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Selon Cadremploi, les 3 millions de cadres du secteur privé français évoluent sur un marché de plein emploi, ce qui expliquerait d'une part leur appétit de changement retrouvé et d'autre part la difficulté qu'affrontent les entreprises pour les recruter et à les fidéliser.

Les employeurs et leurs DRH risquent de tomber de leur chaise en lisant ce sondage réalisé par l'Ifop pour le compte de Cadremploi : six cadres sur dix envisagent de démissionner de leur poste actuel, principalement pour améliorer leurs perspectives professionnelles et leur salaire, selon une étude Ifop pour Cadremploi publiée mardi. 20% des cadres pensent même "souvent" à démissionner et "plus d'un cadre sur trois" va jusqu'à envisager une reconversion, d'après cette enquête.

Pour 80% des cadres, démissionner a été positif sur le bien-être général
Mais quatre cadres sur dix perçoivent la démission "comme risquée". Pourtant, parmi les cadres qui ont déjà démissionné, plus de 80% "constatent un impact positif sur leur niveau de bien-être général", notamment sur leur vie privée, relève Cadremploi dans un communiqué.

Pour ceux qui pourraient franchir le pas, "le manque de perspectives professionnelles et la rémunération" seraient "les principaux déclencheurs de démission", devant les "relations avec le management", "l'intérêt des missions" et "des raisons relevant de la vie personnelle", précise Cadremploi.

"Les cadres - qui sont plus de 3 millions en France dans le secteur privé - évoluent sur un marché de plein emploi où les entreprises ont des difficultés à les recruter et à les fidéliser. Les cadres ont donc la chance de pouvoir envisager de quitter leur entreprise pour tenter d'être plus heureux ailleurs si cette dernière ne répond pas à leurs attentes", souligne Julien Breuilh, directeur des études de Cadremploi, cité dans le communiqué.

Démissionner et toucher le chômage ? Une nouveauté bien accueillie
La loi "Avenir professionnel" est "bien accueillie" par six cadres sur dix, selon l'enquête. Votée l'été dernier, cette loi va ouvrir le droit à une indemnisation chômage, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou avec un projet de création ou reprise d'entreprise.

Mais pour entrer en vigueur, ce dispositif doit encore être retranscrit dans la nouvelle convention d'assurance chômage dont les négociations entre partenaires sociaux viennent à peine de commencer.

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Méthodologie

Cette enquête a été réalisée en ligne, du 10 au 16 octobre, auprès d'un échantillon de 1.001 cadres, représentatif de la population française des cadres actifs en poste selon la méthode des quotas. Cadremploi se présente comme le premier site pour l'emploi des cadres du secteur privé en France, notamment avec des offres d'emploi et le dépôt de CV.

latribune.fr


Rapport Oxfam : 90% des nouveaux milliardaires sont … des hommes


Ne devient pas milliardaire qui veut, enfin surtout pour celle qui le voudrait. Selon le rapport de l'ONG britannique OXFAM, un nouveau milliardaire apparait tous les deux jours. Sur les 2 043 milliardaires recensés aujourd’hui dans le monde, neuf sur dix sont des hommes.

Les riches sont de plus en plus riches, mais les pauvres un peu moins pauvres ? Un constat aux allures de vraie fausse bonne nouvelle en tout cas du côté des femmes, car ce sont elles que l'on trouve toujours et encore au bas de l'échelle.

Pour le dénoncer, l’ONG britannique OXFAM sait manier l’art des chiffres et des comparaisons. Tout aussi choquantes les unes que les autres avec pour objectif celui de nous interpeller, nous et surtout ceux qui font partie de la minorité la plus riche de la planète, celle qui se retrouve cette semaine au sommet annuel mondial économique de Davos en Suisse.

Dans ce rapport intitulé "Récompenser le travail, pas la richesse", on apprend que 62 personnes (53 hommes, 8 femmes) sont aussi riches que la moitié des habitants de la planète, leur fortune a augmenté de 44% depuis 2010, celle des autres a chuté de 41%.

Ce boom incroyable équivaut à sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées dans le monde en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

L’enquête publiée quelques jours avant la tenue du World Economic Forum (WEF), l’ONG nous explique qu’il ne faut que quatre jours au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales de textile pour empocher ce qu’une ouvrière du secteur au Bangladesh mettra une vie entière à gagner.

« Les travailleuses et travailleurs pauvres s'échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l'extrême richesse d'une minorité. Les femmes occupent les postes les plus difficiles tandis que la quasi-totalité des grandes fortunes sont entre les mains d'hommes », peut-on lire.

La directrice exécutive d'Oxfam International, l’Ougandaise Winnie Byanyima s'est rendue cette semaine à Davos pour interpeller le ghota des plus riches de la planète, et pour leur dire que selon elle, « Le boom des milliardaires n'est pas le signe d'une économie prospère, mais un symptôme de l'échec du système économique ».

"On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs", a-t-elle aussi déclaré pour commenter les résultats de l'enquête menée par Oxfam.

En décembre 2017, en marge d'une conférence du FMI, la directrice lançait un appel, emprunt d'émotion et de colère, "Huit hommes, et pas une femme, détiennent à eux seuls autant de richesses que 8,6 milliards de personnes. Chaque soir une personne sur neuf s'endort la faim au ventre. Je suis en colère. Je ne peux pas accepter ces contradictions, que chacun se contente de dire il y a des vainqueurs et des perdants".
Les grandes marques de la confection mondiale pointées du doigt
Au Myanmar, où Oxfam œuvre auprès des jeunes ouvrières du textile qui confectionnent des vêtements pour les grands noms de la mode. Celles-ci sont rémunérées 4 dollars par jour, soit deux fois plus que le seuil d'extrême pauvreté. Pour cela, elles travaillent six ou sept jours par semaine, à raison de 11 heures par jour. Malgré tout ce temps passé au travail, elles peinent à répondre à leurs besoins élémentaires (nourriture, médicaments) et se retrouvent fréquemment endettées.

Pour le plus grand bénéfice des grandes marques. Comme le montre le dividende annuel versé par la société mère de la chaîne de magasins de vêtements Zara à Amancio Ortega (la quatrième plus grande fortune privée au monde), qui s'élève à environ 1,3 milliard d'euros. Même chose du côté de Stefan Persson, dont le père a fondé H&M, classé 43e rang du classement Forbes des personnes les plus riches du monde, il a récolté l’année dernière un dividende de 658 millions d’euros.

Le rapport cite le cas d’Anju au Bangladesh. Rencontrée par OXFAM Australie, la jeune femme coud des vêtements destinés à l'exportation. Elle travaille jusqu'à 12 heures par jour, jusque tard dans la nuit. Il lui arrive souvent de sauter des repas par manque d'argent. Elle gagne un peu plus de 900 dollars par an.

Autre témoignage, celui de Lan, couturière au Vietnam : « Lorsque je suis tombée enceinte, la direction m'a transférée dans l'entrepôt. Il y avait plein de boîtes de chaussures, que je devais étiqueter. Avec dedans de très belles chaussures idéales pour mon fils.J'aimerais les voir à ses pieds un jour, mais c'est impossible. Je sais qu'il en voudrait, je suis triste pour lui. Ce sont des chaussures vraiment belles. Mais mon salaire mensuel ne couvre même pas le prix d'une paire. »

Selon les experts consultés par l’ONG, « La revalorisation des salaires des 2,5 millions d'ouvrières et d'ouvriers de la confection vietnamien.ne.s à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars chaque année. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grandes entrepises du secteur de la confection ».

"Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes" souligne le rapport Oxfam.

Le rapport pointe aussi les inégalités économiques  entre les femmes et les hommes, qui restent étroitement liées : « Alors que, dans la plupart des pays, l'écart salarial entre les femmes et les hommes a fait l'objet d'une plus grande attention, les écarts de richesses entre les femmes et les hommes sont généralement encore plus importants. Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes; à travail égal, les hommes gagnent davantage que les femmes, et les hommes sont plus nombreux dans les emplois plus prestigieux et mieux rémunérés. »

Des inégalités encore plus frappantes quand il s'agit de travail temporaire ou précaire, la norme dans bien des pays en développement, phénomène qui s'intensifie dans les nations riches. Les employé.e.s temporaires ont des salaires plus bas, moins de droits et bénéficient d'un accès réduit à la protection sociale. Ces emplois sont le plus souvent occupés par des femmes et des jeunes.

D'après l'OIT, plus de 2,78 millions de travailleuses et de travailleurs meurent chaque année des suites d'un accident du travail ou de maladies professionnelles, soit 1 personne toutes les 11 secondes.

