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Quelles sont les dix choses qui nous rendent plus heureux ?

Vous vous êtes peut-être demandé ce qui vous rendrait plus heureux si vous deviez vous retirer sur une île (sic) ou vous installer dans un nouveau pays ou tout simplement vous lancer dans un nouveau projet de vie personnel ou professionnel.  Aussi étonnant que cela puisse paraître, personne - selon les études menées - n’aurait songé à emporter ses biens les plus précieux (voiture de luxe, bijoux de pierres précieuses ...) ni même le plus bel homme ou la femme la plus  séduisante. Tous ont porté leur choix sur des choses plutôt simples. En voici les dix les plus récurrentes :

Notre famille
Nous choisirions en premier notre famille proche, nos enfants, notre partenaire ou encore nos parents. Il s’agit de personnes avec lesquelles nous partageons nos peurs et nos joies, ces personnes sûres constamment présentes lors de nos décisions. « Notre noyau », explique le journaliste du Pais, Alberto Vasquez, dans sa chronique de psychologie. « Ces personnes avec qui l’on peut être silencieux sans se sentir mal à l’aise », ajoute-t-il.
Nos amis
Ceux à qui l’on confie nos moindres secrets. Ceux qui vous tiennent la main lorsque vous êtes au plus bas et ceux qui se réjouissent véritablement de vos succès, sans une quelconque jalousie.

Notre travail
L’espace de travail est un endroit où l’on se sent productif, un lieu d’idées, une aire de participation où l’on résout des problèmes et où l’on communique avec autrui. Un travail stimulant peut être une source de plaisir. Il s’agit d’ailleurs de l’une des raisons principales pour lesquelles les personnes décident de s’éloigner de leur ville ou de leur entourage.

Nos livres, notre musique et nos photos
Tout ce qui nous rappelle l’harmonie dans notre vie. La culture est synonyme d’oisiveté, de croissance personnelle ou encore de plaisir. La littérature et la musique provoquent chez l’humain de puissantes émotions créatrices de vie, évocatrices de souvenirs, du premier moment amoureux ou encore de la première peine ressentie.

Notre style de vie
Les activités que nous réalisons pour être en forme comme aller au cinéma, la pratique du sport, nos réunions d’amis ou encore notre manière de prendre soin de nous-mêmes. Celui-ci est lié aux choix que nous avons faits tout au long de notre existence et aux expériences bénéfiques autant pour notre santé que pour notre état d’esprit.

Notre malle aux souvenirs
Ce lieu particulier qui a formé la mémoire de notre vie, de nos expériences tristes, romantiques, passionnées, sauvages et irascibles. Cette malle renferme des moments comme ce souper lors duquel nous avons pris une décision importante, ce regard que nous avons croisé, le jour où notre ami nous a trahi, le visage ému de notre enfant ou encore les remerciements d’un inconnu.

Nos animaux domestiques
Ils sont pour nous comme une partie de notre famille qui ne nous abandonnera jamais.

Nos émotions
Nos rires, nos pleurs, nos peines et frustrations mais également nos joies et moments forts. Tous les points évoqués dans cette liste n’auraient pas de sens s’ils n’étaient pas créateurs d’émotions. Ces dernières nous font sortir de la routine et sont en quelque sorte notre moteur.

La technologie
Elle nous aide à rendre notre vie plus simple. Il est évident qu’elle peut avoir un côté esclavagiste mais il ne faut pas négliger l’aspect utile des avancées techniques.

La science 
La médecine, les découvertes, l’ingénierie et l’intelligence ont permis à l’humain d’avancer et d’améliorer son quotidien. Ces disciplines sont pour nous une source de dépassement qui nous permet de vivre dans un monde plus confortable et sûr.
De nombreuses études ont montré que les personnes ressentent davantage de bonheur grâce aux expériences que grâce aux biens matériels, explique El País. « Le matériel perd sa valeur au moment même de l’acquisition alors que les émotions qui résultent des expériences perdurent dans le temps et dans la mémoire. En nous rappelant un vécu, nous pouvons ressentir une nouvelle fois une expérience sans avoir à la répéter ». « Les personnes les plus heureuses le sont non pas parce qu’elles possèdent plus que les autres mais parce qu’elles focalisent leur attention sur ce qui a du sens », conclut le journaliste Alberto Vasquez.

Source : Pais Semanal
 
Selon Cadremploi, les 3 millions de cadres du secteur privé français évoluent sur un marché de plein emploi, ce qui expliquerait d'une part leur appétit de changement retrouvé et d'autre part la difficulté qu'affrontent les entreprises pour les recruter et à les fidéliser.

