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Savez-vous ce que les psychologues disent de Donald Trump ?

La personnalité de Donald Trump continue d’inquiéter les experts en santé mentale. Souffre-t-il d’une sorte de trouble psychologique ? Son comportement théâtral, son narcissisme, son manque d’empathie ou son impulsivité génèrent de la méfiance chez de nombreux collectifs, y compris chez ceux qui travaillent quotidiennement avec lui. Par ailleurs, le pouvoir qu’il détient fait que, dans l’hypothèse où ces soupçons se vérifieraient, sa personnalité et ses actions pourraient constituer une menace réelle pour tout être vivant sur la planète.

Depuis que Donald Trump a été élu président des Etats Unis, plusieurs rapports inhérents à sa santé mentale ont été publiés. Il est en outre important de préciser que cela entraîne de nombreux problèmes éthiques.

Tout d’abord, il est illégal pour les professionnels des sciences du comportement et de la santé de faire des rapports sur des personnes qui n’ont pas préalablement fait l’objet d’une évaluation rigoureuse. « Dans quelle mesure leurs hypothèses sont-elles fondées ? » Voici une autre question qui devrait être prise en considération si nous souhaitons réaliser un schéma psychologique du personnage.

« Avec des phrases telles que « je pourrais tirer sur des personnes dans la Cinquième Avenue et je ne perdrais pas de votes », Donald Trump nous donne déjà une idée de son état mental. »
-John Gartner, psychologue à la Johns Hopkins University Medical School-

Ensuite, de nombreuses évaluations ont davantage mis l’accent sur le personnage lui-même que sur la personne. Ainsi, peu de personnalités publiques ont réalisé autant d’effort afin de créer leur propre personnage et identité que Donald Trump. Néanmoins, nous ne savons rien de cette sphère plus intime où se cache l’homme et non la caricature, là où nous pourrions découvrir, par exemple, comment il interagit avec ses proches et les personnes qui composent son environnement le plus proche.
Cependant, le vrai problème est que nous ne sommes pas confrontés à n’importe quelle personnalité publique. La personnalité de Donald Trump, avec ses hauts et ses bas, ses réactions, ses tweets et son comportement génère avant tout de la méfiance. Et l’imprévisible est un facteur de risque lorsqu’il s’agit d’une personnalité publique qui rassemble autant de pouvoir.


L’examen de la personnalité de Donald Trump
Ce que nous savons de la personnalité de Donald Trump est déduit de son comportement public. Sans aller trop loin, il y a seulement quelques jours, lors de sa visite d’Etat au Japon, nous avons pu le voir jouer une scène qui a une nouvelle fois fait le tour du monde. La scène s’est déroulée au moment où le ministre japonais Shinzo Abe et lui firent une pause pour nourrir des carpes rouges de l’étang de Koi.

Comme il est de mise dans la culture japonaise, tout acte possède son cérémonial, et le ministre Abe commença à jeter lentement et patiemment la nourriture aux poissons. Donald Trump, ennemi de la patience et du cérémonial, finit par retourner la boîte pour renverser toute la nourriture d’une seul mouvement.

Au-delà de l’anecdotique, il fut une nouvelle fois évoqué en cette occasion un point qui avait déjà fait l’objet d’avertissement de la part de nombreuses personnes, de professeurs de l’Université de Yale mais également de l’organisation de la santé mentale “A Duty to Warn“ : Donald Trump pourrait ne pas être apte pour ce poste.

Toutefois, avant de signaler les troubles auxquels ces personnes font spécifiquement référence, il convient d’analyser son comportement public afin de pouvoir en déduire sa personnalité. Il s’agirait de ce qui suit.






