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Espagne : Pluie mystérieuse d'oiseaux morts


Le spectacle est digne d'un film d'horreur : tout autour de l'hôpital Juan Cardono à Ferol (Epagne), les rues et les trottoirs sont jonchés d'oiseaux morts ; des centaines d'étourneaux soudain tombés raides morts, juste après s'être envolés, selon un témoin, des arbres en face de la sortie de l'hôpital, sous l'œil ahuri des passants. Une chute collective encore inexpliquée par la science.

Quelques cadavres des passereaux ont été prélevés de l'hécatombe par les services sanitaires de la ville à des fins d'analyse. Si le phénomène paraît assez insolite, il n'en est pas moins connu ; et ce, depuis des siècles, même si l'on en ignore encore la cause exacte.

Rome a d'ailleurs connu un phénomène similaire en janvier dernier, après la Louisiane, en 2011, dont la raison serait attribuée à une panique soudaine des volatiles ayant entraîné des télescopages meurtriers, d'après les nombreux traumatismes relevés lors de l'examen des cadavres ; des traumatismes qui seraient dus, selon certains observateurs, au vol en nuées compactes des étourneaux.

Abdoulaye Jamil Diallo| S'informer Utile

AFP/Archives Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et la Première ministre britannique Theresa May lors d'un Conseil européen à Bruxelles le 18 octobre 2018
Madrid va donc lever son veto et voter en faveur du Brexit, a déclaré le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Gibraltar a très largement voté contre le Brexit, craignant un isolement total du reste du continent.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé officiellement à Madrid, samedi 24 novembre, que l'Espagne avait obtenu "un accord sur Gibraltar" et voterait "en faveur du Brexit". Cette enclave britannique a toujours irrité les Espagnols et ceux-ci souhaitaient obtenir un droit de regard sur les conditions de sortie de Gibraltar de l'Union européenne.

Gibraltar, enjeu du Brexit

"Je viens d'annoncer au roi d'Espagne que l'Espagne est parvenue à un accord sur Gibraltar", a déclaré Pedro Sanchez à la télévision. "Par conséquent, le Conseil européen aura lieu demain", a-t-il dit, en annonçant très clairement que "l'Espagne lèvera son veto et votera en faveur du Brexit". D'intenses négociations s'étaient poursuivies dans la journée entre Londres, Madrid et Bruxelles.

Madrid voulait des garanties sur l'avenir de Gibraltar
Madrid exigeait d'obtenir noir sur blanc un droit de veto à l'application de tout accord futur entre l'UE et Londres à Gibraltar, un territoire britannique située à l'extrême sud de la péninsule ibérique, et dont l'Espagne revendique la souveraineté. Pedro Sanchez avait averti que l'Espagne mettrait "son veto à l'accord sur le Brexit" si l'Espagne n'obtenait pas satisfaction.

La détermination de l'Espagne à obtenir des "garanties" sur l'avenir de Gibraltar avait fait planer le doute sur la réussite du sommet européen de dimanche sur le Brexit, qui doit sceller un accord historique de divorce entre l'UE et le Royaume-Uni.

Après 17 mois de négociations, les deux parties ont en effet réussi à finaliser un "traité de retrait" du Royaume-Uni puis une "déclaration politique" ébauchant les futures relations de Londres avec l'UE. Mais ces derniers jours, les exigences espagnoles étaient apparues comme un obstacle inattendu à l'approbation unanime de l'accord.

franceinfotv.fr
Des plaintes déposées par des saisonnières marocaines contre leurs employeurs en Espagne sèment l’émoi en Andalousie, où 16 000 jeunes mères marocaines avaient été embauchées cette année pour la cueillette des fraises, dans des conditions de "grande vulnérabilité".