Les employeurs et leurs DRH risquent de tomber de leur chaise en lisant ce sondage réalisé par l'Ifop pour le compte de Cadremploi : six cadres sur dix envisagent de démissionner de leur poste actuel, principalement pour améliorer leurs perspectives professionnelles et leur salaire, selon une étude Ifop pour Cadremploi publiée mardi. 20% des cadres pensent même "souvent" à démissionner et "plus d'un cadre sur trois" va jusqu'à envisager une reconversion, d'après cette enquête.

Pour 80% des cadres, démissionner a été positif sur le bien-être général
Mais quatre cadres sur dix perçoivent la démission "comme risquée". Pourtant, parmi les cadres qui ont déjà démissionné, plus de 80% "constatent un impact positif sur leur niveau de bien-être général", notamment sur leur vie privée, relève Cadremploi dans un communiqué.

Pour ceux qui pourraient franchir le pas, "le manque de perspectives professionnelles et la rémunération" seraient "les principaux déclencheurs de démission", devant les "relations avec le management", "l'intérêt des missions" et "des raisons relevant de la vie personnelle", précise Cadremploi.

"Les cadres - qui sont plus de 3 millions en France dans le secteur privé - évoluent sur un marché de plein emploi où les entreprises ont des difficultés à les recruter et à les fidéliser. Les cadres ont donc la chance de pouvoir envisager de quitter leur entreprise pour tenter d'être plus heureux ailleurs si cette dernière ne répond pas à leurs attentes", souligne Julien Breuilh, directeur des études de Cadremploi, cité dans le communiqué.

Démissionner et toucher le chômage ? Une nouveauté bien accueillie
La loi "Avenir professionnel" est "bien accueillie" par six cadres sur dix, selon l'enquête. Votée l'été dernier, cette loi va ouvrir le droit à une indemnisation chômage, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou avec un projet de création ou reprise d'entreprise.

Mais pour entrer en vigueur, ce dispositif doit encore être retranscrit dans la nouvelle convention d'assurance chômage dont les négociations entre partenaires sociaux viennent à peine de commencer.

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Méthodologie

Cette enquête a été réalisée en ligne, du 10 au 16 octobre, auprès d'un échantillon de 1.001 cadres, représentatif de la population française des cadres actifs en poste selon la méthode des quotas. Cadremploi se présente comme le premier site pour l'emploi des cadres du secteur privé en France, notamment avec des offres d'emploi et le dépôt de CV.

latribune.fr

Rapport Oxfam : 90% des nouveaux milliardaires sont … des hommes


Ne devient pas milliardaire qui veut, enfin surtout pour celle qui le voudrait. Selon le rapport de l'ONG britannique OXFAM, un nouveau milliardaire apparait tous les deux jours. Sur les 2 043 milliardaires recensés aujourd’hui dans le monde, neuf sur dix sont des hommes.

Les riches sont de plus en plus riches, mais les pauvres un peu moins pauvres ? Un constat aux allures de vraie fausse bonne nouvelle en tout cas du côté des femmes, car ce sont elles que l'on trouve toujours et encore au bas de l'échelle.

Pour le dénoncer, l’ONG britannique OXFAM sait manier l’art des chiffres et des comparaisons. Tout aussi choquantes les unes que les autres avec pour objectif celui de nous interpeller, nous et surtout ceux qui font partie de la minorité la plus riche de la planète, celle qui se retrouve cette semaine au sommet annuel mondial économique de Davos en Suisse.

Dans ce rapport intitulé "Récompenser le travail, pas la richesse", on apprend que 62 personnes (53 hommes, 8 femmes) sont aussi riches que la moitié des habitants de la planète, leur fortune a augmenté de 44% depuis 2010, celle des autres a chuté de 41%.

Ce boom incroyable équivaut à sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées dans le monde en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

L’enquête publiée quelques jours avant la tenue du World Economic Forum (WEF), l’ONG nous explique qu’il ne faut que quatre jours au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales de textile pour empocher ce qu’une ouvrière du secteur au Bangladesh mettra une vie entière à gagner.

« Les travailleuses et travailleurs pauvres s'échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l'extrême richesse d'une minorité. Les femmes occupent les postes les plus difficiles tandis que la quasi-totalité des grandes fortunes sont entre les mains d'hommes », peut-on lire.

La directrice exécutive d'Oxfam International, l’Ougandaise Winnie Byanyima s'est rendue cette semaine à Davos pour interpeller le ghota des plus riches de la planète, et pour leur dire que selon elle, « Le boom des milliardaires n'est pas le signe d'une économie prospère, mais un symptôme de l'échec du système économique ».

