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Un jeune Français exprime son indignation après la mort de Mamoudou Barry, sauvagement assassiné sur fond de CAN, le soir de la rencontre Sénégal-Algérie. Monsieur Barry, âgé de seulement 31 ans, était enseignant-chercheur à l'Université de Rouen, et représentait un modèle de réussite et d'intégration autant que d'espoir pour la jeunesse issue de l'immigration. L'intervenant relate aussi le détail de ce meurtre odieux, commis sur la personne de M. Barry au seul motif que la victime était noire.
A partager au maximum pour que ce paisible citoyen, marié et père d'une fillette de 2 ans, ne soit pas mort pour rien ; sinon demain, ce sera peut-être vous ou moi ou quelqu'un de nos proches, tout simplement parce que nous sommes noirs, blancs, jaunes ou basanés.

Repose en paix, Mamoudou.

TRIPOLI (Reuters) - Un bombardement aérien a fait au moins 44 morts et plus de 130 blessés mardi soir dans un centre de détention de migrants à Tripoli, a annoncé mercredi la mission des Nations unies en Libye dans un communiqué.

Un bombardement aérien a fait au moins 44 morts et plus de 130 blessés mardi soir dans un centre de détention de migrants à Tripoli, a annoncé mercredi la mission des Nations unies en Libye dans un communiqué. /Photo prise le 3 juillet 2019/REUTERS/Ismail Zitouny
L’émissaire de l’Onu pour la Libye, Ghassan Salamé, a dénoncé un “crime de guerre”.

Les précédents bilans, fournis par le Haut-commissariat aux réfugiés de l’Onu (HCR) à Genève et par un responsable médical libyen faisaient état de 30 à 40 morts après cette attaque qui a visé le centre de détention de migrants de Tadjoura, situé à proximité d’un camp militaire dans la banlieue de Tripoli.

Un porte-parole du HCR, Charlie Yaxley, avait cependant précisé que le bilan risquait de s’alourdir, quelque 600 migrants vivant dans ce centre.

Il a dit ne pas encore être en mesure de désigner l’auteur de l’attaque mais un commandant de l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’Est libyen, avait promis lundi une intensification des raids aériens sur la capitale en réaction à la perte par ses forces de la ville stratégique de Gharyan.

Il s’agit du bilan le plus lourd pour une frappe aérienne depuis le début de l’offensive lancée il y a trois mois par les forces de Khalifa Haftar pour tenter de s’emparer de Tripoli, avec le soutien actif des Emirats arabes unis et de l’Egypte, et tacite des pays occidentaux.

Le gouvernement d’union nationale basé à Tripoli (GNA), reconnu par l’Onu, a dénoncé dans un communiqué une attaque du “criminel de guerre Khalifa Haftar”.

L’ANL a nié de son côté avoir touché le centre de détention lors du raid aérien, affirmant que des milices alliées à Tripoli l’avaient bombardé après une frappe de précision menée contre un camp militaire.

Tadjoura, à l’est du centre de Tripoli, abrite plusieurs camps militaires des forces alliées au GNA, qui sont les cibles de frappes aériennes depuis des semaines.

La Libye demeure le principal point de départ des migrants d’Afrique et des pays arabes qui tentent de rejoindre l’Italie par la mer, même si le flux s’est nettement réduit ces derniers mois, les Européens ayant délégué aux autorités libyennes le soin de bloquer les migrants.

Des milliers d’entre eux sont détenus dans des centres de détention, dans des conditions souvent inhumaines selon les groupes de défense des droits de l’homme et l’Onu.

Ahmed Elumami et Ulf Laessing, avec Omar Fahmy au Caire et Stéphanie Nebehay à Genève; Arthur Connan et Tangi Salaün pour le service français, édité par Henri-Pierre André

AQUARIUS - L'ONG SOS Méditerranée a demandé lundi à la France de pouvoir accoster "à titre exceptionnel" dans le port de Marseille. Le navire humanitaire Aquarius a à son bord 58 migrants à bord, dont 17 mineurs. La demande réveille les divisions politiques sur l'accueil des réfugiés secourus en mer Méditerrranée.

L'Aquarius est en route vers Marseille. L'ONG SOS Méditerranée a déclaré ce lundi 24 septembre lors d'une conférence de presse qu'elle demandait l'autorisation à la France de débarquer dans la cité phocéenne à "titre exceptionnel".  A son bord, se trouvent 58 migrants, parmi lesquels 17 mineurs, dont la plupart a dû faire face à du "travail forcé et non rémunéré" en Libye, selon un communiqué de l'association SOS Méditerranée.

Le directeur des opérations de l'association, Frédéric Penard, a affirmé que Marseille était le seul "port envisageable", après avoir essuyé le refus de l'Italie et de Malte. Le navire a, par ailleurs, appris ce matin que le Panama allait lui retirer son pavillon.

En fin d'après-midi, Matignon a indiqué à l'AFP que la France cherchait "une solution européenne".

"Nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser"
"Nous avons alerté d'autres pays, mais nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser, compte tenu de la situation humanitaire", a déclaré Francis Vallat, le président de l'ONG en France. Sans préjuger de la réponse, il a assuré qu'à aucun moment les autorités "ne nous ont dissuadé de monter vers Marseille".

Il faut "environ quatre jours", depuis la position actuelle du navire, pour gagner Marseille, a indiqué Francis Vallat. Toutefois, Frédéric Penard s'est dit incapable de prévoir "quand le navire arrivera" sur les côtes françaises "parce que les éléments changent", l'Aquarius étant "toujours susceptible d'être mobilisé" pour une opération de sauvetage en mer.


Cette annonce a déclenché les réactions des politiques : Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis et député de Marseille, a estimé qu'il était de "notre devoir et notre honneur" de laisser accoster l'Aquarius. Un avis partagé par Benoit Hamon qui réclame également que la France accorde son pavillon au navire humanitaire. 


Marine Le Pen a fustigé "les passeurs de l'Aquarius".

LCI

L’un des grands rassemblements avait lieu à proximité de la Maison Blanche à Washington. ALEX BRANDON / AFP
« Les familles doivent rester ensemble » reprenaient plusieurs milliers de personnes pour réclamer le regroupement des enfants et de leurs parents clandestins arrêtés par la police.

Des centaines de manifestations se déroulaient samedi 30 juin à travers les Etats-Unis contre la politique migratoire de Donald Trump et pour réclamer le regroupement immédiat des enfants et de leurs parents clandestins appréhendés à la frontière mexicaine.
L’un des grands rassemblements avait lieu dans le parc jouxtant la Maison Blanche à Washington, avec des milliers de personnes de tous les âges, dans une atmosphère oscillant entre indignation et tristesse, par 33 degrés sous un soleil implacable.

