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Alimentation : le régime sans gluten est-il fait pour vous ?


Du 3 au 5 septembre, un congrès international sur la maladie cœliaque se tiendra à Paris. Un colloque est prévu sur les "mythes et réalités" à propos du gluten.
L'occasion de se pencher sur le régime sans gluten. Est-il recommandé à tout le monde ? Ses effets ont-ils été prouvés ? Le point sur ce qu'on en sait.

Où trouve-t-on du gluten ?
Le gluten est une protéine présente sur certaines céréales, comme le blé, le seigle, l'orge ou l'épeautre. Se passer du gluten signifie donc se passer de produits aussi courants que le pain, les pâtes, les pizzas, les biscuits... Un choix très engageant, donc.
D'autant que nombre de produits industriels font un usage abondant du gluten, qui sert de liant aux aliments.

Que peut-on manger ?
Les fruits, les légumes ne contiennent pas de gluten. Il en est de même pour la viande, lorsqu'elle n'est pas transformée. Les merguez, saucissons et autres steaks pas 100% bœuf sont donc à proscrire.
Pour remplacer les céréales, des alternatives existent. On fait des pâtes et du pain au maïs ou au riz, des biscottes au quinoa, etc. Pour les passionnés de cuisine, ça peut même devenir très amusant ! En revanche, c'est beaucoup plus onéreux.
Exemple chez Carrefour, où le kilo de farine de blé le moins cher coûte 0,53€... contre 4,32€ pour l'équivalent sans gluten le moins cher.

L'intolérance au gluten, une maladie auto-immune

En France, on compte environ 330 000 personnes qui sont allergiques au gluten, soit 0,5% de la population. La plupart du temps, cette maladie auto-immune est détectée dès l'enfance, au moment où le bébé est confronté au gluten dans ses petits pots. Si elle n'est pas diagnostiquée, elle peut entraîner des retards de croissance, des carences, un amaigrissement...
Chez l'adulte, si cette intolérance au gluten n'est pas traitée, elle provoque des diarrhées, favorise l'apparition d'autres maladies auto-immunes, voire du cancer.
Bref, pour les malades cœliaques, ne pas manger de gluten est impératif.

Les hypersensibles, sujet sensible...
Troubles intestinaux, douleurs à l'abdomen, flatulences... Des personnes se plaignent de ce que les spécialistes appellent une hypersensibilité non cœliaque au gluten.
"Nombreux sont ceux qui s'autoproclament malades, sans avoir fait de test sanguin, expliquait Brigitte Jolivet, présidente de l'association des intolérants au gluten, au Figaro. On voit aussi des stars suivre des régimes sans gluten, c'est une grande mode en ce moment."

Dans son viseur, notamment, Novak Djokovic numéro 1 mondial de tennis, vainqueur de 16 tournois du Grand Chelem. Un cador, qui, à l'écouter, devrait beaucoup à l'adoption d'une alimentation sans gluten. Au point qu'il en a fait un livre : "Les Secrets du vainqueur - Une alimentation sans gluten pour une parfaite forme physique et mentale".

Malheureusement, aucun test ne permet objectivement d'établir cette hypersensibilité. Et l'utilité du régime sans gluten dans ce cas est l'objet de controverses scientifiques. Si la réalité des syndromes digestifs n'est nullement remise en cause, le rôle (et donc la responsabilité) du gluten n'est pas encore parfaitement connu.

Un régime sans carence, mais attention aux graisses
Quoi qu'il en soit, le régime sans gluten ne vous fera pas de mal : "Il n’y a pas de risque à suivre un régime sans gluten même si on n’est pas malade", explique Nadine Cerf-Bensussan, directrice de recherche à l’Inserm, à Franceinfo. "Cela ne va pas entraîner de carences. Cela va entraîner une alimentation plus saine car le gluten est très présent dans les aliments transformés."
Vigilance, tout de même. Selon des recherches datées de 2017, les produits sans gluten contiennent moins de protéines, mais plus de sucres et de graisses. Passer au sans gluten, cela veut donc dire de repenser vos équilibres nutritionnels et non remplacer strictement les produits conventionnels par leur pendant "gluten-free".