"On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs", a-t-elle aussi déclaré pour commenter les résultats de l'enquête menée par Oxfam.

En décembre 2017, en marge d'une conférence du FMI, la directrice lançait un appel, emprunt d'émotion et de colère, "Huit hommes, et pas une femme, détiennent à eux seuls autant de richesses que 8,6 milliards de personnes. Chaque soir une personne sur neuf s'endort la faim au ventre. Je suis en colère. Je ne peux pas accepter ces contradictions, que chacun se contente de dire il y a des vainqueurs et des perdants".
Les grandes marques de la confection mondiale pointées du doigt
Au Myanmar, où Oxfam œuvre auprès des jeunes ouvrières du textile qui confectionnent des vêtements pour les grands noms de la mode. Celles-ci sont rémunérées 4 dollars par jour, soit deux fois plus que le seuil d'extrême pauvreté. Pour cela, elles travaillent six ou sept jours par semaine, à raison de 11 heures par jour. Malgré tout ce temps passé au travail, elles peinent à répondre à leurs besoins élémentaires (nourriture, médicaments) et se retrouvent fréquemment endettées.

Pour le plus grand bénéfice des grandes marques. Comme le montre le dividende annuel versé par la société mère de la chaîne de magasins de vêtements Zara à Amancio Ortega (la quatrième plus grande fortune privée au monde), qui s'élève à environ 1,3 milliard d'euros. Même chose du côté de Stefan Persson, dont le père a fondé H&M, classé 43e rang du classement Forbes des personnes les plus riches du monde, il a récolté l’année dernière un dividende de 658 millions d’euros.

Le rapport cite le cas d’Anju au Bangladesh. Rencontrée par OXFAM Australie, la jeune femme coud des vêtements destinés à l'exportation. Elle travaille jusqu'à 12 heures par jour, jusque tard dans la nuit. Il lui arrive souvent de sauter des repas par manque d'argent. Elle gagne un peu plus de 900 dollars par an.

Autre témoignage, celui de Lan, couturière au Vietnam : « Lorsque je suis tombée enceinte, la direction m'a transférée dans l'entrepôt. Il y avait plein de boîtes de chaussures, que je devais étiqueter. Avec dedans de très belles chaussures idéales pour mon fils.J'aimerais les voir à ses pieds un jour, mais c'est impossible. Je sais qu'il en voudrait, je suis triste pour lui. Ce sont des chaussures vraiment belles. Mais mon salaire mensuel ne couvre même pas le prix d'une paire. »

Selon les experts consultés par l’ONG, « La revalorisation des salaires des 2,5 millions d'ouvrières et d'ouvriers de la confection vietnamien.ne.s à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars chaque année. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grandes entrepises du secteur de la confection ».

"Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes" souligne le rapport Oxfam.

Le rapport pointe aussi les inégalités économiques  entre les femmes et les hommes, qui restent étroitement liées : « Alors que, dans la plupart des pays, l'écart salarial entre les femmes et les hommes a fait l'objet d'une plus grande attention, les écarts de richesses entre les femmes et les hommes sont généralement encore plus importants. Dans le monde, les hommes possèdent davantage de terres, d'actions et d'autres actifs que les femmes; à travail égal, les hommes gagnent davantage que les femmes, et les hommes sont plus nombreux dans les emplois plus prestigieux et mieux rémunérés. »

Des inégalités encore plus frappantes quand il s'agit de travail temporaire ou précaire, la norme dans bien des pays en développement, phénomène qui s'intensifie dans les nations riches. Les employé.e.s temporaires ont des salaires plus bas, moins de droits et bénéficient d'un accès réduit à la protection sociale. Ces emplois sont le plus souvent occupés par des femmes et des jeunes.

D'après l'OIT, plus de 2,78 millions de travailleuses et de travailleurs meurent chaque année des suites d'un accident du travail ou de maladies professionnelles, soit 1 personne toutes les 11 secondes.

Partout dans le monde, les femmes au travail sont souvent victimes de graves blessures, mettent en péril leur santé ou sont exposées à des violences sexuelles sur leur lieu de travail, nous dit aussi le rapport. « Le personnel hôtelier interrogé par Oxfam en République dominicaine, au Canada et en Thaïlande a signalé des cas réguliers d'agressions ou de harcèlement sexuels perpétrés par des clients masculins. Il est également sujet à des problèmes de santé liés à la manipulation de substances chimiques contenues dans les produits de nettoyage. »

"Le harcèlement sexuel est monnaie courante dans ce type de travail. Au moins 90 % des employées sont harcelées par des clients ou par les propriétaires. La justice est du côté des entreprises", relève le rapport Oxfam.

