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Deux nonnes tombées enceintes après une mission en Afrique

L'Eglise catholique enquête sur deux nonnes qui sont tombées enceintes après une mission en Afrique.

Les deux femmes, dont l'une est une Mère supérieure, appartiennent à deux ordres différents en Sicile.

D'origines africaines, les deux nonnes ont été envoyées à leur continent d'origine pour une mission de charité, indique le New York Times.

Une des femmes, âgée de 34 ans, a découvert sa grossesse au cours d'une visite médicale de routine après des douleurs à l'estomac.

La mère supérieure, dont l'âge n'est pas connue, est basée dans un institut qui s'occupe des femmes vulnérables et de leurs enfants.

Selon une source à Rome, cette nouvelle a créé la consternation.

"Une enquête est en cours. Elles ont toutes les deux enfreint la règle stricte de la chasteté mais le bien-être de leurs enfants est prioritaire", indique la même source.

bbc.com


Vatican: Le pape dénonce une société du divertissement

Le pape François a défendu mercredi le repos dominical, qui permet aux chrétiens de « faire la paix » avec leur propre vie, mais a critiqué la société du « divertissement » et de l'« évasion ». Il a fait ces déclarations devant des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre au Vatican à l’occasion de l’audience que le pape donne chaque mercredi.

« Et la vraie paix ne consiste pas à changer sa propre histoire mais à l’accueillir et à la valoriser », a encore expliqué Jorge Bergoglio. « L’homme ne s’est jamais autant reposé qu’aujourd’hui, mais jamais il n’a ressenti autant de vide », a-t-il également assuré, dénonçant une société avant tout « hédoniste ». Il est certes important de se reposer, a-t-il ajouté, mais encore faut-il distinguer le « vrai repos » du « faux repos » dans une société qui prône le divertissement ou l’évasion.

Insatisfaction au rendez-vous, d’après le pape
« L’industrie des loisirs est très florissante et la publicité dessine le monde idéal comme un grand parc d’attractions », a expliqué le souverain pontife. De plus, « le concept de vie qui domine aujourd’hui ne repose plus sur l’activité mais sur l’évasion […] et cette mentalité conduit à l’insatisfaction d’une vie anesthésiée par le divertissement, qui n’est pas le repos », a-t-il encore averti.

20minutes.fr

Mardi, après avoir rencontré le pape François, Emmanuel Macron sera fait chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran. Une tradition qui remonte aux rois de France.

Crise migratoire, chrétiens d’Orient, changement climatique… Emmanuel Macron sera reçu mardi matin par le pape François au Vatican. Si les sujets brûlants à aborder sont nombreux, après cette audience, le président de la République se rendra dans l’après-midi à la basilique Saint-Jean-de-Latran pour recevoir son titre de chanoine d’honneur.

Une manière pour le locataire de l’Elysée de continuer à restaurer la relation de confiance entre l’Etat et l’église. Lors de la Conférence des évêques de France (CEF), il avait déclaré vouloir "réparer" ce "lien", "abîmé" notamment depuis l’adoption du mariage homosexuel en 2013.

De Henri IV à Macron
Ce titre de chanoine de Saint-Jean-de-Latran est attribué depuis le XVIIe siècle. D’abord aux rois de France, puis aux présidents français.

Le premier à recevoir cette distinction a été Henri IV qui en 1604, après avoir abjuré le protestantisme, avait donné à l’église Saint-Jean-de-Latran les bénéfices de l’abbaye de Clairac (Lot-et-Garonne). On y célèbre tous les 13 décembre, jour de l’anniversaire d’Henri IV, une messe pour la France.

Sous la Ve République, seuls trois présidents, le gaulliste Georges Pompidou, et les socialistes François Mitterrand et François Hollande, n’ont pas fait le déplacement pour être installés comme chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran. "Il n’y a aucune dimension spirituelle. On peut choisir de la recevoir ou pas, ici le choix a été fait d’aller jusqu’au bout. Il n’y a pas d’enjeu de laïcité", glisse-t-on à L’Elysée, anticipant les critiques des défenseurs d’une stricte séparation entre les religions et la sphère publique.