Ne plus manger de gluten ne fait pas maigrir
Par contre, si vous voulez éliminer le gluten pour maigrir, vous pouvez passer votre chemin.
"Malgré les allégations santé pour manger sans gluten, aucune preuve expérimentale publiée ne soutient une allégation de perte de poids pour un régime sans gluten ou suggère que la population générale devrait éviter le gluten", explique une étude américaine de 2015. Depuis, rien n'est venu contredire cette conclusion.

Progres.fr

Psycho : savez-vous vraiment ce qu’est la schizophrénie ?

Nous nous hâtons souvent de traiter nos amis ou connaissances aux décisions incertaines et la plupart du temps fluctuantes de « schizos ». Pourtant ceux qui souffrent vraiment de ce mal présentent des symptômes d’un trouble mental bien plus sévère, mais qui – bien heureusement – peuvent être traités de manière efficace, s’ils sont sont pris en charge. Otractunews vous présente ici l'avis d'un spécialiste.
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Par François Lelord, psychiatre et écrivain
Le qualificatif « schizo » est parfois utilisé pour désigner une personne à l'attitude contradictoire. Émue par la souffrance animale mais ne résistant pas à l'attrait d'un bon steak, par exemple, ou qui achète des produits importés tout en se désolant de la disparition de notre industrie.


Mais la vraie schizophrénie, dont le nom vient des mots de grec ancien schizein (« couper ») et phrèn (« esprit »), est un trouble mental qui touche près de 1 % de la population française. La maladie apparaît en général à l'adolescence ou à l'entrée dans l'âge adulte, et se caractérise par deux types de symptômes, dits positifs et négatifs.

Déconnexion de la réalité
Les symptômes positifs – ce que le patient a « en plus » – se manifestent sous forme d'idées délirantes qui ne correspondent pas à la réalité, tels des sentiments de persécution souvent associés à des hallucinations. Le patient « entend » des sons et des voix qui n'existent pas, dont le contenu est parfois hostile ou effrayant. Au début, l'entourage peut simplement remarquer que la personne touchée semble « ailleurs », cherche à s'isoler ou, au contraire, à se plonger dans une ambiance bruyante, dans le but d'atténuer les symptômes.

Tendance à l'isolement et à l'inaction

Les symptômes négatifs désignent ce que le patient a « en moins » : difficulté à se concentrer, à associer des idées, perte de l'envie de communiquer et tendance à l'inaction. La personne se retire et s'isole, réagissant peu aux sollicitations de ses proches, qui ne comprennent pas son état et lui demandent en vain de « se secouer ».


Un diagnostic long à établir
La schizophrénie existe dans tous les pays, mais le contenu des délires varie selon la culture. C'est une maladie d'origine biologique, et non liée à l'environnement familial, longtemps accusé injustement. Lors du premier accès, l'hospitalisation permet de mettre le patient à l'abri et d'élaborer un traitement à base de médicaments neuroleptiques, qui réduisent rapidement les délires et les hallucinations. En cas d'épisode bref, et si le patient retrouve ensuite son comportement normal, on parle de « bouffée délirante ». Le diagnostic de schizophrénie n'est envisagé que si les troubles persistent au-delà de six mois.

Médicaments et suivi psychologique
Grâce au traitement, nombre de personnes schizophrènes retrouvent un quotidien presque normal. En plus des médicaments, indispensables, un suivi psychologique les aide à affronter les situations stressantes, à l'origine des rechutes. Pour d'autres, l'évolution est plus mouvementée, entrecoupée d'hospitalisations, parfois de longue durée. La famille est souvent impliquée dans le suivi du patient, et doit être soutenue et informée sur la maladie. En attendant que des médicaments plus efficaces soient mis au point, suivre scrupuleusement le traitement et savoir demander de l'aide dès les premiers signes de crise augmentent les chances d'une évolution favorable.

