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La récente frappe de l'armée française dans le centre du Mali a fait plus de 20 civils tués, notamment des villageois qui célébraient un mariage. Si les autorités françaises parlent d'erreur, le pouvoir malien lui reste muet comme une carpe : aucune condamnation, aucune réclamation et aucune annonce d'enquête pour éclairer les populations sur ce qui s'est réellement passé. 

Pour nombre d'observateurs locaux, il s'agit d'une opération délibérée pour dissuader les attaques contre les soldats français. D'aucuns y voient une stratégie de la France qui, pour mieux continuer l'exploitation sauvage du nord malien sans être inquiétée, aurait aujourd'hui comme stratégie de mettre le feu au centre du pays pour dissuader l'armée malienne de toute velléité de reconquête du nord, occupée qu'elle serait à protéger ce qui lui reste de territoire, de peur que le péril djihadiste n'atteigne bientôt Bamako et le reste du pays, déjà gagné par une insécurité grandissante: attaques de civils et braquage de banques en plein jour, sans parler des cambriolages devenus monnaie courante dans la capitale malienne.

Cette dernière frappe a fini d'exarber le sentiment anti-français qui règne dans le pays. Et des voix nombreuses parmi la société civile se sont faites entendre pour demander, à travers les radios privées du pays et sur les réseaux sociaux, le départ pur et simple des forces françaises, qui, selon la majorité des Maliens, ne sont là que pour les intérêts de la France et nullement pour protéger les malheureuses populations abandonnées à leur sort.   

AJD, S'informer Utile