Les enquêteurs d’OXFAM rapportent ce témoignage, celui de Myint, femme de ménage immigrée. Elle travaille dans un hôtel en Thaïlande, victime de harcèlement sexuel par des clients, ses patrons l’incitent à accepter la situation au risque de perdre son emploi.
"Pause pipi" interdite
Autre exemple de violence subie au travail par les femmes, « Au Bangladesh, de nombreuses jeunes femmes travaillant dans des usines de confection souffrent d'infections urinaires à répétition parce qu'elles ne sont pas autorisées à se rendre aux toilettes. »
Une enquête menée aux Etats-Unis en 2016 par Oxfam auprès du personnel travaillant dans la transformation des volailles aux États-Unis avait déjà révélé qu'une partie de la main-d'oeuvre portait des couches, pour pallier à l'interdiction de "pause pipi".

Dolores, ancienne employée dans une usine de transformation de volailles dans l'Arkansas, témoigne aujourd'hui : « C'était totalement dévalorisant. Nous arrivions à 5 heures du matin et travaillions jusqu'à 11 ou 12 heures sans aller aux toilettes. J'avais honte de leur dire que je devais changer ma couche ».

Pour Oxfam, les ouvrières se retrouvent "tout en bas de la pyramide". « Dans le monde entier, les femmes gagnent moins que les hommes et elles sont sur-représentées dans les emplois les moins bien payés et les plus précaires », constate Winnie Byanyima .

« 9 milliardaires sur 10 sont des hommes. Les femmes ont fourni 10 billions (mille milliards) de dollars en soins non rémunérés tandis que les fortunes des milliardaires ont augmenté de 762 milliards de dollars l'an dernier. 1% possède plus de richesse que tout le reste de l'humanité » , pointe cette internaute.

Sur cette question des soins non rémunérés, nous avons joint Erik Van Mele, chargé de plaidoyer politique sur les inégalités chez Oxfam Belgique. Il estime que « Nous, les hommes, devrions partager à part égale ces tâches, cela rééquilibrerait la répartition du travail non rémunéré. Ce sont 10 mille milliards de dollars de soins, en quasi totalité effectués par les femmes, pour les enfants ou les personnes âgées, non rétribués qui ne sont pas comptabilisés dans le produit intérieur brut des pays. Ce n'est pas valorisé !  »

L'ONG lance un appel aux dirigeants réunis à Davos pour que « l'économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ». Elle préconise la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d'entreprises, la fin de "la brèche salariale" entre hommes et femmes, ainsi que la lutte contre l'évasion fiscale.

Ce sondage a été réalisé pour Oxfam auprès de 70.000 personnes représentatives d'un quart de la population mondiale, dans dix pays : en Inde, au Nigeria, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Mexique, en Afrique du Sud, en Espagne, au Maroc, aux Pays-Bas et au Danemark.

Source : information tv5 monde

Découverte fortuite du secret de la construction des pyramides

Des égyptologues sont tombés sur une rampe qui pourrait expliquer comment d’immenses blocs de pierre ont été empilés.

Le secret de la construction des pyramides est l’un des mieux gardé par l’Histoire. Mais en septembre, des égyptologues ont reçu un petit coup de pouce du destin. Alors qu’ils étudiaient des inscriptions anciennes sur le site de Hatnoub, une ancienne carrière dans le désert égyptien, ces derniers sont par hasard tombés sur une rampe datant de la même époque que la Pyramide de Gizeh (il y a 4 500 ans).

Longue de 30 mètres, sur trois mètres de large, encadrée par deux escaliers parallèles comportant des trous de poteaux, elle représente le haut d’une rampe de plus de 100 mètres de long. Cette découverte suggère qu’il existait à l’époque une technique plus développée que ce que l’on pensait jusqu’ici, qui aurait permis de construire les merveilles du monde plus rapidement.


Si la théorie de la rampe pour porter les blocs de pierre n’est en réalité pas entièrement inédite, la rampe découverte par l’équipe de chercheurs franco-anglaise contient des caractéristiques inattendues : elle est tout d’abord beaucoup plus inclinée que ce qui était imaginé jusqu’ici, ce qui est révolutionnaire : « La théorie de la rampe droite retrouve un intérêt car elle n’a plus besoin d’être si longue !

C’est une avancée extrêmement importante dans la pyramidologie ! », s’est exclamé Yannis Gourdon, le fondateur et codirecteur de la mission archéologique d’Hatnoub, interrogé par Ouest France. De plus, la présence de poteaux et de trous des deux côtés de la rampe suggère que les constructeurs parvenaient à hisser les blocs de pierre des deux côtés de la rampe (au lieu de les tirer derrière eux).

