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L'Allemagne interdit Windows 10 et Office 365 dans les écoles


L'Allemagne n'est pas particulièrement tendre avec les sociétés américaines qui s'octroient des passe-droits avec sa législation, surtout sur le terrain de la vie privée. Et c'est ainsi que Windows 10 et Office 365 viennent d'être bannis des écoles.

 L'équivalent de la CNIL en Allemagne a récemment émis une ordonnance visant à interdire l'utilisation de Windows 10 et Office 365 dans les écoles du pays. Les deux logiciels de Microsoft ne se conformeraient ainsi pas au RGPD et ne sont ainsi plus les bienvenus dans les établissements scolaires.

La DHBDI (Der Hessische Beauftragte für Datenschutz und Informationsfreiheit), soit la CNIL de la région du länder de Hesse a ainsi déclaré illégale l'utilisation des deux logiciels dans les écoles, estimant ainsi qu'il était urgent de protéger les enfants. Cette décision n'est pour l'instant pas étendue aux administrations du pays.

Le fait que les données stockées dans le Cloud par Office 365 puissent être consultées depuis les USA constitue ainsi une violation des lois allemandes. Une situation difficile pour Microsoft puisque même les données stockées en Europe peuvent être consultées à distance depuis les USA.

Windows 10 pour sa part se montre assez bavard et multiplie les communications avec les serveurs de Microsoft même quand la télémétrie est définie au minimum...

L'Allemagne préconise ainsi un retour à d'anciennes versions de Windows et à une version locale d'Office, à moins que Microsoft ne propose des versions adaptées de ses propres logiciels.

D'ailleurs, la décision allemande soulève la question d'une application de cette interdiction à l'échelle européenne : le RGPD est une loi européenne et en conséquence, Microsoft se doit de le respecter dans chaque pays de l'Union européenne.

generation-nt

Des astronomes ont découvert deux exoplanètes ayant des caractéristiques similaires à la Terre. Elles sont situées à 12,5 années-lumière de nous.

C’est la découverte incroyable d’astronomes de l’Université de Göttingen. Ils sont convaincus d’avoir trouvé deux nouvelles exoplanètes qui ressemblent à la Terre et qui pourraient potentiellement être habitable.

Situées à 12,5 années-lumière dans la constellation du zodiaque Bélier (Aries), ces deux exoplanètes sont situées dans la zone habitable, à une distance parfaite du Soleil pour contenir de l’eau sous forme liquide et donc peut-être abriter la vie. Nommées Teegarden b et Teegarden c, il s’agit des exoplanètes les plus ressemblantes à la Terre jamais trouvées.

Comment les ont-ils trouvées ?

En temps normal, pour détecter ce genre de planète il faut utiliser la méthode de transit. Elle consiste à attendre qu'une planète passe devant son étoile, pour constater ainsi une baisse de la lumière émise. Dans le cas présent, cette technique n'a cependant pas été possible : l'étoile du système de ces deux planètes n'émettant pas suffisamment de lumière, aucune variation n'a été constatée.

Pour les identifier, les astronomes ont donc utilisé le télescope CARMENES, capable d’étudier la vélocité radiale des étoiles. Une étude photométrique à également confirmé cette trouvaille.

D’après les astronomes, Teegarden b, plus près de l’étoile, pourrait bien avoir une température à sa surface d'environ 28°C et fluctuant de 0°C à 50°C. Teegarden c au contraire, aurait des températures plus basse d’environ -47°C. Par ailleurs, ces nouvelles exoplanètes disposent d'une atmosphère, ce qui augmente leurs chances d'être habitables.

Pour la communauté scientifique, ces résultats sont très prometteurs. Teegarden b et c rejoignent ainsi la liste d’exoplanètes à étudier de plus près dans les prochaines années.

David Turner - Gentside


Pourquoi doit-on se méfier des clés USB ?

Distribuée comme objet publicitaire, prêtée entre amis ou au bureau, la clé USB est devenue un objet du quotidien. Elle présente cependant des risques pour la sécurité de nos ordinateurs et smartphones.

