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Mémoires de l'ancien président sénégalais Abdou Diouf

« Tant que la fortune te sourit, tu auras beaucoup d'amis, si les nuages se montrent, tu te retrouveras seul », écrit l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, dans ses Mémoires publiés aux Editions Seuils. Un livre riche en anecdotes toutes plus intéressantes les unes que les autres. Otr’Actu vous en présente ici un extrait.

« C'est à partir du moment où je fus relevé de mes fonctions de gouverneur du Sine-Saloum que, pour la première fois, je fus véritablement confronté à l'ingratitude des hommes.

J'ai pu alors constater que, tant que vous êtes une autorité, les hommes vous sont fidèles et sont à vos pieds, mais dès que vous êtes en disgrâce, ou qu'ils vous y croient, certains d'entre eux n'ont plus de considération pour vous et vous tournent le dos.

C'est le cas de ce grand chef religieux qui, lorsque j'étais encore gouverneur, m'avait demandé de lui installer une coopérative dans un village de la région. Au moment de quitter mes fonctions, j'ai pensé qu'il valait mieux prendre l'arrêté avant de partir, afin que mon successeur puisse finaliser rapidement le projet. J'avais fait cela avec un zèle qui correspondait au respect que je vouais à ce guide.

J'ai donc signé l'acte et je voulais lui dire au téléphone de ne pas s'inquiéter , puisque j'avais tout fait. J'ai eu une grande surprise. Un de ses disciples m'a fait attendre longtemps et, à la fin, quelqu'un d'autre a pris l'appareil pour me dire : «  Gouverneur, le marabout vous salue bien, il m'a chargé de vous dire qu'il est très occupé en ce moment mais qu'il vous souhaite le meilleur ».

Je lui ai répondu que c'était tout juste pour lui dire que j'avais signé l'arrêté pour la coopérative. Dans mon for intérieur, je me disais que ce n'était pas possible qu'il me traitât ainsi .
Que dire également du comportement de cet homme qui était toujours dans nos cortèges à crier à tue - tête : « Maintenant nous avons le meilleur gouverneur du pays, un gouverneur qui nous porte bonheur ».  Il le faisait avec tout ce qu'ont pouvait imaginer comme obséquiosité, louanges,ovations et autres envolées dithyrambiques .

Pourtant, quand j'ai quitté mes fonctions, il ne savait pas encore que j'étais affecté à un nouveau poste et un jour, en sortant du ministère des Affaires étrangères, je l'ai aperçu devant la pharmacie du Rond- Point et me suis dirigé vers lui.
Il m'a aussitôt tourné le dos et j'ai compris que, s'il avait agit de la sorte, c'est qu'il ne voulait pas se compromettre avec quelqu'un qui était en disgrâce ou en tout cas qui était considéré comme tel.
Pour le jeune homme de 27 ans que j'étais, qui croyait à tant d'idéaux, voir les hommes se comporter cette façon fut un choc. Et me sont revenus en mémoire mes jeunes années de latinistes au lycée Faidherbe et les vers qu'Ovide, exilé par Auguste au bout du monde, à Tomis, sur les bords de la mer Noire, écrivait dans les Tristes : « Tant que la fortune te sourit, tu auras beaucoup d'amis, si les nuages se montrent, tu te retrouveras seul ». 

Il y a eu certes ce griot et ce grand chef religieux que j'admirais tant, mais il y a eu bien d'autres encore ».

Abdou Diouf, Mémoires - Editions Seuil.


Paludisme : Pourquoi l'OMS interdit l'artemisia pourtant très efficace contre la maladie ?

Le paludisme,connu aussi sous le nom de malaria, fait 438 000 morts par an, et constitue la première cause de mortalité chez les enfants de 0 à 10 ans en Afrique subsaharienne.