Paludisme : Pourquoi l'OMS interdit l'artemisia pourtant très efficace contre la maladie ?

Le paludisme,connu aussi sous le nom de malaria, fait 438 000 morts par an, et constitue la première cause de mortalité chez les enfants de 0 à 10 ans en Afrique subsaharienne.

Il existe certes des médicaments reconnus et unanimement conseillés par l'OMS et les firmes pharmaceutiques internationales, mais qui - en plus de leurs effets secondaires - sont souvent commercialisés à des prix excessifs pour les populations touchées par cette maladie ; des populations qui, en guise d'alternative, ont pu découvrir, grâce aux travail de médecins dévoués à la cause humanitaire, les vertus d'une plante (l'artemisia), aussi efficace que dépourvue d'effets secondaires, et qui, en plus de guérir la maladie, protège aussi contre le paludisme.

Sauf que l'OMS, sous la pression des firmes pharmaceutiques internationales, non contentes de cette trouvaille, interdit l'usage de l'artemisia, une plante qui, malgré la mise en garde de l'Organisation mondiale de la santé, est pourtant en train de supplanter, dans de nombreux pays, les médicaments officiels, notamment grâce à son efficacité et à son coût beaucoup plus abordable (voir vidéo ci-dessous).

Otr'Actu


Etude - La consommation de boissons sucrées accentuerait le risque de cancer

Boire régulièrement un peu trop de boissons sucrées, soit plus d'un petit verre de soda ou de jus de fruits par jour, pourrait favoriser la survenue de cancers, suggère une vaste étude publiée jeudi.

La consommation de boissons sucrées a augmenté dans le monde au cours des dernières décennies et elles ont déjà été associées à un risque accru d'obésité, elle-même reconnue comme un facteur important de risque de cancers.

Des chercheurs en France ont voulu évaluer l'association, jusque là moins étudiée, entre les boissons sucrées et le risque de cancer.

"Nous avons constaté qu'une augmentation de la consommation de boissons sucrées était positivement associée au risque global de cancer et de cancer du sein", écrivent les auteurs de ce travail paru dans The British Medical Journal (BMJ).

Une simple "augmentation de 100 ml par jour en moyenne de la consommation de boissons sucrées, ce qui correspond à un petit verre ou près d'un tiers de cannette standard (33 cl), est associée à une augmentation de 18% du risque de cancer", relève la Dr Mathilde Touvier, directrice de l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle Eren (Inserm/Cnam, Paris).

L'augmentation est de 22% pour le cancer du sein.

Le risque est similaire qu'il s'agisse de boissons sucrées ou de purs jus de fruits sans sucre ajouté. Ces deux types de boissons sont en effet associés à un risque plus élevé de cancer en général, d'après l'étude.

- "association significative" -

Les résultats suggèrent une augmentation de 30% du diagnostic de " tous les cancers" dans le groupe qui consomment le plus de boissons sucrées par rapport celui qui en consomment le moins.

Même si l'étude ne permet pas de démontrer un lien de cause à effet, elle montre une "association significative", explique la chercheuse à l'AFP. Les facteurs (âge, mode de vie, activité physique, tabac...) qui auraient pu influer sur les résultats ayant été pris en compte.

Et "c'est le sucre qui semble jouer le rôle principal dans cette association avec le cancer", qui n'apparaît pas pouvoir être uniquement expliquée par une prise de poids des participants à l'étude.

En revanche, aucun lien n'a été détecté entre la consommation de boissons artificiellement sucrées (avec des édulcorants, ndlr) et le risque de cancer dans cette étude, notent les auteurs.

Toutefois, la puissance statistique de l'analyse sur ce point est probablement limitée en raison d'une consommation relativement faible de ce type de boissons dans cette population.

Autrement dit, ce n'est pas parce qu'un lien n'a pas été trouvé dans cette étude qu'il n'y a pas de risque, explique la chercheuse.

"Les édulcorants ne représentent pas une alternative et ne sont clairement pas recommandés sur le long terme", ajoute Mme Touvier.