Une clé USB peut ouvrir grand les portes de votre sécurité. Lors du sommet exceptionnel entre Kim Jong-un et Donald Trump, les 3000 journalistes sur place ont reçu des petits ventilateurs à brancher sur le port mini-USB de leur smartphone. L'objet était a priori pratique, du fait des températures élevées à Singapour.

Néanmoins, certains spécialistes ont suspecté la présence d'un logiciel espion, un «cheval de Troie», caché dans le petit gadget. «Aux journalistes qui couvrent le sommet: ne branchez pas cette clé. Ne la gardez pas. Jetez-la dans une poubelle publique, ou envoyez-la à un expert en sécurité de votre connaissance», a immédiatement alerté Barton Gellman, un journaliste américain, sur compte Twitter.

«Une opération d'espionnage globale [via un ventilateur USB] est techniquement plausible mais peu probable», relativise Gerome Billois, expert en cybersécurité au cabinet Wavestone contacté par Le Figaro. Néanmoins, les périphériques USB restent des vecteurs potentiels de virus et de logiciels malveillants, sur lesquels alertent régulièrement les experts en cybersécurité.

Le risque concerne tous les utilisateurs d'ordinateurs ou de smartphones. «Tous les périphériques sont concernés, en premier lieu ceux de stockage puisque les gens vont pouvoir cliquer sur un PDF ou une application piégés», explique Gerome Billois. Les claviers, les souris et les ventilateurs qui se branchent sur tout type de port USB (mini, micro, etc) peuvent aussi embarquer des virus. Selon le spécialiste, l'e-mail reste néanmoins le premier vecteur d'infection. Les sites Internet piégés arrivent en deuxième position, devant les périphériques de stockage externes comme les clés USB, les disques durs, les cartes mémoires et les DVD.

Brancher une clé USB n'est donc pas sans risque et peut amener de nombreux désagréments: espionnage à distance, prise de contrôle, blocage ou destruction de l'ordinateur. Une «USB killer» (littéralement «clé USB tueuse»), par exemple, pourra anéantir une machine dès qu'elle va être branchée. Pour cela, elle délivre une tension très forte qui détruit l'électronique de l'appareil. Un rançongiciel embarqué pourra lui bloquer l'accès d'un ordinateur, puis réclamer une rançon.

Il est possible de rendre invisible un programme espion en utilisant des failles qui ne sont pas connus des logiciels de protection. Un virus est souvent activé par l'ouverture d'un fichier par l'utilisateur, mais pas toujours. Quand ce n'est pas le cas, des petites fenêtres apparaissent puis disparaissent à l'écran au moment du branchement du périphérique USB, ce qui peut être un signe de l'installation du programme malveillant.

Quelques conseils pour éviter les risques
«Il faut toujours traiter les clés USB avec beaucoup de vigilance en s'interrogeant sur la source», souligne Gerome Billois. «Mais un grand nombre de clés USB sont saines. Brancher la première clé venue ne va pas nécessairement avoir des conséquences dramatiques». Sans tomber dans la paranoïa, certains réflexes limitent les risques d'être infecté par un virus informatique: avoir un ordinateur à jour, appliquer tous les correctifs de sécurité, mettre à niveau son antivirus ou forcer l'analyse lorsqu'on branche une clé USB. Une fois la clé ouverte, il faut prendre soin de ne pas cliquer sur n'importe quel contenu. Il faut cliquer de préférence sur des fichiers connus (photos, vidéos, PDF) et éviter les programmes dont on ignore le rôle.

«Le vecteur numéro 1 aujourd'hui d'infection des PC chez les particuliers est le piratage d'applications ou de jeux», indique Gerome Billois, «Très souvent, les logiciels qui font sauter les vérifications [les protections pour limiter le piratage, NDLR] sont accompagnés de virus». Récupérer un jeu vidéo «cracké» (piraté) sur clé USB auprès d'un ami peut donc se solder par l'infection virale de son propre ordinateur.

