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Paludisme : Pourquoi l'OMS interdit l'artemisia pourtant très efficace contre la maladie ?

Le paludisme,connu aussi sous le nom de malaria, fait 438 000 morts par an, et constitue la première cause de mortalité chez les enfants de 0 à 10 ans en Afrique subsaharienne.

Il existe certes des médicaments reconnus et unanimement conseillés par l'OMS et les firmes pharmaceutiques internationales, mais qui - en plus de leurs effets secondaires - sont souvent commercialisés à des prix excessifs pour les populations touchées par cette maladie ; des populations qui, en guise d'alternative, ont pu découvrir, grâce aux travail de médecins dévoués à la cause humanitaire, les vertus d'une plante (l'artemisia), aussi efficace que dépourvue d'effets secondaires, et qui, en plus de guérir la maladie, protège aussi contre le paludisme.

Sauf que l'OMS, sous la pression des firmes pharmaceutiques internationales, non contentes de cette trouvaille, interdit l'usage de l'artemisia, une plante qui, malgré la mise en garde de l'Organisation mondiale de la santé, est pourtant en train de supplanter, dans de nombreux pays, les médicaments officiels, notamment grâce à son efficacité et à son coût beaucoup plus abordable (voir vidéo ci-dessous).

Otr'Actu

Etude - La consommation de boissons sucrées accentuerait le risque de cancer

Boire régulièrement un peu trop de boissons sucrées, soit plus d'un petit verre de soda ou de jus de fruits par jour, pourrait favoriser la survenue de cancers, suggère une vaste étude publiée jeudi.

La consommation de boissons sucrées a augmenté dans le monde au cours des dernières décennies et elles ont déjà été associées à un risque accru d'obésité, elle-même reconnue comme un facteur important de risque de cancers.

Des chercheurs en France ont voulu évaluer l'association, jusque là moins étudiée, entre les boissons sucrées et le risque de cancer.

"Nous avons constaté qu'une augmentation de la consommation de boissons sucrées était positivement associée au risque global de cancer et de cancer du sein", écrivent les auteurs de ce travail paru dans The British Medical Journal (BMJ).

Une simple "augmentation de 100 ml par jour en moyenne de la consommation de boissons sucrées, ce qui correspond à un petit verre ou près d'un tiers de cannette standard (33 cl), est associée à une augmentation de 18% du risque de cancer", relève la Dr Mathilde Touvier, directrice de l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle Eren (Inserm/Cnam, Paris).

L'augmentation est de 22% pour le cancer du sein.

Le risque est similaire qu'il s'agisse de boissons sucrées ou de purs jus de fruits sans sucre ajouté. Ces deux types de boissons sont en effet associés à un risque plus élevé de cancer en général, d'après l'étude.

- "association significative" -

Les résultats suggèrent une augmentation de 30% du diagnostic de " tous les cancers" dans le groupe qui consomment le plus de boissons sucrées par rapport celui qui en consomment le moins.

Même si l'étude ne permet pas de démontrer un lien de cause à effet, elle montre une "association significative", explique la chercheuse à l'AFP. Les facteurs (âge, mode de vie, activité physique, tabac...) qui auraient pu influer sur les résultats ayant été pris en compte.

Et "c'est le sucre qui semble jouer le rôle principal dans cette association avec le cancer", qui n'apparaît pas pouvoir être uniquement expliquée par une prise de poids des participants à l'étude.

En revanche, aucun lien n'a été détecté entre la consommation de boissons artificiellement sucrées (avec des édulcorants, ndlr) et le risque de cancer dans cette étude, notent les auteurs.

Toutefois, la puissance statistique de l'analyse sur ce point est probablement limitée en raison d'une consommation relativement faible de ce type de boissons dans cette population.

Autrement dit, ce n'est pas parce qu'un lien n'a pas été trouvé dans cette étude qu'il n'y a pas de risque, explique la chercheuse.

"Les édulcorants ne représentent pas une alternative et ne sont clairement pas recommandés sur le long terme", ajoute Mme Touvier.

Mieux vaut donc "réduire le sucre. La recommandation en France est de moins d'un (petit) verre de jus de fruit par jour" par exemple, rappelle-t-elle.

Une boisson sucrée contient au moins 5% de sucre; 1oo ml de pur jus d'orange sans sucre ajouté environ 10 grammes de sucre (environ deux morceaux de sucre), et un nectar beaucoup plus, indique-t-elle.