Partout dans le monde, les femmes au travail sont souvent victimes de graves blessures, mettent en péril leur santé ou sont exposées à des violences sexuelles sur leur lieu de travail, nous dit aussi le rapport. « Le personnel hôtelier interrogé par Oxfam en République dominicaine, au Canada et en Thaïlande a signalé des cas réguliers d'agressions ou de harcèlement sexuels perpétrés par des clients masculins. Il est également sujet à des problèmes de santé liés à la manipulation de substances chimiques contenues dans les produits de nettoyage. »

"Le harcèlement sexuel est monnaie courante dans ce type de travail. Au moins 90 % des employées sont harcelées par des clients ou par les propriétaires. La justice est du côté des entreprises", relève le rapport Oxfam.

Les enquêteurs d’OXFAM rapportent ce témoignage, celui de Myint, femme de ménage immigrée. Elle travaille dans un hôtel en Thaïlande, victime de harcèlement sexuel par des clients, ses patrons l’incitent à accepter la situation au risque de perdre son emploi.
"Pause pipi" interdite
Autre exemple de violence subie au travail par les femmes, « Au Bangladesh, de nombreuses jeunes femmes travaillant dans des usines de confection souffrent d'infections urinaires à répétition parce qu'elles ne sont pas autorisées à se rendre aux toilettes. »
Une enquête menée aux Etats-Unis en 2016 par Oxfam auprès du personnel travaillant dans la transformation des volailles aux États-Unis avait déjà révélé qu'une partie de la main-d'oeuvre portait des couches, pour pallier à l'interdiction de "pause pipi".

Dolores, ancienne employée dans une usine de transformation de volailles dans l'Arkansas, témoigne aujourd'hui : « C'était totalement dévalorisant. Nous arrivions à 5 heures du matin et travaillions jusqu'à 11 ou 12 heures sans aller aux toilettes. J'avais honte de leur dire que je devais changer ma couche ».

Pour Oxfam, les ouvrières se retrouvent "tout en bas de la pyramide". « Dans le monde entier, les femmes gagnent moins que les hommes et elles sont sur-représentées dans les emplois les moins bien payés et les plus précaires », constate Winnie Byanyima .

« 9 milliardaires sur 10 sont des hommes. Les femmes ont fourni 10 billions (mille milliards) de dollars en soins non rémunérés tandis que les fortunes des milliardaires ont augmenté de 762 milliards de dollars l'an dernier. 1% possède plus de richesse que tout le reste de l'humanité » , pointe cette internaute.

Sur cette question des soins non rémunérés, nous avons joint Erik Van Mele, chargé de plaidoyer politique sur les inégalités chez Oxfam Belgique. Il estime que « Nous, les hommes, devrions partager à part égale ces tâches, cela rééquilibrerait la répartition du travail non rémunéré. Ce sont 10 mille milliards de dollars de soins, en quasi totalité effectués par les femmes, pour les enfants ou les personnes âgées, non rétribués qui ne sont pas comptabilisés dans le produit intérieur brut des pays. Ce n'est pas valorisé !  »

L'ONG lance un appel aux dirigeants réunis à Davos pour que « l'économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ». Elle préconise la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d'entreprises, la fin de "la brèche salariale" entre hommes et femmes, ainsi que la lutte contre l'évasion fiscale.

Ce sondage a été réalisé pour Oxfam auprès de 70.000 personnes représentatives d'un quart de la population mondiale, dans dix pays : en Inde, au Nigeria, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Mexique, en Afrique du Sud, en Espagne, au Maroc, aux Pays-Bas et au Danemark.

Source : information tv5 monde


Découverte fortuite du secret de la construction des pyramides

Des égyptologues sont tombés sur une rampe qui pourrait expliquer comment d’immenses blocs de pierre ont été empilés.

Le secret de la construction des pyramides est l’un des mieux gardé par l’Histoire. Mais en septembre, des égyptologues ont reçu un petit coup de pouce du destin. Alors qu’ils étudiaient des inscriptions anciennes sur le site de Hatnoub, une ancienne carrière dans le désert égyptien, ces derniers sont par hasard tombés sur une rampe datant de la même époque que la Pyramide de Gizeh (il y a 4 500 ans).

Longue de 30 mètres, sur trois mètres de large, encadrée par deux escaliers parallèles comportant des trous de poteaux, elle représente le haut d’une rampe de plus de 100 mètres de long. Cette découverte suggère qu’il existait à l’époque une technique plus développée que ce que l’on pensait jusqu’ici, qui aurait permis de construire les merveilles du monde plus rapidement.


Si la théorie de la rampe pour porter les blocs de pierre n’est en réalité pas entièrement inédite, la rampe découverte par l’équipe de chercheurs franco-anglaise contient des caractéristiques inattendues : elle est tout d’abord beaucoup plus inclinée que ce qui était imaginé jusqu’ici, ce qui est révolutionnaire : « La théorie de la rampe droite retrouve un intérêt car elle n’a plus besoin d’être si longue !

C’est une avancée extrêmement importante dans la pyramidologie ! », s’est exclamé Yannis Gourdon, le fondateur et codirecteur de la mission archéologique d’Hatnoub, interrogé par Ouest France. De plus, la présence de poteaux et de trous des deux côtés de la rampe suggère que les constructeurs parvenaient à hisser les blocs de pierre des deux côtés de la rampe (au lieu de les tirer derrière eux).

Enfin, elle permet d’imaginer un système selon lequel les personnes situées en-dessous du bloc utilisaient les poteaux pour créer un système de poulies tandis que celles situées au-dessus de celui-ci tiraient simultanément, l’empêchant de retomber.
Lire aussi > Un tombeau du dieu Amon découvert en Égypte

La construction des merveilles du monde pourrait donc avoir été beaucoup plus rapide que ce qu’on croyait jusqu’ici, même si le travail et le nombre de personnes impliquées sont conséquents : « Le système que nous avons découvert permettrait à plus de personnes d’exercer leur force en même temps.

Cela signifie donc que vous seriez en mesure d’exercer plus de force et de déplacer les blocs plus rapidement », a déclaré le Dr Roland Enmarch, maître de conférences en égyptologie à l’université de Londres, Liverpool et codirecteur du projet qui a fait la découverte (appelé le Hatnub Survey).

Bien sûr, plus de recherche sera nécessaire pour confirmer que cette rampe trouvée dans une carrière était bel et bien utilisée pour construire les pyramides. Mais des inscriptions ont révélé que la rampe datait de la même époque que le pharaon Khéops, qui avait construit la grande pyramide d’Égypte.

Et si la technique était utilisée dans le pays à l’époque, il y a fort à parier qu’elle a été utilisée par les constructeurs des pyramides. Une découverte de taille !

Source : Paris Match

La romancière et journaliste Sophie Fontanel dont le dernier roman "Une apparition" raconte comment elle a décidé de ne plus faire de colorations et de voir pousser ses cheveux blancs est l'invitée de "On ne parle que de ça" sur Figaro Live.


Fin janvier, une Parisienne dépose un livre dans la rue, en espérant que quelqu'un d'autre "l'adopte". Elle a écopé d'une amende de 68 euros, que la mairie a finalement promis de faire annuler.

"J'ai fait ce que je fais fréquemment, j'ai déposé ce livre bien en vue en bord de trottoir, en espérant que très rapidement quelqu'un l'adopte et que ce livre trouve son propriétaire". Un "geste citoyen" selon elle, qui a pourtant valu à Gwenaëlle, résidant à Paris, une amende de 68 euros relate France Bleu. Soit le même tarif que si elle avait craché ou jeté à terre un mégot de cigarette.

Cette férue de littérature raconte que le 31 janvier, elle s'est rendue dans une librairie du XVIIIe arrondissement de la capitale à la recherche d'une "boîte à livres", une boîte dans laquelle elle pourrait déposer un "beau livre de portraits politiques" dont elle a fini la lecture. N'en trouvant pas, Gwenaëlle décide de poser son livre sur le trottoir.

"Dépôt ou abandon d'ordures"

"Comme pour moi ce n'est pas un acte répréhensible, je n'ai pas pensé à regarder autour de moi avant de le faire", relate à France Bleu la Parisienne d'origine bretonne. "Mais il se trouve que 10 m plus loin, il y avait une dizaine de policiers municipaux qui étaient en opération spéciale 'zéro incivilité', 'zéro indulgence'". Ces agents de la brigade anti-civilité, mise en place en 2016 par la maire de Paris Anne Hidalgo, la voient poser le livre, lui reprochent un "dépôt illégal", et la verbalisent, en prenant l'objet du délit en photo.

Une semaine plus tard, Gwenaëlle reçoit une surprise dans sa boîte aux lettres: un avis de contravention de 68 euros, pour "dépôt ou abandon d'ordures, de déchets, de matériaux ou d'objets hors des emplacements autorisés". Elle évoque la "sidération" qu'elle a ressentie, face à une situation "ubuesque".