Mieux vaut donc "réduire le sucre. La recommandation en France est de moins d'un (petit) verre de jus de fruit par jour" par exemple, rappelle-t-elle.

Une boisson sucrée contient au moins 5% de sucre; 1oo ml de pur jus d'orange sans sucre ajouté environ 10 grammes de sucre (environ deux morceaux de sucre), et un nectar beaucoup plus, indique-t-elle.

Les chercheurs ont interrogés plus de 100.000 adultes participants à l'étude française NutriNet-Santé, de 42 ans en moyenne et dont 79 % sont des femmes.

Les participants, suivis pendant un maximum de neuf ans (2009-2018), ont rempli au moins deux questionnaires diététiques validés en ligne portant sur leur alimentation et leur consommation quotidienne de boissons sucrées (dont les 100% jus de fruits) ou artificiellement sucrées.

Au cours du suivi, 2.193 cas de cancer ont été relevés en moyenne à 59 ans.

Pour les auteurs, ces résultats "confirment la pertinence des recommandations nutritionnelles existantes pour limiter la consommation de boissons sucrées, y compris les jus de fruits 100%, ainsi que des mesures politiques" telles que les taxes et restrictions commerciales à leur encontre.

AFP

L'astuce toute simple qui vous fera vivre 30 ans de plus

Elle est très facile à mettre en place, même si cet ajustement ne sera peut-être pas du goût de tous.
Nous souhaitons tous vivre le plus longtemps possible. Il est donc important de faire attention à notre façon de vivre. Un professeur italien a sa petite idée pour nous permettre de profiter de la vie quelques décennies de plus.

Vade retro viandanas !
Valter Longo est professeur en gérontologie et il vient de publier un livre intitulé Le Régime de longévité (Actes Sud), dans lequel il donne des conseils pour allonger notre existence jusqu’à 30 ans ! Son secret qui va faire bouillir de nombreux Français : baisser radicalement sa consommation de protéines animales, bien trop riches en graisses saturées. L’homme préconise de se contenter de 0,7g de viande par kilo par jour. Ce qui équivaut, pour un homme de 80kg, à 56g, soit un tiers de steak haché. Une recommandation qui vaut également pour la charcuterie, les fromages et les œufs. Le professeur en est arrivé à cette conclusion en analysant, pendant plusieurs décennies, les régimes de nombreux centenaires à travers le monde.

L’homme n’est pas avare en conseils pour compenser cette réduction de la quantité de viande.

D’abord, privilégier le poisson, les fruits de mer, les légumes, les céréales, les fruits secs et l’huile d’olive.

Puis laisser environ 12h entre le premier et le dernier repas de la journée. Même chose entre ce dernier et le petit déjeuner.

Enfin, il conseille également de jeûner 3 à 4 fois par an. Quelques jours dans l’année durant lesquels l’alimentation se limite à des potages, des barres de céréales et des infusions de thé. Une manière, selon lui, de purifier les organes.

Il rappelle cependant que ses conseils s’adressent exclusivement aux personnes de moins de 65 ans, et que tout changement de régime doit se faire, quoi qu’il arrive, avec l’encadrement d’un médecin ou d’un nutritionniste.

voltage.fr

Les compléments alimentaires sont-ils utiles ? Dangereux ?

Quel complément alimentaire pour quel usage ? Sont-ils utiles ? Peuvent-ils être dangereux ? Le professeur Eric Fontaine de l’Inserm, Université Grenoble Alpes et CHU de Grenoble, répond à toutes ces questions.

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?
« Ce sont des produits riches en nutriments et qui ont une allégation de prévention de pathologie, de renforcer les défenses, de mieux vieillir ou encore d’avoir de beaux cheveux, etc. Ils ne sont pas faits pour guérir une personne malade. Très souvent les allégations sont formulées ainsi : “favoriserait” ou “peut aider à…”. Sur des bases non pas prouvées chez l’être humain mais in vitro. La seule chose que les autorités vérifient, c’est que le produit ne soit pas dangereux. L’absence de preuve ne veut pas dire que ce n’est pas efficace, mais que la preuve de l’efficacité n’a pas été faite. »

Quels sont les différents types de compléments alimentaires et à quoi servent-ils ?
« Les prébiotiques sont des fibres alimentaires qui ne sont pas digérées par notre système digestif et qui sont censées nourrir, et faire croître, dans notre intestin les bactéries qui sont bonnes pour la santé. Techniquement, il est très difficile de savoir si ça fonctionne. De leur côté, les probiotiques sont des bactéries ou des levures, censées résister à la destruction par la digestion et qui seraient bonnes pour la santé.

