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Vitamine D : les symptômes d’une carence


 En hiver, la chaleur du soleil n’est, pour ainsi dire, pas toujours au rendez-vous. Pourtant, elle contribue énormément au bon fonctionnement de l’organisme, dès lors qu’elle est au cœur de la fonction d’absorption du calcium et du phosphore par l’appareil digestif, et occupe un rôle majeur dans la minéralisation des os et des articulations. En effet 80 à 100 % de nos besoins en vitamine D, selon l’endroit où vous habitez, sont produits grâce à l’action de synthétisation du soleil.  Aussi est-ce en période hivernale que se manifestent la plupart des carences en vitamines D. Petit florilège des symptômes de cette carence.

Troubles et sensibilité des intestins
Nombreux sont les nutritionnistes qui établissent aujourd’hui un lien entre les troubles de l’intestin, la maladie de Crohn et l’intolérance au gluten avec une carence en vitamine D, suggérant même aux  personnes qui en souffrent de consommer davantage d’aliments riches en vitamine D. 

Chaleur et transpiration
 Attention ! L a sensation de chaleur et la transpiration même sans grand effort physique, comme un front qui se perle de sueur sans raison apparente, peuvent être le signe d’une carence plus ou moins importante en vitamine D, laquelle augmente considérablement la température corporelle.  Songer donc à examiner cette piste pour y remédier.

Fragilité du système immunitaire
Les carences en vitamines, en général, et en vitamine D, en particulier, fragilisent le système immunitaire, exposant le corps, devenu plus vulnérable, à des attaques récurrentes allant d’un simple rhume à l’angine et maintes autres maladies dues à l’état de fragilité des personnes concernées.

Trouble du sommeil
Une carence en vitamine D, a établi une étude récente, empêcherait les personnes qui en souffrent de profiter des effets réparateurs du sommeil. L’étude réalisée sur un échantillon de 1500 patients présentant des symptômes de problèmes neurologiques est arrivée à la conclusion qu’une carence en vitamine D est susceptible de causer des troubles récurrents du sommeil, l’une des manifestations pathologiques les plus aiguës de cette carence.

Troubles de l’érection
Autre manifestation de la carence en vitamine D, notamment chez l’homme, le dysfonctionnement érectile, qui selon une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine, pourrait être un des nombreux symptômes de cette même carence. D’autant plus que les troubles de l’érection sont souvent dus à une mauvaise irrigation des vaisseaux sanguins, laquelle pourrait être elle aussi liée  à une carence en vitamine D.

Douleurs osseuses et musculaires
Elles concernent généralement l’adulte, même si elles peuvent aussi toucher certains enfants, et sont souvent le signal de besoins non comblés en vitamines D. Elles se manifestent par  une certaine rigidité douloureuse des articulations, et sont connues sous le nom d’ostéomalacie. En cas de doute, demander à votre médecin qui vous conseillera peut-être une prise supplémentaire de cette bonne vitamine D.    

Dépression nerveuse et vitamine D
Autre symptôme d’une carence en vitamine D, la dépression nerveuse ; particulièrement lorsqu’elle se fait intense et bien plus tenace qu’une petite déprime passagère. La cause en est toute simple et viendrait du signal émis par certains capteurs du cerveau sensibles à cette vitamine, et dont le manque, affirment les spécialistes, peut plonger le patient dans une dépression profonde.

Autant de symptômes qui lorsqu’ils se manifesteront – chez vous ou un proche – vous feront désormais songer à vérifier si votre organisme ne manque pas d’une bonne petite dose de vitamine D.

Abdoulaye Jamil Diallo

Maladie d'Alzheimer : 3 points essentiels pour l’éviter

Trois points essentiels, si vous souhaitez veillir avec toute votre tête
D’après les statistiques, la maladie d’Alzheimer surviendrait, dans 75 % des cas, de l’interaction de nos gènes avec des facteurs liés à notre mode de vie : composition de l’alimentation, masse corporelle et activité physique et mentale. Il est donc évident qu’en modifiant le mode de vie, il devient possible sinon d’éviter du moins repousser l’apparition des premiers symptômes.
Une alimentation qui protège
Selon des études convergentes, les personnes qui consomment des poissons gras riches en oméga 3, tels que les sardines, le saumon, le maquereau, et des végétaux riches en polyphénols, comme les myrtilles, le thé vert ou la grenade, présenteraient un risque moindre de développer la maladie d’Alzheimer. D’où l’importance de réguler notre alimentation de sorte à consommer davantage, et de manière plus régulière, ce type d’aliments.

Surveiller son poids
Quand on sait que le diabète de type 2 est dans la majorité des cas lié à l’obésite, il devient alors primordial de surveiller son poids, d’autant plus qu’il est avéré que les personnes diabétiques ont un risque accru estimé à 50 % de développer  la maladie d’Alzheimer.
Inutile donc de dire qu’il est fortement recommandé de travailler à conserver régulièrement un poids normal, si nous souhaitons vieillir sans nous exposer à des troubles dégénératifs de la mémoire.

Sollicitation régulière des capacités physiques et mentales
Bouger est bénéfique pour le corps et salutaire pour l’esprit. Il est donc conseillé de pratiquer régulièrement une activité physique (marche, natation,  gymnastique suédoise, yoga ou un art martial), deux ou trois fois par semaine. Sans négliger de faire travailler nos facultés mentales en pratiquant par exemple des jeux de société, en s’adonnant à la lecture méditative de livres spirituels, religieux (si vous êtes croyant) ou philosophiques, de manière individuelle et/ou collective (en se joignant à des groupes de méditation, de prière ou de discussion, etc.).

Ces trois points, lorsqu’ils sont pris en compte sans négligence, auront, affirment les spécialistes, des répercussions positives certaines sur notre vie, de manière générale, et sur notre intellect, de manière particulière, et annihileront ou du moins repousseront très loin les symptômes de cette maladie.