Tous les présidents ont rencontré le pape
En revanche, tous les chefs d’Etat, sauf Georges Pompidou, ont rencontré le pape : le général de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand (en audience privée), Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Autrefois, selon la légende, le titre était assorti du droit de rentrer à cheval dans l’édifice. Maintenant, il est purement honorifique.

Pour la petite histoire, ce sont les moines de l’abbaye de Clairac, dont les bénéfices allaient à Saint-Jean-de-Latran, qui ont "inventé" le pruneau d’Agen. Les Croisés avaient rapporté en France le prunier de Damas mais il ne s’acclimatait pas très bien. Les moines ont eu l’idée de le greffer sur une variété locale de prunier, ce qui a donné le prunier d’ente. Plus tard, ils ont constaté que ces prunes séchaient bien au soleil et pouvaient donc se conserver longtemps.

Sudouest.fr

Une centaine de guides religieux prendra part, jeudi, à Abidjan, à un colloque scientifique en vue de la promotion de la Coexistence Pacifique initiée par la Fondation Mohamed VI, a appris APA lundi sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon l’Imam Ousmane Diakité, Secrétaire exécutif du Conseil supérieur des imams en Côte d’Ivoire (COSIM), membre de la Fondation, qui justifie la thématique, +doctrine Acharite: Fondements et avantages en matière de Coexistence Pacifique+, l’Imam Achari est un des plus grands Ouléma (savant) de la pensée islamique ».

« Il a développé un enseignement qui va dans le sens de la modération, de la coexistence pacifique », a ajouté le guide religieux regrettant que « beaucoup de choses sont faites au nom de l’islam,  (le terrorisme) ».

Pour l’Imam Ousmane Diakité, il est important de revenir à un islam pacifique, tolérant qui accepte les autres. « Le  fondement de l’islam transmis par nos parents se base sur les enseignements de cet imam », a-t-il rappelé.

Ce colloque se déroulera les 21 et 22 juin 2018 à Abidjan et sera également l’occasion du lancement officiel des activités de la section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains.

La Fondation Mohamed VI des Oulémas Africains créée le  13 juillet 2015 et  dirigée par le Roi du Maroc, se veut être un cadre de coopération entre les Oulémas du Maroc et ceux des pays africains d’une part, et entre ces Oulémas africains d’autre part, aux fins de préserver la religion contre les déviations et l’extrémisme, de sorte que ses valeurs magnanimes soient au service de la stabilité et du développement dans ces pays.

Il s’inscrit également dans  le cadre de la consolidation des liens tant religieux, historiques et civilisationnels  (culturels) qui unissent le Royaume du Maroc à l’Afrique.

APA (Côte d'Ivoire)

L’imam de la Grande mosquée de Nouakchott, Cheikh Ahmedou Ould Lemrabott Ould Habibourrahmane, a mis en garde contre le chiisme lors de la khotba (sermon) de la prière de l’Aïd el-Fitr, vendredi matin.

Il s’en est pris à ce courant islamique promu par l’Iran en l’accusant d’insulter les compagnons du prophète Mohamed (PSL). Pour lui, l’insulte de telles personnes, la critique de leur voie et la promotion d’idées provocatrices de différends entre les musulmans sont catégoriquement interdits par la charia (législation coranique).


La mise en garde d'Ould Habibourrahmane intervient trois semaines après la révocation de l’imam d’une mosquée dans un quartier populaire de Nouakchott pour ses idées jugées extrémistes.


Selon des medias mauritaniens, cet imam est d’allégeance chiite. L’imam de la Grande mosquée a également appelé à la tolérance, à l’unité et à la solidarité entre les musulmans et renouvelé ses appels à la création d’une instance chargée de la répression des péchés.