Cette habitante de la capitale déplore "le fait qu'on touche à la libre circulation d'un livre et qu'on confonde culture et ordure". C'est selon elle "assez symptomatique de notre époque", et elle pointe du doigt "le fait que l'on essaye de tout cadrer, d'appliquer la loi avec zèle".

"On en perd son bon sens et on oublie que c'est juste une envie de partager", clame Gwenaëlle. "Ça ne me viendrait pas à l'idée d'adopter un tas d'ordures qui est resté dans la rue, alors qu'un livre en général les gens sont très contents d'en trouver un", résume-t-elle. Après avoir été informée de cette contravention, la mairie de Paris a réagi sur Twitter: "Paris aime les livres et encore plus ceux qu'on partage. Nous allons annuler l'amende", a promis la municipalité.

Source : l'express


Gilets jaunes : Macron ne s’exprimera pas avant lundi

Le président de l’Assemblée nationale a confié à l’AFP que le président s’exprimerait devant les Français « en début de semaine prochaine », soit plus de trois semaines après le début du mouvement de protestation des gilets jaunes.

Emmanuel Macron s’exprimera « en début de semaine prochaine » sur la crise des « gilets jaunes », le chef de l’État ne souhaitant « pas mettre d’huile sur le feu » avant les manifestations de samedi, a annoncé vendredi le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand à l’AFP.

« Après différents échanges et un tour d’horizon, le Président, lucide sur le contexte et la situation, ne souhaite pas mettre d’huile sur le feu et par conséquent n’a pas l’intention de s’exprimer avant samedi », a déclaré M. Ferrand. « À l’inverse, en début de semaine prochaine, il sera amené à s’exprimer », a-t-il ajouté.
Dispositif « exceptionnel »

Trois semaines après la première grande mobilisation contre la hausse de la taxe sur les carburants, le gouvernement se prépare au pire et craint une nouvelle flambée de violences pour « l’acte IV » du mouvement des « gilets jaunes ».

Un dispositif « exceptionnel » de 89 000 membres des forces de l’ordre, dont 8 000 à Paris, sera déployé sur tout le territoire pour tenter d’éviter les mêmes scènes d’émeutes que samedi dernier, notamment sous l’Arc de Triomphe.

À Paris, pour la première fois depuis des décennies, l’État engagera même des « VBRG », ces véhicules blindés à roue de la gendarmerie, pour maintenir l’ordre face notamment à des groupuscules d’extrême gauche et d’extrême droite déterminés à en découdre.
« On ne peut plus les arrêter »

Jeudi, tous les membres du gouvernement ont multiplié les appels au calme et à la responsabilité, relayés désormais par la plupart des partis d’opposition, les syndicats et même les évêques de France.

« Il faut sauver la République. Elle est aujourd’hui menacée », s’alarme le président du Sénat Gérard Larcher (LR).

Plusieurs responsables de la majorité font état de « remontées inquiétantes ». Des élus et leurs familles ont été intimidés. Des proches collaborateurs de M. Macron ont reçu des menaces de mort jusque sur leur téléphone.

« Si je ne me fais pas casser la gueule d’ici la fin du mandat, je considère que j’aurai de la chance. Je me dis que ça va arriver, dans ce climat violent, d’hystérisation », dit une députée LREM.

Dans le Figaro vendredi, Jacline Mouraud, une des représentantes du mouvement prévient : les « gilets jaunes, on ne peut plus les arrêter ».
Recule du gouvernement

Les concessions du gouvernement, qui a définitivement abandonné, après 24 heures d’extrême confusion, toute augmentation de la taxe carbone sur les carburants en 2019, semblent n’avoir eu aucun effet.

Si ce n’est d’avoir fragilisé le Premier ministre Édouard Philippe, en première ligne depuis quelques jours et qui défendait une simple suspension de la hausse avant d’être brutalement désavoué par l’Élysée.

Emmanuel Macron est plus que jamais la cible numéro un des « gilets jaunes ». Sur tous les barrages, les appels à la démission fusent. Sa visite éclair dans la semaine à la préfecture du Puy-en-Velay, incendiée samedi, s’est achevée dans un flot d’insultes et de menaces.
Appels à renverser les institutions sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, les mots d’ordre évoquent un renversement des institutions : « dissolution de l’Assemblée nationale », « Manu, on arrive ! », « Pot de départ de Macron ! », ou encore « Tous à la Bastille ».

« Il est conscient que pour l’instant il est l’incarnation de ce que les protestataires portent. Mais il ne renonce jamais », soutient un proche du président.

En attendant, Paris et d’autres grandes villes se préparent à vivre un nouveau samedi noir. La tour Eiffel et le Louvre resteront fermés, tout comme les commerces sur les Champs-Élysées, point de crispation principal.

À Bordeaux, une dizaine d’établissements culturels et espaces publics seront fermés. Six matches de la Ligue 1 de football ont d’ores et déjà été reportés.
Extension de la grogne à d’autres secteurs

L’exécutif craint une alliance entre ultradroite, ultragauche, « gilets jaunes » les plus remontés et jeunes de banlieue, dont certains se sont livrés à des pillages samedi dernier dans la capitale.

On redoute aussi une extension à d’autres secteurs, notamment les agriculteurs, les transporteurs routiers et l’éducation où la situation est très tendue.

Plus de 700 lycéens ont ainsi été interpellés par les forces de l’ordre jeudi lors de la quatrième journée de mobilisation lycéenne, marquée une nouvelle fois par des incidents et des violences.

ouest-france.fr

First Lady remarquable durant le mandat de son époux Barack, Michelle Obama a-t-elle fauté, ce fameux jour de 2009 où elle a sans embages passé son bras autour de la reine Elizabeth II ? Cela ne se fait pas et la buzzosphère avait manqué d'en faire une syncope. A posteriori, l'Américaine explique les raisons insoupçonnées de ce geste inattendu.

Nul n'est censé ignorer la loi... qui veut qu'on ne pose en aucune manière la main sur la monarque britannique. Pourtant, en ce 1er avril 2009, Michelle Obama enfreint la règle et passe son bras dans le dos de la reine Elizabeth II – laquelle lui rend la pareille – en pleine réception au palais de Buckingham à l'occasion du sommet du G20 alors organisé à Londres. Ce n'est pas un poisson d'avril. Stupeur chez les observateurs avertis (du protocole) et bad buzz dans les médias...

Bien des années plus tard, l'épouse de l'ancien président américain Barack Obama, qui entre-temps a revu à plusieurs reprises la vénérable souveraine, a ce moment encore bien en tête. Mais elle a aussi une explication insoupçonnée et un rien perchée à son geste, qu'elle fournit dans ses mémoires événement intitulés Becoming : cette accolade était en réalité un étonnant moment de solidarité féminine...


Tout était parti d'une remarque de la reine, qui, de son mètre 63 sous la toise, n'avait pas résisté à l'envie de faire remarquer à son invitée qu'elle la trouvait "tellement grande". Michelle Obama, qui culmine effectivement à 1,80 mètre, avait alors répondu en soulignant que ses talons Jimmy Choo y étaient aussi pour quelque chose. C'est alors qu'Elizabeth II avait eu "un geste d'agacement en désignant ses propres escarpins noirs", et de lâcher : "Ces chaussures sont vraiment inconfortables, n'est-ce pas ?"

Le faux pas ultime
L'ex-First Lady des États-Unis, qui décrit dans son livre la monarque britannique comme une "authentique icône" et reste marquée par "son sourire délicat", relate la suite de cet échange insolite : "J'ai avoué à la reine que j'avais mal aux pieds. Elle m'a avoué qu'elle aussi avait mal aux pieds. Nous nous sommes regardées avec la même expression, l'air de dire 'mais combien de temps va-t-on encore rester debout à ne rien faire avec ces grands dirigeants mondiaux ?'. Et là-dessus, elle est partie d'un rire absolument charmant. Oubliez un instant qu'elle porte parfois une couronne sertie de diamants et que j'étais arrivée à Londres à bord de l'avion présidentiel : nous n'étions rien d'autre que deux dames fatiguées opprimées par nos chaussures. Alors, j'ai fait ce que je fais instinctivement lorsque je me sens en phase avec une nouvelle personne, à savoir extérioriser mes sentiments. J'ai affectueusement passé la main par-dessus son épaule. À cet instant précis, je ne savais pas que j'étais en train de commettre ce qui allait être considéré comme un faux pas ultime."


Navrée après-coup, devant le tollé provoqué, que ce geste spontané ait pu faire de l'ombre aux efforts politiques que son mari déployait alors dans le cadre du G20, Michelle Obama n'y voit toujours pas le mal et explique en toute sincérité : "Si je n'ai pas fait ce qu'il fallait, au moins j'ai fait quelque chose d'humain. Je dirais même que cela n'a pas posé de problème à la reine, parce que lorsque je l'ai touchée, tout ce qu'elle a fait, c'est se rapprocher de moi, posant sa main gantée avec douceur dans le bas de mon dos."