Abdoulaye Jamil Diallo

Vivre sans faire l’amour, un pari impossible ?

De nos jours, si le sexe est  partout, n’empêche tout de même qu’il est avéré que nos contemporains font de moins en moins l’amour. Au point que l’on en arrive à se demander si l’on peut vivre sans faire – comme diraient certains – « la chose ». Question d’autant plus d’à propos qu’il y a de plus en plus de jeunes adultes, entre trente et quarante ans, affirment psychanalystes et sexologues, qui sans s’adonner au plus vieux et plus simple sport du monde, vivent pourtant très bien.

Vous  en doutez ? Eh bien, soyez-en sûr ! Car les études sont légion aujourd’hui, qui à l’instar de celle menée par le Professeur David Spiegelhalter, confirment non seulement la tendance à l’abstinence, mais vont jusqu’à annoncer le renoncement pur et simple à l’acte naturel le plus commun aux humains. Oui – je sais – vous êtes en train de vous dire : « comment est-ce possible ? ». Surtout que la plupart d’entre nous ne croient toujours pas en l’existence des relations purement platoniques.


En effet, si manger, boire et dormir sont des besoins essentiels, il n’en est pas de même pour copuler, car le sexe, affirment les spécialistes, est moins un besoin vital qu’un besoin psychologique, qui varie d’un individu à l’autre.

A force de s’abstenir, le corps finit tout simplement par intégrer l’abstinence comme étant tout à fait naturelle, au point de mettre en veille ou de carrément endormir le désir sexuel. Aussi est-il conseillé aux abstinents d’avoir une pratique sportive régulière pour garder le contact avec leur corps, afin de pouvoir – au besoin – sortir volontairement de leur léthargie sexuelle.
A propos justement de ces abstinents, il faut distinguer ceux qu’on appelle les désabusés de la sexualité, autrement dit, ceux qui après une expérience sexuelle malheureuse, ont opté pour l’abstinence ; les abstinents introspectifs ou ceux qui ont décidé de se recentrer un peu sur leur propre personne pour une mise au point nécessaire de leur vie dans son ensemble ; et enfin, les adeptes de l’amour platonique qui, eux, ont une conception de la sexualité où l’acte sexuel n’est carrément pas une nécessité pour la survie de la relation du couple.


En tous les cas, il faut dire que plus l’abstinence sera longue, plus la reprise de l’activité sexuelle sera difficile, et plus encore il faudra faire preuve de patience pour un retour effectif du désir sexuel.

En somme, vivre sans faire l’amour n’est pas une utopie. Cela est tout à fait possible, si l’on en croit les spécialistes, dont certains pensent même qu’une telle alternative – loin d’être folle – serait peut-être « une réponse plutôt réfléchie (sic) » à l’apologie excessive du sexe, à laquelle s’adonnent aujourd’hui nos sociétés modernes. Une alternative qui nous permettrait – pensent certains - de garder le contrôle sur notre liberté, au lieu de nous laisser submerger par les démons d'un monde de plus en plus sexuel.

Abdoulaye Jamil Diallo

Trump, un personnage attachant

Le 20 janvier, le monde assistera à l'investiture de Joe Biden, vainqueur de l'élection présentielle du 3 novembre 2020. Donald Trump, qui aura maintenu tambour battant sa contestation des résultats jusqu'au bout, passera tout de même la main et cèdera enfin, malgré lui, la direction des affaires de l’État au président démocratiquement élu de tous les Américains. Il quittera la Maison Blanche et abandonnera, du même coup, ses velléités quelque peu morbides de la « squatter » contre le gré de la majorité, quitte à se retrouver seul et contre tous, démocrates comme républicains.

Jamais président des États-Unis n'était allé aussi loin, réussissant à se mettre à dos aussi bien ses adversaires politiques que ses propres partisans. La récente intrusion au Capitole de certains de ses partisans, à son instigation, en est la parfaite illustration. C'est en effet un précédent qualifié d'historique par les observateurs, dès lors que ce monument n'avait, jusqu'ici, jamais connu pareil assaut, perpétré de surcroît par des citoyens américains. La seule attaque qu'ait jamais connue le Capitole remonte à la Seconde Guerre anglo-américaine (1812-1815), lorsque l'armée britannique y avait mis le feu. 

Trump s'est-il soudain réveillé de sa léthargie ? S'est-il rendu compte de la gravité de son acte ? Ou se rend-il tout simplement à l'évidence ? Le fait est que quelle qu'en soit la raison, quelques heures après la violation de ce symbole de la démocratie et juste après la  reconnaissance et la certification par le Congrès de l'élection de Joe Biden comme prochain président des États-Unis, la Maison Blanche a publié une déclaration dont la teneur faisait état de l'engagement de Donald Trump à assurer « une transition ordonnée » le 20 janvier, date de l'investiture de son adversaire démocrate.

Le 20 janvier donc, Joe Biden prendra les rênes du pouvoir. Il sera investi 46e président des États-Unis, mais la cérémonie de passation de pouvoir fera certainement une entorse à la tradition, dès lors que Donald Trump a d'ores et déjà annoncé son refus de s'y rendre, tweetant une réponse cinglante à tous ceux qui se posaient la question : « Je n'irai pas à l'inauguration » ! 

Un tweet de trop ou une démarche répressive destinée à faire taire l'indélicat président afin de prévenir toute dérive avant et pendant la cérémonie du 20 janvier ? Le fait est que Twitter a finalement conclu à la fermeture sans délai du compte de Donald Trump, le coupant ainsi de son contact avec plus de 81 millions d'abonnés. 