APA


Tariq Ramadan: la détention provisoire maintenue

Tariq Ramadan, le 6 février 2016, au colloque annuel de l’Union des organisations islamiques de France. Photo Boris Allin Hans Lucas
Après avoir passé quatre nuits en prison, Tariq Ramadan a appris mardi qu’il resterait en détention provisoire. Le juge des libertés et de la détention (JLD) a en effet suivi les réquisitions du parquet et décidé de le maintenir sous écrou.

Mis en examen le 2 février pour «viol» et «viol sur personne vulnérable», qui auraient eu lieu respectivement en 2012 et 2009, le théologien suisse conteste les faits dénoncés par deux plaignantes. Aussi complexe que sensible, l’affaire est désormais entre les mains de trois juges d’instruction qui devront faire la lumière sur les versions contradictoires. Libération revient sur les derniers rebondissements et questionnements soulevés par le dossier.

Pourquoi le JLD a décidé la détention provisoire ?

C’est un magistrat peu connu du grand public mais dont le rôle est primordial. Le JLD est chargé de décider de l’opportunité d’une détention provisoire en fonction de l’article 144 du code de procédure pénale. Celui-ci prévoit qu’elle ne peut être ordonnée que dans le but de «conserver les preuves», «empêcher une pression sur les témoins» ou «toute concertation frauduleuse». Il s’agit en outre de «protéger la personne mise en examen» ou encore de «garantir son maintien à la disposition de la justice».

Le JLD ne se prononce donc pas sur le fond du dossier mais raisonne à partir de ces critères. Dans le cas de Ramadan, le parquet a requis la détention provisoire, ce qui était évidemment contesté par la défense du théologien. Selon Me Grégoire Leclerc, avocat de Henda Ayari, l’une des plaignantes, cette décision est «importante pour apaiser les débats» et «permettre éventuellement à d’autres femmes d’avancer dans leur décision de porter plainte». De son côté, la défense n’était pas joignable à l’heure où nous bouclions ces pages.

Une pièce clé a-t-elle été négligée par la justice ?

C’est le Parisien qui a révélé lundi la trajectoire de cette pièce, d’abord égarée dans la procédure avant de réapparaître au dernier moment. Il s’agit de la réservation d’un billet d’avion Londres-Lyon pris par le prédicateur le 9 octobre 2009. Soit la date à laquelle «Christelle», l’une des plaignantes qui souhaite rester anonyme, a dit avoir été violée aux enquêteurs.

 D’après le quotidien, le 6 décembre dernier, cette réservation a été adressée au parquet de Paris, et plus précisément à la section P20 chargée de diriger l’enquête préliminaire, par Mes Yassine Bouzrou et Julie Granier, les avocats de Tariq Ramadan.

Que s’est-il passé ensuite ? Il semble que cette pièce ne soit jamais arrivée à destination. Le bureau d’ordre pénal aurait bien accusé réception, sans transmettre le document. C’est lors de la garde à vue que les avocats ont découvert le couac, en constatant qu’aucune question n’était posée sur le sujet par les enquêteurs de la 2e DPJ. Le document de réservation a donc fait tardivement son entrée dans la procédure, le 1er février, à quelques minutes seulement de la confrontation entre Tariq Ramadan et son accusatrice.

Les avocats du prédicateur ont écrit à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, pour demander la saisine de l’Inspection générale de la justice pour «savoir qui a dissimulé cette note pendant près de deux mois», selon l’AFP. A l’avenir, la défense pourrait utiliser d’autres voies procédurales, en contestant par exemple la mise en examen de Tariq Ramadan devant la chambre de l’instruction.

Ce document constitue-t-il un alibi ?

Depuis l’ouverture de l’information judiciaire, trois juges travaillent sur le dossier. Comme le veut la loi, ils doivent instruire à «charge et à décharge», c’est-à-dire rechercher à la fois des preuves d’innocence et de culpabilité de la personne mise en cause. Concernant la réservation d’avion fournie par la défense, ils vont d’abord devoir répondre à cette question : Tariq Ramadan était-il bien à bord du vol qu’il indique avoir pris ?