Dans la province méridionale de Huelva – qui fait de l’Espagne le premier producteur de fraises d’Europe – les investigations judiciaires ont été lancées fin mai. Au moins 12 plaintes ont été enregistrées, selon le parquet provincial. Huit Marocaines et quatre Espagnoles, qui récoltaient les fruits dans trois domaines agricoles différents, ont dénoncé des situations de harcèlement au travail et sexuel, ainsi que des viols ou tentatives de viol.

Fadila, 29 ans, raconte le jour où elle a cru pouvoir accepter que "le chef" la transporte en voiture: "j’ai dû lutter avec lui sur le siège avant, il m’a étreinte et embrassée de force, m’a touché les seins et…", dit-elle, sans poursuivre.

Ces femmes sont soutenues dans leurs démarches par le Syndicat andalou des travailleurs (SAT). CRÉDIT PHOTO : CRISTINA QUICLER AFP OR LICENSORS


Belen Lujan, une de leurs avocats, affirme que des dizaines d’autres "ont trop peur pour le faire" ou sont déjà retournées au Maroc. Plusieurs responsables ou chefs d’équipe ont déjà été mis en examen pour "abus sexuels" présumés, a indiqué le parquet sans préciser leur nombre.

Avoir des enfants de moins de 14 ans
Dans cette province d’Espagne, le nombre de Marocaines recrutées directement dans leur pays pour la saison de la fraise (février-juin) est passé de 200 en 2001 à plus de 16 000 cette année.

"L’Espagne est le premier exportateur de fruits et légumes d’Europe", rappelle le professeur d’économie José María Sumpsi, dirigeant de l’organisation Economistes sans frontières, mais "dans les régions de culture intensive, il n’y a quasiment plus de main-d’œuvre espagnole".

Pour postuler au Maroc, il faut obligatoirement être une femme de 18 à 45 ans, "issue du milieu rural", "en bonne santé" et "avoir des enfants de moins de 14 ans", pour s’assurer qu’elles retourneront au pays après la récolte, selon un document en arabe de l’établissement public marocain en charge de l’emploi Anapec.

Payées 0,75 euro la cagette de 5 kg
"Tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain"
Les contrats de trois mois prévoient un salaire de 39 à 40 euros pour 6H30 de travail par jour, avec repos le dimanche. Mais à notre arrivée, "on nous a dit que c’était la deuxième récolte et qu’on serait payées au rendement: 0,75 euro la cagette" de 5 kilos, assure sous le couvert de l’anonymat une des plaignantes. Elle raconte qu’il faut "cueillir les fraises très, très vite" sous peine d’être privée de travail plusieurs jours.

Le contrat prévoit aussi un logement gratuit mais "on dormait à six dans un préfabriqué" très rudimentaire, pour lequel on nous retirait "trois euros par jour", ajoute-t-elle. "Analphabètes, les femmes signent ce qu’on leur dit et ne réclament rien, elles disent: 'tais-toi, si tu veux revenir l’an prochain’".

"Fraise pleine d’humiliation"
"En Europe, au 21e siècle, on ne peut pas vendre la fraise comme ça, pleine d’exploitation, d’abus, d’humiliation", s’indigne Diego Canamero, journalier agricole devenu en 2016 député du parti de gauche radicale Podemos. "L’entrepreneur peut respecter ou non le contrat signé, il n’y a pas de contrôle", accuse-t-il.

Pour la fondation Cepaim, visant à favoriser l’intégration des migrants, ces femmes se retrouvent "en situation de grande vulnérabilité du fait de la nécessité impérieuse d’obtenir des moyens de subsistance pour leur famille". Elles débarquent "sans parler l’espagnol ni connaître la convention collective", constate le coordinateur local de Cepaim, Javier Perez, et sont souvent logées au milieu des domaines, "sans soutien social" en cas d’abus.