Mais Trump n'en démord pas pour autant. Et s'il a promis d'assurer une  transition ordonnée
», il campe tout de même sur ses positions inébranlables de contestataire de l'élection de Biden ainsi que de farouche opposant, qui ne semble pas pour l'instant - loin s'en faut - décidé à quitter la scène politique. 

Bien au contraire, il promet un engagement politique durable et sans faille à ses partisans, à qui Trump déclare : « les 75 millions de grands patriotes américains qui ont voté pour moi, pour (ses slogans ndlr) « l'Amérique d'abord » et « Restituer sa grandeur à l'Amérique », auront une voix énorme, longtemps dans le futur. Ils ne seront ni méprisés, ni traités injustement de quelque manière que ce soit ». 

Une promesse qui tombe comme un couperet, annonçant d'ores et déjà la couleur de ce que sera le magistère de Joe Biden : une cohabitation assez difficile dans un contexte de crise économique et sanitaire, et le tout dans une Amérique   - faut-il le dire - divisée.

Aussi, s'il n'y a pas de débordements majeurs - eu égard aux manifestations sporadiques actuellement en cours des pro Trump - Joe Biden sera investi le 20 janvier, avec tout de même un redoutable adversaire politique, en l'occurrence Trump himself, qui ne le lâchera pas d'une semelle, et qui fera feu de tout bois pour le discréditer aux yeux de ceux-là mêmes qui l'ont élu. Mais quoi qu'il en soit, l'on se souviendra toujours de Donald Trump comme d'un personnage quelque peu... attachant : vrai et fidèle à lui-même – quoi que l'on dise.

Abdoulaye Jamil Diallo

Etude : Savez-vous pourquoi les femmes sont de plus en plus insatisfaites avec l’âge ?


Jusqu’alors considérée comme étant due aux seules conséquences psychologiques de la ménopause,  une nouvelle étude montre que l’insatisfaction sexuelle serait aussi d’ordre  psychosocial.
La ménopause se déclare généralement autour de la quarantaine – voire la cinquantaine – avec des symptômes caractéristiques, allant de la sécheresse vaginale aux bouffées de chaleur, sans oublier les troubles assez récurrents du sommeil, avec des rapports sexuels de plus en plus rares.


Selon une étude parue parue en 2015 dans la revue Endocrinologie and Metabolism clinics of North America, citée par Pourquoi Docteur, « le dysfonctionnement sexuel augmenterait avec l’âge et serait très fréquent chez les femmes ménopausées ». D’autant plus que d’autres observations avaient auparavant mis en évidence l’évolution sensible des troubles sexuels, notamment entre la pré-ménopause et la post-ménopause.

Insatisfaction sexuelle et facteurs psychosociaux
Comme souligné plus haut, jusqu’ici, seules les baisses des taux  d’œstrogènes et la sécheresse vaginale étaient considérées comme ayant un impact négatif sur la satisfaction sexuelle des femmes. Or une nouvelle étude collaborative, menée par des scientifiques de l’Université du Sussex à Brighton, de l’University College London (Royaume-Uni) et de l’Université de New South Wales à Sydney, pointe aussi du doigt des facteurs nouveaux tels que la confiance en soi, les changements d’humeur, le stress ou encore l’image que l’on se fait de soi-même. 
Les auteurs de l’étude se sont basés sur l’analyse des données d’un échantillon de 4.418 femmes d’une moyenne d’âge de 64  ans, dont les 50 %, selon l’étude, affirmaient avoir une vie sexuelle active.


Très faible taux de satisfaction sexuelle
Ces femmes objet de l’étude ont fait état de rapports sexuels moins fréquents, du fait de l’absence ou de la difficulté de trouver un partenaire ou du dysfonctionnement sexuel de ce dernier, ainsi que de rapports plus douloureux du fait des symptômes précédemment évoqués, sans oublier l’état physique de la femme et les traitements médicamenteux.

Certaines d’entre elles ont établi un lien entre les facteurs psychosociaux et la baisse de leur libido. Et seulement 3 % de ces femmes ont confié avoir des rapports sexuels globalement satisfaisants.

Selon les auteurs de cette étude, « les difficultés sexuelles sont souvent sous-déclarées, sous-reconnues et sous-traitée », invitant dès lors médecins et professionnels de la santé à être plus à l’écoute de leurs patientes ménopausées, afin d’aider à leur épanouissement sexuel.


DJ Arafat, la dernière balade

L’artiste ivoirien icône du coupé-décalé DJ Arafat est mort ce lundi 12 août aux urgences de l’hôpital, des suites d’un accident à moto survenu au cours d’une balade nocturne entre amis à Abidjan.
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L’artiste ivoirien, aficionado de motos et de la vitesse, était sorti vers 23 heures ce 11 août pour une balade entre amis. Amoureux de cascades à moto, il a soulevé en pleine course sa roue avant, cabrant sa bécane sur la roue arrière, avant de percuter, quelques mètres plus loin, le véhicule d’une journaliste de radio.  Un choc violent qui a complètement détruit l’engin de l’artiste, comme en témoignent les images partagées sur les réseaux sociaux.

Transporté d'urgence à l'hôpital, DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier, y décédera alors que circulaient de nombreuse rumeurs : consommation d ‘alcool, selon certains, de stupéfiants selon d’autres ; toutes réfutées les unes après les autres par Yves Jay Jay, le chargé de communication de l’artiste.

La journaliste percutée serait toujours hospitalisée, selon le magazine Life et sa vie serait hors de danger.

Figure populaire du coupé-décalé, la mort du chanteur ivoirien a déclenché une vive émotion chez ses fans nombreux, tant à Abidjan – par un afflux massif à l’hôpital -  que sur les réseaux sociaux, à travers des vidéos d’hommage et de reconnaissance pour son immense contribution à la promotion de la culture ivoirienne.