Des haut-parleurs ont diffusé l’enregistrement d’un enfant de migrants pleurant à la recherche de ses parents. Jocelyn, une mère brésilienne, séparée de son fils pendant neuf mois, a témoigné de son calvaire au micro. « On lui a dit qu’il finirait peut-être par être adopté », a-t-elle raconté à la foule, déclenchant un cri collectif spontané : « Honte ! Honte ! »

« C’est du racisme à peine voilé », a estimé Dorothy Carney, une professeure de français venue de Charlottesville, en Virginie. « Le mal l’emportera si les gens bien ne font rien. Au moins, on fait quelque chose. »

« Je suis en colère, triste, écœurée », a pour sa part lancé Rita Montoya, avocate de Washington originaire du Mexique, venue comme beaucoup d’autres avec ses jeunes enfants :

« Nous sommes des enfants d’immigrés, nous contribuons à ce pays depuis suffisamment longtemps, il faut que ce pays commence à nous montrer un peu de respect ».

Les familles doivent rester ensemble
Le slogan « les familles doivent rester ensemble » a été choisi pour cette journée, alors que les autorités fédérales américaines ont désormais pour ordre de ramener les enfants auprès de leurs parents, une tâche qui s’éternise.

Le président américain a annulé le 20 juin sa politique de séparation des familles mais vendredi, environ 2 000 enfants sur plus de 2 300 attendaient toujours de retrouver leurs parents. Les mineurs sont pris en charge dans des foyers répartis dans tout le pays, parfois à des milliers de kilomètres du centre de détention où sont retenus leurs parents.

C’est la lenteur du processus et l’annonce du gouvernement Trump que les familles entières seraient dorénavant placées en détention, sans exception pour la présence d’enfants, qui provoquent la colère de la gauche et le malaise d’une partie des républicains.

Lors de la manifestation de samedi à New York, on pouvait voir des slogans tels que « Abolissez l’ICE », la police de l’immigration, une cause auparavant marginale mais qui est en train de gagner en popularité au sein de la gauche américaine.

« Tolérance zéro »
Plusieurs élus démocrates souscrivent depuis quelques jours à la revendication de la suppression de l’ICE, dont le maire de New York, Bill de Blasio, et la sénatrice de New York, Kirsten Gillibrand, candidate potentielle à l’élection présidentielle de 2020.

Créée en 2003, moins de deux ans après les attentats du 11 septembre 2001, l’ICE incarne désormais la politique de « tolérance zéro » de l’administration Trump, ses agents ayant pour tâche principale d’interpeller les personnes en situation irrégulière, en vue de leur expulsion.

« A tous les hommes et femmes courageux de l’ICE : ne vous inquiétez pas, gardez le moral. Vous faites du travail fantastique pour nous protéger en éradiquant les pires éléments criminels », a tweeté le président américain samedi matin. Le milliardaire était samedi près de New York, à son golf de Bedminster dans le New Jersey. Quelque 200 manifestants se trouvaient à l’extérieur. « Même la famille Trump doit rester ensemble », disait l’une des pancartes.

LeMonde.fr avec AFP

VIDÉOS - Un juge fédéral de la ville californienne de San Diego a dénoncé la politique migratoire de Donald Trump, particulièrement la séparation des enfants de leurs parents immigrés ayant franchi illégalement la frontière. La semaine dernière, le président américain avait déjà dû reculer sur ce point, face au tollé suscité en Amérique.

Mardi a été une journée très judiciaire pour Donald Trump. Si le président américain a obtenu gain de cause auprès de la Cour suprême, qui a validé son décret interdisant l'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans, un tribunal de San Diego, au sud de la Californie, a en revanche ordonné la réunification des familles de migrants séparées par la police de l'immigration, dénonçant la politique de «tolérance zéro» de l'administration Trump en la matière.

Sauf s'ils présentent un danger pour leurs enfants, les parents doivent être réunis avec eux sous quatorze jours pour les moins de cinq ans et sous trente jours pour tous les autres, selon cette décision de justice, qui demande au gouvernement fédéral de «faire face aux circonstances chaotiques qu'il a créées». Depuis le mois de mai, les poursuites systématiques engagées contre les parents traversant la frontière avec leurs enfants avaient abouti à la séparation de plus de 2.300 mineurs.



Cette décision intervient dans un contexte politique tendu sur la question migratoire. La semaine dernière, devant la polémique grandissante suscitée par ces séparations, le président américain a dû reculer, publiant un décret qui ordonne le maintien des enfants auprès de leurs parents durant l'examen de leur statut par les tribunaux criminels. Ce qui n'a pas empêché le locataire de la Maison-Blanche de réaffirmer, dès lundi, son attachement à une politique d'immigration des plus strictes. «Les États-Unis ne deviendront pas un camp pour migrants et ne deviendront pas un centre de rétention pour réfugiés (...) Regardez ce qui se passe en Europe, regardez ce qui se passe ailleurs - nous ne pouvons pas permettre ça aux États-Unis, pas tant que je serai là», a lancé le président américain.

Un «mal dévastateur», une politique «inconstitutionnelle», pour les démocrates

Dans l'affaire de San Diego, la plainte avait été déposée par l'association de défense des droits civiques (ACLU en anglais) au nom de migrants anonymes contre la police de l'immigration (ICE), à qui le juge Dana Sabraw demande également de «tout faire pour faciliter la communication» entre les familles séparées. Selon le New York Times , l'affaire a été lancée sur le fondement de deux cas en particulier. Dans le premier, une femme fuyant la République Démocratique du Congo et entrée légalement aux États-Unis a été séparée de sa fille de six mois. Dans le second, une femme brésilienne a franchi illégalement la frontière avec son fils de 14 ans, dont elle a également été séparée, pendant huit mois. Les deux mineurs ont tous les deux été placés dans un centre d'hébergement à Chicago.

D'autres plaintes déposées au nom de migrants mettent en cause le «traumatisme» de la séparation des parents et enfants et dénoncent des conditions «inhumaines» de détention dans les centres de l'ICE. Mardi, 17 États américains ont par ailleurs porté plainte contre la politique migratoire du président républicain Donald Trump qui causerait, selon eux, un «mal dévastateur». En plus d'être «cruelle», celle-ci serait «inconstitutionnelle», violant les principes du droit à un procès équitable et à une protection égale.

«Ne risquez pas vos vies ou celles de vos enfants», selon le vice-président Pence

Avec son décret, le président américain déclare vouloir mette fin aux séparations des familles, mais, en pratique, la tâche n'est pas aisée. «L'administration Trump dit qu'elle essaie de [réunir les familles séparées], mais sa réussite a été contrariée. Elle est apparue non préparée aux conséquences de sa décision de poursuivre tous les immigrants appréhendés entrant sans autorisation dans le pays - y compris ceux qui demandent l'asile - sans exception pour les parents», estime le New York Times.



Alex M. Azar II, le secrétaire à la santé et aux services sociaux, a déclaré mardi aux sénateurs que son département, chargé de prendre en charge les mineurs non accompagnés sans papiers, avait des difficultés à prendre soin des enfants séparés de leurs parents. «Certains d'entre eux étaient sous garde fédérale même si leurs parents avaient été renvoyés en Amérique centrale après avoir tenté d'entrer illégalement aux États-Unis», a-t-il déclaré, cité par le quotidien américain. Raj Shah, un porte-parole de la Maison-Blanche, a reconnu que le processus de réunification des familles serait difficile. «C'est une situation complexe -(...) Notre objectif est de réunir le plus de familles possible le plus rapidement possible», a-t-il précisé dans une interview.