  • Donald Trump n’aime pas les règles, les protocoles, être critiqué ou être remis en question. 
  • Il conteste souvent le statu quo et n’accepte pas les ordres. Si nous ajoutons l’impulsivité à ces comportements, nous avons ce qui dans le DSM-5 est classé comme comportement antisocial.
  •  Il a une durée d’attention très courte. Il montre peu d’intérêt pour des opinions différentes des siennes, ses schémas mentaux sont très rigides et sa capacité à traiter des informations écrites limitées. Il se limite à vivre le moment présent, donnant la sensation de ne pas évaluer les conséquences à long terme que pourraient générer son comportement.
  •  Il possède une personnalité clairement narcissique. Il a également tendance à faire confiance à très peu de personnes et tend à appliquer une pensée dichotomique quant à ses relations : vous êtes un ami ou un ennemi, vous êtes un patriote ou vous n’êtes pas.
  •  Il semble posséder un faible contrôle de ses impulsions.
  •  Il se méfie des intellectuels, il qualifie les journalistes de personnages « dangereux » et évite toute personne qualifiée dans un domaine particulier car il suppose que cette dernière maintiendra un point de vue contraire au sien et mettra ainsi en évidence ses erreurs.
  •  Il est très habile socialement, mais cette capacité n’a qu’un but : être le centre d’attention. S’il n’y parvient pas, il se sent frustré et en colère.
« La plupart des gens sont amoureux de leur drame personnel. Leur histoire personnelle est leur identité. L’ego dirige leur vie. »
–Ekhart Tolle–

Les possibles troubles mentaux résultant du portrait de Donald Trump
Nous l’avons souligné au début. Il n’est pas considéré comme éthique de publier des rapports psychologiques sur des personnes qui n’ont pas préalablement fait l’objet d’une évaluation rigoureuse. Il s’agit en fait d’une violation de la dénommée « règle de Goldwater ».

Cette ligne a malgré tout été franchie, et celui qui a réalisé cette série de rapports est le psychologue John Gartner, de l’Université Johns Hopkins. Plus encore, il y a quelques mois de cela, 18 000 psychologues ont signé une pétition pour avertir que Donald Trump est mentalement incapable d’assumer le poste qu’il occupe.

Comme le précise un article de l’espace « Psychology Today », la personnalité de Donald Trump révèle des traits potentiellement dangereux. En effet, comme l’explique le Docteur Gartner lui-même, nous sommes confrontés à quelqu’un qui, curieusement, pourrait souffrir d’un grave complexe d’infériorité.

Cependant, comme l’indiqua Alfred Adler à l’époque, certaines personnes souffrant d’un complexe d’infériorité le développent d’une forte domination et une l’hostilité à l’égard des autres avec un seul objectif : se faire valoir, satisfaire leurs propres besoins.


Les experts ont souligné que Donald Trump répond à plusieurs critères publiés par le DSM-V. Des facteurs qui détermineraient au moins trois troubles de la personnalité, à savoir : le trouble de la personnalité narcissique, le trouble de la personnalité antisociale et le trouble de la personnalité paranoïaque.

Nous soulignons une fois de plus que tout cela n’est qu’une simple appréciation du comportement public du président Trump. Nous ne devrions pas en tirer de conclusions définitives. Il s’agit de suppositions publiées par un groupe d’experts qui veulent mettre en évidence un aspect qui, en substance, est important : avant qu’un politicien prenne une fonction de pouvoir, il devrait passer par une série de tests pour évaluer son aptitude psychologique.

Pour conclure, nous ne savons pas si la personnalité de Donald Trump se rapprocherait, comme beaucoup le disent, de la fameuse triade obscure de la personnalité (narcissisme, psychopathie et machiavélisme), ni si cela est véritablement dangereux eu égard à la fonction qu’il exerce.

Peut-être s’agit-il de simples apparences, de l’un des masques d’un personnage qui, bien qu’inquiétant, reste inoffensif. Le temps nous le dira, espérons simplement qu’il se limite à assumer son poste et, au pire, à accumuler des anecdotes innocentes telles que celle s’étant déroulée au Japon avec les carpes rouges.

nospensees.fr

Représailles contre l'Iran : recul in extremis de Trump

Donal Trump, qui avait menacé l'Iran de représailles après la destruction, jeudi, d'un drone américain, fait finalement machine arrière à seulement quelques minutes - une dizaine - de l'opération militaire prévue à cet effet.
Une annulation in extremis qui suscite des interrogations, dès lors que tout le monde sait que l'abattage du drone américain est un énième incident qui vient exacerber les tensions déjà bien vives entre les deux pays. Et nombreux sont ceux qui s'attendaient au pire des scénarios - entendez à au moins une centaine de morts côté iranien - avant cette volte-face du président américain, fusse-t-elle souhaitable et justement souhaitée.

