gluten, au Figaro. On voit aussi des stars suivre des régimes sans gluten, c'est une grande mode en ce moment."

Dans son viseur, notamment, Novak Djokovic numéro 1 mondial de tennis, vainqueur de 16 tournois du Grand Chelem. Un cador, qui, à l'écouter, devrait beaucoup à l'adoption d'une alimentation sans gluten. Au point qu'il en a fait un livre : "Les Secrets du vainqueur - Une alimentation sans gluten pour une parfaite forme physique et mentale".

Malheureusement, aucun test ne permet objectivement d'établir cette hypersensibilité. Et l'utilité du régime sans gluten dans ce cas est l'objet de controverses scientifiques. Si la réalité des syndromes digestifs n'est nullement remise en cause, le rôle (et donc la responsabilité) du gluten n'est pas encore parfaitement connu.

Un régime sans carence, mais attention aux graisses
Quoi qu'il en soit, le régime sans gluten ne vous fera pas de mal : "Il n’y a pas de risque à suivre un régime sans gluten même si on n’est pas malade", explique Nadine Cerf-Bensussan, directrice de recherche à l’Inserm, à Franceinfo. "Cela ne va pas entraîner de carences. Cela va entraîner une alimentation plus saine car le gluten est très présent dans les aliments transformés."
Vigilance, tout de même. Selon des recherches datées de 2017, les produits sans gluten contiennent moins de protéines, mais plus de sucres et de graisses. Passer au sans gluten, cela veut donc dire de repenser vos équilibres nutritionnels et non remplacer strictement les produits conventionnels par leur pendant "gluten-free".

Ne plus manger de gluten ne fait pas maigrir
Par contre, si vous voulez éliminer le gluten pour maigrir, vous pouvez passer votre chemin.
"Malgré les allégations santé pour manger sans gluten, aucune preuve expérimentale publiée ne soutient une allégation de perte de poids pour un régime sans gluten ou suggère que la population générale devrait éviter le gluten", explique une étude américaine de 2015. Depuis, rien n'est venu contredire cette conclusion.

Progres.fr