La décision du juge fédéral de San Diego ne traite pas seulement de la question des familles séparées, mais accuse plus largement la politique migratoire de l'administration Trump de ne pas respecter les conditions d'application du droit d'asile. Les fonctionnaires à la frontière violeraient la loi en renvoyant les migrants avant qu'ils ne puissent atteindre un point d'entrée pour faire légalement leur réclamation. «En criminalisant la poursuite de l'asile, cette politique va à l'encontre des lois établies en matière d'immigration et de réfugiés», a déclaré Dana Sabraw lors du procès. Le vice-président Mike Pence, en voyage au Brésil, a quant à lui imploré les immigrants potentiels de ne pas tenter de franchir la frontière des États-Unis sans autorisation. «Ne risquez pas vos vies ou celles de vos enfants en essayant de venir aux États-Unis sur la route des trafiquants de drogue et des trafiquants d'êtres humains. Si vous ne pouvez pas venir légalement, ne venez pas du tout», a-t-il lancé.

Alexis Feertchak - AFP Agence et lefigaro.fr 


« Lifeline » : la France accueillera une partie des migrants, mais Macron critique l’ONG
Le navire humanitaire bloqué en mer avec 233 migrants devrait finalement accoster à Malte. Le président français accuse l’ONG allemande de « faire le jeu des passeurs ».

La France sera un des six pays européens à accueillir des migrants qui se trouvent sur le navire humanitaire Lifeline, bloqué au large de Malte, a annoncé, mardi 26 juin, le président français, Emmanuel Macron, dans la foulée des gouvernements italien et portuguais, qui s’y sont eux aussi engagés plus tôt dans la journée.
Mais le chef de l’Etat a également formulé des critiques à l’encontre de l’ONG allemande.

Le navire pourra accoster à Malte

Le navire humanitaire, qui attendait depuis une semaine un port pour l’accueillir, pourra, finalement, accoster à Malte, a annoncé le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte. « Je viens d’avoir le premier ministre [maltais] Muscat au téléphone : le navire de l’ONG Lifeline accostera à Malte », a-t-il déclaré à la mi-journée, sans préciser quand le navire serait autorisé à accoster.

Le gouvernement maltais a, pour sa part, annoncé que si le Lifeline entrait à Malte, il enquêterait et prendrait des mesures contre le navire « qui a ignoré les instructions données conformément aux règles internationales par les autorités italiennes ». Epousant la ligne dure représentée par son ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), M. Conte a lui aussi annoncé que le Lifeline serait « soumis à une enquête pour s’assurer de sa nationalité et du respect des règles du droit international de la part de son équipage ».

Le Lifeline est un navire d’une trentaine de mètres de long de l’ONG allemande du même nom mais il bat pavillon néerlandais. A bord, les migrants enduraient mardi la chaleur et des conditions sanitaires qui n’ont cessé de se dégrader depuis qu’ils ont été recueillis mercredi. « Il n’y a pas de toilette chimique, [seulement] trois petits W.-C. en mauvais état que tout le monde utilise, décrit le quotidien italien La Repubblica. Le commandant du navire a ouvert ses toilettes mais seulement pour les 44 femmes et les enfants et il faut faire une longue queue. »

France, Italie et Portugal prêts à accueillir des migrants
La France sera l’un des six pays européens à accueillir les migrants du navire humanitaire, a annoncé Emmanuel Macron en fin de journée. Il s’agira de « quelques dizaines d’individus par pays » d’accueil, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse, à l’issue de sa visite au pape François.

Avant lui, le gouvernement portugais s’était dit prêt à accueillir une partie des migrants qui se trouvent à bord du Lifeline. Le ministre de l’intérieur, Eduardo Cabrita, a déclaré que le nombre de personnes que son pays pourrait accueillir restait « à définir ». Alors que l’Union européenne est dans l’impasse pour réformer son système commun d’asile, le Portugal a plusieurs fois affiché son ouverture à l’accueil de migrants et de réfugiés.

« De manière cohérente avec le principe clé de notre proposition sur l’immigration selon laquelle qui débarque sur les côtes italiennes, espagnoles, grecques ou maltaises débarque en Europe, l’Italie fera sa part et accueillera une partie des migrants qui sont à bord du Lifeline », a indiqué de son côté le chef du gouvernement italien.

Pour Macron, l’ONG « a agi contre toutes les règles »
Emmanuel Macron a adressé de vives critiques à l’ONG allemande Lifeline, lui reprochant de « faire le jeu des passeurs ». Pour lui, l’ONG « a coupé le signal et elle est intervenue en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens » ; elle « fait le jeu des passeurs », un reproche selon lui « indicible dans l’émotion collective ».

Le président français rejoint ainsi certaines des critiques du gouvernement italien sur le rôle des ONG en Méditerranée. Et de poursuivre :

« On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l’humanitaire cela veut dire qu’il n’y plus aucun contrôle. A la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs. C’est d’un cynisme terrible ».

Il a aussi rappelé que l’Europe veut « renforcer sa coopération avec les garde-côtes » libyens pour « limiter les mouvements » de migrants car, selon lui, « la capacité à fermer cette route est la plus efficace et aussi la plus humaine ».

« L’Europe peut prendre sa part mais elle ne peut pas prendre plus que sa part », a-t-il poursuivi. « Cette jeunesse part car elle n’a plus d’espoir ». « Nous serons là pour être à la hauteur de nos principes mais sans dire que tout est possible et que l’Europe est un nouvel eldorado ».

Malte refuse l’Aquarius
Petite île méditerranéenne d’à peine plus de 400 000 habitants, Malte a, en revanche, refusé d’ouvrir ses ports au navire humanitaire Aquarius, pourtant sans migrant à son bord, selon l’ONG SOS Méditerranée. L’Aquarius a donc mis le cap sur Marseille pour une escale technique qu’il doit effectuer dans les prochains jours.

lemonde.fr avec AFP


Migrants : ce que Macron va proposer à Bruxelles

Le président français veut peser lors du mini-sommet sur la question migratoire qui se déroule ce dimanche à Bruxelles avant le Conseil européen des 28 et 29 juin.

La question de l’immigration en Europe est un poison lent autant qu’un objet de fantasmes. Un comble politique même : alors que le nombre de demandeurs d’asile au sein de l’Union est en baisse (-15 % au premier trimestre 2018 par rapport au dernier trimestre 2017), le sujet divise plus que jamais les Européens. Avec d’un côté les populistes et de l’autre, les ardents défenseurs d’une solution européenne. Et au milieu, des éclats de voix peu habituels entre Etats membres de l’Union.