Enfin, elle permet d’imaginer un système selon lequel les personnes situées en-dessous du bloc utilisaient les poteaux pour créer un système de poulies tandis que celles situées au-dessus de celui-ci tiraient simultanément, l’empêchant de retomber.
Lire aussi > Un tombeau du dieu Amon découvert en Égypte

La construction des merveilles du monde pourrait donc avoir été beaucoup plus rapide que ce qu’on croyait jusqu’ici, même si le travail et le nombre de personnes impliquées sont conséquents : « Le système que nous avons découvert permettrait à plus de personnes d’exercer leur force en même temps.

Cela signifie donc que vous seriez en mesure d’exercer plus de force et de déplacer les blocs plus rapidement », a déclaré le Dr Roland Enmarch, maître de conférences en égyptologie à l’université de Londres, Liverpool et codirecteur du projet qui a fait la découverte (appelé le Hatnub Survey).

Bien sûr, plus de recherche sera nécessaire pour confirmer que cette rampe trouvée dans une carrière était bel et bien utilisée pour construire les pyramides. Mais des inscriptions ont révélé que la rampe datait de la même époque que le pharaon Khéops, qui avait construit la grande pyramide d’Égypte.

Et si la technique était utilisée dans le pays à l’époque, il y a fort à parier qu’elle a été utilisée par les constructeurs des pyramides. Une découverte de taille !

Source : Paris Match

68 euros d'amende pour avoir déposé un livre sur un trottoir parisien


Fin janvier, une Parisienne dépose un livre dans la rue, en espérant que quelqu'un d'autre "l'adopte". Elle a écopé d'une amende de 68 euros, que la mairie a finalement promis de faire annuler.

"J'ai fait ce que je fais fréquemment, j'ai déposé ce livre bien en vue en bord de trottoir, en espérant que très rapidement quelqu'un l'adopte et que ce livre trouve son propriétaire". Un "geste citoyen" selon elle, qui a pourtant valu à Gwenaëlle, résidant à Paris, une amende de 68 euros relate France Bleu. Soit le même tarif que si elle avait craché ou jeté à terre un mégot de cigarette.

Cette férue de littérature raconte que le 31 janvier, elle s'est rendue dans une librairie du XVIIIe arrondissement de la capitale à la recherche d'une "boîte à livres", une boîte dans laquelle elle pourrait déposer un "beau livre de portraits politiques" dont elle a fini la lecture. N'en trouvant pas, Gwenaëlle décide de poser son livre sur le trottoir.

"Dépôt ou abandon d'ordures"

"Comme pour moi ce n'est pas un acte répréhensible, je n'ai pas pensé à regarder autour de moi avant de le faire", relate à France Bleu la Parisienne d'origine bretonne. "Mais il se trouve que 10 m plus loin, il y avait une dizaine de policiers municipaux qui étaient en opération spéciale 'zéro incivilité', 'zéro indulgence'". Ces agents de la brigade anti-civilité, mise en place en 2016 par la maire de Paris Anne Hidalgo, la voient poser le livre, lui reprochent un "dépôt illégal", et la verbalisent, en prenant l'objet du délit en photo.

Une semaine plus tard, Gwenaëlle reçoit une surprise dans sa boîte aux lettres: un avis de contravention de 68 euros, pour "dépôt ou abandon d'ordures, de déchets, de matériaux ou d'objets hors des emplacements autorisés". Elle évoque la "sidération" qu'elle a ressentie, face à une situation "ubuesque".

Cette habitante de la capitale déplore "le fait qu'on touche à la libre circulation d'un livre et qu'on confonde culture et ordure". C'est selon elle "assez symptomatique de notre époque", et elle pointe du doigt "le fait que l'on essaye de tout cadrer, d'appliquer la loi avec zèle".

"On en perd son bon sens et on oublie que c'est juste une envie de partager", clame Gwenaëlle. "Ça ne me viendrait pas à l'idée d'adopter un tas d'ordures qui est resté dans la rue, alors qu'un livre en général les gens sont très contents d'en trouver un", résume-t-elle. Après avoir été informée de cette contravention, la mairie de Paris a réagi sur Twitter: "Paris aime les livres et encore plus ceux qu'on partage. Nous allons annuler l'amende", a promis la municipalité.

Source : l'express

Gilets jaunes : Macron ne s’exprimera pas avant lundi

Le président de l’Assemblée nationale a confié à l’AFP que le président s’exprimerait devant les Français « en début de semaine prochaine », soit plus de trois semaines après le début du mouvement de protestation des gilets jaunes.