Les produits des abeilles sont aussi à ranger parmi les compléments alimentaires puisqu’il n’y a pas de preuve de leur efficacité. Les acides aminés et la créatine également car ils n’ont pas vocation à guérir de quelque chose. Ils sont censés augmenter les performances physiques.

Cependant, la citrulline, qui est un acide aminé, peut être utilisée pour augmenter la force musculaire des personnes âgées. Son efficacité a été étudiée chez l’homme selon des protocoles utilisés pour les médicaments, contre placebos. Les résultats sont encourageants, mais encore parcellaires.

La carnitine pure est utilisée sur prescription médicale pour répondre à de rares cas de déficit en carnitine, mais on en trouve parfois dans certains compléments alimentaires. »

Qu’en est-il des vitamines, sels minéraux et plantes ?
« Les vitamines et les sels minéraux, lorsqu’ils sont prescrits par un médecin, le sont à des concentrations qui les font entrer dans la catégorie des médicaments. Ils corrigent un symptôme.

Ils sont parfois aussi prescrits sans preuve de leur efficacité. C’est, par exemple, le cas de la vitamine C et le magnésium que l’on prend lorsque l’on est fatigué. Le magnésium a aussi un effet contre la constipation.

Parmi les plantes, un grand nombre ont un effet thérapeutique. D’ailleurs, la pharmacopée a été développée à partir de plantes et beaucoup de médicaments contiennent une molécule refabriquée qui existe dans des plantes. Certaines ont de vrais principes actifs et ont un statut de médicament. D’autres sont tout aussi actives sans avoir un statut de médicament. C’est par exemple le cas de l’extrait de levure de riz rouge qui contient une statine naturelle. Celui-ci relève donc plus de la phytothérapie et ne devrait pas être considéré comme un complément alimentaire. »

Faut-il les utiliser pour rééquilibrer notre alimentation ou pallier des carences ?
« La vraie question est : pour quelle raison aurions-nous des carences alimentaires ? Si l’on mange “normalement” et que l’on n’est pas malade, on n’a pas de carence. Pour être en carence, il faut avoir une pathologie précise, digestive par exemple : vous n’absorbez pas bien certains produits. C’est le cas de la maladie de Biermer, due à une carence en vitamine B12 causée par une malabsorption. On va en prescrire parce que des gens sont malades. Elle est prescrite aussi aux végans, parce qu’ils ne mangent aucun produit d’origine animale et deviendraient carencés en vitamine B12 sans cet apport.

Chez une personne qui a un régime omnivore, il n’y a pas raison d’être carencé, sauf en vitamine D car on ne va pas assez au soleil et que les villes étant polluées, les rayons du soleil ne sont plus assez efficaces. À partir de 70 ans environ, tout le monde devrait en prendre, à de toutes petites doses, pour prévenir l’ostéoporose. Si l’on dépasse les doses prescrites par un médecin, il y a un risque rare d’hypervitaminose avec la vitamine D, d’hypercalémie, c’est-à-dire trop de calcium dans le sang, ce qui peut provoquer des arrêts cardiaques».