Jeudi, Emmanuel Macron a dénoncé la « lèpre » nationaliste qui monte sur le Vieux continent alors que le gouvernement populiste italien reste sur une ligne très dure vis-à-vis des ONG venant en aide aux migrants en Méditerranée.

A Rome, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini s’est senti visé. « Nous sommes peut-être des populistes lépreux, mais moi, les leçons, je les prends de qui ouvre ses ports. Accueillez les milliers de migrants et après on en reparlera », a répondu le leader de la Ligue (extrême droite) au président français. Ambiance…

Cela risque donc d’être houleux, ce dimanche lors du mini-sommet européen qui va se tenir à Bruxelles sur la question des migrants. Au moins 16 pays devraient finalement participer à cette réunion de crise.

Bras de fer avec les nationalistes
« Personne n’est exclu, tout le monde est invité, personne n’est obligé de venir non plus », a précisé hier le porte-parole de la commission européenne, Alexander Winterstein. « Une réunion d’étape » selon les termes d’un diplomate de haut rang pour tenter de trouver des solutions avant le Conseil européen prévu jeudi et vendredi prochain. Emmanuel Macron sera présent autour de la table. Pour avancer des propositions et jouer le bras de fer avec les nationalistes.

« On doit poser les bases d’un combat que l’on ne peut pas perdre. Il y a des règles et des valeurs en Europe que l’on se doit de défendre », explique-t-on à l’Elysée. « On ne peut pas dire aux Italiens ou aux Hongrois, quand vous jetez les migrants, on s’en occupe. Ça ne marche pas comme ça, nous ne pouvons pas céder », traduit un proche du président.

Pas de solution miracle
Dans la besace d’Emmanuel Macron, pas de solution miracle, mais la volonté d’amplifier des mesures qui, depuis les temps forts de la crise migratoire, en 2015, ont porté leurs fruits et contribué à faire baisser le nombre de demandeurs d’asile au sein de l’Union.

D’abord, renforcer ce que les diplomates appellent le « volet extérieur », c’est-à-dire empêcher les candidats au départ de quitter leurs pays. « Il ne faut pas qu’ils viennent. Ce sont des migrants économiques qui n’auront pas l’asile », explique un conseiller du président.

Augmenter les moyens de Frontex
Pour y parvenir, l’Elysée veut intensifier l’action des centres d’information qui officient déjà dans les pays de passage comme le Niger pour expliquer les risques encourus en tentant la traversée et la perspective de rejet de leurs demandes d’asile.

Autre souhait de Paris : augmenter les moyens de Frontex, l’agence européenne des gardes-frontières, pour que les bateaux des passeurs ne quittent pas les eaux libyennes. « C’est la solution la plus efficace », assure-t-on à l’Elysée où l’on plaide pour que cette force passe de 1 500 à 10 000 personnes. Manière d’enrayer le phénomène, autant que d’étouffer un problème politique sur lequel surfent les populistes en Europe.

leParisien.fr


Chinois tué en Algérie: Pékin se montre inquiet

La Chine est inquiète pour la sécurité de ses ressortissants établis en Algérie. C’est ce qu’a fait savoir la représentation de Chine à Alger à l’issue de la rencontre que son chef a eue avec le directeur général du ministère algérien des Affaires étrangères chargé des expatriés, après le meurtre d’un travailleur chinois survenu près d’Alger.

Après le meurtre d'un Chinois commis le 10 juin dans la banlieue est d'Alger, l'ambassadeur de Chine en Algérie a exprimé de vives inquiétudes auprès des autorités algériennes quant à la sécurité de ses concitoyens installés ou travaillant dans le pays, tout en appelant ces derniers à plus de vigilance. C'est ce que l'on apprend d'un communiqué rédigé en mandarin et publié sur le site de l'ambassade de Chine à Alger.

Dans ce communiqué, l'ambassade mentionne une rencontre qui s'est tenue le 13 juin entre son chef, Yang Guangyu, et le directeur général du ministère algérien des Affaires étrangères, Mohamed Bensabri, chargé des expatriés.

Au cours de cette rencontre, le diplomate chinois a informé son interlocuteur «que son compatriote était mort dans un vol à main armée en plein jour à Dar El Beïda, dans la banlieue [e]st d'Alger», selon l'agence Xinhuanet citant le 14 juin le communiqué de l'ambassade. «Il a par ailleurs fait part de ses sérieuses inquiétudes à la partie algérienne, ajoutant que ce crime effroyable avait provoqué un grand choc et une indignation parmi la communauté chinoise en Algérie», a ajouté le responsable selon la même source.

Tout en dénonçant le fait que les actes criminels «tels que les vols visant les entreprises chinoises et leur personnel» étaient en forte recrudescence ces derniers temps à en juger par le nombre «de plaintes et de rapports» reçus par l'ambassade, «M. Yang a déploré qu'en dépit des plaintes, la police ne se soit pas rendue sur place et que les affaires aient trop traîné. Cela a créé un sérieux sentiment d'insécurité chez les ressortissants chinois du pays», a souligné le diplomate.

En exhortant les autorités algériennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour élucider cette affaire et à assurer convenablement la sécurité des ressortissants chinois, l'ambassadeur a relevé «que ces actes criminels contre des entreprises et des citoyens chinois n'étaient pas seulement préjudiciables pour le développement des relations sino-algériennes, mais nuisaient également à l'image du pays».

Le 15 juin, l'agence Xinhuanet annonçait que le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel avait déclaré la veille «que les autorités algériennes suivent l'affaire du meurtre dimanche d'un citoyen chinois à Alger et ont demandé à la police de tout faire pour élucider ce crime et traduire les responsables en justice».

Pour rappel, lors d'un entretien accordé le 28 mai 2018 au site d'information Tout Sur l'Algérie (TSA), l'ambassadeur de Chine à Alger a déclaré que «l'Algérie et la Chine sont unies par un partenariat stratégique global, qui a été fondé en 2004 par les dirigeants des deux pays». «Nos relations bilatérales sont de très haut niveau. Notre amitié remonte aux années 50. Elle n'a pas connu de problème», a-t-il ajouté. Dans le même sens le diplomate a affirmé que «nous avons un partenariat économique très fort qui couvre pratiquement l'ensemble des secteurs».

fr.sputniknews

Une dizaine d'Etats américains, dont la Californie, Washington et le New Jersey, vont poursuivre l'administration Trump pour sa politique migratoire après la séparation de milliers de familles entrées illégalement aux Etats-Unis, a annoncé jeudi 21 juin le procureur général de l'Etat de Washington. "C'est une politique aberrante, cruelle et anticonstitutionnelle" et "nous allons y mettre un terme", a déclaré Bob Ferguson dans un communiqué.

Plus de 2 300 enfants et adolescents ont été séparés de leurs parents depuis début mai après l'arrestation de ces derniers pour avoir illégalement traversé la frontière avec le Mexique. Face à l'indignation mondiale suscitée par cette politique et au malaise au sein même de son parti, Donald Trump a signé mercredi un décret mettant fin à ces séparations.