Il n’a pas produit de ticket d’embarquement mais une fiche de réservation. Il faut donc vérifier sur les listings de la compagnie aérienne. Le cas échéant, cela constitue-t-il un alibi ? C’est ce que soutiennent ses avocats car le vol Londres-Lyon a atterri à 18 h 35 à l’aéroport de Saint-Exupéry, ce qui invaliderait les déclarations de la plaignante, selon laquelle les faits seraient survenus «dans l’après-midi».

Selon son procès-verbal d’audition que Libération a pu consulter, ce n’est pas aussi simple. «Christelle» ne donne pas d’horaire précis : «Nous avions convenu que je devais le rejoindre à son hôtel, le Hilton sur la commune de Lyon à côté du casino le Pharaon. Il m’a dit qu’il arrivait le 9 octobre 2009 en début d’après-midi.» La plaignante poursuit : «Je me suis donc présentée à l’hôtel dans l’après-midi, je ne me souviens pas de l’heure exacte. Je lui ai envoyé un SMS pour lui signaler ma présence comme nous l’avions convenu.»

Elle décrit ensuite la rencontre au bar de l’hôtel où ils prennent un café et discutent un peu. On ne sait pas combien de temps. Toujours selon ses déclarations, «Christelle» accepte alors de prendre un thé dans sa chambre : «Je ne me souviens plus de l’heure exacte… Peut-être deux ou trois heures avant la conférence.» Or si Tariq Ramadan était bien dans l’avion, il serait arrivé à l’hôtel au moins à 19 heures, si on compte le temps de trajet. Les juges vont donc devoir reprendre méticuleusement le déroulé de la soirée pour faire la lumière sur les faits.

Que faisait Ramadan à Lyon, le 9 octobre 2009 ?

Invité par l’Union des jeunes musulmans (UJM), organisation basée à Lyon qui a beaucoup contribué à sa notoriété, le théologien donnait une conférence sur deux thèmes : la Palestine et l’islamophobie. Avant de s’établir au Royaume-Uni au milieu des années 2000, Tariq Ramadan était très présent dans la région lyonnaise, où il a construit ses premiers réseaux.

Selon le leader musulman local et ancien proche du prédicateur, Abdelaziz Chaambi, plus de 700 personnes assistaient au meeting programmé à 20 h 30 qui se tenait dans une salle du IXe arrondissement. Interrogé par Libération, Chaambi est cependant formel : selon lui, le théologien ne serait pas arrivé avant 21 heures. «Ramadan était toujours en retard», raconte-t-il.

Au début de cette soirée, un incident oppose les deux hommes : «J’installais deux stands dans le fond de la salle, explique Chaambi. Quand il m’a vu, il semblait contrarié. Je devais intervenir quelques minutes avant le début de sa conférence pour présenter deux associations que je venais de créer, ce qu’il refusait.»

D’après la version du leader lyonnais, des négociations ont alors lieu par personnes interposées, pendant une quinzaine de minutes. Un compromis est trouvé ; deux jeunes femmes, militantes des associations créées, interviennent pour les présenter en lieu et place de Chaambi. «J’ai téléphoné à ce moment-là au président d’une association musulmane pour faire part de mon mécontentement», précise ce dernier.

Quels sont ses soutiens internationaux ?

Une dizaine de jours avant sa garde à vue, Tariq Ramadan a lancé discrètement sa contre-offensive afin de mobiliser ses réseaux. A Paris, sa garde rapprochée a organisé le 20 janvier une réunion pour lancer un nouveau mouvement international appelé «Résistance et alternative».