Il existe certes des médicaments reconnus et unanimement conseillés par l'OMS et les firmes pharmaceutiques internationales, mais qui - en plus de leurs effets secondaires - sont souvent commercialisés à des prix excessifs pour les populations touchées par cette maladie ; des populations qui, en guise d'alternative, ont pu découvrir, grâce aux travail de médecins dévoués à la cause humanitaire, les vertus d'une plante (l'artemisia), aussi efficace que dépourvue d'effets secondaires, et qui, en plus de guérir la maladie, protège aussi contre le paludisme.

Sauf que l'OMS, sous la pression des firmes pharmaceutiques internationales, non contentes de cette trouvaille, interdit l'usage de l'artemisia, une plante qui, malgré la mise en garde de l'Organisation mondiale de la santé, est pourtant en train de supplanter, dans de nombreux pays, les médicaments officiels, notamment grâce à son efficacité et à son coût beaucoup plus abordable (voir vidéo ci-dessous).

Otr'Actu


Les négociations se seront déroulées dans la douleur. Mais elles ont enfin abouti mardi : les 27 se sont mis d'accord sur les candidats qui doivent occuper les principaux postes de l'UE. Le Belge Charles Michel prend la présidence du Conseil européen, tandis que Christine Lagarde, directrice générale du FMI, devrait diriger la Banque centrale européenne. LCI



Dans une vidéo, le milliardaire américain Bill Gates fait la promotion d’une machine capable de transformer les excréments en eau potable. Une trouvaille actuellement en expérimentation au Sénégal.

De renommée mondiale, la Fondation Bill & Melinda Gates se mesure depuis 15 ans à des défis de taille pour un monde meilleur. L’association soutient ainsi l’innovation et le progrès en matière de santé afin de lutter contre les mauvaises conditions sanitaires dans les pays en développement.

De renommée mondiale, la Fondation Bill & Melinda Gates se mesure depuis 15 ans à des défis de taille pour un monde meilleur. L’association soutient ainsi l’innovation et le progrès en matière de santé afin de lutter contre les mauvaises conditions sanitaires dans les pays en développement.

Parmi les nobles causes qu’elle soutient, on compte notamment la lutte contre l’infection au VIH, contre la poliomyélite et pour l’accès à l’eau potable. Cette dernière bataille s’est récemment retrouvée sous le feu des projecteurs grâce à une campagne du milliardaire américain dvéoilant une nouvelle invention : l’Omniprocessor.

Cette machine, développée par l’entreprise d'ingénierie environnementale Janicki Bioenergy, tire les avantages des excréments humains en les transformant en quelques minutes en eau potable, en électricité et en cendres. Il fallait y penser.

Une qualité d’eau approuvée


Si la plupart pourrait être rebuté par le principe même du dispositif, ce n’est pas le cas de Bill Gates. Dans la vidéo promotionnelle visible ci-dessus, le célèbre entrepreneur s’est glissé dans la peau du testeur pour gouter l’eau sortant de l’Omniprocessor.


Il explique sur son blog Gates Notes : "J’ai regardé le tas d'excréments se faire acheminer vers une grande cuve. Ils ont fait leur chemin à travers la machine, ont été bouillis et traités. Quelques minutes plus tard, j'ai pu goûter le résultat : un verre d'une délicieuse eau potable". Pour en arriver là, le procédé est relativement simple.

Les excréments sont extraits d’un égout et introduits dans la machine via un tapis roulant. Au cœur du dispositif, les déchets sont brulés afin de dessécher la boue et obtenir des matières solides. Les vapeurs qui se dégagent de cette opération sont ainsi récupérées pour en faire de l’eau.
Cette dernière passe ensuite dans un système de nettoyage permettant d'obtenir "l'eau la plus claire et la plus propre que nous puissions imaginer".

Un dispositif prometteur
La réaction de combustion génère également de l’énergie convertie sous la forme d’électricité. Celle-ci sert, d’une part, pour faire fonctionner l’Omniprocessor, mais peut être également redistribuée sur le réseau local en cas d’excédents. Quant aux excréments, ils sont finalement récupérés sous la forme de cendres sèches pouvant servir de fertilisant.