Cepaim, qui a visité des dizaines de fraiseraies au printemps, confirme des cas de "passeports confisqués", "de femmes laissées sans travail plusieurs jours pour les punir de ne pas ramasser suffisamment de fraises", de "paie retenue jusqu’au jour du retour"…

Le gouvernement régional d’Andalousie a annoncé le 13 juin qu’un protocole "tolérance zéro" était élaboré avec le secteur, pour l’an prochain. Il prévoit la formation des responsables de la cueillette aux "questions de genre", le recrutement de médiateurs neutres, la remise de tracts aux saisonnières pour leur expliquer leurs droits dans leur langue.

Les dénonciations ont été farouchement rejetées au sein de l’importante entreprise Donana 1998 qui les accuse d’avoir "monté" ce scandale pour rester en Espagne.

Sudouest.fr

Le parlement espagnol a voté la motion de censure contre le leader du PP, fragilisé depuis la condamnation de son parti pour corruption.

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, coulé par un scandale de corruption, a été renversé par le Parlement, vendredi 1er juin, après plus de six ans au pouvoir en Espagne. Il a été remplacé dans la foulée par le socialiste Pedro Sanchez.
Devant l’imminence de sa défaite, M. Rajoy avait préféré abandonner le pouvoir juste avant le vote de la motion de censure, qui a été adoptée à une majorité de 180 députés sur 350.

Le sort de M. Rajoy s’est donc joué en à peine une semaine depuis le dépôt vendredi par le Parti Socialiste (PSOE) de M. Sanchez de cette motion, au lendemain de l’annonce de la condamnation du Parti Populaire du chef du gouvernement dans un méga-procès pour corruption, baptisé Gürtel.

« Ça a été un honneur d’être président du gouvernement d’Espagne, a dit Rajoy à la tribune du Parlement. Bonne chance pour le bien de l’Espagne. »

Un chapitre de l’histoire politique espagnole s’est donc refermé vendredi à Madrid. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, dont il est sorti au prix d’une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne l’an dernier.

La revanche de Sanchez
« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez, ancien professeur d’économie surnommé le « beau mec », qui va être nommé officiellement chef du gouvernement dans les heures à venir.

A 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche, lui dont l’investiture à la tête du gouvernement avait été rejetée par les députés en mars 2016 avant qu’il ne réalise en juin de la même année le pire score de l’histoire du PSOE aux élections législatives.

Débarqué du poste de numéro deux de sa formation à la suite de cette déroute électorale, il en a repris les rênes l’an dernier grâce au soutien de la base contre les barons du PSOE.

Monté au front contre M. Rajoy dès l’annonce le 24 mai de la condamnation du PP dans le scandale Gürtel, il a tenté cette fois avec succès un coup de poker politique.

De probables élections anticipées
Pedro Sanchez est désormais le nouveau président du gouvernement espagnol, son parti ayant réussi à obtenir suffisamment de voix pour renverser le gouvernement sortant. Il a reçu le soutien de six partis totalisant 180 voix à la chambre basse du Parlement pour voter la motion de censure, soit plus que la majorité absolue des 176 voix nécessaires. Le soutien décisif est venu du Parti nationaliste basque (PNV) qui a décidé de voter la censure.

La chute de Mariano Rajoy était encore impensable voici moins de dix jours. Mercredi 23 mai au soir, le pouce levé en signe de victoire, il avait d’ailleurs quitté le Parlement avec le sentiment d’avoir franchi le dernier obstacle d’une législature compliquée, marquée par le défi indépendantiste catalan et soumise aux difficultés de tout gouvernement minoritaire tenu de renouveler au coup par coup de fragiles soutiens. Ce jour-là, il venait, avec six mois de retard, de faire voter le projet de loi budgétaire 2018 par le parti libéral Ciudadanos et le parti basque, le PNV.

Afin de convaincre le parti basque, M. Sanchez a d’ailleurs dû assurer qu’il ne toucherait pas à ce budget qui prévoit des largesses financières pour le Pays basque. Il a en outre promis aux indépendantistes catalans qu’il essaierait de « jeter des ponts pour dialoguer » avec le gouvernement régional de Quim Torra.