Elizabeth II a par la suite accueilli à trois autres reprises le couple Obama, en 2011 à l'occasion d'une visite officielle, en 2012 pour les Jeux olympiques de Londres et en 2016 pour une nouvelle visite d'État coïncidant avec les célébrations de son 90e anniversaire. Elle les a également comiquement affrontés par vidéo interposée lorsque le prince Harry les a tous trois sollicités pour la promotion de ses premiers Invictus Games.

purepeople.com


A Dakar, l’archi anarchique

La capitale du Sénégal a vu sa population quadrupler en vingt ans, entraînant une urbanisation chaotique. Face à l’impuissance des autorités, un collectif citoyen tente de lutter contre l’incivisme sur Twitter.

Difficile de se frayer un chemin entre les stands des vendeurs ambulants qui ont envahi la passerelle piétonne de Nord Foire, un quartier populaire de Dakar. Crèmes pour le corps, perruques, chaussures de seconde main, parfums s’étalent en enfilade, à même le sol. Des femmes s’arrêtent, marchandent les prix. D’autres passants enjambent dans l’indifférence les étals de fortune. Au milieu de ce capharnaüm, rejoindre l’autre bout du pont est devenu le parcours du combattant.

Maguette Gaye mitraille la scène avec son smartphone. «J’immortalise l’anarchie, plaisante-t-il. C’est désormais un réflexe de prendre en photo tout ce qui me déplaît à Dakar.» Ses clichés, il les partage sur le Twitter de Save Dakar, un collectif citoyen qui dénonce les actes d’incivilité dans la capitale sénégalaise. Présente uniquement sur les réseaux sociaux, la communauté regroupe près de 30 000 citadins qui, comme Maguette, sont lassés d’une ville qu’ils jugent trop sale, trop bruyante, trop polluée. Leur ras-le-bol, ils l’expriment en images avec le hashtag #SaveDakar, utilisé une centaine de fois par jour. Sur les clichés, des scènes de vie d’une capitale qui suffoque. Des rues qui croulent sous les ordures, des bouches d’égout débordantes, des espaces verts à l’abandon, du bétail qui déambule au milieu de la circulation. A l’origine de cette initiative, un jeune photographe sénégalais, Mandione Laye Kébé, nostalgique du Dakar raconté par son père dans les années 60. «De larges avenues ombragées sans circulation, de vrais trottoirs, des parcs, et surtout des règles que les gens respectaient. L’âge d’or», raconte-t-il.

Champignons
C’est après une balade place de l’Indépendance, dans le vieux quartier du Plateau, qu’il décide de lancer Save Dakar. Ce lieu mythique de la capitale sénégalaise post-indépendance, «le salon» où l’on se rencontrait après une séance au cinéma voisin, le Paris, est en décrépitude. Les pelouses pelées sont jonchées de détritus, les bancs en ruine servent d’abris aux clochards en haillons, l’eau de la fontaine ne coule plus. «Au Sénégal, on investit seulement pour sauver les apparences. Mais on oublie le plus important, l’entretien», déplore Mandione Laye Kébé.

Touchée de plein fouet par l’exode rural, la population de Dakar a quadruplé en vingt ans : 800 000 habitants au début des années 2000, contre quelque 3,6 millions aujourd’hui. Les banlieues désordonnées et sans plan d’urbanisme ont poussé comme des champignons.

Dans son dernier rapport annuel sur la pollution de l’air, l’Organisation mondiale de la santé a classé Dakar parmi les mauvaises élèves. Un taux de particules fines sept fois plus haut que la moyenne qui fait d’elle la deuxième capitale la plus polluée d’Afrique. Pour Mandione Laye Kébé, cette explosion urbaine va de pair avec le développement de l’incivisme. «Dakar est devenu un grand souk, où tout se négocie. On ne respecte plus rien. La première victime, c’est le patrimoine.» Alors il mise sur les réseaux sociaux pour faire entendre sa voix : «Tout le monde les utilise dans le pays, du citoyen lambda aux hommes politiques, c’est l’endroit idéal pour interpeller les gens.» Dans sa poche, son téléphone ne cesse de vibrer, une photo qu’il a publiée la veille est retweetée des milliers de fois. Celle d’un lampadaire qui menace de s’effondrer en pleine rue. Le buzz est tel que les autorités réagissent. La Société nationale d’électricité du Sénégal le contacte personnellement pour connaître le lieu exact où a été prise la photo. «En une matinée ils avaient réglé le problème, se félicite-t-il. Nous, on dénonce. Et visiblement, notre succès sert à quelque chose.» En un an d’existence, le mouvement citoyen Save Dakar a pris de l’envergure. Le combat dépasse désormais la sphère du Web et s’installe sur le terrain.

«Révolutionnaire»
Ce matin-là, Mandione Laye Kébé, accompagné de deux amis volontaires, Rokhaya et Incent, se rend dans une école primaire du quartier défavorisé de Gueule Tapée. Au programme des discussions, la protection de l’environnement et le civisme. «Je leur dis de ne pas jeter leurs détritus par terre. S’ils voient des adultes le faire, qu’ils leur demandent de les mettre dans les poubelles», explique Mandione, pédagogue. Et d’ajouter : «Si on veut que les mentalités changent durablement, c’est sur les enfants qu’il faut miser. Ce sont nos ambassadeurs.»

Save Dakar compte aussi lancer une application mobile dédiée aux Dakarois pour dénoncer tous les tracas du quotidien, comme les débordements d’égouts ou un accident qui embouteille la voie publique. «J’aimerais mettre directement en relation les citoyens et les élus via leur smartphone, ça serait révolutionnaire !» espère le jeune influenceur, avant de reprendre en chœur avec les élèves l’hymne national sénégalais.

Libération - Margot Chevance Correspondante à Dakar

Poster une photo de vos enfants sur les réseaux sociaux à l’occasion de la rentrée, et à d’autres moments, n’est pas une bonne idée comme le confirment les experts.

Tout comme d’autres parents vous avez posté une photo de votre enfant, cartable sur le dos, le jour de la rentrée scolaire ? Mauvaise idée comme l’expliquent des experts en sécurité cités par Metro.UK. Selon eux, il est préférable de garder ce moment familial dans un cadre privé au lieu de le partager sur les réseaux sociaux.

Chaque année, les parents britanniques partagent environ 1.3 milliard d’images de leurs enfants sur les réseaux sociaux. De manière plus inquiétante, près d’un tiers d’entre elles sont partagées sur des pages accessibles à des inconnus. Ce qui représente une banque de données de 390 millions d’images.

« Tenir compte des conséquences »
Pourtant, selon la société de cybersécurité McAfee, bien que plus de la moitié d’entre nous craignent que des pédophiles accèdent à ces données, 53% des parents prévoient toujours de partager une image de leur enfant pour leur rentrée scolaire. « Avant que les ‘fiers’ parents ne partagent les photos du premier jour de leurs enfants sur les réseaux sociaux, ils devraient tenir compte des conséquences personnelles de ce qu’ils publient », met en garde Raj Samani, scientifique en chef et membre de McAfee. « Ce genre d’images peuvent être utilisées pour collecter des informations personnelles telles que l’école, le lieu, le nom complet de l’enfant ou même les dates de naissance, afin de réaliser un tableau récapitulatif de leur identité ».

Respect de l’enfant
En plus d’une question de sécurité, les parents doivent également penser au respect de la vie privée de leurs enfants. Selon une étude distincte réalisée par la société de recherche ComRes, plus d’un quart des 10-12 ans se sentent embarrassés, anxieux ou inquiets lorsque les parents publient des photos d’eux en ligne. « Les parents doivent également réfléchir aux risques émotionnels car ils construisent une identité numérique de leurs enfants en ligne, souvent sans leur consentement », rajoute M. Samani.

« Votre enfant se sentirait-il embarrassé par l’image que vous avez partagée ? Si vous avez des doutes, ne la mettez par sur les réseaux sociaux. Il y a eu de nombreux cas d’enfants ciblés par des intimidateurs en raison d’images partagées publiquement sans leur permission », poursuit M. Samani. « Je comprends parfaitement le désir de tenir informer la famille et les amis, mais dans notre paysage numérique actuel, vous ne pouvez jamais être trop prudent.

Les parents doivent réfléchir à deux fois à ce qu’ils partagent sur les réseaux sociaux, à leurs paramètres de confidentialité et à ceux qu’ils ont comme contact dans leurs réseaux sociaux, avant qu’il ne soit trop tard », conseille l’expert.

fr.metrotime.be

Décès, mauvais traitements, interdictions sévères... Pendant près de dix ans, quelque 9 000 personnes séropositives ont fréquenté le centre de traitement alternatif créé par l’ex-président gambien Yahya Jammeh. Après des années d’omerta, plusieurs survivants témoignent.