Une émotion et une tristesse partagées jusqu’au sommet de l’État : « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Houon Ange Didier « DJ Arafat », icône de la jeunesse et ambassadeur de la musique et de la culture ivoiriennes. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à tous ses fans », a twitté le président ivoirien, Alassane Ouattara.

DJ Arafat disparaît à seulement 33 ans, laissant derrière lui une œuvre à la hauteur de sa renommée d’icône populaire et de porte-étendard de la musique ivoirienne.

Abdoulaye Jamil Diallo

Idrissa Gueye signe son entrée officielle au PSG

Idrissa Gana Gueye est depuis ce mardi officiellement joueur du Paris Saint-Germain. Le Sénégalais de 29 ans, parti de Lille en 2015 pour la Premier League, vient ainsi consolider le milieu de terrain du club parisien.

Cinquante-troisième Africain et seulement huitième joueur sénégalais ayant jusqu’ici rejoint le PSG, selon le décompte du club, Idrissa aurait été, selon nos sources, acheté pour 30 millions d’euros au club anglais d’Everton. Il s’est engagé ce mardi pour un contrat de quatre ans, et jouera pour le champion de France jusqu ‘en 2023, sous le numéro 27 qu’endossait un certan Javier Pastore, estampé de son nom de joueur Gana.

Gana, justement, un nom que lui aurait donné son père, rappelle Idrissa, en souvenir de son grand-père, même si l’international sénégalais n’a décidé de l’endosser que plus récemment après son départ de Lille en 2015, après avoir longtemps joué sous le patronyme de Gueye.

D’aucuns disent que sa prestation lors de la dernière CAN a été décisive dans la motivation du choix du Paris Saint-Germain, qui recherchait activement un milieu de terrain de haute facture.

Abdoulaye Jamil Diallo

CAN 2019 | Algérie- Sénégal : le match de la déception

L’Algérie sort victorieuse de cette CAN 2019 en battant le Sénégal par un but à zéro, sur un tir contré de Bounedjah, brisant du même coup le rêve des Sénégalais de remporter enfin la victoire après leur autre défaite, en 2002, contre le Cameroun.
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Comment exprimer la déception des Lions ce soir face à une Algérie, qui dès les premières minutes de cette rencontre, la deuxième plus exactement, ouvre – par l’on ne sait quel coup du sort – le score, se dotant ainsi d’un avantage certain sur le Sénégal. Des Sénégalais qui, dès cet instant, se dépenseront corps et âme pour légaliser... en vain. Ni la technique de Sadio Mané, ni la combativité de Mbaye Niang, ni la fougue d’Idrissa Gueye ou d’Henri Saivet, ni même la valeur et le courage non moins importants de tous les autres, n’auront suffi à faire revenir les Lions.

La défense sénégalaise a d’entrée de jeu été surprise par ce tir de Bounedjah malencontreusement contré par Sané, et l’on est en droit de se demander pourquoi et comment les Lions se sont-ils laissés surprendre. Qu’est-ce qui a n’a pas marché ? Manque de communication réactive de la défense sénégalaise, apparemment moins entrée dans le jeu que les Algériens en ce début de match ? Absence de Coulibaly ? Quelle qu’en soit la cause, il faut dire que ce but des Fennecs n’aurait pu plus mal tomber pour les Lions qui, dès cet instant, se sont sentis obligés d’axer tout leur jeu sur cette surprise, faisant dès lors de la légalisation leur objectif majeur, et brisant peut-être, du même coup, leur tactique et leur jeu habituels. Un but qui – il évident – a brisé l’élan des Lions tandis qu’il offrait aux Fennecs une formidable sensation de puissance, d’autant plus qu’ils réalisaient, dès cet instant, que le sort leur souriait et qu’ils n’avaient donc qu’à aligner une défense implacable face aux Lions – et ce, jusqu’à la fin – pour triompher de leurs adversaires. Et c’est ce qu’ils ont fait !

L’Algérie remporte donc cette finale face au Sénégal par un but à zéro, faisant s’envoler du même coup l’espoir de tout un peuple. Un peuple qui, après la défaite des Lions en 2002, avait presque cru, cette fois-ci, en une possible victoire des hommes d’Aliou Cissé, grâce notamment au souffle nouveau que ce coach, couleur d’ébène bien de chez nous (sic), a jusqu’ici su insuffler à cette sélection sénégalaise. Une sélection qui aura marqué cette CAN 2019 par la qualité de son jeu, la réactivité de sa défense, la combativité de son attaque et la ténacité collective de l’ensemble.

Une sélection enfin qui, par un énième coup du sort, ne rentrera pas, cette fois-ci non plus, avec la coupe, mais que les Sénégalais devront accueillir avec les honneurs dus aux plus grands héros, pour avoir dignement représenté leur patrie à cette CAN, sous les yeux - sinon admirateurs du moins respectueux - du monde entier. «Gacce ngalamon» donc à nos Lions. Et encore merci à Aliou Cissé dont le maintien dans la tanière - faut-il le dire - s'impose de toute évidence à l'esprit de tout patriote sénégalais.