Les chercheurs ont interrogés plus de 100.000 adultes participants à l'étude française NutriNet-Santé, de 42 ans en moyenne et dont 79 % sont des femmes.

Les participants, suivis pendant un maximum de neuf ans (2009-2018), ont rempli au moins deux questionnaires diététiques validés en ligne portant sur leur alimentation et leur consommation quotidienne de boissons sucrées (dont les 100% jus de fruits) ou artificiellement sucrées.

Au cours du suivi, 2.193 cas de cancer ont été relevés en moyenne à 59 ans.

Pour les auteurs, ces résultats "confirment la pertinence des recommandations nutritionnelles existantes pour limiter la consommation de boissons sucrées, y compris les jus de fruits 100%, ainsi que des mesures politiques" telles que les taxes et restrictions commerciales à leur encontre.

AFP

Nutrition : l'astuce toute simple qui vous fera vivre 30 ans de plus

Elle est très facile à mettre en place, même si cet ajustement ne sera peut-être pas du goût de tous.
Nous souhaitons tous vivre le plus longtemps possible. Il est donc important de faire attention à notre façon de vivre. Un professeur italien a sa petite idée pour nous permettre de profiter de la vie quelques décennies de plus.

Vade retro viandanas !
Valter Longo est professeur en gérontologie et il vient de publier un livre intitulé Le Régime de longévité (Actes Sud), dans lequel il donne des conseils pour allonger notre existence jusqu’à 30 ans ! Son secret qui va faire bouillir de nombreux Français : baisser radicalement sa consommation de protéines animales, bien trop riches en graisses saturées. L’homme préconise de se contenter de 0,7g de viande par kilo par jour. Ce qui équivaut, pour un homme de 80kg, à 56g, soit un tiers de steak haché. Une recommandation qui vaut également pour la charcuterie, les fromages et les œufs. Le professeur en est arrivé à cette conclusion en analysant, pendant plusieurs décennies, les régimes de nombreux centenaires à travers le monde.

L’homme n’est pas avare en conseils pour compenser cette réduction de la quantité de viande.

D’abord, privilégier le poisson, les fruits de mer, les légumes, les céréales, les fruits secs et l’huile d’olive.

Puis laisser environ 12h entre le premier et le dernier repas de la journée. Même chose entre ce dernier et le petit déjeuner.

Enfin, il conseille également de jeûner 3 à 4 fois par an. Quelques jours dans l’année durant lesquels l’alimentation se limite à des potages, des barres de céréales et des infusions de thé. Une manière, selon lui, de purifier les organes.

Il rappelle cependant que ses conseils s’adressent exclusivement aux personnes de moins de 65 ans, et que tout changement de régime doit se faire, quoi qu’il arrive, avec l’encadrement d’un médecin ou d’un nutritionniste.

voltage.fr
S'il est de fait que le chômage est susceptible de dégrader la santé mentale, ne travailler qu'un seul jour par semaine aurait un effet positif sur notre santé de manière générale. C'est ce qui en tout cas ressort d'une étude menée par l'Université de Cambridge.
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Les bienfaits tout autant que les avantages procurés par le travail, peuvent être, selon les  chercheurs de la célèbre université britannique, tirés d'une seule journée de travail par semaine.

Pour réaliser leur étude, les scientifiques ont recueilli et examiné, pendant deux ans, les données sur la santé mentale d'un échantillon de 71.000 personnes, dont la tranche d'âge varie entre 16 et 64 ans.

Publiée dans la revue Social Science and Medicine, l'étude soutient que le fait de passer du statut de chômeur à celui de salarié réduirait de 30% le risque de dégradation de la santé mentale, ajoutant qu'il suffirait de travailler seulement huit heures par semaine (soit un jour) pour avoir un impact positif sur sa santé de manière générale.

Selon les chercheurs, travailler moins de 36 à 40 heures par semaine n'aurait pour ainsi dire aucune incidence négative sur la santé mentale, pas plus que travailler plus longtemps ne procurerait d'avantage supplémentaire.

Les chercheurs sont ainsi arrivés à la conclusion qu'il serait nettement plus bénéfique, comme le souligne Brendan Burchell, co-auteur de l’étude, « de réduire le temps de travail pour tout le monde au lieu de prolonger indéfiniment le chômage de certaines personnes ».