Aussi se demande-t-on aujourd'hui ce qui a bien pu motiver - passez-moi le mot - ce recul du chef de l'Etat américain. Et surtout quelle interprétation en feraient l'Iran et d'autres Etats réfractaires  à la politique américaine ? D'autant plus qu'on se souvient encore de ses menaces restées vaines à l'encontre du leader nord-coréen, Kim Jung Un.

Cette attitude devenue quasi récurrente de Donald Trump fait penser - faut-il le dire - à l'allégorie du chien qui aboie sans mordre - "chien qui aboie ne mord pas ", dit le dicton. Mais pourquoi ? Parce que faisant preuve d'humanité, ou plutôt par crainte d'une exacerbation de la situation déjà bien tendue dans la zone ?

D'après la chercheuse Nicole Bacharan, spécialiste des Etats-Unis et de sa politique internationale, si le geste du président américain peut être conçu comme celui d'un homme faisant preuve d'"une certaine humanité, il peut aussi être interprété comme le signe que Trump a eu peur de l’engrenage dans lequel il s’engageait". Mais humanité ou pas, appréhension ou couardise, le fait est que désormais les Iraniens, et pas eux seulement eux, savent que "finalement", regrette, la chercheuse, "les menaces américaines sont vides".

Une prise de conscience tout aussi menaçante pour la sécurité non seulement dans cette région du monde, mais aussi partout ailleurs où la force de frappe américaine reste encore redoutable, et donc dissuasive. Aussi faudrait-il - il es t grand temps - que Trump arrête enfin d'être prompt à menacer, s'il ne met pas ses menaces à exécution. Une attitude qui, si elle ne rend pas sa grandeur à l'Amérique, l'aiderait tout de même à préserver ce qui lui reste de dignité.

Abdoulaye Jamil Diallo

Trump : "L'accord de Paris est fondamentalement mauvais"

Donald Trump profite de la crise des "gilets jaunes" pour tacler Emmanuel Macron.. Sur Twitter, le président américain a évoqué la situation en France pour justifier son retrait de l'accord de Paris sur le climat.

Le débat sur les "gilets jaunes" traverse l'Atlantique. Donald Trump a ironisé, mardi 4 décembre, sur les concessions faites par Emmanuel Macron au sujet des taxes sur les carburants – le gouvernement français a annoncé un moratoire sur la hausse de la taxe carbone et un gel des tarifs du gaz et de l'électricité. Un argument, selon lui, pour justifier le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, qu'il considère comme voué à l'échec.

"Je suis heureux que mon ami Emmanuel Macron et les manifestants à Paris soient tombés d'accord sur la conclusion à laquelle j'avais abouti il y a deux ans", a écrit le président américain sur son compte Twitter. Et Donald Trump de continuer : "L'accord de Paris est fondamentalement mauvais car il provoque une hausse des prix de l'énergie pour les pays responsables, tout en donnant un blanc-seing à certains des pires pollueurs au monde."

L'Elysée a choisi de s'abstenir de commenter ce message. "Pas de commentaire", a répondu l'entourage du président à une interrogation de l'AFP, alors que les relations entre les deux chefs d'Etat se sont singulièrement refroidies ces derniers mois.

francetvinfo.fr

Gilets jaunes: Trump twitte sur les "vastes manifestations"

Le président américain Donald Trump, le 16 novembre 2018 à la Maison Blanche, à Washington DC afp.com/SAUL LOEB
Le président américain a une nouvelle fois mis la pression sur Emmanuel Macron et l'Union européenne.
Donald Trump a une nouvelle fois mis la pression dimanche sur Emmanuel Macron et plus largement sur l'Union européenne au sujet du commerce et des dépenses militaires en montrant au président français qu'il suit de près les manifestations des "gilets jaunes" en France.

"Les vastes et violentes manifestations en France ne prennent pas en compte à quel point les Etats-Unis ont été mal traités sur le plan du commerce par l'Union européenne ou sur nos dépenses justes et raisonnables pour notre GRANDE protection militaire. Il faut remédier à ces deux sujets bientôt", a lancé le président américain dans un message assez obscur sur Twitter.


Il n'a pas directement mentionné son homologue français, mais sa déclaration intervient au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation en France des "gilets jaunes", un mouvement hétéroclite qui dénonce la baisse du pouvoir d'achat et la hausse des taxes sur le carburant décidée par Emmanuel Macron.