Abdoulaye Jamil Diallo

Sénégal-Tunisie : les Lions matent les Aigles et se qualifient pour la finale

Qualification ce dimanche 14 juillet du Sénégal en finale de la CAN 2019, en battant la Tunisie par 1 but à zéro. Le dernier duel opposera donc les Lions aux Fennecs d'Algérie, sortis vainqueurs de leur match contre le Nigéria.
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Jamais match n’aura été plus excitant que ce Sénégal- Tunisie. Rebondissements extraordinaires avec, entre autres, les deux penalties ratés des deux côtés :  soixante-quatorzième minute, excellent travail de Gomis, qui par un coup d’œil de génie, se jette  effectivement sur le bon côté et se love sur le tir de Sassi, faisant rugir de rage la tanière des Lions , soulagés ; soulagement de courte durée pourtant car moins de cinq minutes plus tard, à la soixante-dix-neuvième minute, ce sont les Aigles de Carthage qui obtiennent le leur. La tension monte, les  cœurs battent la chamade, tant côté tunisien que sénégalais, tandis que les regards se rivent sur  Henri Saivet ; coup sifflet de l’arbitre et tir de l’attaquant de Newcastle ; coup du sort ou répétition fatidique hâtive de l’histoire, le gardien de but tunisien réédite l’action héroïque de Gomis, écarte le danger pour les Aigles, faisant du même coup fondre l’espoir quasi débordant des Lions. 

C’est alors que s’accentue la hargne des uns et des autres, Lions et Aigles se lançant dès lors dans une bataille sans merci pour marquer le premier but qui établira la domination de l’une ou l’autre équipe sur son adversaire. Ils ne pourront pourtant pas aller plus loin que les menues occasions qui auront émaillé cette rencontre ; à l’instar de celle, à la quarante-neuvième minute, des Tunisiens, revenus plus en jambes lors de la deuxième période ; celle  de Sadio Mané, en quête d’appuis, à la quarantième ; tandis que la plus mémorable demeure celle de Youssouf Sabaly, dont le tir canon est venu percuter la barre transversale. Les prolongations étaient inévitables.

Elles seront largement marquées par la même lutte acharnée, jusqu’au coup franc salvateur des Lions, à la cent-douzième minute, qui, tel un soudain coup de barre s’abattit sur les Aigles, déversant une douche froide sur les supporters tunisiens, dont l’espoir allait pourtant renaître quelques minutes plus tard, lorsque l’arbitre accorde un penalty sous réserve de checking aux Aigles. L’angoisse monte à son paroxysme dans le camp sénégalais, mais – gros soulagement des Lions – le checking s’avère négatif. L’inquiétude change de camp et restera jusqu’au dernier coup de sifflet côté tunisien. Qualification donc en finale du Sénégal, qui rencontrera l'Algérie sortie victorieuse de son match avec le Nigéria.

Abdoulaye Jamil Diallo
L'Algérie se qualifie pour le dernier carré, en éliminant la Côte d'Ivoire aux tirs au but (4-3), après un score nul (1-1). Les Fennecs passent ainsi en demi-finale et rencontreront, dimanche, le Nigéria ; tandis que le Sénégal, lui, fera face à la Tunisie.
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Le suspense aura perduré jusqu'à la fin. Les Fennecs se sont illustrés par un jeu rapide et vif, qui a rapidement fait mouche à la vingtième minute, avec l’ouverture du score par Sofiane Feghouli, entraînant les Ivoiriens dans une course au but effrénée, d’autant plus qu’ils étaient les premiers à vraiment inquiéter le camp algérien par des essais répétés. Une contre-attaque des Éléphants qui ne donnera satisfaction que trois quarts d'heure plus tard, à la soixante-deuxième minute, lorsque Jonathan Kodjia, d’un coup de pied mettant à terre deux défenseurs des Fennecs, égalise enfin pour les Éléphants, faisant ainsi renaître l’espoir pour les Ivoiriens.

Éléphants et Fennecs se livreront ensuite une bataille sans merci, avec une distinction tout de même des hommes de Belmadi, qui multiplieront les attaques pour s’imposer, imprimant ainsi à la rencontre l’ardeur et le rythme d’un match de qualité. Mais qui trouveront en face d’eux une défense ivoirienne décidée à leur barrer la route, et qui par conséquent ripostera à son tour par une réactivité et une contre-attaque attestant de sa détermination à ne pas se laisser abattre.

Une lutte qui durera jusqu’à la fin du temps réglementaire (malgré de nombreuses occasions des deux côtés), obligeant les deux adversaires à s’affronter pendant 30 minutes supplémentaires. Des prolongations qui ne suffiront pas non plus à départir Ivoiriens et Algériens. Place donc à la séance fatidique des tirs aux buts qui, par les ratés lamentables de deux éléphants à bout de souffle dont – grrr ! - nous ne citerons même pas les noms, a vu tout simplement la consécration des Fennecs (1-1 TAB 4-3).

Fin de parcours donc pour la Côte d’Ivoire. Et bon vent à l’Algérie, qui rencontrera en demi-finale, dimanche, le Nigéria ; tandis que le Sénégal fera face à la Tunisie, sortie victorieuse de son match contre le Ghana (1-1 TAB 5-4).

Abdoulaye Jamil Diallo

Sénégal - Bénin : les Lions confirment leur suprématie sur les Écureuils

Le Sénégal se qualifie pour le dernier carré, grâce à un coup de pied décisif d'Idrissa Gana Gueye : 1-0 pour les Sénégalais. L'ancien Nîmois envoie ainsi son équipe en demi-finale, confirmant, par la même occasion, la suprématie des Lions sur des Écureuils tout de même valeureux, qui - faut-il le dire - n'ont pas démérité. Les Béninois sortent donc la tête haute de cette compétition, car très peu s'attendaient à ce que cette équipe béninoise arrive en quart de finale.

Les Sénégalais ont maintenant, comme l'a souligné en fin de match Sadio Mané, « tout ce qu'il faut pour aller en finale ». Un Sadio Mané toujours aussi combatif, toujours aussi efficace, mais qui n'a pas eu assez de bol pour ce match (deux buts refusés pour hors-jeu), mais dont la grande forme reste intacte et promet certainement une brillante demi-finale.