Des potions vertes, parfois jaunes, mélangées à du lait ou du miel, à boire cul-sec dans des bouteilles d’un demi-litre. Des ingrédients mystérieux mais toujours amers : tels étaient les « remèdes » concoctés par l’ex-président gambien Yahya Jammeh, guérisseur autoproclamé du VIH.

Pendant près de dix ans, près de 9 000 patients passeront les portes de la « maison de verre », le centre de traitement alternatif que le dictateur aujourd’hui déchu avait installé dans l’enceinte même du palais présidentiel.

La plupart des malades traités dans le centre sont séropositifs. Des centaines d’entre eux n’en sortiront pas vivants, victimes d’infections ou succombant après avoir obéi aux instructions présidentielles les contraignant à interrompre leur traitement antirétroviral.
JE SUIS LE PRÉSIDENT QUI GUÉRIT LE SIDA
Un an après la fin du règne de Jammeh, exilé en Guinée équatoriale, les langues d’une poignée de survivants, la cinquantaine bien entamée, commencent toutefois à se délier.

« Ce sont des personnes malades et les abus qu’elles ont subi continuent d’avoir des conséquences aujourd’hui, explique Sarah Bosha, chargée de la Gambie pour l’ONG AIDS-Free World. Il faut absolument qu’elles soient entendues, et ce de manière urgente. »

En octobre 2017, un groupe d’organisations soutenant les victimes de l’ancien dictateur, notamment celles du « traitement miracle » contre le sida, ont lancé l’initiative #Jammeh2justice : une campagne pour que l’ancien président soit jugé pour les crimes commis durant son mandat.

Car si le centre de traitement controversé est aujourd’hui fermé, ses anciens pensionnaires sont toujours hantés par les expérimentations qu’ils y ont subies.

Cobayes
En 1995, c’est par un simple test que Fatou Jatta apprend qu’elle est atteinte du VIH. Malgré la psychose qui règne à l’époque autour de la maladie, la jeune femme de 28 ans décide d’annoncer publiquement son état.

Avec plusieurs proches, elle fonde un groupe de soutien qui organisera des campagnes de prévention et des marches de sensibilisation. Ces efforts leur valent l’attention du chef de l’État, à la recherche de volontaires pour son traitement expérimental.

AVOIR LE PRÉSIDENT AU TÉLÉPHONE ET LUI RÉPONDRE NON, CE N’ÉTAIT PAS POSSIBLE. ON AURAIT PU AVOIR DES PROBLÈMES

Un jour de 2007, Yahya Jammeh en personne contacte l’association par téléphone, porteur d’une demande pressante : dix cobayes sont requis pour tester un nouveau traitement présidentiel contre le sida. Habitué des déclarations à l’emporte-pièce, le dictateur vient d’annoncer à la presse qu’il a découvert un remède miracle contre la maladie, à base d’herbes médicinales, pouvant également guérir l’asthme et l’hypertension. Reste encore à le prouver.

« Je suis le président qui guérit le sida », clame alors fièrement Yahya Jammeh, qui se fait appeler « Son Excellence Cheikh Professeur El Hadj Docteur Yahya AJJ Jammeh ».


Invitée à participer au programme présidentiel, Fatou ne se fait guère d’illusions sur l’hypothèse qu’elle puisse en ressortir guérie. « Mais avoir le président au téléphone et lui répondre non, ce n’était pas possible, confie la quinquagénaire à Jeune Afrique. On aurait pu avoir des problèmes, nous ou notre famille. C’est pour ça que la plupart d’entre nous y sommes allés. »

LES PATIENTS SOUFFRENT DE VOMISSEMENTS FRÉQUENTS ET DE DIARRHÉES SÉVÈRES

Pendant six mois, les patients doivent ingérer des mixtures à base de plantes, pendant que le président les masse avec des huiles mystérieuses tout en récitant des versets du Coran. Ils sont par ailleurs entourés de vidéastes qui diffuseront les images de l’expérience au reste du pays par le biais de la télévision d’État.

Une panoplie de règles régissent également leur quotidien : interdiction de fumer, de boire de l’alcool, de s’accoupler, de mâcher du chewing-gum ou de boire le thé local, l’attaya.

Des centaines de patients meurent
Lorsque les caméras ne tournent plus, ce que les Gambiens ne voient pas, ce sont les ravages causés par le traitement. Les patients souffrent de vomissements fréquents et de diarrhées sévères, et beaucoup d’entre eux se retrouvent considérablement affaiblis en quelques semaines.

Alerter les malades au sujet des risques qu’ils prennent reste pourtant difficile : qui oserait aller à l’encontre de la volonté du président ? Les membres d’organisations internationales qui s’y aventurent sont expulsés du pays. « Il y a eu un ralentissement en termes de prévention, de communication et d’information autour du VIH, affirme Bai Cham, le responsable de programmes pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, basé à Banjul. Sans cela, on aurait pu faire beaucoup plus de progrès. »

À l’époque, Bai Cham voit donc des patients atteints du VIH se précipiter vers la cure présidentielle, tout en abandonnant leur traitement antirétroviral – qui permet de renforcer le système immunitaire et ainsi de prolonger considérablement l’espérance de vie. Si seulement 2 % de Gambiens sont touchés par le virus – un taux bien moins élevé que la moyenne à l’échelle du continent –, ils sont relativement peu nombreux à suivre un tel traitement.

Beaucoup d’organisations non gouvernementales poursuivront malgré tout leur travail de prévention, mais de manière plus discrète. Finis les grands panneaux d’affichage offerts à la vue de tous : les ONG sillonnent les villages et les communautés rurales, où des centaines de jeunes sont formés afin de sensibiliser leurs compatriotes.


Pourtant la « cure » miraculeuse continue d’attirer les patients. Mais privés d’un traitement digne de ce nom, leur maladie s’aggrave au point qu’au fil des années, nombre d’entre eux succombent à des infections. Selon l’association AIDS-Free World, qui les assiste, plusieurs centaines d’entre eux décéderont aux mains du guérisseur autoproclamé.

ON ÉTAIT COMME DES PRISONNIERS. ON ÉTAIT EN DÉTENTION. TOUS NOS DROITS HUMAINS ONT ÉTÉ VIOLÉS

Le soir, ils ne peuvent rentrer chez eux : ils sont hébergés dans un hôpital transformé pour l’occasion. Ils n’ont pas le droit aux visites et doivent accompagner le président dans ses déplacements vers son village natal de Kanilai, dans le sud du pays. « On était comme des prisonniers, se souvient Fatou. On était en détention. Tous nos droits humains ont été violés. »

Ceux qui deviennent trop faibles finissent à l’hôpital, où les médecins et infirmières refusent de les soigner par peur d’aller à l’encontre du président.

LES PROPRIÉTAIRES PENSENT QUE SI JE VIS DANS LA MÊME MAISON QU’EUX, ILS VONT ATTRAPER LE VIRUS

Aujourd’hui, les lacunes en termes de prévention se font encore sentir. Certains, comme Lamin Ceesay, subissent toujours la discrimination liée à leur statut de séropositif. À 60 ans, Lamin vit maintenant dans une petite maison de deux chambres, régulièrement sujette à des inondations. « À cause de ma maladie, je n’ai pas pu trouver de meilleur logement. Les propriétaires pensent que si je vis dans la même maison qu’eux, ils vont attraper le virus », confie-t-il.



Manque de financement des programmes de lutte
Et les défis sont encore nombreux pour les organisations de lutte contre ce fléau : aujourd’hui, c’est principalement le manque de financement des programmes de lutte contre le sida qui explique le faible nombre de personnes traitées, selon Bai Cham.

Pour les victimes du traitement présidentiel, reste un autre défi : obtenir justice pour les tourments subis, ce qui pourrait prendre des années. L’ancien dictateur gambien jouit d’un exil doré en Guinée-équatoriale, sous la protection du président Teodoro Obiang Nguema Mbasongo. Celui-ci affirmait récemment à la télévision nationale qu’il ne donnerait pas suite aux demandes d’extradition visant Yahya Jammeh, le dictateur qui prétendait guérir le sida avec des potions…

 Jeuneafrique.com


Vatican: Le pape dénonce une société du divertissement

Le pape François a défendu mercredi le repos dominical, qui permet aux chrétiens de « faire la paix » avec leur propre vie, mais a critiqué la société du « divertissement » et de l'« évasion ». Il a fait ces déclarations devant des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre au Vatican à l’occasion de l’audience que le pape donne chaque mercredi.

« Et la vraie paix ne consiste pas à changer sa propre histoire mais à l’accueillir et à la valoriser », a encore expliqué Jorge Bergoglio. « L’homme ne s’est jamais autant reposé qu’aujourd’hui, mais jamais il n’a ressenti autant de vide », a-t-il également assuré, dénonçant une société avant tout « hédoniste ». Il est certes important de se reposer, a-t-il ajouté, mais encore faut-il distinguer le « vrai repos » du « faux repos » dans une société qui prône le divertissement ou l’évasion.