Répliques humoristique

Elle fait également suite à une passe d'armes inédite entre les deux dirigeants. Mi-novembre, à peine rentré de Paris où il avait célébré la paix avec les autres dirigeants du monde, Donald Trump s'était vivement attaqué à la France et à Emmanuel Macron, dont il avait raillé la "très faible cote de popularité".

Dans une série de tweets, il avait attaqué sa proposition de créer une armée européenne et s'en était pris au secteur du vin. "Entre alliés on se doit le respect", avait répondu le président français.

Du côté de la twittosphère française, on a répondu avec humour au message de Trump, avec des références à l'univers d'Astérix ou en plaisantant sur le rapprochement par le président américain de deux informations sans grand rapport...

lexpress.fr

Etats-Unis : ce que les résultats des "midterms" changent pour Donald Trump

Avec une majorité désormais démocrate à la Chambre des représentants, les deux prochaines années s'annoncent difficiles pour Donald Trump. Franceinfo vous détaille les conséquences de l'issue de ces "midterms" pour le président américain.

Donald Trump n'aura pas obtenu la vague "rouge" qu'il espérait lors des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre. Le président américain devra désormais cohabiter avec le Parti démocrate après la victoire du "camp bleu" à la Chambre des représentants. Mercredi 7 novembre, à 7 heures (heure française), les démocrates avaient gagné 24 sièges supplémentaires à la chambre basse du Congrès, au détriment du parti présidentiel.

A l'issue du scrutin, Donald Trump bénéficie pourtant encore d'une majorité au Sénat, renforcée d'au moins trois sièges, selon les dernières estimations du New York Times* mercredi matin. Affaibli par une nouvelle majorité "bleue" à la Chambre des représentants, mais aidé par un Sénat plus "rouge", comment Donald Trump pourra-t-il mener les deux dernières années de son mandat ? Franceinfo fait le point sur ce que ces midterms vont changer pour le président américain.

1 - Son agenda législatif bloqué
Avec une majorité d'élus démocrates à la Chambre des représentants – l'équivalent américain de l'Assemblée nationale – "l'agenda législatif conservateur risque de mourir", explique le site américain Vox*. Minoritaires, les élus républicains pourront difficilement proposer de nouvelles lois à leur exécutif au cours des deux prochaines années.

Concrètement, plusieurs des mesures emblématiques du programme de Donald Trump risquent d'être bloquées sur le plan législatif. Sans majorité, Donald Trump sera ainsi incapable d'abroger la loi Obamacare, réforme emblématique de l'assurance-maladie mise en place sous la présidence de Barack Obama. Il pourra difficilement toucher aux budgets alloués à plusieurs programmes sociaux, et réduire encore davantage la taxation des entreprises et des ménages américains les plus favorisés. Donald Trump devra également renoncer à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, précise Le Figaro. Il perdra enfin une marge de manœuvre conséquente sur la négociation des traités, puisque ceux-ci sont ratifiés par le Congrès, explique France Culture.

Cette cohabitation entre une Maison Blanche "rouge" et une chambre basse "bleue" risque d'engendrer une "impasse", relève Vox. Le site rappelle en effet que Donald Trump bénéficie d'un pouvoir de veto – les propositions démocrates risquent ainsi d'être bloquées, à leur tour, par le dirigeant. De son côté, le président aura toujours la possibilité d'avancer ses pions en signant des décrets présidentiels, auxquels Barack Obama avait largement eu recours après avoir perdu le contrôle démocrate de la Chambre des représentants. Mais ces décrets seraient susceptibles d'être défaits par une simple signature d'un prochain président.

2 - Vers de nouvelles enquêtes parlementaires le concernant
Une majorité démocrate à la Chambre des représentants implique aussi de nouvelles investigations visant le président américain. Comme le note la chaîne britannique BBC*, les démocrates vont désormais prendre la tête d'importants comités à la chambre basse, ce qui peut leur permettre de lancer des enquêtes, entre autres, sur les accusations d'agressions sexuelles visant Donald Trump, ou encore sur les affaires concernant ses sociétés, telles que le Trump International Hotel.

Le président américain semble également menacé par Bill Pascrell, un élu démocrate du New Jersey, qui se bat pour la diffusion des déclarations fiscales de Donald Trump. Victorieux mardi soir, ce parlementaire pourrait prendre la tête de la commission des "Ways and Means", en charge de la fiscalité à la Chambre des représentants, relève France Culture.