Les hommes d'Alioune Cissé n'ont pour ainsi dire pas ignorer la consigne de respect et de considération pour leurs adversaires et ont fait, au cours de ce match, preuve de maîtrise et de gestion efficace du ballon. Deux qualités qui laissent espérer une suite prometteuse pour les Lions de la Téranga, qui gardent encore toutes leurs chances de remporter cette CAN 2019. Bref, c'est tout le mal qu'on leur souhaite.

Abdoulaye Jamil Diallo

CAN : Sénégal - Bénin, un match décisif

A moins de vingt minutes depuis le premier coup de sifflet de ce match de tous les enjeux - et pour le Bénin et pour le Sénégal - nous revenons encore sur le leitmotiv de la prudence et de la vigilance pour les Sénégalais. Les hommes d'Alioune Cissé doivent comprendre - et leur coach l'a souligné - qu'"il n'y a pas de petite équipe"! Et les Écureuils l'ont déjà prouvé, en domptant les Lions de l'Atlas, démontrant par cette victoire, qu'il n'étaient pas venus à cette CAN grossir la foule des figurants, mais bien pour montrer qu'ils méritaient autant de respect que les plus grands favoris et qu'ils avaient la ferme intention de gagner.

Les Sénégalais devraient donc éviter toute suffisance et considérer leurs adversaires avec beaucoup de respect, en redoublant de vigilance et surtout d'efficacité - tant dans la maîtrise du jeu que la gestion du ballon - s'ils veulent éviter une énième surprise béninoise, qui finira par consacrer la valeur et la grandeur déjà perceptibles des Écureuils.

Abdoulaye Jamil Diallo

Le Pen père recourt à l’Etat pour faire casquer sa fille

Pour préparer la campagne présidentielle de 2017, le Rassemblement national avait emprunté 6 millions d'euros à Jean-Marie Le Pen, dont près de 4,5 n'ont toujours pas été remboursés. L'ancien président du FN recourt aujourd'hui à l'Etat pour récupérer l'argent prêté à sa fille.
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Pour financer sa dernière campagne présidentielle, Marine Le Pen avait eu recours au micro-parti de son père, Cotelec, qui n'est autre que le financeur historique du parti d'extrême droite pour un prêt à un taux d'intérêt de 6%. Cela fait maintenant plusieurs mois que le prêt est arrivé à échéance, révèle le Journal du dimanche, pourtant près de 4,5 des 6 millions d'euros de ce crédit restent toujours dus.

Après avoir recouru à l'Etat, Jean-Marie Le Pen attend maintenant que le Ministère de l'Intérieur valide sa demande de cession de créance. Car le souhait du fondateur du Front national est désormais que le montant manquant soit directement ponctionné sur les aides publiques perçues chaque année par le RN, et dont le montant s'élève à 5,1 millions d'euros.

Dans son entourage, il se dit que les créanciers de la Cotelec, rémunérés à un taux de 3%, ne cachent plus leur inquiétude quant à l'avenir de leurs investissements, d'autant plus que l'ancien chef de l'extrême droite, âgé aujourd'hui de 91 ans, connaît depuis 2018 des problèmes de santé dus, selon le diagnostic, à « une fièvre persistante ».

Et si la relation père-fille n'a pas été affectée par cette affaire, certains prétendent tout de même que le vieil homme a obligé sa fille, par avocats interposés, à signer en brandissant la menace de lui « intenter une procédure de recouvrement de créance ». Bref, toujours père et fille, certes, mais à la guerre comme à la guerre.


Abdoulaye Jamil Diallo

CAN : le Bénin élimine le Maroc et le Sénégal dompte l'Ouganda

Victoire du Bénin contre le Maroc aux tirs aux buts après un match nul (1-1). Le Bénin crée ainsi la surprise en se qualifiant pour les quarts de finale et rencontrera le vainqueur du Match Sénégal-Ouganda, remporté justement par les Lions de la Téranga par 1 but à zéro, inscrit par l'infatigable, l'indéfectible Sadio Mané.

C'est donc parti pour un Sénégal-Bénin qui sera certainement tout aussi alléchant que mémorable, eu égard à l'ascension aussi inattendue que fulgurante des Écureuils, qui semblent d'ores et déjà avoir créé la surprise de cette CAN 2019 ; d'abord en tenant tête aux lions de l'Atlas, avant de les bouter hors de la compétition.

Une surprise qui devrait sonner comme un avertissement aux oreilles d'Alioune Cissé et ses hommes, qui ne devraient surtout pas commettre l'erreur de sous-estimer leurs prochains adversaires.

Abdoulaye Jamil Diallo

CEDEAO : fin du franc CFA et nouvelle monnaie unique dès 2020

Ça y est, c'est décidé ! Les pays d'Afrique de l'Ouest vont peut-être pouvoir enfin se débarrasser du franc CFA, devenu extrêmement polémique ces dernières années, et partageront tous, bientôt, la même monnaie unique. C'est ce qui en tout cas ressort de la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement des quinze pays de la CEDEAO, tenue samedi dernier à Abidjan. La nouvelle monnaie unique, baptisée Eco, sera mise en circulation dès l'année prochaine. Certains analystes restent cependant assez circonspects.
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Les chefs d'Etat et de gouvernement des 15 pays de la CEDEAO, réunis samedi à Abidjan, ont adopté le nom d'Eco comme étant « le nom de la monnaie unique de la CEDEAO », dans une déclaration rendue publique le même jour. Le nom d'Eco et la date de lancement de la nouvelle monnaie avaient été précédemment évoqués au cours de la réunion, mi-juin, du Comité interministériel des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales.

A l'issue de la rencontre d'Abidjan, un communiqué final a été adopté le même jour à Abuja, confirmant une « approche graduée dans l’adoption de la monnaie unique, en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence » ; autrement dit, des critères tenant compte tant du déficit budgétaire que de l'inflation, évoqués au cours des précédentes réunions préparatoires.