Et si l'on en croit Mike Slade, professeur de rétablissement de la santé mentale et d’inclusion sociale à l’Université de Nottingham, cette étude serait d'une grande importance, dès lors qu'elle met en évidence l’importance de soutenir ceux qui souffrent de problèmes de santé mentale et auxquels reprendre de l'activité ferait le plus grand bien.


Né sans pénis, une greffe va lui permettre d'avoir des rapports sexuels

Atteint d'exstrophie vésicale, un britannique a bénéficié d'une greffe de pénis réalisée à partir de prélèvements sur son avant-bras et d'un implant en silicone.

Andrew Wardle, 44 ans, est atteint d'une maladie rare, l'exstrophie vésicale, qui touche une personne sur 20 millions : son pénis ne s'est pas développé et sa vessie débouche directement sur son abdomen.

Pour remédier à cette absence d'organe génital qui lui vaut de nombreux problèmes de santé ainsi que de sévères dépressions, l'urologue du britannique lui a proposé une pénoplastie, une greffe de pénis à partir des tissus du patient. Elle a été réalisé ce 22 juin à l'University College Hospital à Londres, pour un coût estimé à 50 000£.

Pour construire le greffon du pénis, les chirurgiens prélèvent de la peau, des nerfs et des muscles de l'avant-bras de leur patient, ainsi qu'une veine de sa cuisse. Prélèvements auxquels ils donnent une forme de tube pour mimer l'apparence d'un pénis, que les chirurgiens attachent ensuite à son bas-ventre. Enfin, une pompe en silicone est inséré dans la greffe pour gonfler le membre et obtenir une érection à chaque fois que le patient l'active.

En conséquence de l'opération, Andrew Wardle devra attendre 10 jours en érection avant de pouvoir dégonfler sa prothèse. Comme il le confie au Dailymail, malgré les 6 semaines de convalescence prescrites par son médecin, il est ravi de pouvoir enfin avoir un rapport sexuel avec sa compagne. Ce sera sa première fois.

rtl.fr
Que nous nous considérions comme religieux ou non, de nombreuses personnes à travers le monde expérimentent des moments dans la vie pouvant être considérés comme spirituels : lorsque nous ressentons un éveil de nos sens, de la sérénité ou une connexion particulière avec le monde qui nous entoure.

À présent, les scientifiques pensent avoir repéré où exactement, ces moments transcendantaux se produisent dans le cerveau humain, en identifiant une région dans le cortex pariétal qui semble être impliquée dans ces expériences allant au-delà de notre état d’éveil ordinaire. « Les expériences spirituelles sont des états persistants, qui peuvent avoir des impacts profonds sur la vie des gens », explique l’un des chercheurs, le neuroscientifique Marc Potenza de l’Université de Yale. « Comprendre les bases neurales des expériences spirituelles peut nous aider à mieux comprendre leurs rôles dans la résilience et le rétablissement de la santé mentale et dans le traitement des troubles addictifs », ajoute-t-il.

Afin de déterminer avec précision l’origine exacte de ces moments de perspicacité spirituelle dans le cerveau, l’équipe de Potenza a interrogé 27 jeunes individus en bonne santé, les invitant à développer un « script d’imagerie » personnalisé dans lequel ils se souviennent et décrivent un épisode spirituel survenu plus tôt au cours de leur vie.

Voici les informations qui ont été transmises aux participants : « Nous aimerions que vous décriviez une situation dans laquelle vous ressentiez une forte connexion avec une puissance supérieure ou une présence spirituelle. Les états spirituels sont ceux qui, par le biais de vos sens, vous connectent à quelque chose de plus grand que vous, une unité ou une force puissante qui peut être vécue comme une énergie, une force, un pouvoir supérieur, Dieu, une divinité ou une conscience transcendante ».

Lors d’une session supplémentaire et distincte ayant lieu une semaine plus tard, les mêmes volontaires ont subi des IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), enregistrant leur activité neurale alors qu’ils écoutaient une voix féminine neutre, lisant un script de l’expérience spirituelle qu’ils avaient racontée.