Insatisfaction au rendez-vous, d’après le pape
« L’industrie des loisirs est très florissante et la publicité dessine le monde idéal comme un grand parc d’attractions », a expliqué le souverain pontife. De plus, « le concept de vie qui domine aujourd’hui ne repose plus sur l’activité mais sur l’évasion […] et cette mentalité conduit à l’insatisfaction d’une vie anesthésiée par le divertissement, qui n’est pas le repos », a-t-il encore averti.

20minutes.fr

FAMILLES SÉPARÉES - Un nourrisson de 14 mois a été rendu à ses parents 85 jours après en avoir été séparé à la frontière mexicaine. Sa mère accuse l’administration américaine de mauvais traitements. Son témoignage fait partie d'un document de 900 pages servant de base à une plainte de 18 États américains contre le président Trump et les agences fédérales afin que les enfants retrouvent leurs parents au plus vite.

85 jours.  C’est le temps qu’a passé un bébé de 14 mois après avoir été retiré à ses parents à la frontière mexicaine, alors qu’ils tentaient d’entrer illégalement sur le territoire américain. Poux, absence de soins : sa mère accuse l’administration américaine de mauvais traitements. "Mon enfant n’est plus le même depuis que nous avons été réunis", affirme la maman dans un document que le site américain PBS Newshour a pu consulter. Olivia Caceras affirme avoir retrouvé son garçon couvert de poux et très sale quand elle a enlevé ses vêtements.


La mère de famille doute même qu’il ait été lavé durant ses trois mois sous la garde de l’État fédéral américain. Plus grave, elle rapporte que l’enfant est traumatisé : "Il a continué à pleurer quand nous sommes rentrés, il s’accrochait à ma jambe et ne me laissait pas m’en aller […]. Maintenant il a peur de rester seul".

1700 enfants détenus par l’administration américaine
Le récit d’Olivia Caceras vient s’ajouter aux 900 pages de témoignages de familles et d’enfants qui accompagnent la plainte déposée la semaine dernière par 18 États américains contre le président Trump et les agences fédérales afin que les enfants retrouvent leurs parents au plus vite. Face au tollé suscité par les images d’enfants en pleurs arrachés à leurs parents, le président a annulé cette mesure le 20 juin dernier. Il reste actuellement 1700 enfants détenus par l’administration américaine et qui doivent être rendus à leurs parents.

Décret anti-immigration : la troisième fois a été la bonne pour Donald Trump
Le New York Times rapportait dans un article paru vendredi 6 juillet que certains documents permettant de retrouver les parents des enfants ont été perdus. Le ministère de la Santé a admis jeudi devoir recourir à des tests ADN et à des procédures accélérées pour identifier les enfants et leurs parents.

Dans une requête à la cour de San Diego, qui doit examiner vendredi prochain la demande de l’administration, le ministère de la Justice assure que le ministère de la Santé " travaille d’arrache-pied pour réduire le fardeau de la confirmation de parenté et accélérer les vérifications par ADN ".

lci.fr

Ryker Gamble (à gauche), Megan Scraper et Alexey Lyakh (à droite) Gofundme
Ryker Gamble, Alexey Lyakh et Megan Scraper, trois youtubeurs réputés, sont décédés lors d’une baignade au sommet d’une cascade.

YouTube est en deuil après le décès accidentel, dans l’Ouest canadien, de trois célèbres blogueurs vidéo, Ryker Gamble, Alexey Lyakh et Megan Scraper. Créateurs de la chaîne « High on Life », comptant plus de 500 000 abonnés, les trois amis d’enfance ont été victimes d’une chute mortelle lors d’une baignade au sommet d’une cascade à la chute Shannon, haute de 335 mètres et située à une cinquantaine de kilomètres de Vancouver.

La Gendarmerie royale (GRC, police fédérale) a expliqué que les trois personnes « nageaient dans l’un des bassins en amont des chutes Shannon » avec un groupe d’amis « lorsqu’elles ont glissé et sont tombées dans un autre bassin, 30 mètres plus bas ». D’après des témoins, cités par le Vancouver Sun, Alexey Lyakh et Ryker Gamble ont perdu prise et chuté avec Megan Scraper en tentant de la rattraper alors qu’elle venait de glisser.

Une randonnée dangereuse
Plusieurs secouristes ont été déployés, au sol et par hélicoptère, pour finalement identifier mercredi soir dans quel bassin reposaient les dépouilles des trois jeunes gens, puis les extirper.

Les trois youtubeurs étaient habitués des voyages à sensations fortes, qu’ils partageaient sur leur chaîne. L’accès à la cascade était particulièrement difficile et « dangereux », d’autant que « le débit d’eau des chutes est très élevé en raison des températures chaudes » qui frappent l’Amérique du Nord depuis plusieurs jours, a relevé la GRC dans un communiqué.

Vendredi matin, une vidéo hommage a été publiée sur leur page Youtube par sept amis proches, notamment afin de collecter 100 000 dollars pour leurs funérailles.

leParisien.fr


Les jeunes mariés poursuivent leur intense parcours d'activités officielles, notamment en leur qualité de représentants de la jeunesse du Commonwealth. Après son apparition resplendissante à Marlborough House, Meghan est maintenant attendue dans la royal box à Wimbledon.

On attend de pied ferme la duchesse Meghan de Sussex à Wimbledon, où elle ne manquera très certainement pas de venir encourager sa grande amie Serena Williams, qu'elle retrouvait il y a quelques jours, spectatrices d'un match de polo disputé par le prince Harry, mais auparavant, c'est à Marlborough House, à Londres, qu'elle a fait une nouvelle apparition remarquée, jeudi 5 juillet 2018.

Ambassadeurs de la jeunesse du Commonwealth, un rôle qu'ils prennent très à coeur et en vertu duquel ils se joignaient une semaine plus tôt à la reine Elizabeth II lors d'une réception au palais de Buckingham, le duc et la duchesse de Sussex avaient rendez-vous avec de jeunes leaders originaires d'Australie, de Nouvelle-Zélande, des îles Tonga et des Fidji qui prennent part à un challenge baptisé "Your Commonwealth" – challenge qui les invite à imaginer, réunis en groupes de travail, à quoi ressemblerait leur Commonwealth idéal en 2040.

Tendrement complices comme à leur habitude, Harry et Meghan, resplendissante dans une robe jaune de la marque américaine Brandon Maxwell (une pièce à 831 dollars – 710 euros –, une broutille à l'échelle de sa coûteuse garde-robe !), sont arrivés à l'événement main dans la main au côté de la secrétaire générale du Commonwealth Patricia Scotland, organisatrice de ces rencontres. Quelques instants plus tard, sur le perron de Marlborough House, elle saisissait cette fois le bras de son époux. Le genre de scène que l'on ne verrait pas avec le prince William et la duchesse Catherine, lesquels s'abstiennent de tout signe ostentatoire de tendresse en contexte officiel...

Sous le regard fier de sa belle, le prince Harry a prononcé un discours dans lequel il a notamment ciblé la pollution plastique, se disant certains que les jeunes gens en face de lui continueront à jouer leur rôle auprès de leurs communautés pour avancer sur ce sujet.

Dans le même temps, le prince William achevait une journée d'engagements en solo en Ecosse, où il est connu sous le titre de comte de Strathearn.

purepeople.com

Des plaintes déposées par des saisonnières marocaines contre leurs employeurs en Espagne sèment l’émoi en Andalousie, où 16 000 jeunes mères marocaines avaient été embauchées cette année pour la cueillette des fraises, dans des conditions de "grande vulnérabilité".

Dans la province méridionale de Huelva – qui fait de l’Espagne le premier producteur de fraises d’Europe – les investigations judiciaires ont été lancées fin mai. Au moins 12 plaintes ont été enregistrées, selon le parquet provincial. Huit Marocaines et quatre Espagnoles, qui récoltaient les fruits dans trois domaines agricoles différents, ont dénoncé des situations de harcèlement au travail et sexuel, ainsi que des viols ou tentatives de viol.

Fadila, 29 ans, raconte le jour où elle a cru pouvoir accepter que "le chef" la transporte en voiture: "j’ai dû lutter avec lui sur le siège avant, il m’a étreinte et embrassée de force, m’a touché les seins et…", dit-elle, sans poursuivre.

Ces femmes sont soutenues dans leurs démarches par le Syndicat andalou des travailleurs (SAT). CRÉDIT PHOTO : CRISTINA QUICLER AFP OR LICENSORS


Belen Lujan, une de leurs avocats, affirme que des dizaines d’autres "ont trop peur pour le faire" ou sont déjà retournées au Maroc. Plusieurs responsables ou chefs d’équipe ont déjà été mis en examen pour "abus sexuels" présumés, a indiqué le parquet sans préciser leur nombre.