L’objectif affiché est de contrer, selon le communiqué officiel, la «campagne de diffamation à l’encontre de Tariq Ramadan» et de reprendre «toute la pensée qu’il défend depuis trente ans». Parmi les initiateurs de ce mouvement se trouvent les fidèles des fidèles : Yamin Makri, responsable des éditions Tawhid à Lyon, Fethallah Otmani, l’un des dirigeants d’AVS (un organisme de contrôle de la filière halal), Yassine Djemal, le président de l’Union des jeunes musulmans (UJM), ou encore Siham Andalouci, qui fut longtemps l’assistante du prédicateur.

D’après les informations diffusées sur les réseaux sociaux, la réunion a rassemblé plus de 150 personnes venues d’une trentaine de pays. «C’est un comité de soutien qui ne dit pas son nom», estime la rédactrice en chef du site communautaire d’informations SaphirNews, Hanan ben Rhouma. Leur campagne a déjà débuté. «Tariq Ramadan est un prisonnier politique», clame depuis lundi, sur sa page Facebook, Résistance et alternative.

Depuis le début de cette affaire, il n’y a guère de manifestations publiques de soutien en provenance des organisations musulmanes en Europe, mais le théologien peut mobiliser bien au-delà, conférencier globe-trotter disposant de deux passeports, suisse et égyptien. Ces derniers mois, Ramadan est intervenu dans près d’une quinzaine de pays (Argentine, Etats-Unis, Danemark, Côte-d’Ivoire, Allemagne, Suisse, France, Turquie…), le plus souvent invité par des organisations musulmanes, des universités ou des associations qui gravitent dans son orbite.

L’EMN (European Muslim Network) a ainsi organisé, à la mi-septembre, une rencontre à Francfort. Fin décembre, Ramadan s’est rendu en Russie (où il a dialogué avec le grand mufti) et en Inde, destinations dont il n’était pas très familier jusqu’à présent.

Tariq Ramadan a surtout développé en l’espace d’une vingtaine d’années un très conséquent réseau international, multipliant les conférences et les déplacements. A Bruxelles, il peut ainsi compter sur l’EMN, think tank qu’il a contribué à créer. Au Qatar, soutenu par la mère de l’actuel émir, le prédicateur dirige le Cile (Center for Islamic Legislation and Ethics). Selon des informations de l’hebdomadaire le Point, l’émirat aurait toutefois pris très récemment ses distances.

Bernadette Sauvaget , Julie Brafman - Libération.fr


Erdogan chez le Pape, 3500 policiers déployés

 Une vaste zone du centre de Rome a été déclarée interdite aux manifestants pendant vingt-quatre heures, de l'arrivée dimanche soir du président Erdogan jusqu'à son départ lundi soir.

Le pape reçoit lundi Recep Tayyip Erdogan, première visite d'un président depuis 59 ans, programmée en pleins bombardements meurtriers en Syrie contre des Kurdes par le régime d'Ankara.

Une vaste zone du centre de Rome a été déclarée interdite aux manifestants pendant vingt-quatre heures, de l'arrivée dimanche soir du président Erdogan jusqu'à son départ lundi soir. Quelque 3.500 policiers ont été déployés.

Un sit-in de protestation avec 200 personnes à l'initiative d'une association italienne de Kurdes est néanmoins prévu lundi en fin de matinée non loin du Vatican, dans les jardins de Castel Sant'Angelo. "A Afrine, un nouveau crime contre l'Humanité est en cours", dénonce l'association.

Le pape argentin, qui n'a de cesse de marteler son horreur des guerres et des armes de destruction, ne manquera pas d'aborder l'offensive menée depuis le 20 janvier en Syrie contre la région d'Afrine, lors de la rencontre prévue à 9h30 (8h30 GMT) avec Erdogan.

Ces attaques visent officiellement à chasser de sa frontière la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), une organisation classée "terroriste" par Ankara mais alliée de Washington dans la lutte contre l'EI.

Les forces kurdes ont dénoncé notamment des supplices infligés à une jeune combattante kurde tuée, au corps atrocement mutilé.