Quant à savoir si l'on est déjà touché par un virus, il n'y a malheureusement pas de solution miracle. Certains indices ne doivent néanmoins pas être négligés: des fenêtres ou publicités qui apparaissent à l'écran sans raison, l'antivirus qui se désactive tout seul ou des performances de la machine qui chutent subitement. Toutefois, pas de panique. Pour ne pas faire d'erreur, le plus simple est de voir son port USB comme une porte d'entrée. De la même manière qu'on ne fait pas rentrer n'importe qui chez soi, il est important de jauger la confiance que l'on a dans une clé avant de la brancher.

Marius François - lefigaro.fr


Un enfant bloque l'iPad de ses parents pour 48 ans

  Le système de blocage d'iOS fait encore des victimes ... Un enfant de 3 ans a ainsi réussi à bloquer l'appareil de ses parents pour 48 ans.

L'affaire n'est malheureusement pas nouvelle et elle continue de se reproduire (dans des proportions toutefois bien souvent moindres) à travers le monde, et ce, malgré les alertes...

Un journaliste américain, Evan Osnos, a ainsi récemment publié la photo de l'écran de son iPad qui affiche un verrouillage pour une durée de 25 536 442 minutes, soit environ 18 000 jours, ou 48 ans et 6 mois. Il faudra patienter jusqu'en 2067 pour pouvoir récupérer l'usage de l'iPad en question.

Au coeur du problème, un bug dans le système de blocage d'iOS. Afin de préserver les données des utilisateurs, Apple a mis en place un système de blocage pour un temps donné lorsqu'un utilisateur se trompe trop de fois lorsqu'il renseigne son code. L'idée est d'éviter de permettre d'utiliser la force brute et de tester toutes les combinaisons possibles pour forcer le code. Passé quelques essais, il faut attendre 1h entre chaque nouvelle tentative.

 Mais dans certaines conditions particulières, notamment quand la batterie de l'appareil est peu chargée, il arrive qu'un bug entraine la réinitialisation de l'horloge interne de l'iPad au 1er janvier 1970. Et puisque le dernier échec de l'identification avait enregistré le déverrouillage à la date actuelle +1h, il faut désormais attendre plus de 48 ans pour retenter d'accéder au terminal.

Dans le cas du journaliste, c'est son enfant de 3 ans qui aurait tenté de déverrouiller l'appareil plusieurs fois...

Heureusement, Apple est conscient de ce problème depuis l'année dernière, un premier cas spectaculaire avait entrainé un blocage pour 47 ans sur l'iPad d'une mère de famille chinoise. Apple propose donc une solution sur son site qui n'est toutefois pas parfaite : il faut accepter de supprimer toutes les données de l'appareil et procéder à une restauration de ce dernier, voilà qui met en évidence l'importance des sauvegardes Cloud...

generation-nt.com


Microsoft prolonge le support de Windows 7 jusqu'en 2023

Si la période de support standard de Windows 7 SP1 a pris fin le 13 janvier 2015, signant la fin des mises à jour non liées à la sécurité et l'ajout de nouvelles fonctionnalités au système d'exploitation, Microsoft continue tout de même à fournir pour cet OS des mises à jour de sécurité. Mais cette période de support étendu gratuit prendra elle aussi prochainement fin, le 14 janvier 2020 pour être précis. L'éditeur vient de dévoiler sur son blog ce qu'il adviendra ensuite de Windows 7 SP1.

Support payant
En pratique, Microsoft proposera, comme ce fut le cas avec les précédentes versions de Windows, une période de support étendu payant, qui s'achèvera en janvier 2023. Seules les versions Pro et Entreprise de Windows 7 commercialisées en licences en volume sont toutefois concernées. Microsoft proposera en parallèle des réductions vers Windows 10 Enterprise et Education.

Bonne nouvelle, les clients de l'éditeur qui souscriront à la période de support étendu payant (ESU, Extended Security Updates) continueront à pouvoir utiliser Office 365 ProPlus jusqu'en janvier 2023. Mauvaise nouvelle, le prix de ce support étendu, défini par nombre d'appareil, augmentera chaque année...