Les enquêtes existantes sur les soupçons de collusion entre la campagne de Donald Trump et la Russie, en 2016, risquent enfin de s'accélérer, une fois les démocrates à la tête de la Chambre des représentants. Toute politique controversée pourrait faire l'objet d'une enquête, note Vox.

3 - Son pouvoir de nomination des juges fédéraux conservé
Avec une majorité conservée et consolidée au Sénat, Donald Trump a échappé au pire cas de figure, celui d'un Congrès contrôlé par une "super-majorité" démocrate. Avec la chambre haute acquise à sa cause, le président pourra continuer à remodeler les tribunaux fédéraux à son image. Il va aussi conserver le pouvoir de nomination des juges fédéraux, qui peuvent peser sur des décisions concernant un large éventail de sujets, comme la protection sociale, le droit de vote ou l’accès à l’avortement.

Pendant les deux premières années de son mandat, la majorité républicaine au Sénat avait déjà permis à Donald Trump d’utiliser allègrement ce pouvoir de nomination. La chambre haute a ainsi confirmé 29 nominés de Donald Trump à des tribunaux d’appel fédéraux, alors qu’à titre de comparaison, elle n’avait confirmé que deux nominés à des postes équivalents lors des deux dernières années du mandat de Barack Obama, comme le souligne NPR.

4 - La perspective de sa destitution définitivement écartée
Avec une majorité simple à la Chambre des représentants, les démocrates pourraient théoriquement lancer une procédure d’"impeachment" à l’encontre du président des Etats-Unis. Mais une fois cette première étape franchie, le président ne serait destitué qu’à l’issue d’un procès et d’un vote au Sénat nécessitant une majorité qualifiée de deux tiers, c’est-à-dire de 67 sénateurs.

C’est en raison de cette condition que dans l’histoire des Etats-Unis, aucun président sous le coup d’une procédure d’impeachment n’a été destitué. Et avec une majorité de républicains au Sénat, le scénario d'une destitution de Donald Trump est tout simplement impossible.

francetvinfo.fr
VIDÉO - L'agression, que le juge Kavanaugh a formellement démentie, se serait produite dans les années 1980 au lycée selon le témoignage d'une femme publié dimanche dans le Washington Post. Un retournement qui pourrait perturber sa confirmation par le Sénat américain.


Nouveau retournement dans le processus de nomination du juge Kavanaugh au siège de la Cour suprême. Dans un témoignage publié dimanche dans le Washington Post, une femme a accusé le candidat de Donald Trump d'agression sexuelle dans les années 1980, lorsqu'il était lycéen. Un retournement qui promet de perturber sa confirmation par le Sénat américain. Magistrat conservateur, ancien conseiller du président George W. Bush, le juge Brett Kavanaugh, 53 ans, conteste catégoriquement ces accusations. Les démocrates ont immédiatement réagi, exigeant le report du vote au Sénat sur sa confirmation.

L'enjeu est grand. Brett Kavanaugh pourrait, s'il est confirmé à ce poste à vie, faire basculer pendant au moins une génération l'équilibre de la Cour suprême. Elle est chargée aux États-Unis de trancher sur des questions divisant profondément la société, comme l'avortement ou les armes. Les républicains disposent d'une très courte majorité (51-49) au Sénat, qui a le dernier mot sur les candidats désignés par le président américain. Déjà sous la loupe, la réaction de deux sénatrices républicaines défendant le droit à l'avortement va donc être scrutée de près dans les prochains jours.

«Devoir civique»
A deux mois d'élections parlementaires qui pourraient voir les démocrates prendre la majorité au Congrès américain, la Maison Blanche et les républicains n'ont pas de temps à perdre. Mais le témoignage de Christine Blasey Ford, publié dimanche par le Washington Post, pourrait enrayer un processus qui s'annonçait rapide.

Professeure universitaire de psychologie âgée de 51 ans, elle affirme qu'au début des années 1980, lorsque Brett Kavanaugh était scolarisé dans la proche banlieue de Washington, ce dernier et un ami «complètement ivres» l'auraient coincée dans une chambre lors d'une soirée. Brett Kavanaugh l'aurait maintenue de force sur un lit, avant de se livrer à des attouchements par dessus ses vêtements, qu'il aurait tenté sans succès de lui retirer. Quand elle aurait tenté de crier, il lui aurait couvert la bouche avec la main. «J'ai pensé qu'il risquait de me tuer sans le vouloir», a-t-elle confié au journal. Elle avait finalement pu se dégager de son étreinte et quitter la pièce.