Pedro Sanchez s’est pour le moment gardé de dérouler un véritable programme de gouvernement, bien que rien ne l’empêche de rester au pouvoir jusqu’en 2020. Mais avec seulement 84 sièges sur un total de 350 à la chambre basse du Parlement, les socialistes devraient avoir des difficultés à gouverner, ce qui signifie que des élections anticipées ne sont pas à exclure. Les alliés de circonstance de M. Sanchez ont d’ailleurs tous souligné que leur vote contre Rajoy n’était pas un chèque en blanc. Podemos a déjà réclamé d’entrer au gouvernement.

L’affaire Gürtel
La condamnation du PP dans le procès Gürtel aura donc été l’affaire de trop pour M. Rajoy, dont le PP est empêtré dans plusieurs scandales.

L’Audience nationale, le haut tribunal espagnol chargé notamment du crime organisé a en effet condamné pour corruption une dizaine d’anciens cadres et élus du PP, ainsi que la formation elle-même, en tant que bénéficiaire du réseau. Le parti devra rembourser près de 250 000 euros pour le financement illégal de plusieurs meetings dans deux municipalités de la région de Madrid. Deux anciens maires du PP, un ex-secrétaire du PP de Galice, un ancien conseiller des sports de la région de Madrid, ou encore une ancienne ministre du PP, font notamment partie des condamnés.

Dans cette affaire, les juges ont conclu à l’existence d’un « authentique système de corruption institutionnelle » entre le PP et un groupe privé à travers la « manipulation de marchés publics », ainsi qu’à l’existence d’une « caisse noire » au sein du parti. Ils ont de plus mis en doute la crédibilité de M. Rajoy qui avait nié l’existence de cette comptabilité parallèle devant le tribunal.

Monde avec AFP

Espagne : on ne plaisante pas avec la police, même sur Facebook !

Pour avoir publié sur Facebook une photo montrant une voiture de la police espagnole garée sur une place handicapée, une habitante de la province d'Alicante (Espagne) a écopé d'une amende de plus de 800 euros. Elle avait pourtant supprimé rapidement le cliché dès le lendemain.

On ne peut rigoler de tout impunément. Pour avoir nui à la réputation de la police locale, une habitante de Petrer, une commune proche d'Alicante dans le sud-est de l'Espagne, s'est vu infliger une amende de plus de 800 euros. Sa faute ? Avoir publié sur une page Facebook de sa ville une photo d'une voiture de la police garée sur une place handicapée, le tout accompagné d'un message ironique.
Une boutade peu du goût des agents locaux. Bien que le cliché ait été supprimé dès le lendemain, la police a porté plainte contre la jeune femme, invoquant
la loi de sécurité citoyenne qui punit toute atteinte à la sécurité des officiers de police et de leur famille. Brocardé "loi bâillon" par ses opposants, elle permet à la justice d'infliger jusqu'à 600 000 euros d'amende.
Une amende sans passage devant le juge 

Comme le rappelle le site local Petrealdia.com--, il est notamment interdit de faire usage "non autorisé d'images ou de données personnelles des membres des forces de sécurité qui pourraient mettre en danger les agents de sécurité ou leur famille, des locaux protégés, ou mettre en péril la réussite d'une opération." Et pourtant, aucun agent ne figurait sur le cliché, mais la plaque d'immatriculation du véhicule était visible. 

Pour sa défense, la police, par l'intermédiaire de son porte-parole, a expliqué que des agents étaient alors en pleine opération, appelés sur place pour des actes de vandalisme. Afin de procéder à des interpellations en flagrant délit, ils peuvent donc "se garer où ils peuvent". La police locale a donc jugé qu'elle était attaquée dans son honneur par cette "dénonciation" et s'est alors défendue, sa démarche étant autorisée par la loi entrée en application le 1er juillet dernier. Et les amendes sont infligées sans passage devant un juge.

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