Emmanuel Macron s’exprimera « en début de semaine prochaine » sur la crise des « gilets jaunes », le chef de l’État ne souhaitant « pas mettre d’huile sur le feu » avant les manifestations de samedi, a annoncé vendredi le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand à l’AFP.

« Après différents échanges et un tour d’horizon, le Président, lucide sur le contexte et la situation, ne souhaite pas mettre d’huile sur le feu et par conséquent n’a pas l’intention de s’exprimer avant samedi », a déclaré M. Ferrand. « À l’inverse, en début de semaine prochaine, il sera amené à s’exprimer », a-t-il ajouté.
Dispositif « exceptionnel »

Trois semaines après la première grande mobilisation contre la hausse de la taxe sur les carburants, le gouvernement se prépare au pire et craint une nouvelle flambée de violences pour « l’acte IV » du mouvement des « gilets jaunes ».

Un dispositif « exceptionnel » de 89 000 membres des forces de l’ordre, dont 8 000 à Paris, sera déployé sur tout le territoire pour tenter d’éviter les mêmes scènes d’émeutes que samedi dernier, notamment sous l’Arc de Triomphe.

À Paris, pour la première fois depuis des décennies, l’État engagera même des « VBRG », ces véhicules blindés à roue de la gendarmerie, pour maintenir l’ordre face notamment à des groupuscules d’extrême gauche et d’extrême droite déterminés à en découdre.
« On ne peut plus les arrêter »

Jeudi, tous les membres du gouvernement ont multiplié les appels au calme et à la responsabilité, relayés désormais par la plupart des partis d’opposition, les syndicats et même les évêques de France.

« Il faut sauver la République. Elle est aujourd’hui menacée », s’alarme le président du Sénat Gérard Larcher (LR).

Plusieurs responsables de la majorité font état de « remontées inquiétantes ». Des élus et leurs familles ont été intimidés. Des proches collaborateurs de M. Macron ont reçu des menaces de mort jusque sur leur téléphone.

« Si je ne me fais pas casser la gueule d’ici la fin du mandat, je considère que j’aurai de la chance. Je me dis que ça va arriver, dans ce climat violent, d’hystérisation », dit une députée LREM.

Dans le Figaro vendredi, Jacline Mouraud, une des représentantes du mouvement prévient : les « gilets jaunes, on ne peut plus les arrêter ».
Recule du gouvernement

Les concessions du gouvernement, qui a définitivement abandonné, après 24 heures d’extrême confusion, toute augmentation de la taxe carbone sur les carburants en 2019, semblent n’avoir eu aucun effet.

Si ce n’est d’avoir fragilisé le Premier ministre Édouard Philippe, en première ligne depuis quelques jours et qui défendait une simple suspension de la hausse avant d’être brutalement désavoué par l’Élysée.

Emmanuel Macron est plus que jamais la cible numéro un des « gilets jaunes ». Sur tous les barrages, les appels à la démission fusent. Sa visite éclair dans la semaine à la préfecture du Puy-en-Velay, incendiée samedi, s’est achevée dans un flot d’insultes et de menaces.
Appels à renverser les institutions sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, les mots d’ordre évoquent un renversement des institutions : « dissolution de l’Assemblée nationale », « Manu, on arrive ! », « Pot de départ de Macron ! », ou encore « Tous à la Bastille ».

« Il est conscient que pour l’instant il est l’incarnation de ce que les protestataires portent. Mais il ne renonce jamais », soutient un proche du président.

En attendant, Paris et d’autres grandes villes se préparent à vivre un nouveau samedi noir. La tour Eiffel et le Louvre resteront fermés, tout comme les commerces sur les Champs-Élysées, point de crispation principal.

À Bordeaux, une dizaine d’établissements culturels et espaces publics seront fermés. Six matches de la Ligue 1 de football ont d’ores et déjà été reportés.
Extension de la grogne à d’autres secteurs

L’exécutif craint une alliance entre ultradroite, ultragauche, « gilets jaunes » les plus remontés et jeunes de banlieue, dont certains se sont livrés à des pillages samedi dernier dans la capitale.

On redoute aussi une extension à d’autres secteurs, notamment les agriculteurs, les transporteurs routiers et l’éducation où la situation est très tendue.

Plus de 700 lycéens ont ainsi été interpellés par les forces de l’ordre jeudi lors de la quatrième journée de mobilisation lycéenne, marquée une nouvelle fois par des incidents et des violences.

ouest-france.fr
First Lady remarquable durant le mandat de son époux Barack, Michelle Obama a-t-elle fauté, ce fameux jour de 2009 où elle a sans embages passé son bras autour de la reine Elizabeth II ? Cela ne se fait pas et la buzzosphère avait manqué d'en faire une syncope. A posteriori, l'Américaine explique les raisons insoupçonnées de ce geste inattendu.