"Incertitude" et "chaos"
"L'incertitude" demeure toutefois sur le sort des mineurs arrachés à leurs parents et sur la façon dont ils pourront être réunis. Bob Ferguson a dénoncé le "chaos" créé par la politique de séparation des familles, mais aussi par le décret signé mercredi qui "cherche à détenir de manière indéfinie les enfants et leurs parents et continue à poursuivre pénalement les demandeurs d'asile".

Le procureur général dénonce aussi les "conditions inhumaines et horribles" dans les centres de détention de la police de l'immigration et des frontières, et s'insurge contre le manque de contact – parfois pendant des semaines – entre les mères et les enfants dont elles ont été brusquement séparées à la frontière. Parmi les Etats qui se sont associés à la plainte figurent le Massachusetts, le Maryland, le Nouveau-Mexique, la Pennsylvanie, l'Iowa et l'Illinois. Selon Bob Ferguson, d'autres pourraient les rejoindre.

francetvinfo.fr


Allemagne : Merkel face à un ultimatum sur la question des migrants

L’aile droite de la coalition gouvernementale accorde quinze jours à la chancelière allemande pour négocier une solution européenne au défi migratoire.

C’est une situation ubuesque qui se joue lundi 18 juin entre Berlin et Munich. En début d’après-midi, l’aile droite de la coalition gouvernementale allemande, réunie à Munich, a fixé un ultimatum de deux semaines à Angela Merkel pour négocier une solution européenne au défi migratoire.
Faute d’accord européen, le président de l’Union chrétienne-démocrate (CSU) et ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, menace de fermer les frontières de l’Allemagne, au risque de provoquer une crise nationale et en Europe.

A Berlin, Angela Merkel a répondu que « le ministre de l’intérieur et la chancelière [devaient] pouvoir continuer à se parler ». Elle a assuré qu’il n’y aurait aucune fermeture « automatique » de l’Allemagne aux demandeurs d’asile, même en cas d’échec au niveau européen.

« Un défi européen »

Le parti bavarois souhaite refouler à la frontière tous les migrants qui ont déjà été enregistrés dans un autre pays de l’Union européenne, le plus souvent l’Italie ou la Grèce. Cela correspondrait à la quasi-totalité des demandeurs d’asile arrivant en Allemagne.

La chancelière centriste s’y oppose, redoutant que procéder tel un cavalier seul ne crée le chaos et n’obère toute chance d’une solution européenne négociée et d’un système d’asile partagé. « Il s’agit d’un défi européen qui nécessite une réponse européenne », a-t-elle dit ce week-end, prévenant que la « cohésion de l’Europe » était en jeu.

Mais la CSU, qui se prépare à de difficiles élections régionales en Bavière en octobre, perd patience. Elle accuse la chancelière et son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), avec lequel elle est alliée depuis 1949, de laxisme.

Une popularité qui chute
En Allemagne, l’arrivée de plus de un million de demandeurs d’asile en 2015 et en 2016 a provoqué une onde de choc politique persistante. L’Union européenne n’est pas en reste, ses membres ne parvenant pas à s’accorder sur des solutions pérennes pour organiser l’accueil de migrants et protéger les frontières. Cette crise migratoire a aussi contribué à l’essor de l’extrême droite un peu partout en Europe. En Italie et en Autriche, elle est entrée au gouvernement, et en Allemagne, son succès aux législatives a entraîné les actuels déchirements sans précédent au sein du camp conservateur de la chancelière.

La partie s’annonce compliquée, car ce qu’exige l’aile droite d’Angela Merkel est précisément ce dont ne veut pas l’Italie, pays d’arrivée de migrants, qui réclame leur répartition en Europe. La chancelière reçoit justement lundi soir son homologue italien, Giuseppe Conte, dont le pays refuse désormais l’accès à ses ports aux navires d’ONG secourant des migrants en Méditerranée. Rome a illustré sa fermeté en barrant la route à l’Aquarius et à ses 630 naufragés, provoquant des tensions européennes jusqu’à l’accueil du navire et de ses passagers par l’Espagne.

Mardi, la chancelière doit recevoir le président de la République français, Emmanuel Macron, et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Une réunion spéciale des principaux dirigeants européens pourrait avoir lieu sur le sujet avant le sommet de l’Union européenne des 28 et 29 juin.

La pression est d’autant plus forte pour Angela Merkel que sa popularité en Allemagne chute, tandis que l’extrême droite progresse dans les sondages. Le mécontentement croissant de l’opinion est exacerbé par des faits divers, en particulier le viol et l’assassinat récents d’une adolescente par un jeune demandeur d’asile irakien débouté arrivé en 2015. Par ailleurs, lundi s’ouvre le procès d’un jeune réfugié afghan accusé d’avoir mortellement poignardé son ancienne petite amie de 15 ans dans un supermarché.

Le Monde avec AFP


Les enfants migrants séparés de leurs parents choquent l'Amérique

Des immigrants venus d'Amérique centrale emmenés en centre de rétention par la police des frontières américaine, au Texas, le 4 janvier 2017. Photo John Moore. AFP
Depuis deux mois, l'administration Trump envoie systématiquement les immigrés illégaux en prison, et les mineurs en centre de rétention. Une application stricte de la loi américaine qui scandalise et déplaît jusque dans le camp républicain.

  Les enfants migrants séparés de leurs parents choquent l'Amérique
Saint Paul, qui selon la légende avait dû fuir avec ses parents les violences de l’armée romaine, a dû se retourner dans sa tombe. Jeff Sessions, ministre de la Justice américain, l’a appelé à la rescousse pour justifier la décision de séparer les enfants de leurs parents arrêtés à la frontière : «Je pourrais vous renvoyer à l’apôtre Paul et à son commandement clair et sage […] qu’il faut obéir aux lois du gouvernement car Dieu les a décrétées afin d’assurer l’ordre.» Avant d’assurer : «Entrer illégalement aux Etats-Unis est un délit. […] Et avoir des enfants ne vous protège pas.» Depuis, on peut voir à la télévision des débats surréalistes où, Bible en main, les invités se demandent si c’est chrétien de parquer des enfants, parfois âgés de 2 ans, dans des centres de rétention surpeuplés.

Chaque mois, plusieurs milliers de personnes tentent de pénétrer aux Etats-Unis par la frontière avec le Mexique, protégée par des clôtures et des obstacles naturels. Nombre d'entre eux fuient la violence qui ravage les pays d’Amérique centrale. D’après une loi déjà en vigueur sous l’administration Obama, ceux qui se font arrêter sont envoyés en prison dans l’attente de poursuites criminelles. Mais les autorités précédentes faisaient des exceptions pour ceux qui étaient accompagnés de mineurs, les relâchant avec une citation à comparaître. Une pratique qui, selon des membres de l’administration Trump, encourageait les migrants à émigrer en famille aux Etats-Unis.