Avoir des enfants de moins de 14 ans
Dans cette province d’Espagne, le nombre de Marocaines recrutées directement dans leur pays pour la saison de la fraise (février-juin) est passé de 200 en 2001 à plus de 16 000 cette année.

"L’Espagne est le premier exportateur de fruits et légumes d’Europe", rappelle le professeur d’économie José María Sumpsi, dirigeant de l’organisation Economistes sans frontières, mais "dans les régions de culture intensive, il n’y a quasiment plus de main-d’œuvre espagnole".

Pour postuler au Maroc, il faut obligatoirement être une femme de 18 à 45 ans, "issue du milieu rural", "en bonne santé" et "avoir des enfants de moins de 14 ans", pour s’assurer qu’elles retourneront au pays après la récolte, selon un document en arabe de l’établissement public marocain en charge de l’emploi Anapec.

Payées 0,75 euro la cagette de 5 kg
"Tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain"
Les contrats de trois mois prévoient un salaire de 39 à 40 euros pour 6H30 de travail par jour, avec repos le dimanche. Mais à notre arrivée, "on nous a dit que c’était la deuxième récolte et qu’on serait payées au rendement: 0,75 euro la cagette" de 5 kilos, assure sous le couvert de l’anonymat une des plaignantes. Elle raconte qu’il faut "cueillir les fraises très, très vite" sous peine d’être privée de travail plusieurs jours.

Le contrat prévoit aussi un logement gratuit mais "on dormait à six dans un préfabriqué" très rudimentaire, pour lequel on nous retirait "trois euros par jour", ajoute-t-elle. "Analphabètes, les femmes signent ce qu’on leur dit et ne réclament rien, elles disent: 'tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain’".

"Fraise pleine d’humiliation"
"En Europe, au 21e siècle, on ne peut pas vendre la fraise comme ça, pleine d’exploitation, d’abus, d’humiliation", s’indigne Diego Canamero, journalier agricole devenu en 2016 député du parti de gauche radicale Podemos. "L’entrepreneur peut respecter ou non le contrat signé, il n’y a pas de contrôle", accuse-t-il.

Pour la fondation Cepaim, visant à favoriser l’intégration des migrants, ces femmes se retrouvent "en situation de grande vulnérabilité du fait de la nécessité impérieuse d’obtenir des moyens de subsistance pour leur famille". Elles débarquent "sans parler l’espagnol ni connaître la convention collective", constate le coordinateur local de Cepaim, Javier Perez, et sont souvent logées au milieu des domaines, "sans soutien social" en cas d’abus.

Cepaim, qui a visité des dizaines de fraiseraies au printemps, confirme des cas de "passeports confisqués", "de femmes laissées sans travail plusieurs jours pour les punir de ne pas ramasser suffisamment de fraises", de "paie retenue jusqu’au jour du retour"…

Le gouvernement régional d’Andalousie a annoncé le 13 juin qu’un protocole "tolérance zéro" était élaboré avec le secteur, pour l’an prochain. Il prévoit la formation des responsables de la cueillette aux "questions de genre", le recrutement de médiateurs neutres, la remise de tracts aux saisonnières pour leur expliquer leurs droits dans leur langue.

Les dénonciations ont été farouchement rejetées au sein de l’importante entreprise Donana 1998 qui les accuse d’avoir "monté" ce scandale pour rester en Espagne.

Sudouest.fr

EN CAVALE - Il est décrit comme charmeur, intelligent... mais est aussi manipulateur, et sait endormir son entourage. Retour en vidéo sur la personnalité de Rédoine Faïd.

 Le braqueur multirécidiviste Redoine Faïd, condamné à de multiples reprises, s'est évadé dimanche par hélicoptère de la prison de Réau, en Seine-et-Marne, dans laquelle il était incarcéré. Le plan épervier a été déclenché et de nombreuses forces de police sont mobilisées. Il purgeait une peine de 25 ans de prison, notamment pour un braquage raté au cours duquel la policière Aurélie Fouquet avait trouvé la mort.



Source : LCI


Chinois tué en Algérie: Pékin se montre inquiet

La Chine est inquiète pour la sécurité de ses ressortissants établis en Algérie. C’est ce qu’a fait savoir la représentation de Chine à Alger à l’issue de la rencontre que son chef a eue avec le directeur général du ministère algérien des Affaires étrangères chargé des expatriés, après le meurtre d’un travailleur chinois survenu près d’Alger.

Après le meurtre d'un Chinois commis le 10 juin dans la banlieue est d'Alger, l'ambassadeur de Chine en Algérie a exprimé de vives inquiétudes auprès des autorités algériennes quant à la sécurité de ses concitoyens installés ou travaillant dans le pays, tout en appelant ces derniers à plus de vigilance. C'est ce que l'on apprend d'un communiqué rédigé en mandarin et publié sur le site de l'ambassade de Chine à Alger.

Dans ce communiqué, l'ambassade mentionne une rencontre qui s'est tenue le 13 juin entre son chef, Yang Guangyu, et le directeur général du ministère algérien des Affaires étrangères, Mohamed Bensabri, chargé des expatriés.

Au cours de cette rencontre, le diplomate chinois a informé son interlocuteur «que son compatriote était mort dans un vol à main armée en plein jour à Dar El Beïda, dans la banlieue [e]st d'Alger», selon l'agence Xinhuanet citant le 14 juin le communiqué de l'ambassade. «Il a par ailleurs fait part de ses sérieuses inquiétudes à la partie algérienne, ajoutant que ce crime effroyable avait provoqué un grand choc et une indignation parmi la communauté chinoise en Algérie», a ajouté le responsable selon la même source.

Tout en dénonçant le fait que les actes criminels «tels que les vols visant les entreprises chinoises et leur personnel» étaient en forte recrudescence ces derniers temps à en juger par le nombre «de plaintes et de rapports» reçus par l'ambassade, «M. Yang a déploré qu'en dépit des plaintes, la police ne se soit pas rendue sur place et que les affaires aient trop traîné. Cela a créé un sérieux sentiment d'insécurité chez les ressortissants chinois du pays», a souligné le diplomate.

En exhortant les autorités algériennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour élucider cette affaire et à assurer convenablement la sécurité des ressortissants chinois, l'ambassadeur a relevé «que ces actes criminels contre des entreprises et des citoyens chinois n'étaient pas seulement préjudiciables pour le développement des relations sino-algériennes, mais nuisaient également à l'image du pays».

Le 15 juin, l'agence Xinhuanet annonçait que le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel avait déclaré la veille «que les autorités algériennes suivent l'affaire du meurtre dimanche d'un citoyen chinois à Alger et ont demandé à la police de tout faire pour élucider ce crime et traduire les responsables en justice».

Pour rappel, lors d'un entretien accordé le 28 mai 2018 au site d'information Tout Sur l'Algérie (TSA), l'ambassadeur de Chine à Alger a déclaré que «l'Algérie et la Chine sont unies par un partenariat stratégique global, qui a été fondé en 2004 par les dirigeants des deux pays». «Nos relations bilatérales sont de très haut niveau. Notre amitié remonte aux années 50. Elle n'a pas connu de problème», a-t-il ajouté. Dans le même sens le diplomate a affirmé que «nous avons un partenariat économique très fort qui couvre pratiquement l'ensemble des secteurs».

fr.sputniknews

LE SCAN POLITIQUE - Le recadrage infligé par le chef de l'État à un collégien dans les Hauts-de-Seine n'est pas le premier du genre. Certaines prises de bec précèdent son élection.

La soufflante du Mont Valérien n'était pas une première. Lors d'un déplacement officiel lundi, Emmanuel Macron a sèchement recadré un collégien qui, après avoir entonné les premières paroles de L'Internationale , s'était permis de hêler le président en l'appelant «Manu». La scène a déjà fait le tour des réseaux sociaux, où elle a été vue des centaines de milliers de fois. «Tu fais les choses dans le bon ordre. Le jour où tu veux faire la révolution, tu apprends d'abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même, d'accord? Et à ce moment-là tu iras donner des leçons aux autres», lui assène-t-il notamment.

L'affaire du «costard»
Emmanuel Macron est coutumier de ce type de réaction à chaud. En tant que ministre de l'Économie de François Hollande, il s'était illustré, déjà, en répondant aux interpellations dont il pouvait faire l'objet à l'occasion de ses déplacements. L'une des séquences les plus emblématiques fut celle du «costard», lorsqu'en mai 2016, l'intéressé s'était rendu à Lunel pour une visite dédiée au numérique. Accueilli par des grévistes opposés à la loi El Khomri, le fondateur d'En Marche! a perdu patience.