Parce qu’il fonctionne de manière autonome, l’Omniprocessor peut être utilisé n’importe où à condition d’avoir un système d'égouts approprié. Le dernier modèle développé est capable de produire jusqu'à 86.000 litres d'eau chaque jour, et 250 kilowatts d’électricité à partir des déjections de 100.000 personnes. Il devrait être testé prochainement à Dakar au Sénégal.

A l’heure actuelle, 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, explique Bill Gates. Un manque qui a des conséquences catastrophiques, notamment sur la mortalité infantile. "Cela prendra peut-être des années avant que ce procédé soit utilisé mondialement. Mais j'ai été vraiment impressionné par la technologie".

"L’usine ne se contente pas d'enlever les excréments humains de l'eau, elle transforme les excréments en un bien avec une véritable valeur pour le marché. C'est l'illustration ultime de cette vieille expression : les ordures d'un homme font le trésor d'un autre", conclut Bill Gates.

Emmanuel Perrin | Gentside

C’est quoi le franc CFA ?

14 pays utilisent encore la monnaie des colonies françaises d’Afrique créée en 1945 et controversée depuis longtemps.

Lors de son déplacement au Burkina Faso, ce mardi 28 novembre, le président de la République s’est prêté à une séance de questions-réponses avec les 800 étudiants de l’université de Ouagadougou. Parmi les questions posées, une portait sur le franc CFA, monnaie en vigueur dans quatorze pays africains, dont le Burkina Faso.



Le franc CFA, dernière monnaie coloniale encore en activité, est sujet à de nombreuses controverses depuis longtemps. Déjà en 1990, le présentateur du JT d’Antenne 2 indiquait : « l’un des problèmes qu’il faudra bien résoudre un jour, dans les rapports entre la France et l’Afrique, c’est celui du franc CFA ».

Les billets sont toujours imprimés en France
Créé en 1945 sur décret du Général De Gaule, il s’agissait à l’époque du franc des Colonies françaises d’Afrique. Certains pays ont quitté la zone franc CFA au moment de leur indépendance, d’autres plus tard.

Aujourd’hui, il existe deux zones : le franc de la Communauté financière africaine, plutôt présente dans l’Afrique de l’Ouest, et le franc de la coopération financière en Afrique centrale, plutôt concentré dans les pays d’Afrique centrale. Par ailleurs, les billets sont toujours imprimés par la Banque de France dans l’Hexagone. Et son taux de change est fixé sur l’euro, ce qui pose un problème pour beaucoup de pays.

Le franc CFA, « une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations »
Les détracteurs du franc CFA estiment en effet que cette monnaie est un frein à l’économie, ainsi qu’un outil du néocolonialisme. C’est le cas de l’ancien ministre du Togo, Kako Nubuko, et co-auteur de Sortir l'Afrique de la servitude monétaire : « Pour des économies aussi faibles que les nôtres, avoir une monnaie arrimée à l’euro, qui est une des monnaies les plus fortes au monde, ça agit comme une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations. »

Du côté des défenseurs de cette monnaie, au contraire, le principal avantage du franc CFA est sa stabilité, comme l’explique le président ivoirine Alassane Ouatera : « cette monnaie est solide, elle est appropriée ».

Une monnaie unique d’ici 2020
Depuis 1980 déjà, un projet existe de créer une nouvelle monnaie unique. Les membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest se sont fixés 2020 comme pour le réaliser.

Emmanuel Macron a d’ailleurs déclaré à ce propos que la France accompagnerait « la solution portée par les présidents africains. »

franceinfo.fr

Vidéo - Mali : IBK bat le record du président malien le plus impopulaire

Dans cette vidéo, les enfants de la région de Kayes crient leur désamour au plus impopulaire des présidents maliens, Ibrahim Boubakar Keita : "IBK , An ti fè", scandent les enfants ; littéralement "Nous ne t'aimons pas, IBK" !