1 995 mineurs séparés en six semaines
L’application de la loi est devenue systématique après que, le 7 mai, Jeff Sessions a déclaré que «le département de la Justice des Etats-Unis allait poursuivre chaque personne qui traverse la frontière du sud-ouest illégalement». «Si vous ne voulez pas que votre enfant soit séparé de vous, alors ne l'emmenez pas», avait prévenu le ministre. Depuis, les parents sont envoyés en prison et les mineurs, qui ne peuvent pas être emprisonnés, en centre de rétention. Selon des chiffres donnés en mai par Kirstjen Nielsen, secrétaire à la sécurité intérieure, le nombre de familles arrêtées à la frontière a bondi de 600 % par rapport au printemps précédent. Et rien qu’en six semaines, entre le 19 avril et le 31 mai, 1 995 mineurs ont été séparés des adultes avec lesquels ils voyageaient.

Depuis plusieurs jours, l’histoire d’un bébé encore nourri au sein séparé de sa mère, ou d’enfants soustraits à leurs parents sous prétexte de les envoyer à la douche, bouleverse l’Amérique. Les autorités nient que ces pratiques existent, et affirment «afficher parmi les plus hautes normes de détention du monde pour les mineurs».

Un centre de rétention dans un ancien supermarché
D’après le New York Times, «des milliers d’enfants ont été retirés à leurs parents à la frontière depuis l’an dernier [...], y compris une centaine de moins de 4 ans». En tout, environ 11 000 enfants, arrivés seuls ou non, se trouvent désormais répartis dans une centaine de centres de rétention des Etats-Unis. Le plus grand, qui compte 1 500 garçons de 10 à 17 ans, est installé dans un ancien supermarché Walmart au Texas, les rayons transformés en dortoirs, les parkings en terrains de sport et les quais de chargement en salle de cinéma. Débordé, le département d’Etat à la santé a annoncé, jeudi 14 juin, l’installation d’un village de tentes pour 360 jeunes dans la ville frontière de Tornillo. Un centre temporaire de rétention avait été également érigé en 2016 au Texas, sous la présidence Obama. Mais il servait à loger des familles de migrants.

Faisant semblant de croire que la loi oblige à séparer les familles, Donald Trump, qui avait promis la «tolérance zéro» sur l’immigration durant sa campagne, a déclaré vendredi : «C’est horrible de devoir prendre les enfants. Les démocrates doivent changer leur loi.» Ajoutant un peu plus tard dans un tweet : «Les démocrates forcent la séparation des familles à la frontière avec leur agenda législatif horrible et cruel.» Le président américain, qui avait fait de la lutte contre l’immigration clandestine le point fort de sa campagne électorale, compte sur le scandale pour faire voter sa réforme de l’immigration, toujours en discussion au Congrès.

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En mai, une polémique avait déjà éclaté après qu’un haut responsable avait révélé devant le Sénat américain que sur 7 635 mineurs arrivés seuls à la frontière et placés en foyers d’accueil, les services d’immigration avaient perdu la trace de 1 475 enfants.

Des pédiatres s’inquiètent des traumatismes vécus par les petits privés de leurs parents. Face à la position ultradure du gouvernement, de plus en plus d’élus républicains énoncent publiquement leur malaise. Ce à quoi la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a rétorqué en déclarant qu’il est «très biblique de faire respecter la loi».

Laurence Defranoux - liberation.fr

Le bateau de l'ONG SOS Méditerranée se trouve actuellement dans les eaux internationales avec précisément 629 migrants, ballottés entre l'Italie, Malte et l'Espagne.

Tous les regards étaient tournés vers la France. Après plus de deux jours de silence et la décision de l'Espagne d'accueillir l'Aquarius, Emmanuel Macron a finalement dénoncé, mardi 12 juin, le "cynisme" et "l'irresponsabilité" de Rome après que le gouvernement italien – ainsi que Malte – a refusé d'accueillir dans leurs ports le bateau de l'ONG SOS Méditerranée et ses 629 migrants.

La gauche a ainsi dénoncé le "silence coupable" du gouvernement français. "C'est à Naples, en Espagne, en Corse mais pas à l'Elysée et à Matignon ni à Bruxelles que les réactions et décisions de simple humanité (...) se disent et se prennent. Triste leçon pour la France et l'Union européenne", a réagi la députée La France insoumise Clémentine Autain dans un tweet. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a vu dans "l'Espagne de Sanchez (l')honneur de l'Europe".

Réagissant à la polémique, Édouard Philippe a assuré mardi que la France était "prête à aider" l'Espagne pour "accueillir" ces migrants et "analyser la situation de ceux qui sur ce bateau pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié".

Mais pourquoi Paris, à la différence de Madrid, n'a pas proposé son aide à l'ONG SOS Méditerranée ? Eléments de réponse.

Parce que c'est normalement à l'Italie de coordonner les secours
Selon la Convention internationale sur le sauvetage, c'est à Rome de gérer les bateaux humanitaires dans cette zone de la Méditerranée. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) précise que "la responsabilité de mettre à disposition un endroit sûr, ou de s’assurer qu’un endroit sûr soit mis à disposition, incombe au gouvernement responsable de la zone SAR dans laquelle les survivants ont été sauvés".

C'est également ce qu'a rappelé Emmanuel Macron mardi matin en Conseil des ministres. "Il a rappelé le droit international maritime qui veut que (...) ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l'accueil, a indiqué Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Il a également dit que si quelque bateau que ce soit avait pour rive la plus proche les côtes françaises, il pourrait à l'évidence accoster sur les côtes françaises, dans le respect du droit international et du droit maritime."

Problème : l'Italie, par la voix de son nouveau ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, refuse d'ouvrir ses ports, rejetant la responsabilité sur Malte. Dans un communiqué publié dimanche soir, l'île a également refusé d'accueillir l'Aquarius.

Selon un tweet de SOS Méditerranée France, l'Aquarius a alors reçu l'instruction du Centre de coordination des secours maritimes italiens (IMRCC) de rester en stand-by à sa position actuelle, "soit 35 milles nautiques de l'Italie et 27 milles nautiques de Malte". "C'est la première fois qu'on nous dit qu'il y a un problème. D'après le droit maritime international, ils ont l'obligation de nous donner un 'port sûr' de débarquement", a déclaré la directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau.

Parce que la Corse ne serait pas "le port le plus sûr et le plus proche"
Face aux critiques, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a défendu l'action de la France qui, selon lui, "agit" et n'est "pas inerte" sur la question migratoire, sans prendre position sur l'Aquarius.

Interrogé par Sud-Radio sur la proposition faite par les dirigeants de nationalistes corses d'accueillir l'Aquarius dans un port de l'île, il a balayé cette idée : "Que dit le droit international ? Il faut aller vers le port le plus sûr et le plus proche. Et on voit bien que la Corse n'est pas le port le plus sûr et le plus proche. Vu la situation du bateau, c'est entre l'Italie et Malte".  Jean-Baptiste Lemoyne en a profité pour tacler le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni. "(Jean-Guy Talamoni) prend une position, n'étant pas aux responsabilités, qui est facile. Tout le monde réagit à chaud, c'est le concours Lépine."