M. Erdogan préférera sans aucun doute remercier le pape pour avoir contesté la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. "Nous sommes tous les deux pour la défense du statu quo et nous avons la volonté de le protéger", a commenté le dirigeant turc dans un entretien publié dimanche dans le journal La Stampa. Il y défend, comme François, "la solution de deux Etats".

Le pape argentin, défenseur du dialogue interreligieux, avait effectué un voyage peu chaleureux en Turquie en novembre 2014. M. Erdogan, un pieux musulman, en avait profité pour s'arc-bouter sur la dénonciation de l'"islamophobie" et invoquer une responsabilité de l'Occident dans la montée du fondamentalisme islamique.
Le pape argentin, défenseur du dialogue interreligieux, avait effectué un voyage peu chaleureux en Turquie en novembre 2014. M. Erdogan, un pieux musulman, en avait profité pour s'arc-bouter sur la dénonciation de l'"islamophobie" et invoquer une responsabilité de l'Occident dans la montée du fondamentalisme islamique.

Il avait alors dévoilé à François, chantre de la simplicité qui vit dans un deux pièces de 50 m2, son fastueux palais présidentiel d'un millier de pièces et 200.000 m2, soit un peu moins de la moitié de la superficie du Vatican.

Erdogan devrait éviter la presse

En juin 2016, lors d'un voyage en Arménie, le pape avait utilisé le mot "génocide" arménien, provoquant le courroux d'Ankara qui avait fustigé alors "une mentalité de croisade".

Le président turc s'entretiendra aussi lundi avec le président italien Sergio Mattarella et le Premier ministre Gentiloni, occasion de parler d'immigration clandestine, d'industrie de la défense ou d'adhésion à l'UE.

Dimanche, il avait rejeté dans les colonnes de La Stampa toute option autre qu'une "adhésion" de la Turquie à l'UE, balayant la proposition française d'un simple "partenariat".

"Nous désirons une pleine adhésion à l'Europe", a martelé M. Erdogan, en rappelant le rôle clef joué par la Turquie sur la question des flux migratoires arrivant du Moyen-Orient vers l'Europe.

M. Erdogan n'exclut pas une action conjointe italo-turque en Libye, actuellement étudiée au sein d'un groupe de travail.

Aucune rencontre avec la presse n'a été annoncée lundi. Erdogan avait été vivement critiqué début janvier à Paris pour s'en être pris à un journaliste français l'interrogeant sur la livraison supposée d'armes par Ankara au groupe Etat islamique en 2014.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement de la liberté de la presse établi par l'ONG Reporters sans frontières (RSF).

La visite de M. Erdogan à Paris avait été la plus importante dans un pays de l'UE depuis le putsch manqué de 2016 et la répression qui l'a suivi. Plus de 140.000 personnes ont été limogées ou suspendues et plus de 55.000 ont été arrêtées, dont des universitaires, des journalistes et des militants pro-kurdes, accusés de propagande "terroriste" ou de collusion avec les réseaux du prédicateur Fethullah Gülen.

Recep Tayyip Erdogan doit enfin rencontrer lundi des patrons de grandes compagnies italiennes, contacts qu'il espère "profitables".

Paris et Ankara, tous deux membres de l'Otan, avaient signé en janvier un contrat d'étude dans la défense aérienne et antimissile impliquant le consortium franco-italien Eurosam.

 Cité du Vatican (AFP)


Le pape appelle les Cubains à s'engager auprès des plus démunis

Au lendemain de son arrivée à Cuba, le pape François a célébré la messe au cœur de La Havane, devant des milliers de fidèles. Il a invité les catholiques de l’île à servir leurs frères plus que les idéologies.

Comme Jean-Paul II et Benoît XVI avant lui, le pape François a célébré la messe sur l’emblématique Plaza de la Revolución dominée par les portraits géants des révolutionnaires Ernesto Che Guevara et Camilo Cienfuegose.

Devant le président Raul Castro, le chef de l’Eglise catholique a insisté pour dire que