La vidéo où on le voit escaladant une façade pour sauver un enfant suspendu dans le vide a fait le tour du monde : Mamoudou Gassama est un migrant malien de 22 ans passé par la Libye qui vivait dans un foyer à Montreuil. « J’ai pensé à le sauver et Dieu merci, je l’ai sauvé » : le jeune homme sans-papiers rebaptisé « Spiderman » a résumé, comme une évidence, son geste spectaculaire, visionné des millions de fois sur les réseaux sociaux. Portrait.

Samedi soir, Mamoudou Gassama avait escaladé en quelques secondes un immeuble parisien par les balcons pour sauver l’enfant suspendu au 4e étage. Un acte de bravoure qui lui a valu d’être reçu lundi matin à l’Élysée par le chef de l’État, qui lui a proposé d’être naturalisé français. « Vous être devenu un exemple, il est normal que la nation soit reconnaissante », a affirmé le chef de l’État. « Ça me fait plaisir parce que c’est la première fois, (que je) gagne un trophée comme ça », a commenté Mamoudou Gassama, après avoir reçu un diplôme et une médaille pour « acte de courage et de dévouement ».



Triturant son polo blanc l’air concentré, bras croisés sur la poitrine comme pour mettre à distance cette célébrité soudaine qui semble le dépasser, le jeune homme à la parole rare laisse d’ailleurs son frère s’exprimer à sa place sur les plateaux de télévision ou à la mairie de Montreuil, ville de Seine-saint-Denis parfois appelée « le petit Bamako » pour sa forte population malienne, et où il vivait en foyer.

Mamoudou Gassama a quitté son pays en 2013. « Au Mali je n’avais pas de moyens, pas de personnes qui m’aident. Mon père n’était pas là », a raconté le jeune homme à Emmanuel Macron, en rappelant que « beaucoup de monde part pour aller chercher ailleurs ». Il emprunte alors, comme beaucoup, la route remontant vers l’Europe : Burkina Faso, Niger, puis la Libye où il a « beaucoup souffert », alors que, pendant plus d’un an, il survit en travaillant avec des amis. « On nous a attrapés, frappés, mais je ne me suis pas découragé », raconte-t-il.

Il finira par gagner l’Italie, en mars 2014, après avoir été intercepté une première fois en mer par la police. Mais « je ne connaissais personne en Italie », a-t-il affirmé à Emmanuel Macron, en expliquant avoir voulu rejoindre son frère, installé en France « depuis 20 ou 30 ans ». Depuis son arrivée en France, il travaillait « au noir dans le bâtiment », selon son frère, et logeait dans une chambre de 15 m2 du foyer Coalia de Montreuil, une structure de 430 lits destinée aux travailleurs migrants, sur un matelas posé entre deux lits superposés.

« On est fiers de lui »
N’ayant pas déposé de demande d’asile et ne faisant l’objet d’aucune obligation de quitter le territoire, il va désormais sortir de la clandestinité que connaissent les milliers de travailleurs sans-papiers en France.

Les services de l’immigration vont lui donner un rendez-vous dans la semaine et lui faire une proposition de régularisation, après quoi il pourra demander à être naturalisé, précise-t-on du côté de l’administration.Il devrait également, comme l’a proposé Emmanuel Macron, intégrer le service civique des sapeurs-pompiers, qui ont déjà lancé un message de bienvenue sur Twitter : « M. Mamoudou Gassama partage les valeurs de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Nous somme prêts à l’accueillir ! »

Dans la chambre où il est hébergé par des membres de sa famille, originaires comme lui du village de Yaguiné, son frère aîné, Birama, 54 ans, s’enthousiasme : « On est fiers de lui », dit-il, en décrivant un homme « gentil », qui « aime aider les autres », bref « un vrai héros ». Il décrit aussi un sportif-né : « Depuis tout petit, il faisait du football au village », glisse Birama.

Son geste rappelle celui d’un autre Malien, Lassana Bathily, un demandeur d’asile qui avait fourni des éléments-clé aux forces de l’ordre lors de la prise d’otages jihadiste du supermarché Hyper Cacher en janvier 2015.

Ouest-france.fr