Nul n'est censé ignorer la loi... qui veut qu'on ne pose en aucune manière la main sur la monarque britannique. Pourtant, en ce 1er avril 2009, Michelle Obama enfreint la règle et passe son bras dans le dos de la reine Elizabeth II – laquelle lui rend la pareille – en pleine réception au palais de Buckingham à l'occasion du sommet du G20 alors organisé à Londres. Ce n'est pas un poisson d'avril. Stupeur chez les observateurs avertis (du protocole) et bad buzz dans les médias...

Bien des années plus tard, l'épouse de l'ancien président américain Barack Obama, qui entre-temps a revu à plusieurs reprises la vénérable souveraine, a ce moment encore bien en tête. Mais elle a aussi une explication insoupçonnée et un rien perchée à son geste, qu'elle fournit dans ses mémoires événement intitulés Becoming : cette accolade était en réalité un étonnant moment de solidarité féminine...


Tout était parti d'une remarque de la reine, qui, de son mètre 63 sous la toise, n'avait pas résisté à l'envie de faire remarquer à son invitée qu'elle la trouvait "tellement grande". Michelle Obama, qui culmine effectivement à 1,80 mètre, avait alors répondu en soulignant que ses talons Jimmy Choo y étaient aussi pour quelque chose. C'est alors qu'Elizabeth II avait eu "un geste d'agacement en désignant ses propres escarpins noirs", et de lâcher : "Ces chaussures sont vraiment inconfortables, n'est-ce pas ?"

Le faux pas ultime
L'ex-First Lady des États-Unis, qui décrit dans son livre la monarque britannique comme une "authentique icône" et reste marquée par "son sourire délicat", relate la suite de cet échange insolite : "J'ai avoué à la reine que j'avais mal aux pieds. Elle m'a avoué qu'elle aussi avait mal aux pieds. Nous nous sommes regardées avec la même expression, l'air de dire 'mais combien de temps va-t-on encore rester debout à ne rien faire avec ces grands dirigeants mondiaux ?'. Et là-dessus, elle est partie d'un rire absolument charmant. Oubliez un instant qu'elle porte parfois une couronne sertie de diamants et que j'étais arrivée à Londres à bord de l'avion présidentiel : nous n'étions rien d'autre que deux dames fatiguées opprimées par nos chaussures. Alors, j'ai fait ce que je fais instinctivement lorsque je me sens en phase avec une nouvelle personne, à savoir extérioriser mes sentiments. J'ai affectueusement passé la main par-dessus son épaule. À cet instant précis, je ne savais pas que j'étais en train de commettre ce qui allait être considéré comme un faux pas ultime."


Navrée après-coup, devant le tollé provoqué, que ce geste spontané ait pu faire de l'ombre aux efforts politiques que son mari déployait alors dans le cadre du G20, Michelle Obama n'y voit toujours pas le mal et explique en toute sincérité : "Si je n'ai pas fait ce qu'il fallait, au moins j'ai fait quelque chose d'humain. Je dirais même que cela n'a pas posé de problème à la reine, parce que lorsque je l'ai touchée, tout ce qu'elle a fait, c'est se rapprocher de moi, posant sa main gantée avec douceur dans le bas de mon dos."

Elizabeth II a par la suite accueilli à trois autres reprises le couple Obama, en 2011 à l'occasion d'une visite officielle, en 2012 pour les Jeux olympiques de Londres et en 2016 pour une nouvelle visite d'État coïncidant avec les célébrations de son 90e anniversaire. Elle les a également comiquement affrontés par vidéo interposée lorsque le prince Harry les a tous trois sollicités pour la promotion de ses premiers Invictus Games.

purepeople.com

A Dakar, l’archi anarchique

La capitale du Sénégal a vu sa population quadrupler en vingt ans, entraînant une urbanisation chaotique. Face à l’impuissance des autorités, un collectif citoyen tente de lutter contre l’incivisme sur Twitter.

Difficile de se frayer un chemin entre les stands des vendeurs ambulants qui ont envahi la passerelle piétonne de Nord Foire, un quartier populaire de Dakar. Crèmes pour le corps, perruques, chaussures de seconde main, parfums s’étalent en enfilade, à même le sol. Des femmes s’arrêtent, marchandent les prix. D’autres passants enjambent dans l’indifférence les étals de fortune. Au milieu de ce capharnaüm, rejoindre l’autre bout du pont est devenu le parcours du combattant.