Tomshardwar.fr

Ryker Gamble (à gauche), Megan Scraper et Alexey Lyakh (à droite) Gofundme
Ryker Gamble, Alexey Lyakh et Megan Scraper, trois youtubeurs réputés, sont décédés lors d’une baignade au sommet d’une cascade.

YouTube est en deuil après le décès accidentel, dans l’Ouest canadien, de trois célèbres blogueurs vidéo, Ryker Gamble, Alexey Lyakh et Megan Scraper. Créateurs de la chaîne « High on Life », comptant plus de 500 000 abonnés, les trois amis d’enfance ont été victimes d’une chute mortelle lors d’une baignade au sommet d’une cascade à la chute Shannon, haute de 335 mètres et située à une cinquantaine de kilomètres de Vancouver.

La Gendarmerie royale (GRC, police fédérale) a expliqué que les trois personnes « nageaient dans l’un des bassins en amont des chutes Shannon » avec un groupe d’amis « lorsqu’elles ont glissé et sont tombées dans un autre bassin, 30 mètres plus bas ». D’après des témoins, cités par le Vancouver Sun, Alexey Lyakh et Ryker Gamble ont perdu prise et chuté avec Megan Scraper en tentant de la rattraper alors qu’elle venait de glisser.

Une randonnée dangereuse
Plusieurs secouristes ont été déployés, au sol et par hélicoptère, pour finalement identifier mercredi soir dans quel bassin reposaient les dépouilles des trois jeunes gens, puis les extirper.

Les trois youtubeurs étaient habitués des voyages à sensations fortes, qu’ils partageaient sur leur chaîne. L’accès à la cascade était particulièrement difficile et « dangereux », d’autant que « le débit d’eau des chutes est très élevé en raison des températures chaudes » qui frappent l’Amérique du Nord depuis plusieurs jours, a relevé la GRC dans un communiqué.

Vendredi matin, une vidéo hommage a été publiée sur leur page Youtube par sept amis proches, notamment afin de collecter 100 000 dollars pour leurs funérailles.

leParisien.fr

Dans l'actualité scientifique de la semaine, les découvertes du robot Curiosity dans des roches sédimenteuses de la planète rouge, un trentenaire boiteux écrasé à Pompéi en fuyant l'éruption du Vésuve et l'ancêtre commun des serpents et des lézards.
  Des molécules organiques sur Mars, une mort percutante à Pompéi et un curieux reptile
Les trois actualités scientifiques qui ont retenu notre attention cette semaine.

Des molécules organiques sur Mars
On n’a pas encore trouvé de bactérie sur la planète rouge, mais l’enquête du robot Curiosity sur les conditions de vie martiennes progresse à grands pas : la Nasa a dévoilé jeudi 7 juin la découverte de molécules organiques dans les roches sédimenteuses de l’ancien lac du cratère Gale. Sur Terre, ces composés chimiques constitués autour d’atomes de carbone sont largement liés à la vie… Mais ils peuvent également avoir une origine purement géologique.

C’est dans cette roche baptisée «Mojave 2» et forée par Curiosity en janvier 2015 que l’on a trouvé des molécules organiques proches du kérogène terrestre. (Photo NASA/JPL-Caltech/MSSS)



C'est dans cette roche baptisée «Mojave 2» et forée par Curiosity en janvier 2015 que l'on a trouvé des molécules organiques proches du kérogène terrestre. C’est dans cette roche baptisée «Mojave 2» et forée par Curiosity en janvier 2015 que l’on a trouvé des molécules organiques proches du kérogène terrestre. (Photo NASA/JPL-Caltech/MSSS)

«Des échantillons prélevés dans les roches d’un ancien lac ont révélé des macromolécules organiques complexes qui ressemblent étonnamment au kérogène», résume le journaliste de Science. Sur Terre, le kérogène est une matière solide que l’on trouve dans les sédiments. Elle est issue de la dégradation de matière vivante comme les algues, le pollen ou le plancton, et on en tire des combustibles (pétrole, charbon, gaz). Le kérogène martien est âgé de trois milliards d’années – date à laquelle les sédiments se sont formés au fond du lac – et a traversé le temps sans dommage jusqu’à aujourd’hui, sans doute grâce à la présence de soufre qui, sur Terre, a cette même fonction de conservateur.