Christine Blasey Ford dit n'avoir parlé à personne des ces faits, qui l'ont pendant longtemps affectée, jusqu'à une séance de thérapie de couple avec son époux en 2012. Elle a fourni au journal des notes prises par son psychothérapeute à l'époque, quand elle évoquait «une tentative de viol» pendant son adolescence. Ces informations étaient parvenues dès cet été dans une lettre confidentielle à une influente sénatrice démocrate, Dianne Feinstein, qui n'en avait pas touché mot aux autres sénateurs. Cette dernière avait finalement révélé jeudi avoir donné sa lettre à des inspecteurs.

Christine Blasey Ford explique au Washington Post que face aux rumeurs folles qui couraient depuis sur son identité, elle a décidé de sortir de l'ombre. «J'estime désormais que mon devoir civique pèse plus lourd que mon angoisse et ma terreur face à des représailles», explique cette professeure de l'université de Palo Alto. Electrice démocrate, elle a fait des petits dons à des organisations politiques, précise le Washington Post.

«Une insulte pour les femmes»
Un vote en commission sénatoriale est prévu jeudi sur la confirmation de Brett Kavanaugh, avant le vote final en séance plénière qui pourrait intervenir dès fin septembre. Maintenant que l'accusatrice a parlé publiquement «il revient au FBI de mener une enquête. Cela devrait se produire avant que le Sénat n'avance sur cette nomination», a déclaré dimanche Dianne Feinstein, dans un communiqué. «Insister pour voter maintenant serait une insulte pour les femmes américaines et l'intégrité de la Cour suprême», a tonné le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

Dénonçant depuis jeudi une «opération de la dernière chance», la Maison Blanche a renvoyé le Washington Post vers le démenti «catégorique et sans équivoque» de Brett Kavanaugh publié en fin de semaine. «Je n'ai pas fait cela, que ce soit au lycée ou à n'importe quel autre moment», écrivait le juge, catholique pratiquant, marié et père de deux filles. Plus de 60 femmes disant le connaître à l'époque l'ont défendu dans une lettre.

«Au cours de ses 25 ans dans la fonction publique le FBI a consciencieusement et régulièrement étudié le parcours de Brett Kavanaugh», avait insisté jeudi la Maison Blanche. Un argument repris par les républicains au Sénat. Après la publication de l'interview, le sénateur républicain Lindsey Graham s'est toutefois dit prêt à entendre Christine Blasey Ford en commission si elle le désire. Avant d'ajouter que cela devrait «être fait immédiatement, afin que le processus puisse se poursuivre comme prévu».

lefigaro.fr
Donald Trump assistera mercredi et jeudi au sommet de l’Otan à Bruxelles après quoi il se rendra à Helsinki (Finlande) pour rencontrer Vladimir Poutine. AFP/JIM WATSON.
Avant le sommet de l’Alliance atlantique, qui se tient à partir de mercredi à Bruxelles, le président américain fulmine contre les Européens.

L’an passé déjà pour son premier sommet de l’Otan, Donald Trump avait interpellé ses partenaires sur leur participation financière. Ce lundi, à la veille de son départ pour Bruxelles où les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord se retrouveront mercredi et jeudi, le président américain a de nouveau martelé sa demande.

Cette fois, les Européens craignent de surcroît qu’il ne cherche à les diviser, par de possibles concessions à la Russie juste avant sa première grande rencontre bilatérale avec son homologue russe Vladimir Poutine le 16 juillet à Helsinki (Finlande).

«Les Etats-Unis dépensent bien plus pour l’Otan que n’importe quel autre pays. Ce n’est pas juste, ni acceptable », a tweeté le président américain. « Bien que ces pays aient augmenté leurs contributions depuis que je suis devenu président, ils doivent faire davantage», a-t-il poursuivi. Le président américain a confirmé par ailleurs sa visite au Royaume-Uni en pleine crise le vendredi 13 juillet.