L’idée des chercheurs était de faire en sorte qu’ils se souviennent de ces moments personnels où ils ont ressenti l’expérience transcendante décrite, tout en imaginant leur activité cérébrale, afin de déterminer où et comment cette spiritualité s’était inscrite, cognitivement. «  À travers les cultures et à travers l’histoire, les êtres humains ont rapporté une variété d’expériences spirituelles et le sentiment concomitant d’union qui transcende le sens ordinaire de soi », expliquent les chercheurs dans leur article. « Néanmoins, on en sait peu sur les mécanismes neuraux sous-jacents des expériences spirituelles, en particulier lorsqu’ils sont examinés à travers différentes traditions et pratiques », ajoutent-ils.

Les résultats ont démontré que lorsque les expériences spirituelles étaient remémorées, les participants présentaient des schémas d’activité similaires dans le lobe pariétal inférieur gauche (IPL), impliqué dans la conscience de soi et des autres, ainsi qu’une activité réduite dans le thalamus médial et caudé, des régions associées au traitement sensoriel et émotionnel.

« Dans l’ensemble, les conclusions actuelles suggèrent que les expériences spirituelles peuvent impliquer une rencontre perçue comme une « présence » spacieuse ou une entité extérieure à soi-même », écrivent les chercheurs. « Cette interprétation est compatible avec un fort sentiment de connexion ou de soumission à une divinité ou une autre figure vénérée, comme cela est souvent rapporté dans la littérature religieuse et spirituelle », continuent-ils.

Cependant, il est important de prendre en compte l’une des principales limites de cette recherche particulière : l’équipe base ses conclusions sur une étude portant sur uniquement 27 participants, tous jeunes, anglophones, et recrutés à New Haven, Connecticut (USA). Et bien entendu, les chercheurs ne peuvent pas dire que les expériences spirituelles de ces 27 candidats soient représentatives de celles de la population globale. L’équipe reconnaît cette limite et souhaite prolonger les recherches lors d’études ultérieures, en intégrant des personnes provenant d’horizons plus vastes.

Mais dans la mesure où cette étude nous offre de nouvelles perspectives sur la manière dont les sentiments de spiritualité se produisent dans le cerveau, et le calme ainsi que les sensations qui en découlent, cela pourrait être un excellent point de départ pour les futures recherches concernant les mécanismes neurologiques de la santé mentale.

C’est en améliorant « notre compréhension empirique de la façon dont les expériences spirituelles sont médiées par le cerveau », écrivent les chercheurs, que nous serons en mesure de contribuer à « faciliter l’intégration judicieuse de la spiritualité dans le traitement et la prévention pour la santé mentale ».

Cerebral Cortex

L’infarctus du myocarde, qu’est-ce que c’est ?

Selon la Fédération française de Cardiologie, il représente en France la 2e cause de décès après les cancers. L’infarctus du myocarde – ou crise cardiaque -, doit être pris en charge très rapidement. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Et comment le reconnaître ?
L’infarctus du myocarde est une complication de l’angine de poitrine, qui provoque elle aussi des douleurs thoraciques. Dans le cas de l’angine de poitrine, l’artère coronaire, qui amène le sang oxygéné jusqu’au cœur, est simplement rétrécie. C’est lorsqu’elle se bouche complètement que l’on parle d’infarctus du myocarde.

Lorsque la paroi artérielle est altérée, on parle d’athérosclérose. Elle se caractérise par la formation de plaques d’athérome, essentiellement composées de cholestérol, de débris cellulaires et de fibres, sur la paroi des artères, explique l’Inserm. La rupture de ces plaques et leur migration dans le sang, jusqu’à boucher l’artère, est la principale cause de l’infarctus du myocarde.

Les symptômes. En général, chez les hommes, l’infarctus se manifeste en premier lieu par une douleur intense au milieu du thorax. La sensation d’oppression, de serrement, est brutale ou évolue par vagues. La douleur peut se propager à la gorge, aux mâchoires, à l’épaule et aux bras, voire aux poignets. Elle peut s’accompagner d’une fatigue intense, de sueurs, de pâleur, d’un essoufflement, de palpitations, d’une sensation de malaise ou de mort imminente. Peuvent s’ajouter des signes digestifs, comme les nausées et les vomissements, indique la Fédération française de Cardiologie.

Les symptômes qui doivent spécifiquement alerter les femmes sont moins connus : sensation d’épuisement, d’essoufflement à l’effort, nausées ou douleurs à l’estomac en font partie.

Cas extrême : la mort subite constitue une complication qui apparaît dès les premières minutes avec une perte de connaissance, puis des arrêts cardiaques et respiratoires. Elle provoque chaque année en France la mort de 12 000 personnes, selon l’Inserm.