Parce que l'ONG SOS Méditerranée n'a pas fait de "demande"
Autre argument avancé par le gouvernement : l'ONG n'en a pas fait la demande. "Nous n'avons pas été saisis d'une demande de la part de l'ONG SOS Méditerranée, pour une raison simple, c'est que pour se rendre jusqu'en France, c'est aussi plusieurs jours de mer, dans une mer qui n'est pas bonne, avec des passagers qui ne sont pas en bonne santé", s'est ainsi justifié la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau.

Franceinfotv.fr

Une manifestation de protestation consécutive au décès d’un vendeur à la sauvette sénégalais a dégénéré en heurts avec la police, jeudi soir 15 mars, dans un quartier du centre de Madrid, des protestataires accusant des policiers municipaux de l’avoir pourchassé.

Selon plusieurs Sénégalais, Mam M’Baye Diaye est décédé à la suite d’une course-poursuite avec la police municipale de la capitale espagnole.

Une manifestation de protestation consécutive au décès d’un vendeur à la sauvette sénégalais a dégénéré en heurts avec la police, jeudi soir 15 mars, dans un quartier du centre de Madrid, des protestataires accusant des policiers municipaux de l’avoir pourchassé.

Le rassemblement faisait suite à la mort d’un Sénégalais d’environ 35 ans, Mam M’Baye Diaye, vendeur à la sauvette sur la Plaza de la Puerta del Sol, la plus célèbre place de la capitale espagnole, selon les témoignages de plusieurs Sénégalais.

Vendredi à 1 heure du matin (minuit GMT), un hélicoptère survolait encore le quartier populaire et métissé de Lavapiés, dans le centre, où s’est produit le décès, et des voitures de police patrouillaient à toute allure dans les rues voisines.

« Police assassine »
Jeudi vers 21 heures, quelques centaines de manifestants en colère étaient rassemblés aux deux extrémités de la petite rue del Oso, où Mam M’Baye Diaye avait été découvert, invectivant les forces de l’ordre déployées aux cris de « police assassine », a constaté une journaliste de l’AFP.

Vers 21 h 30, des heurts inhabituels dans la capitale espagnole ont éclaté : des protestataires ont jeté pierres, pavés et bouteilles sur un camion de pompiers ainsi que sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué notamment en tirant des balles en caoutchouc. Dans des rues adjacentes et au-delà, ont été incendiés divers éléments de mobilier urbain, des poubelles, des conteneurs à ordures, des vélos et au moins une moto.

Lire aussi :   Migrations en Méditerranée : 40 % d’arrivées en moins en 2016, mais davantage de morts

Selon les services d’urgence, l’homme avait été trouvé inconscient dans une rue de Lavapiés par la police. « Il y avait une patrouille de police municipale qui passait par là et qui l’a vu en premier. Ils étaient en train de faire des gestes de réanimation » quand les secours sont arrivés, a indiqué à l’AFP un porte-parole des services d’urgence, assurant : « Il était seul et est tombé évanoui. »

Poursuivi avec une moto
Mais plusieurs Sénégalais rencontrés par l’AFP ont affirmé que la mort de leur compatriote faisait suite à une course-poursuite : « La police municipale l’a poursuivi de Sol jusqu’à Lavapiés avec une moto, tandis que lui courait avec son ballot de marchandises qui pesait très lourd », a assuré un autre vendeur à la sauvette, Modou, 25 ans. D’autres Sénégalais faisaient le même récit mais aucun n’avait assisté au décès.

« Cela faisait douze ans qu’il était en Espagne. Il était arrivé à bord d’une embarcation de fortune, il n’avait pas de travail et c’est pour ça qu’il était vendeur à la sauvette. Il aidait sa famille au Sénégal », a assuré Modou. Selon un autre proche, Khadim Tchiaw, Sénégalais de 42 ans, Mam M’Baye Diaye avait couru avec sa marchandise parce qu’il ne pouvait se permettre le luxe de « perdre même un euro ».

La maire de Madrid, l’ancienne juge Manuela Carmena (gauche), a publié dans la nuit un message sur son compte Twitter : « Je suis terriblement désolée de la mort d’un habitant de Lavapiés. A la mairie, nous enquêterons à fond sur ce qui s’est passé et agirons en conséquence », a-t-elle promis, exprimant « toute sa solidarité » avec les proches de l’homme décédé. La police municipale n’a pu être jointe par l’AFP jeudi soir.

Le Monde.fr avec AFP 


Macerata | La fusillade attribuée à un jeune Italien sympathisant d’extrême droite, qui a fait samedi six blessés, tous d’origine africaine, à Macerata, en pleine campagne électorale italienne, est empreinte d’une «évidente haine raciale», selon le ministre italien de l’Intérieur.

Cette attaque violente a suscité une vague de réactions politiques, alors que l’Italie se prépare à voter le 4 mars pour des législatives aux résultats incertains.

Un jeune homme au crâne rasé a vidé deux chargeurs avec un pistolet alors qu’il circulait seul en voiture en plein coeur de Macerata, ville du centre du pays, selon des éléments de l’enquête révélés par la presse. Il aurait clamé «L’Italie aux Italiens», aux policiers, selon l’agence de presse Agi.

Les six blessés, cinq hommes et une femme, sont originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria, selon Agi.

Le ministre de l’Intérieur Marco Minniti a jugé que la fusillade était marquée par une culture «d’extrémisme de droite avec des références claires au fascisme et au nazisme», après une réunion samedi soir avec les forces de l’ordre locales.

Le seul lien entre les victimes est «la couleur de leur peau», a-t-il assuré, en décrivant «une initiative criminelle à caractère individuel, certainement préparée à l’avance».

Le maire de Macerata, Romano Carancini, avait imposé un couvre-feu pendant la fusillade, qui a semé durant deux heures la panique dans plusieurs rues du centre de cette ville de 43.000 habitants de la région des Marches, située à 30 km des côtes de l’Adriatique.

Un homme d’origine nigériane, touché à la cuisse dans la rue alors qu’il allait acheter des cigarettes, a raconté depuis son lit d’hôpital avoir vu un tireur au volant en train de le viser.

Un jeune homme a été grièvement blessé au thorax, les cinq autres victimes ayant des lésions moins sérieuses, selon les médias.

Des bureaux du Parti démocrate (centre-gauche, au pouvoir) ont aussi été visés par les tirs.

Le tireur, identifié comme Luca Traini, âgé de 28 ans, a été arrêté peu avant 13h00 locales (12H00 GMT) sur les marches de l’immense monument aux morts de Macerata, après être descendu de sa voiture à bord de laquelle la police a retrouvé un pistolet.

Le jeune homme a eu le temps de s’envelopper dans le drapeau tricolore de l’Italie, avant de tendre le bras pour faire un salut fasciste, a précisé la presse italienne sur la base de témoignages.

Candidat de la Ligue du Nord

Luca Traini avait été candidat en 2017 sous l’étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste anti-immigration proche du Front national français) à des élections communales non loin de Macerata.