Un symbole politique fort
L'avènement de cette nouvelle monnaie unique est conçu comme étant un symbole politique fort, notamment pour les jeunes générations de ces pays, qui, ces dernières années, ont multiplié les protestations pour la fin du franc CFA, monnaie coloniale perpétuée après les indépendances et jusqu'à nos jours par un habile système de camouflage sur les termes (passage du franc des colonies françaises d'Afrique au franc de la Communauté financière en Afrique) puis d'arrimage à l'Euro, mais qui n'a absolument rien perdu de ses visées de pure et dure exploitation coloniale.  

C'est peut-être pour cette raison que certains analystes restent encore circonspects, se demandant - à juste titre - si cette nouvelle monnaie unique arrivera à échapper, à son tour, à une nouvelle manigance de la France, principale bénéficiaire de la manne issue du système inique que sont l'instauration et la perpétuation par tous les moyens du franc CFA, de l'époque coloniale à nos jours. 

Bref, l'on est en droit de se demander si cette nouvelle ECO - puisque c'est le nom qu'elle portera - sera vraiment indépendante ou si elle ne servira que de simulacre pour une nouvelle façon de garder la main-mise de la France, et sans faire de vagues,  sur l'économie des 15 pays de la CEDEAO. Seul l'avenir nous le dira.



Cet été, il fera - comme annoncé - très chaud. C'est donc déjà la ruée sur tous les appareils permettant de se rafraîchir ne serait-ce qu'un tout petit peu, dont le ventilateur, devenu, pour l'occasion, le compagnon inséparable de la plupart d'entre nous. Toutefois, dormir avec un ventilateur est déconseillé pour plusieurs raisons.

 - Risques d'aggravation des problèmes respiratoires -
Un ventilateur ne fait pas que brasser l’air, il éparpille aussi diverses menues particules dans la pièce où vous dormez, allant de la simple poussière aux pollens, sans oublier les poils de nos compagnons domestiques (chiens, chats, etc.), qui, inspirés dans les sinus, compliquent certaines pathologies respiratoires. A éviter donc si vous êtes allergique ou asthmatique.

- Déshydratation de la peau et des yeux
En période de chaleur, il est toujours agréable de sentir les caresses rafraîchissantes de  l'air sur notre peau. Cela a pourtant un effet souvent néfaste pour les yeux et l'épiderme. Car au contact de l’air, la peau s’assèche plus vite, accentuant le risque de déshydratation, tandis que les yeux perdent davantage de leur humidité et deviennent plus sensibles aux rougeurs et aux irritations.

- Attention aux crampes et autres torticolis
Le brassage régulier de l'air en direction du corps peut - au bout d'un certain temps - causer la contraction des muscles et provoquer des crampes désagréables ou douloureuses comme le torticolis. Aussi, faut-il opter pour un ventilateur à minuterie, pour ne pas exposer le corps au-delà du temps nécessaire pour atteindre un rythme de sommeil satisfaisant.
Abdoulaye Jamil Diallo

Représailles contre l'Iran : recul in extremis de Trump

Donal Trump, qui avait menacé l'Iran de représailles après la destruction, jeudi, d'un drone américain, fait finalement machine arrière à seulement quelques minutes - une dizaine - de l'opération militaire prévue à cet effet.
Une annulation in extremis qui suscite des interrogations, dès lors que tout le monde sait que l'abattage du drone américain est un énième incident qui vient exacerber les tensions déjà bien vives entre les deux pays. Et nombreux sont ceux qui s'attendaient au pire des scénarios - entendez à au moins une centaine de morts côté iranien - avant cette volte-face du président américain, fusse-t-elle souhaitable et justement souhaitée.

Aussi se demande-t-on aujourd'hui ce qui a bien pu motiver - passez-moi le mot - ce recul du chef de l'Etat américain. Et surtout quelle interprétation en feraient l'Iran et d'autres Etats réfractaires  à la politique américaine ? D'autant plus qu'on se souvient encore de ses menaces restées vaines à l'encontre du leader nord-coréen, Kim Jung Un.

Cette attitude devenue quasi récurrente de Donald Trump fait penser - faut-il le dire - à l'allégorie du chien qui aboie sans mordre - "chien qui aboie ne mord pas ", dit le dicton. Mais pourquoi ? Parce que faisant preuve d'humanité, ou plutôt par crainte d'une exacerbation de la situation déjà bien tendue dans la zone ?

D'après la chercheuse Nicole Bacharan, spécialiste des Etats-Unis et de sa politique internationale, si le geste du président américain peut être conçu comme celui d'un homme faisant preuve d'"une certaine humanité, il peut aussi être interprété comme le signe que Trump a eu peur de l’engrenage dans lequel il s’engageait". Mais humanité ou pas, appréhension ou couardise, le fait est que désormais les Iraniens, et pas eux seulement eux, savent que "finalement", regrette, la chercheuse, "les menaces américaines sont vides".

Une prise de conscience tout aussi menaçante pour la sécurité non seulement dans cette région du monde, mais aussi partout ailleurs où la force de frappe américaine reste encore redoutable, et donc dissuasive. Aussi faudrait-il - il es t grand temps - que Trump arrête enfin d'être prompt à menacer, s'il ne met pas ses menaces à exécution. Une attitude qui, si elle ne rend pas sa grandeur à l'Amérique, l'aiderait tout de même à préserver ce qui lui reste de dignité.