«Je n'ai pas de leçons à recevoir. Si vous ne voulez pas que la France soit bloquée, arrêtez de la bloquer. (...) Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler», avait lancé Emmanuel Macron à ses contradicteurs.

La séquence Whirlpool
L'un des moments phares de la campagne présidentielle fut le chassé-croisé Macron-Le Pen sur le site de l'usine Whirlpool d'Amiens, le 27 avril 2017. Après le coup de com' de la candidate frontiste, venue s'afficher avec les ouvriers menacés de perte d'emploi, son adversaire est sorti de sa réunion avec l'intersyndicale sous les huées. Improvisant une rencontre avec des syndicalistes en colère, Emmanuel Macron a choisi de se montrer ferme, quitte à bousculer ses contempteurs.



«J'ai quitté mon emploi de ministre et ce qui va avec et la fonction publique, (...) pour prendre mon risque! Donc les leçons de morale et compagnie, je veux bien qu'on me les fasse. Mais pas aujourd'hui, pas ici!», a-t-il tonné, avant de prier son interlocuteur de ne pas le tutoyer. François Ruffin, qui à l'époque était connu surtout en tant que réalisateur du documentaire militant Merci patron!, était également venu interpeller le candidat. Lequel n'a pas dévié: «Interdire de verser des dividendes ou interdire à une entreprise de fermer un site qu'elle a décidé de fermer, c'est quelque chose qui n'est pas possible. (...) Si je fais ça demain, il n'y a plus personne qui viendra investir en France!» Les deux hommes se sont revus dans l'usine quelques mois plus tard, l'un en tant que député Insoumis, l'autre en tant que président de la République, pour discuter du projet de reprise du site.

Tensions à Saint-Martin
Parfois, l'échange tendu peut s'achever sur une note légère. En témoigne celui entre Emmanuel Macron et une habitante de l'île de Saint-Martin, ravagée l'automne dernier par l'ouragan Irma. Venu constater les dégâts, le chef de l'État s'est vu reprocher par Lila d'être «sur une tour d'ivoire».

«Je ne vais pas dire “M. le président”, parce que je ne peux pas», a-t-elle entamé, annonçant qu'elle appellerait l'Élysée si Emmanuel Macron n'était pas de retour sur place dans les six mois. Avant de prévenir: «Je suis une chieuse». «Est-ce que je peux me permettre de vous dire que ça se voit un peu? Mais je ne vous demande pas de changer pour autant», a répondu le président avec ironie. Une familiarité qui permet à Emmanuel Macron de se placer à un niveau d'égal à égal avec ses concitoyens.

«Embrouille» sur la colonisation
Le collégien du Mont Valérien n'est pas le seul jeune à avoir subi les foudres présidentielles. Lors d'une déambulation à Alger en décembre, Emmanuel Macron a été rattrapé par le sujet de la colonisation française, sur lequel il avait perdu quelques plumes en tant que candidat. «Il faut que la France assume son passé colonial vis-à-vis de l'Algérie», a lancé un badaud au chef de l'État avant de l'accuser de vouloir «éviter le sujet».


La réplique ne s'est pas fait attendre. «Qui évite quoi? J'évite de venir vous voir? J'évite de dire ce qui s'est passé? (...) Il y a des gens qui ont vécu des histoires d'amour ici. Il y a des gens, français, qui aiment encore terriblement l'Algérie, qui ont contribué et qui ont fait des belles choses, il y en a qui ont fait des choses atroces. On a cette histoire entre nous mais moi je n'en suis pas prisonnier. Mais vous, vous avez quel âge?», s'est défendu Emmanuel Macron. «J'ai 25 ans», a répondu le jeune homme. Après quoi le président a rétorqué: «Mais vous n'avez jamais connu la colonisation! Qu'est-ce que vous venez m'embrouiller avec ça? Vous votre génération, elle doit regarder l'avenir.»

Glyphosate et SNCF
L'actualité économique et sociale est la principale source de ces algarades parfois musclées. L'une des plus tendues fut celle du premier Salon de l'agriculture du quinquennat. Après avoir essuyé de nombreuses huées, le président de la République est allé au contact de céréaliers mécontents, venus l'interpeller au sujet de la suppression du glyphosate, herbicide classé cancérogène. Piqué au vif, Emmanuel Macron a invoqué l'exemple de l'amiante, expliquant qu'il aurait à répondre de ce qu'il fait «demain, après-demain» auprès des Français.


«Moi, les ouvriers agricoles, les consommateurs, qui demain diront, “vous aviez le glyphosate, vous le saviez, vous n'avez rien fait”, ils me regarderont les yeux dans les yeux! Ils n'iront pas vous chercher, vous!», a-t-il lancé aux agriculteurs, qui lui ont signifié qu'il perdait ses nerfs. «Attendez, vous êtes calmes?! Vous m'avez sifflé dans le dos depuis tout à l'heure et vous me donnez des leçons?», leur a-t-il rétorqué, affirmant qu'un «engagement a été pris» sur le sujet et que l'exécutif le respecterait.
Même tonalité lors du déplacement présidentiel dans les Vosges, en avril. Cette fois-ci, c'est la réforme ferroviaire qui est dans tous les esprits. Un cheminot de la CGT demande à l'État de reprendre la dette de la SNCF. «Cette réforme, je ne vais pas vous mentir, on doit la faire. (...) Les propositions de la CGT ne permettent pas de réformer», répond Emmanuel Macron, qui discute près d'un quart d'heure avec le syndicaliste, parfois sur des points très techniques du projet de loi. «Vous pouvez râler, (...) mais ne bloquez pas tout le pays et il ne faut pas être insultant, c'est tout», poursuit-il avant de mettre fin à l'échange. Quelques mètres plus loin, il prévient les journalistes: «Je ne vais pas différer les réformes pour que je puisse le promener dans les rues tranquillement, (...) je ne vais pas me calfeutrer».

Preuve que ces prises de bec «au débotté» sont devenues une marque de fabrique du chef de l'État: son équipe numérique les publie quasiment toutes in extenso sur son compte YouTube.

lefigaro.fr

Une centaine de guides religieux prendra part, jeudi, à Abidjan, à un colloque scientifique en vue de la promotion de la Coexistence Pacifique initiée par la Fondation Mohamed VI, a appris APA lundi sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon l’Imam Ousmane Diakité, Secrétaire exécutif du Conseil supérieur des imams en Côte d’Ivoire (COSIM), membre de la Fondation, qui justifie la thématique, +doctrine Acharite: Fondements et avantages en matière de Coexistence Pacifique+, l’Imam Achari est un des plus grands Ouléma (savant) de la pensée islamique ».

« Il a développé un enseignement qui va dans le sens de la modération, de la coexistence pacifique », a ajouté le guide religieux regrettant que « beaucoup de choses sont faites au nom de l’islam,  (le terrorisme) ».

Pour l’Imam Ousmane Diakité, il est important de revenir à un islam pacifique, tolérant qui accepte les autres. « Le  fondement de l’islam transmis par nos parents se base sur les enseignements de cet imam », a-t-il rappelé.

Ce colloque se déroulera les 21 et 22 juin 2018 à Abidjan et sera également l’occasion du lancement officiel des activités de la section Côte d’Ivoire de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains.

La Fondation Mohamed VI des Oulémas Africains créée le  13 juillet 2015 et  dirigée par le Roi du Maroc, se veut être un cadre de coopération entre les Oulémas du Maroc et ceux des pays africains d’une part, et entre ces Oulémas africains d’autre part, aux fins de préserver la religion contre les déviations et l’extrémisme, de sorte que ses valeurs magnanimes soient au service de la stabilité et du développement dans ces pays.

Il s’inscrit également dans  le cadre de la consolidation des liens tant religieux, historiques et civilisationnels  (culturels) qui unissent le Royaume du Maroc à l’Afrique.

APA (Côte d'Ivoire)

L’imam de la Grande mosquée de Nouakchott, Cheikh Ahmedou Ould Lemrabott Ould Habibourrahmane, a mis en garde contre le chiisme lors de la khotba (sermon) de la prière de l’Aïd el-Fitr, vendredi matin.

Il s’en est pris à ce courant islamique promu par l’Iran en l’accusant d’insulter les compagnons du prophète Mohamed (PSL). Pour lui, l’insulte de telles personnes, la critique de leur voie et la promotion d’idées provocatrices de différends entre les musulmans sont catégoriquement interdits par la charia (législation coranique).


La mise en garde d'Ould Habibourrahmane intervient trois semaines après la révocation de l’imam d’une mosquée dans un quartier populaire de Nouakchott pour ses idées jugées extrémistes.


Selon des medias mauritaniens, cet imam est d’allégeance chiite. L’imam de la Grande mosquée a également appelé à la tolérance, à l’unité et à la solidarité entre les musulmans et renouvelé ses appels à la création d’une instance chargée de la répression des péchés.

APA