«Quelqu’un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau», a très vite réagi le patron de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, avant de dénoncer l’»invasion» migratoire en Italie. «J’ai hâte d’arriver au gouvernement pour ramener dans toute l’Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité».

«La haine et la violence ne nous diviseront pas», a de son côté assuré le chef du gouvernement Paolo Gentiloni, appelant au calme et à s’abstenir de toute récupération politique à un mois du scrutin.

«Il me semble qu’il s’agit du geste d’un déséquilibré, qui mérite la plus ferme condamnation, mais qui ne peut être considéré comme ayant une connotation politique claire», a jugé Silvio Berlusconi, dont le parti de droite Forza Italia est allié à la Ligue de Matteo Salvini.

Chasse raciste aux immigrés ou opération punitive? La police n’a pour l’instant fait «aucun lien direct» entre Luca Traini et un sordide fait divers amplement couvert depuis deux jours par les médias.

Un Nigérian demandeur d’asile et dealer de drogue a été arrêté cette semaine dans cette même ville de Macerata, soupçonné d’avoir assassiné une Italienne de 18 ans dont le corps a été retrouvé mercredi découpé en morceaux dans des valises.

La police a notamment découvert vendredi au domicile de ce Nigérian de 29 ans des vêtements de la victime et un couteau avec des traces de sang. Il a été inculpé d’homicide samedi.

La jeune femme assassinée s’était échappée lundi d’un centre de désintoxication situé à Corridonia, la commune où le tireur présumé s’était présenté à des élections.

L’Italie est en première ligne dans la crise migratoire, avec plus de 600.000 migrants arrivés sur ses côtes depuis 2014 et une explosion des demandes d’asile du fait du blocage des frontières française, suisse et autrichienne au nord de la péninsule.

AFP

Arrivée ce lundi 18 décembre à l'aéroport de Roissy dans le val d'Oise des premiers réfugiés africains sur les 3000 que le président français s'est engagé "réinstaller" avant 2019. Un autre groupe leur emboîtera le pas avant mercredi.

Ce sont en tout 19 personnes (plusieurs Soudanais ainsi qu'une famille centrafricaine) qui sont arrivés très tôt ce mardi en provenance d'un camps du HCR de la capitale tchadienne.

Un document attestant de leur statut de réfigié leur a été délivré par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et justifie de leur éligibilité au droit d'asile.

Les familles ont ensuite été acheminés par cars vers Thal-Noirmoutier, dans le Bas-Rhin, où elles seront, dans un premier temps, hébergées dans un couvent de bonnes soeurs assez spacieux, dont une grande partie reste encore inoccupée, le temps de leur trouver des logements durables dans un délai de quatre mois, selon Julie Bouaziz, adjointe à l'asile à la Direction générale des étrangers en France(DGEF).

Ce premier hébergement, souligne Julie Bouaziz, leur permettra de jouir d'un certain "temps d'adaptation à la vie occidentale" ; ils pourront ainsi entreprendre les premières démarches en vue de leur insertion. Un dispositif qui, selon l'adjointe à l'asile, sera appliqué à l'ensemble des 3000 migrants attendus d'ici 2019.

D'autres réfugiés exfiltrés récemment de Lybie (25 au total) et préalablement admis dans des centres du HCR au Niger, arriveront également ce mardi, en provenance de Niamey, ainsi que 12 autres réfugiés venant du Tchad ; ce qui fera en tout 56 personnes pour cette première vague de demandeurs d'asile.

Le but de ce programme, souligne Mourad Derbak, chef de la division Europe à l'Ofpra, est "d'empêcher que des personnes ne se mettent en danger en prenant la mer à partir de la Libye notamment". Et d'ajouter :  "ces personnes ont été identifiées par le HCR et nous avons ensuite vérifié qu'elles étaient éligibles au statut de réfugié en France, qu'elles avaient un lien avec la migration et une certaine vulnérabilité".

Abdoulaye Jamil Diallo


Visas : Le Maroc n’est pas très ouvert aux autres pays africains

C’est peut-être un paradoxe sur le Maroc que vient souligner ce rapport. Alors que le royaume s’est lancé dans une véritable offensive économique sur l’Afrique, le pays rechigne à s’ouvrir un peu plus aux Africains. C’est en tout cas le constat qui se dégage lorsqu’on se penche sur l’Indice d’ouverture sur les visas lancé par la Banque Africaine de développement (BAD).

Le candidat républicain Donald Trump en campagne dans l'Iowa,
 le 12 novembre 2015 (Reuters)
Donald Trump confirme et détaille son projet d'expulser tous les migrants illégaux vivants aux Etats-Unis. Mardi dernier, lors du débat des candidats républicains, le sujet a provoqué une altercation entre le milliardaire et l'ancien gouverneur Jeb Bush. Et depuis, Donald Trump persiste : s'il accède à la Maison Blanche, il mettra rapidement en place un service chargé des expulsions.


Crise migratoire : ce que proposent Rajoy et Merkel

Les deux dirigeants veulent la mise en place d'une répartition équitable des candidats à l'asile, l'ouverture de centres de tri aux frontières européennes entre migrants économiques et réfugiés.

Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a estimé, mardi 1er septembre, à Berlin que la crise migratoire actuelle était "le plus grand défi pour l'Europe pour les années à venir", alors que l'Europe est confrontée à un flux croissant de réfugiés. "


Italie : Venise n’accueillera pas de Gay Pride

Le palais des Doges sur la place Saint-Marc à Venise / Olivier Issaly
Luigi Brugnaro, 53 ans, cinq enfants, premier maire de Venise de droite depuis ces 30 dernières années n’a pas apprécié l’indignation d’Elton John face à sa décision d’interdire des bibliothèques scolaires de la Sérénissime. Ces livres évoquent l’homoparentalité. Sur son compte Instagram, le chanteur britannique - qui a deux enfants avec son mari, David Furnish, propriétaire d’une maison à Venise - l’a notamment qualifié de «bigot ennuyant». Ce 26 août, Luigi Brugnaro ravive la polémique en annonçant au quotidien La Repubblica qu’il refusera d’accueillir une Gay Pride à Venise, tant qu’il en sera le maire.


Maroc : Mohammed VI instaure un visa pour les Syriens et Libyens

Le roi du Maroc Mohammed VI a annoncé, ce jeudi, lors du 62éme anniversaire de la révolution du roi et du peuple, l’instauration d’un visa pour les citoyens libyens et syriens souhaitant se rendre au royaume chérifien.

Se rendre au Maroc va s’avérer désormais difficile pour les Syriens et les Libyens. Et pour cause, le roi Mohammed VI a décidé, lors du 62ème anniversaire de la révolution du roi et du peuple, ce jeudi 21 août 2015, d’instaurer un visa aux citoyens libyens et syriens voulant se rendre dans ce pays d’Afrique du nord.

Quelles sont les raisons qui ont poussé Mohammed VI à prendre cette décision ?