Le financement au centre des débats
Il y a deux semaines, le président américain avait adressé un courrier à neuf membres de l’Otan, dont l’Allemagne, le Canada et la Norvège pour les sommer de respecter leur engagement de porter leurs dépenses militaires à 2 % de leur PIB en 2024. Le partage des dépenses sera un des principaux thèmes du sommet, a confirmé le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lui-même norvégien.

«L’Allemagne est à 1 % (de son PIB), les Etats-Unis sont à 4 %, et l’Otan bénéficie bien davantage à l’Europe qu’aux Etats-Unis. Selon certains, les Etats-Unis payent 90 % de l’Otan, alors que de nombreux pays sont loin des 2 % (de leur PIB) qu’ils se sont engagés » à payer, a encore dénoncé le président américain. Jens Stoltenberg a déclaré dimanche dans l’édition dominicale du Bild que l’Allemagne devait «en faire davantage».

Trump confond millions et milliards
Dans le même tweet lundi, Donald Trump a également évoqué les différends commerciaux qui l’opposent aux Européens. « En plus de cela, l’Union européenne a un excédent commercial de 151 millions de dollars avec les Etats-Unis, avec d’importantes barrières commerciales sur les produits américains. NON ! », a-t-il écrit, confondant les millions avec les milliards. Les Etats-Unis ont en effet accusé en 2017 un déficit commercial d’un peu plus de 151 milliards de dollars vis-à-vis de l’Union européenne.

Déçue de l'échec du G7, la France espère que le sommet de l'Otan cette semaine « montrera l'unité des alliés et que tous les partenaires fassent les efforts auxquels ils se sont engagés », ont indiqué des conseillers de la présidence française. « Notre crainte, c'est que cela ne soit pas atteint ». «Personne ne sait ce que va dire Trump. Même ses équipes ne le savent pas », s'inquiète une source diplomatique.

Un pas vers une Europe de la défense
Mais par ailleurs, la crainte d’une défaillance américaine en cas d'attaque contre un de leurs alliés, comme le stipule l'article 5 du traité de l'Otan, pousse des Européens à accélérer la cadence pour se rendre autonomes.

La France a enrôlé huit autres membres de l'UE, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni, dans un Groupe européen d'intervention capable de mener rapidement une opération militaire, une évacuation dans un pays en guerre ou d'apporter une assistance en cas de catastrophe.

« Ces efforts sont complémentaires à ceux menés au sein de l'Otan », assure Florence Parly, la ministre française des Armées. L'UE et l'Otan doivent signer mardi midi à Bruxelles une nouvelle déclaration commune sur leur coopération.

leParisien.fr
Une dizaine d'Etats américains, dont la Californie, Washington et le New Jersey, vont poursuivre l'administration Trump pour sa politique migratoire après la séparation de milliers de familles entrées illégalement aux Etats-Unis, a annoncé jeudi 21 juin le procureur général de l'Etat de Washington. "C'est une politique aberrante, cruelle et anticonstitutionnelle" et "nous allons y mettre un terme", a déclaré Bob Ferguson dans un communiqué.

Plus de 2 300 enfants et adolescents ont été séparés de leurs parents depuis début mai après l'arrestation de ces derniers pour avoir illégalement traversé la frontière avec le Mexique. Face à l'indignation mondiale suscitée par cette politique et au malaise au sein même de son parti, Donald Trump a signé mercredi un décret mettant fin à ces séparations.

"Incertitude" et "chaos"
"L'incertitude" demeure toutefois sur le sort des mineurs arrachés à leurs parents et sur la façon dont ils pourront être réunis. Bob Ferguson a dénoncé le "chaos" créé par la politique de séparation des familles, mais aussi par le décret signé mercredi qui "cherche à détenir de manière indéfinie les enfants et leurs parents et continue à poursuivre pénalement les demandeurs d'asile".

Le procureur général dénonce aussi les "conditions inhumaines et horribles" dans les centres de détention de la police de l'immigration et des frontières, et s'insurge contre le manque de contact – parfois pendant des semaines – entre les mères et les enfants dont elles ont été brusquement séparées à la frontière. Parmi les Etats qui se sont associés à la plainte figurent le Massachusetts, le Maryland, le Nouveau-Mexique, la Pennsylvanie, l'Iowa et l'Illinois. Selon Bob Ferguson, d'autres pourraient les rejoindre.

francetvinfo.fr