Ce n’est pas la première fois que Curiosity déterre un composé organique, mais ses précédentes trouvailles étaient en quantité cent fois moins moindre et on ne pouvait pas écarter la piste d’une simple contamination. Comme il n’y a aucune chance de trouver des molécules organiques à la surface de Mars, où elles seraient rapidement oxydées et irradiées aux ultraviolets, Curiosity les cherche à plusieurs centimètres de profondeur en utilisant le foret installé au bout de son bras articulé. Cette perceuse est tombée en panne en décembre 2016 et vient seulement d’être réparée ; on attend les résultats de ses nouveaux forages avec impatience.

Une mort percutante à Pompéi
Photo Parco archeologico di Pompei
C’est l’une des morts les plus frappantes de Pompéi que viennent de mettre au jour les archéologues dans la «région V» de l’ancienne cité romaine, en cours de fouilles. Ils en ont publié les photos sur la page Facebook du site archéologique : le corps est presque entièrement découvert, mais sa tête reste ensevelie sous le coin du bloc de pierre resté en place depuis près de 2000 ans.

On pourrait y voir un acharnement du destin… Cet homme âgé d’une trentaine d’années tentait de fuir la cité Pompéi en août 79, alors que Vésuve déversait un nuage de roches volcaniques et de cendres. Des centaines de personnes avaient déjà péri durant la première phase de l’éruption, ensevelis sous les pierres ponces qui ont fait s’écrouler nombre de toits. Notre homme, lui, a survécu. Mais une infection osseuse, révélée par des lésions sur son tibia, l’empêchait de courir. Il est même probable qu’il boitait. Sa course s’est arrêtée au carrefour de la rue des noces d’argent (vicolo delle Nozze d’Argento) et de la rue des balcons (vicolo dei Balconi), un énorme bloc de pierre détaché d’un bâtiment voisin et projeté par une nuée ardente lui est tombé dessus, écrasant au sol sa tête et la partie supérieure de son thorax.

Un autre squelette blessé aux jambes et appartenant probablement à un citoyen boiteux a récemment été étudié à Pompéi. «Au-delà de l’impact émotionnel de ces découvertes, commente le directeur du site Massimo Osanna, l’opportunité de comparer leurs pathologies et leur style de vie ainsi que la dynamique de leur fuite […] contribue à affiner notre compréhension de cette époque, ce qui est la base du travail archéologique.»

«La mère de tous les lézards»
Le fossile a été découvert dans les Alpes italiennes il y a vingt ans, et appartient à une espèce disparue de reptile baptisée Megachirella wachtleri. Mais quels sont ses cousins les plus proches ? Où s’insère-t-il dans l’évolution des squamates, cet ordre animal qui regroupe tous les lézards et les serpents ?



Tiago Simões, paléobiologiste à l’université de l’Alberta au Canada, a récemment passé quatre ans à étudier le fossile. «J’ai passé près de 400 jours à visiter plus de cinquante musées et collections d’universités dans dix-sept payés pour comprendre l’évolution précoce des reptiles et des lézards», résume le chercheur. Son équipe a emmené le fossile en Italie pour le scanner aux rayons X avec des méthodes modernes et en tirer un modèle 3D. Cette nouvelle étude a permis de révéler des détails qui précisent la place de Megachirella wachtleri dans l’arbre phylogénétique : il s’avère qu’il est antérieur à la séparation entre la branche les lézards et celle des serpents. C’est donc «le plus ancien squamate connu», vieux de 240 millions d’années, concluent Simões et son équipe dans Nature.