Abdoulaye Jamil Diallo

Macky chez Alassane : signature de 5 accords de coopération

En visite officielle en Côte d'Ivoire, le président sénégalais Macky Sall s'est entretenu jeudi, à son arrivée, avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, avant de présider tous deux, dans l'après-midi, à une séance de signature de cinq accords bilatéraux destinés à booster la coopération entre les deux pays.
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Macky Sall est arrivé ce jeudi 20 juin à Abidjan pour une visite officielle de deux jours. Reçu par Alassane Ouattara, dans l'après-midi, le président sénégalais et son homologue ivoirien ont eu un entretien en tête à tête d'environ deux heures d'horloge pour passer en revue les questions du Franc CFA et de la future monnaie unique de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest ainsi que du terrorisme sévissant dans la sous-région sahélienne.

 Les deux chefs d'Etat ont ensuite présidé à une séance de signature d'accords bilatéraux entre les deux pays, en présence de plusieurs de leurs ministres dont - côté sénégalais - Amadou Ba (ministres des Affaires étrangères), Aminata Assomé Diatta (ministre du Commerce), Ndéye Tické Ndiaye Diop (ministre de l’Economie et des Finances), Ismaïla Madior Fall (ancien ministre de la Justice, aujourd’hui ministre d’Etat à la présidence) et Hamidou Samba Kassé (ministre-conseiller chargé de la Communication) ; tandis qu'Alassane Ouattara était, lui, accompagné de son vice-président Daniel Kablan Duncan, du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, du ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, de celui du Pétrole et de l’énergie, Adbourahmane Cissé, de l’Intégration africaine, Ally Coulibaly, et celle de la Salubrité, Anne Désirée Ouloto.

En tout, cinq accords de coopération ont été signés par les deux parties. Il s'agit notamment d’un accord de coopération dans le domaine de l’énergie et du pétrole, d'un accord de coopération en matière d’habitat social, d’un accord de coopération et d’échanges cinématographiques, d'un protocole de coopération cinématographique entre le ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie et le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication, et enfin un accord de coopération commerciale entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Ce vendredi 21 juin, le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, visitera la Compagnie ivoirienne de production d’électricité (CIPREL) où il sera accompagné par le vice-président de l'Etat de Côte d'Ivoire, Daniel Kablan Duncan.

Abdoulaye Jamil Diallo

L'Arabie Saoudite s'ouvre au tourisme non-religieux

Après avoir mis fin, en septembre dernier, à son exception exclusive d'interdiction de conduire aux Saoudiennes, Riyad annonce une nouvelle réforme révolutionnaire : celle de délivrer, dès le premier trimestre de l'année prochaine, un visa  touristique à tout étranger qui souhaiterait visiter le territoire saoudien.

Une mesure qui vient s'ajouter à cette autre faisant état de l'ouverture prochaine de salles de cinéma. Le royaume illustre ainsi  son orientation nouvelle, marquée par une politique d'ouverture quasi exacerbée, destinée à "sortir l'Arabie Saoudite de ses archaïsmes", selon les propres termes de Mohammed Ben Salmane, désigné prince héritier en juin dernier, et qui depuis, cherche à asseoir son autorité en procédant à des réformes que d'aucuns qualifient de  brutalité politique quasi inédite.

Une réforme qui vient ainsi mettre fin à la restriction de ne délivrer de visas qu'aux seuls pèlerins se rendant sur les lieux saints de l'islam et qui jusqu'ici obligeait tout autre visiteur à se soumettre au parrainnage d'un citoyen saoudien, d'une société ou d'un organisme officiel.

La délivrance de visas touristiques s'inscrit ainsi dans la "Vision 2030" initiée par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, et serait destinée à diversifier les ressources économiques du pays, jusqu'ici constituées quasi exclusivement du seul pétrole saoudien, tout en marquant une rupture désormais affichée d'avec sa tradition de pays ultraconservateur, pour une ouverture que Riyad appelle désormais de tous ses vœux.

Abdoulaye Jamil Diallo


Arrivée ce lundi 18 décembre à l'aéroport de Roissy dans le val d'Oise des premiers réfugiés africains sur les 3000 que le président français s'est engagé "réinstaller" avant 2019. Un autre groupe leur emboîtera le pas avant mercredi.

Ce sont en tout 19 personnes (plusieurs Soudanais ainsi qu'une famille centrafricaine) qui sont arrivés très tôt ce mardi en provenance d'un camps du HCR de la capitale tchadienne.

Un document attestant de leur statut de réfigié leur a été délivré par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et justifie de leur éligibilité au droit d'asile.

Les familles ont ensuite été acheminés par cars vers Thal-Noirmoutier, dans le Bas-Rhin, où elles seront, dans un premier temps, hébergées dans un couvent de bonnes soeurs assez spacieux, dont une grande partie reste encore inoccupée, le temps de leur trouver des logements durables dans un délai de quatre mois, selon Julie Bouaziz, adjointe à l'asile à la Direction générale des étrangers en France(DGEF).

Ce premier hébergement, souligne Julie Bouaziz, leur permettra de jouir d'un certain "temps d'adaptation à la vie occidentale" ; ils pourront ainsi entreprendre les premières démarches en vue de leur insertion. Un dispositif qui, selon l'adjointe à l'asile, sera appliqué à l'ensemble des 3000 migrants attendus d'ici 2019.

D'autres réfugiés exfiltrés récemment de Lybie (25 au total) et préalablement admis dans des centres du HCR au Niger, arriveront également ce mardi, en provenance de Niamey, ainsi que 12 autres réfugiés venant du Tchad ; ce qui fera en tout 56 personnes pour cette première vague de demandeurs d'asile.

Le but de ce programme, souligne Mourad Derbak, chef de la division Europe à l'Ofpra, est "d'empêcher que des personnes ne se mettent en danger en prenant la mer à partir de la Libye notamment". Et d'ajouter :  "ces personnes ont été identifiées par le HCR et nous avons ensuite vérifié qu'elles étaient éligibles au statut de réfugié en France, qu'elles avaient un lien avec la migration et une certaine vulnérabilité".

Abdoulaye Jamil Diallo