Maguette Gaye mitraille la scène avec son smartphone. «J’immortalise l’anarchie, plaisante-t-il. C’est désormais un réflexe de prendre en photo tout ce qui me déplaît à Dakar.» Ses clichés, il les partage sur le Twitter de Save Dakar, un collectif citoyen qui dénonce les actes d’incivilité dans la capitale sénégalaise. Présente uniquement sur les réseaux sociaux, la communauté regroupe près de 30 000 citadins qui, comme Maguette, sont lassés d’une ville qu’ils jugent trop sale, trop bruyante, trop polluée. Leur ras-le-bol, ils l’expriment en images avec le hashtag #SaveDakar, utilisé une centaine de fois par jour. Sur les clichés, des scènes de vie d’une capitale qui suffoque. Des rues qui croulent sous les ordures, des bouches d’égout débordantes, des espaces verts à l’abandon, du bétail qui déambule au milieu de la circulation. A l’origine de cette initiative, un jeune photographe sénégalais, Mandione Laye Kébé, nostalgique du Dakar raconté par son père dans les années 60. «De larges avenues ombragées sans circulation, de vrais trottoirs, des parcs, et surtout des règles que les gens respectaient. L’âge d’or», raconte-t-il.

Champignons
C’est après une balade place de l’Indépendance, dans le vieux quartier du Plateau, qu’il décide de lancer Save Dakar. Ce lieu mythique de la capitale sénégalaise post-indépendance, «le salon» où l’on se rencontrait après une séance au cinéma voisin, le Paris, est en décrépitude. Les pelouses pelées sont jonchées de détritus, les bancs en ruine servent d’abris aux clochards en haillons, l’eau de la fontaine ne coule plus. «Au Sénégal, on investit seulement pour sauver les apparences. Mais on oublie le plus important, l’entretien», déplore Mandione Laye Kébé.

Touchée de plein fouet par l’exode rural, la population de Dakar a quadruplé en vingt ans : 800 000 habitants au début des années 2000, contre quelque 3,6 millions aujourd’hui. Les banlieues désordonnées et sans plan d’urbanisme ont poussé comme des champignons.

Dans son dernier rapport annuel sur la pollution de l’air, l’Organisation mondiale de la santé a classé Dakar parmi les mauvaises élèves. Un taux de particules fines sept fois plus haut que la moyenne qui fait d’elle la deuxième capitale la plus polluée d’Afrique. Pour Mandione Laye Kébé, cette explosion urbaine va de pair avec le développement de l’incivisme. «Dakar est devenu un grand souk, où tout se négocie. On ne respecte plus rien. La première victime, c’est le patrimoine.» Alors il mise sur les réseaux sociaux pour faire entendre sa voix : «Tout le monde les utilise dans le pays, du citoyen lambda aux hommes politiques, c’est l’endroit idéal pour interpeller les gens.» Dans sa poche, son téléphone ne cesse de vibrer, une photo qu’il a publiée la veille est retweetée des milliers de fois. Celle d’un lampadaire qui menace de s’effondrer en pleine rue. Le buzz est tel que les autorités réagissent. La Société nationale d’électricité du Sénégal le contacte personnellement pour connaître le lieu exact où a été prise la photo. «En une matinée ils avaient réglé le problème, se félicite-t-il. Nous, on dénonce. Et visiblement, notre succès sert à quelque chose.» En un an d’existence, le mouvement citoyen Save Dakar a pris de l’envergure. Le combat dépasse désormais la sphère du Web et s’installe sur le terrain.

«Révolutionnaire»
Ce matin-là, Mandione Laye Kébé, accompagné de deux amis volontaires, Rokhaya et Incent, se rend dans une école primaire du quartier défavorisé de Gueule Tapée. Au programme des discussions, la protection de l’environnement et le civisme. «Je leur dis de ne pas jeter leurs détritus par terre. S’ils voient des adultes le faire, qu’ils leur demandent de les mettre dans les poubelles», explique Mandione, pédagogue. Et d’ajouter : «Si on veut que les mentalités changent durablement, c’est sur les enfants qu’il faut miser. Ce sont nos ambassadeurs.»

Save Dakar compte aussi lancer une application mobile dédiée aux Dakarois pour dénoncer tous les tracas du quotidien, comme les débordements d’égouts ou un accident qui embouteille la voie publique. «J’aimerais mettre directement en relation les citoyens et les élus via leur smartphone, ça serait révolutionnaire !» espère le jeune influenceur, avant de reprendre en chœur avec les élèves l’hymne national sénégalais.

Libération - Margot Chevance Correspondante à Dakar