Et c’est une bonne nouvelle pour l’histoire évolutionnaire des squamates, qui souffrait jusqu’ici d’un grand écart entre l’âge du plus ancien fossile avant Megachirella – 168 millions d’années – et leur origine théorique estimée 70 millions d’années plus tôt. Cette origine semble donc confirmée.

Et aussi…
Les abeilles identifient le concept de zéro. Avec des post-it et de l’eau sucrée, une équipe de biologistes vient de prouver que les abeilles sont sensibles à l’idée de nombre inférieur à 1.

Vieille de 66-67 millions d’années, une femelle T-Rex s’installe pour l’été au Muséum d’histoire naturelle de Paris. L’occasion de (re)découvrir cette grosse bête, carnivore surpuissant du Crétacé devenu mythe sanguinaire au cinéma. Par ailleurs, le squelette d’un dinosaure proche de l’allosaure a été vendu 2 millions d’euros aux enchères, ce lundi. Preuve que les dinos suscitent toujours un fort intérêt chez les collectionneurs.

Cancer : vers davantage de soins sans chimiothérapie ? Lors du congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique (Asco), plusieurs études ont laissé entrevoir des possibilités de traitements sans chimiothérapie.

Camille Gévaudan | libération.fr

Comme à chaque édition, le Computex était l'occasion pour les différents acteurs du domaine de l'informatique de faire plusieurs annonces plus ou moins fracassantes. Concernant Intel, la révélation au grand jour de son processeur « anniversaire » atteignant les 5 Ghz n'était pas la seule. Le fabricant a également profité du salon pour parler de l'une de ses dernières innovations technologiques développée avec ses partenaires et promettant de belles avancées dans le domaine de l'autonomie de ses machines.

Cette évolution, qui impacterait la consommation de l'écran d'un ordinateur portable, permettrait d'atteindre 28h d'autonomie !

28h d'autonomie : une belle avancée technologique

28 heures : voilà l'autonomie qu'espère atteindre Intel sur certaines de ses prochaines machines dans un futur relativement proche. Une autonomie qui ne manquera pas de faire rêver tous les possesseurs d'ordinateurs portables qu'on est.

Ainsi, c'est à l'aide d'une étroite collaboration avec Shap et Innolux qu'Intel a présenté une nouvelle technologie d'affichage au sein d'un panneau de 1 Watt, qui serait capable de réduire d'environ 50 % la consommation des écrans LCD utilisés sur les ordinateurs portables. Une réduction de consommation qui expliquerait en effet l'incroyable autonomie qu'espère atteindre Intel puisque la majorité de l'utilisation de la batterie d'un ordinateur portable provient de l'alimentation de son écran.

Intel déclare tout de même que cette technologie, lorsqu'elle sera aboutie, ne sera disponible que pour les ordinateurs équipés d'un processeur Intel. Ainsi, toutes les machines possédant du Nvidia ou de l'AMD ne pourront pas en bénéficier.

Une technologie qui n'en est qu'à ses balbutiements

Si cette annonce a de quoi laisser rêveur, il convient tout de même de revenir à la réalité. En effet, même si la technologie en question est théoriquement déjà fonctionnelle, elle n'en reste pas moins qu'à ses débuts. C'est ainsi qu'Intel ne parle finalement de 28 heures d'autonomie que comme d'une estimation qui pourrait être atteinte par le biais d'une « innovation continue » avec ses partenaires. Une autonomie pas encore atteinte donc.

En plus du fait qu'il ne s'agisse que d'une estimation, beaucoup de détails manquent à l'appel. Par exemple, cette annonce de 28 h est basée sur l'utilisation de plusieurs « technologies d'économie d'énergie » dont les détails ne sont pas mentionnés, ainsi que l'absence d'utilisation des haut-parleurs de la machine. De plus, la luminosité de l'écran présenté par Intel est particulièrement faible puisque réglée à 150 cd/m².

Quoi qu'il en soit, même si la technologie d'Intel n'en est qu'à ses débuts, elle laisse présager d'une réelle amélioration concernant l'autonomie des ordinateurs portables dans les mois ou années à venir.

cubic.com