A noter : le facteur temps est crucial en cas de malaise cardiaque. Si vous êtes témoin d’un malaise, appelez le 15. Vous pouvez aussi apprendre les gestes qui sauvent auprès des pompiers ou de la Protection civile.

sudouest.fr
La consommation excessive de plats industriels ultra-transformés augmenterait le risque de décès et de maladies cardiovasculaires, alertent deux nouvelles études européennes.

Depuis quelques années, les habitudes alimentaires des consommateurs inquiètent les scientifiques, qui ont établi, selon la classification NOVA, quatre groupes d’aliments : peu ou pas transformés, ingrédients culinaires, transformés et ultra-transformés. Ces derniers, omniprésents dans l’alimentation industrielle, regorgent de colorants, d’additifs, d’exhausteurs de goût voire de composés provenant des emballages en plastique et autres matériaux de contact. Des plats à réchauffer qui, consommés de manière excessive, nous tuent à petit feu.

Parues jeudi 30 mai dans le British Medical Journal, deux études ont démontré que la consommation de plats ultra-transformés pouvaient augmenter les risques de décès et de maladies cardiovasculaires.
Des conclusions inédites

Steaks végétaux reconstitués, barres chocolatées ou encore soupes en brique.... ces produits, qui grouillent d’additifs et de conservateurs en tout genre, peuvent également se caractériser par une qualité nutritionnelle plus faible selon les gammes. Plus riches en sel, en sucre et en graisses saturées, ces produits industriels contiennent moins de fibres et de vitamines.

La première étude, menée par des chercheurs de plusieurs universités espagnoles, a suggéré un lien entre mortalité et consommation d’aliments ultra-transformés. Réalisée sur près de 20.000 universitaires âgés de 38 ans en moyenne, les résultats ont montré que la consommation de plus de 4 portions de produits ultra-transformés par jour augmentait le risque de mortalité de 62 %, toutes causes confondues, en comparaison à une consommation plus faible (moins de 2 portions par jour).

Réalisée dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé, la seconde étude, conduite par un consortium de scientifiques de Inserm, de l'Inra, de l'Université Paris 13 et du Cnam conclut à un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les consommateurs d’aliments ultra-transformés. Ces produits multiplieraient les risques de "dyslipidémies, de surpoids, d’obésité, et d’hypertension artérielle", prévient l’Inserm dans un communiqué. Et d’ajouter : "Les chercheurs de l'équipe EREN ont également déjà observé des associations entre la consommation d’aliments ultra-transformés et les risques de cancer, de mortalité, de symptômes dépressifs, et de troubles fonctionnels digestifs mais aucune étude épidémiologique n’avait, à ce jour, investigué les relations entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires."

Pour obtenir ces conclusions inédites, les chercheurs de la cohorte NutriNet-Santé ont suivi l’alimentation de plus de 100 000 participants pendant près de dix ans (entre 2009 et 2018). L’équipe de scientifiques a évalué l’absorption de 3300 aliments et boissons classés selon leur taux de transformation industrielle. Le verdict est sans appel : la consommation d’aliments transformés à un degré élevé a été associée à un risque plus important de maladies cardiovasculaires. A l’issue de l’étude, 1409 des consommateurs d’aliments ultra-transformés souffraient de maladies cardiovasculaires, dont 665 cas de maladies coronariennes et 829 cas de maladies cérébro-vasculaires.
D’autres facteurs en cause

La qualité nutritionnelle des aliments ultra-transformés ne serait pas le seul facteur de risque de maladies cardiovasculaires, l’étude ne montrant pas de lien direct. "Les résultats tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie dont l’âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d’alcool, le niveau d’étude, l’activité physique ainsi que le statut pondéral, les comorbidités métaboliques et les antécédents familiaux", mettent en garde les chercheurs de l’Inserm.

Ces travaux corroborent les allégations de nombreuses études antérieures, liant les plats industriels à un risque d’hypertension artérielle, de surpoids, d’obésité, voire de cancers.

Alors que le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) s’engage à réduire de 20 % la consommation d’aliments ultra-transformés en France d’ici 2022, pour l’heure, Santé Publique France, notamment avec la mise en place de l’outil Nutri Score, recommande de privilégier les aliments bruts ou peu transformés.

Bioalaune.com