Certains compléments alimentaires peuvent-ils être dangereux ?
En théorie, non. En effet, le législateur, avant d’autoriser la mise sur le marché, vérifie que le produit n’est pas toxique. Mais le professeur Eric Fontaine nous met tout de même en garde : « On dit que si on mange un bol de pépins de pommes, on peut faire une intoxication au cyanure. Je ne sais pas si c’est vrai. Ce qu’il faut retenir de cet exemple, c’est que le poison c’est la dose. C’est vrai pour tout. De même, je pense que si vous mangez un kilo de thym, vous allez être malade ». Si l’on prend la dose de complément prévue, a priori le risque n’existe pas. Cependant, la vitamine A en forte dose est contre-indiquée pour les patients aux antécédents de cancer. Et les phyto-estrogènes et les phyto-progestagènes en cas de cancer du sein. Certaines substances, en particulier le millepertuis ou le pamplemousse, peuvent également interagir avec les médicaments. S’il on est sous traitement médicamenteux, il faut donc impérativement en parler à son médecin. »

A.B. Magazine Santé
Cet été, il fera - comme annoncé - très chaud. C'est donc déjà la ruée sur tous les appareils permettant de se rafraîchir ne serait-ce qu'un tout petit peu, dont le ventilateur, devenu, pour l'occasion, le compagnon inséparable de la plupart d'entre nous. Toutefois, dormir avec un ventilateur est déconseillé pour plusieurs raisons.

 - Risques d'aggravation des problèmes respiratoires -
Un ventilateur ne fait pas que brasser l’air, il éparpille aussi diverses menues particules dans la pièce où vous dormez, allant de la simple poussière aux pollens, sans oublier les poils de nos compagnons domestiques (chiens, chats, etc.), qui, inspirés dans les sinus, compliquent certaines pathologies respiratoires. A éviter donc si vous êtes allergique ou asthmatique.

- Déshydratation de la peau et des yeux
En période de chaleur, il est toujours agréable de sentir les caresses rafraîchissantes de  l'air sur notre peau. Cela a pourtant un effet souvent néfaste pour les yeux et l'épiderme. Car au contact de l’air, la peau s’assèche plus vite, accentuant le risque de déshydratation, tandis que les yeux perdent davantage de leur humidité et deviennent plus sensibles aux rougeurs et aux irritations.

- Attention aux crampes et autres torticolis
Le brassage régulier de l'air en direction du corps peut - au bout d'un certain temps - causer la contraction des muscles et provoquer des crampes désagréables ou douloureuses comme le torticolis. Aussi, faut-il opter pour un ventilateur à minuterie, pour ne pas exposer le corps au-delà du temps nécessaire pour atteindre un rythme de sommeil satisfaisant.
Abdoulaye Jamil Diallo

Né sans pénis, une greffe va lui permettre d'avoir des rapports sexuels

Atteint d'exstrophie vésicale, un britannique a bénéficié d'une greffe de pénis réalisée à partir de prélèvements sur son avant-bras et d'un implant en silicone.

Andrew Wardle, 44 ans, est atteint d'une maladie rare, l'exstrophie vésicale, qui touche une personne sur 20 millions : son pénis ne s'est pas développé et sa vessie débouche directement sur son abdomen.

Pour remédier à cette absence d'organe génital qui lui vaut de nombreux problèmes de santé ainsi que de sévères dépressions, l'urologue du britannique lui a proposé une pénoplastie, une greffe de pénis à partir des tissus du patient. Elle a été réalisé ce 22 juin à l'University College Hospital à Londres, pour un coût estimé à 50 000£.

Pour construire le greffon du pénis, les chirurgiens prélèvent de la peau, des nerfs et des muscles de l'avant-bras de leur patient, ainsi qu'une veine de sa cuisse. Prélèvements auxquels ils donnent une forme de tube pour mimer l'apparence d'un pénis, que les chirurgiens attachent ensuite à son bas-ventre. Enfin, une pompe en silicone est inséré dans la greffe pour gonfler le membre et obtenir une érection à chaque fois que le patient l'active.

En conséquence de l'opération, Andrew Wardle devra attendre 10 jours en érection avant de pouvoir dégonfler sa prothèse. Comme il le confie au Dailymail, malgré les 6 semaines de convalescence prescrites par son médecin, il est ravi de pouvoir enfin avoir un rapport sexuel avec sa compagne. Ce sera sa première fois.

rtl.fr